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Avant d’en arriver au troisième opus du cross-over entre l’univers de Capcom et celui de Marvel, pourquoi ne pas s’intéresser aux origines de ce jeu ?

Il faut remonter jusqu’en 1994 pour trouver le premier jeu de Capcom utilisant des personnages de Marvel. Son nom : X-men: Children of the Atom. Il s’agit du premier jeu de Capcom utilisant une license issue de Marvel et pour son premier coup d’essai, l’éditeur ne prend pas trop de risques et développe le jeu dans un genre qu’il maîtrise : le combat en 2D. Petit détail concernant le système de jeu : il était possible d’activer une garde automatique. Une option qui permettait au jeu d’être un peu plus accessible aux néophytes. Petit clin d’oeil tout de même à Street Fighter avec l’apparition d’Akuma (ou Gouki pour les japonais) en tant que personnage caché. Disponible en arcade, le jeu est ensuite porté sur Saturn, mais également sur PC et Playstation par la suite.

L’année suivante, Capcom ne se limite plus qu’aux X-men : c’est ainsi que Marvel Super Heroes voit le jour. Pas question en revanche de proposer le même casting que l’on a pu voir dans X-men: Children of the Atom. Il y a en tout et pour tout 10 personnages jouables et seul Wolverine, Psycholock, Magneto et Juggernaut sont issus du précédent jeu. Particularité du gameplay : il est possible d’utiliser des gemmes qui permettent de booster son personnage de différentes façons. On les obtient au cours du combat à force de frapper son adversaire. Le jeu est jouable en arcade, mais aussi sur Saturn et Playstation.

En 1996, le clin d’oeil aperçu deux ans auparavant devient un jeu à part entière : c’est ainsi que X-men vs Street Fighter voit le jour. Pour l’occasion, les personnages de Street Fighter sont quelque peu modifiés afin de coller un peu mieux à l’aspect démesuré des pouvoirs des super héros de Marvel et disposent de quelques possibilités supplémentaires. Capcom est, cette fois, plus généreux et ce ne sont pas moins de 16 personnages qui sont jouables : 8 du côté des X-Men et 8 du côté des Street Fighters. Un ajout de taille vient se greffer au système de jeu : les équipes de deux. On choisi ainsi son duo avant de se lancer dans la bataille et si les combats opposent toujours deux adversaires sur l’écran, il est possible d’échanger sa place avec celle de son partenaire à tout moment durant l’affrontement. Ceci étant, cette possibilité n’était pas disponible pour la version Playstation, la mémoire de la console étant insuffisante. Un souci qui se posera d’ailleurs pour un autre jeu de Capcom : Street Fighter Alpha 3 (ou Zero 3 dans sa version japonaise). La Saturn de Sega ne connaîtra pas vraiment ce soucis puisqu’il était possible de rajouter une cartouche de RAM de 4MB : un extension qui permettait de reproduire fidèlement la version arcade. Mais cette version ne semble pas avoir dépassée les frontières nippones…

Capcom continue dans sa lancée et développe un jeu quelque peu paradoxal : Marvel Super Heroes vs Street Fighter. On reste sur une base de 16 personnages dont 1 caché et l’éditeur semble s’obstiner à équilibrer les deux parties en termes de personnages disponibles. On retrouve donc certains personnages de  X-Men et de Street Fighter, tandis que d’autres sont purement et simplement remplacés. La version japonaise du jeu sur console et arcade bénéficiera d’un personnage supplémentaire : Norimaro, un comédien japonais. La sortie du jeu, quant à elle, est identique à celle de son prédécesseur.

En 1998, d’autres personnages s’invitent dans la partie : Marvel vs Capcom: Clash of Super Heroes est enfin né. 15 personnages jouables et du côté de Capcom, on ne retrouve pas uniquement des protagonistes de Street Fighter : ainsi parmi les nouvelles têtes, on peut compter sur Mega Man ou encore Strider. On retrouve le même système de combat en duo, mais il est possible d’être aidé par un troisième personnage, choisi aléatoirement parmi une liste additionnelle d’une vingtaines de personnages et qui ne peut intervenir qu’un certain nombre de fois. Une solution comme une autre de donner l’illusion d’un casting conséquent…  Le jeu, disponible en arcade, connaîtra une version Dreamcast, mais aussi une version Playstation un peu moins réussie. Le titre semble tout de même préparer la seconde itération du jeu : une sorte de première ébauche de ce qui nous attend pour l’an 2000.

Marvel vs Capcom 2: New Age of Heroes apparaît comme le cross-over ultime que les fans attendaient, à commencer par un roster de 56 personnages jouables à la hauteur de la démesure que le titre se doit de proposer tant les possibilités offertes par les deux licences réunies semblent infinies. Les précédents jeux brillaient déjà par l’effervescence d’effets spéciaux lorsque nos héros déchaînent leurs pouvoirs : c’est encore le cas ici mais Capcom va encore plus loin…

Ce sont des équipes de trois personnages qu’il est désormais possible de former. Le système de combat est également repensé par rapport à ces nouvelles équipes, les combos aériens ont été modifiés, les différents types d’assistances sont disponibles pour chaque personnage : ils peuvent donc intervenir durant le combat mais aussi échanger de place et vous accompagner ou vous succéder dans le déclenchement de super attaques. Le jeu est légèrement scénérisé puisqu’il fait intervenir un personnage inédit : Ruby Heart, une française qui vie de la piraterie et qui invoque les héros les plus puissants pour l’aider à vaincre un être maléfique… ce n’est pas le scénario du siècle, mais il illustre plutôt bien le côté totalement imprévisible et surdimensionné  du jeu. La bande-son, en revanche, partagera les joueurs pour son côté « Jazz » qui pourrait justement sembler inattendu et peu adapté pour ce jeu. La chanson qui accompagne la sélection des personnages n’en reste pas moins mémorable…

Le jeu est disponible sur Dreamcast, Xbox et Playstation 2.  Il est également possible d’acheter le jeu sur le PSN et le Xbox Live Arcade pour la Playstation 3 et la Xbox 360 : basé sur la version Dreamcast, le jeu bénéficie en plus d’un affichage adapté au format 16/9 ème, de différents filtres graphiques, d’un mode multijoueur en ligne et de la possibilité d’utiliser ses propres musiques pour remplacer les morceaux de base. De plus, tous les personnages sont débloqués d’office dès la première partie de jeu.

Source : Wikipedia

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