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Au même moment se prépare une zombie walk, une première pour ce festival. Groupés vers 14H30, les participants ont la possibilité de se faire maquiller sur place. La marche débute à 15H00 à la place des déportés et fait le tour de la ville durant une trentaine de minutes pour revenir ensuite à leur point de départ.

Une zombie walk très cosmopolite

 

Loin de la folie zombiesque déjà vécue dans d’autres villes, cette zombie walk a l’avantage de distraire les habitants et les plus jeunes privés de films. Si la bonne humeur est de la partie, cette marche de mort-vivants n’attire guère les foules. Les festivaliers préfèrent se concentrer sur les films et n’accordent donc que peu d’intérêt à cet événement qui aura rameuté une petite cinquantaine de personnes.

Florence Colucci (The silent house)

17H00, l’allée de l’Espace lac est noire de monde. La foule patiente dans le froid pour assister à la projection du septième film en compétition, The silent house.

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs au festival de Cannes, The silent house connu également sous le titre de la Casa muda, est un film qui a suscité bien de vives réactions. Déjà à Cannes, il en avait consterné plus d’un, mais en avait intéressé d’autres. Cette œuvre qui débarque tout droit d’Uruguay a été remontée, c’est ce que nous explique Florence Colucci, l’actrice principale. La copie présentée à Gérardmer est donc différente de celle de Cannes, mais à quel point? Il semblerait que la fin ait été retouchée, voire totalement rajoutée à en croire Colucci qui nous demande de rester après la fin du générique pour découvrir de nouvelles scènes.

Véritable exercice de style, The silent house est un long plan-séquence d’1H26 tourné à l’aide d’un appareil numérique. Le film entier suit la jeune héroïne qui arpente une maison, lampe en main. Rien de plus.

Le spectateur meurtri par tant d’ennui accable le film à haute voix, ou soupir sans vouloir cacher sa peine. D’autres sont intrigués et abordent The silent house avec curiosité en saluant la maitrise technique de l’image et de la lumière.

Voilà un film qui aura beaucoup divisé et qui aura vu pas mal de spectateurs déserter la salle.

[Retrouvez la critique GentleGeek de The Silent House en cliquant ici]

Ce qui succède à The silent house est probablement la séance qui attire le plus de monde. Les files sont débordées, les festivaliers attendent de savoir s’ils pourront pénétrer dans les lieux afin de pouvoir assister à l’hommage dédié à Dario Argento, le président du jury. Cette cérémonie est suivi du prochain film qui concoure pour le prix de cette année : The loved ones.

Il est donc 19H30 et le tout commence par un discours du député des Vosges, François Vannson qui présente brièvement le thème du festival ainsi que son historique. Il rappelle que Dario Argento est un fidèle du festival de Gérardmer depuis 1994 puisqu’il faisait partie du jury auprès de Walter Hill. Discours complaisant de circonstance, le député patine quelque peu, avant de laisser la place à Alexandre Aja qui, à son tour, évoque l’influence du maitre sur les cinéastes du fantastique et de l’horreur d’aujourd’hui.

S’ensuit un montage où se succèdent divers extraits des films de Dario Argento sur la mythique musique de Suspiria. Un grand moment d’émotion qui retrace la carrière d’un homme hors norme. Lorsque la vidéo prend fin, l’écran laisse place à une fresque regroupant les affiches des films du maitre du Giallo. C’est devant un tel tableau que l’invité d’honneur gagne enfin son estrade sous une standing ovation.

Ainsi se conclut l’hommage à Dario Argento qui retrouve son siège afin de pouvoir juger The loved ones, huitième titre de la compétition.

The loved ones

Tout commence par une comédie adolescente entrainée par une bande son très teenage. Cet ersatz de Dawson vire rapidement au drame à partir d’un kidnapping organisé par une énième famille de détraqués. A mi-chemin entre le torture porn et massacre à la tronçonneuse, The loved ones peut surprendre par son ton résolument exagéré.

Mais la sauce prend dans la salle qui rit à gorge déployée lors de scènes gores. Le film en fait trop et ne s’en cache pas et cela plait au public qui participe avec joie à la séance. Au final l’ambiance est là, malgré la qualité toute relative de The loved ones.

Les gens quittent les lieux ravis d’avoir pu assister à un film décomplexé.

[La critique de The loved ones sera en ligne dans les prochains jours]

Cette longue journée riche en émotion se clôt sur The loved ones, mais il était possible d’assister à une nocturne réservée au Giallo à partir de minuit. Trois films se succédaient pendant près de cinq heures. L’oiseau au plumage de cristal de Dario Argento ouvrait la marche, suivi de la baie sanglante de Mario Bava pour terminer avec l’éventreur de New-York de Lucio Fulci. Près de deux-cent personnes étaient présents aux premières séances, mais une bonne partie du public somnolait lors du deuxième film. Selon nos sources, il ne restait qu’une trentaine de personnes pour le dernier film qui était projeté en version française, mais l’entrain était là, de même que la convivialité. Ces nuits spéciales ont l’habitude de rassembler des passionnés qui savent animer les soirées cinémas!

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