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El Shaddai, la dernière production d’Ignition aux allures totalement déstructurées disponible depuis le 28 avril dernier au Japon, arrive en France le 8 septembre. Nous avons pu mettre les mains sur la version française en avant-première.

Né de l’équipe des créateurs d’Okami, le studio en charge du projet se devait de mettre un touche graphique sortant de l’ordinaire. Ceci est fait de main de maître, il faut le dire : El Shaddai brille par sa direction artistique et chaque niveau possède son ambiance avec comme ligne directrice une relative simplicité du trait et du choix des objets, Le jeu n’étant pas situé pas chronologiquement, on trouve à la fois des ambiances très modernes tirant ses paradigmes d’un univers proche de Final Fantasy  et des espaces relativement vides ne contenant que quelques arbres que l’on peine à distinguer.

Pour parler un peu technique, je ne peux juger que sur la version avec laquelle j’ai été en contact, c’est à dire la version Playstation 3, mais la qualité graphique n’est pas réellement au rendez-vous. En effet, l’aliasing est beaucoup trop présent, d’autant plus que le jeu joue beaucoup sur les contrastes et abuse de différents plans de vue qui ne font qu’augmenter ce petit soucis visuel. On a donc l’impression d’avoir dans les mains un jeu en chantier, ce qui est un peu bizarre vu qu’il est disponible au Japon depuis avril. On pouvait espérer un petit patch en plus de la localisation, oui, on aurait pu espérer…

C’est donc dans cet univers très agréable visuellement – mais pas sans défaut – que notre héros, Enoch, va évoluer. Cette entité proche d’un dieu va devoir accomplir différentes actions pour finaliser sa quête, aidé, pour cela, de Lucifer, un gentil sidekick qui passe son temps au téléphone et qui finalement ne sert que de point de sauvegarde. L’histoire est menée de façon floue et n’est pas le point fort du jeu.

Qu’en est-il du jeu en lui même ? Du ressenti manette en main ? C’est là que le bât blesse. Le jeu propose globalement deux phases de jeux : du beat’em all et de la plateforme. Commençons par la partie beat’em all : Enoch se bat au départ à mains nues et a la possibilité de piquer les armes des ennemis. Ces armes ne pouvant être utilisées qu’à l’issu d’une purification. Ce procédé permet à la fois d’utiliser l’arme et de la réparer quand elle ne fait plus assez de dommages. Pour effectuer les attaques, un unique bouton est utilisé, on est donc en présence d’un jeu qui joue plus sur le timing que l’apprentissage de combos. Pour pouvoir se protéger, il existe un système de garde qui, de nouveau, n’utilise qu’un seul bouton.
L’autre pendant ludique d’El Shaddai est la partie plateforme. On se retrouve donc dans des univers en 2,5D où le gameplay se rapproche de celui de Paper Mario. Ici pas grand chose de très attractif, on saute pour éviter les ennemis et les trous.
On peut également faire un rapprochement entre Paper Mario et El Shaddai côté level design, assez limité dans les deux cas. Quelques idées sont posées mais elles sont répétées durant les longs niveaux. Et oui, El Shaddai propose relativement peu de niveaux mais ils ont la particularité d’être assez long – comptez entre 20 et 40 minutes  pour chacun d’entre eux.

Conclusion

El Shaddai a attiré l’oeil dès sespremières présentations. Beaucoup de gens attendaient la sortie de ce jeu ovni. Au final, c’est visuellement une réussite, si on met de côté le petit retard technique. Mais ce bel emballage cache un jeu moyen et répétitif qui s’inscrit donc dans les jeux coup de coeur. Les personnes qui réussiront à rentrer intégralement dans le jeu, captivées par son univers, l’apprécieront sans doute. Pour les autres, il fera un bon jeu d’occasion.

Merci à Konami et VPCom pour l’invitation à tester le jeu.

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El shaddai konami
L'auteur

It is not enough that I should succeed - others should fail.

1 avis

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  1. Pingback: [Test PS3] El Shaddai : Ascension of the Metatron 9 Sep, 2011

    […] des aficionados de jeux OVNI. Pour autant, les premiers échos venus du pays du Soleil Levant et de chez nous faisaient état d’un jeu-vidéo médiocre qui masque ses grosses lacunes techniques et […]

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