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Le roi de la provoc’ et du politiquement incorrect revient dans un nouveau personnage : le Général Aladeen, un mélange de Muammar Gaddafi et de Saddam Hussein. Après Borat et Brüno, l’acteur scénariste monte encore d’un degré (voir plus) dans l’humour et nous livre sa dernière réalisation complètement décalée : The Dictator.

Le pitch est simple et direct : le Général Aladeen est dictateur depuis sa plus tendre enfance à Wadiya et il se bat corps-et-âme pour que le régime de son pays soit maintenu et ne sombre pas dans une démocratie. Une belle aventure l’attend pour défendre son trône et ses privilèges !

Comme vous le savez, quand Sacha Baron Cohen incarne un personnage, c’est à 200%. Le marketing est poussé à son paroxysme et ne freine devant rien : félicitations à François Hollandearrivée aux Oscars avec les cendres de Kim Jong-Il, unes de journaux, plateaux TV… De plus, le film se donne les moyens avec une nouvelle équipe de scénaristes (de Seinfeld notamment) ainsi que pas mal de guests (français ?… surprise ;-)). Enfin, exit le style reportage d’un Borat — caméra à l’épaule — et place au blockbuster !Affiche - The Dictator

Écrite à la mémoire de Kim Jong Il, cette parodie des régimes dictatoriaux en place sur notre planète est une énorme blague mais aussi un cri de détresse.  Tout le monde en prend pour son grade : les américains, les arabes, les femmes et même nos sociétés avec les USA pris en exemple. Le film sait également faire grincer les dents en expliquant qu’une dictature enferme des hommes dans ses prisons sans procès et que tous ses médias sont contrôlés par un seul homme… comme aux USA ?

Durant le film, on a une petite voix au fond de soi qui lance des alertes en permanence : “Non, il ne va quand même pas faire ça ?!” La censure du cerveau est en éveil mais dépassée, alors on rit. On rit beaucoup. On rit de tout : du 11 septembre, de Ben Laden… Les bornes sont rapidement explosées et ses tendances scatophiles n’ont rien à envier à un bon épisode de South Park. On reconnaît le style délicat du maître Sacha Baron Cohen mêlant la plus profonde dérision à un soupçon de réflexion, juste pour se sentir coupable. Ou pas.

Sacha Baron Cohen s’impose en tyran incontesté de la comédie satyrique qui dérange. En achetant une place pour ce film, le spectateur sait où il va et il va être servi ! Dépaysement garanti et blagues de bon goût à la pelle. C’est sûr que l’on pourra regretter que le Maestro de la controverse n’aille pas plus loin et tombe dans les conventions d’un scénario “sur rails” mais saluons la performance et Aladeen à tous !

 

The Dictator sera dans toutes les salles sombres de France (demande express du Général) le 20 juin 2012.

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Cinéma Critique Kim Jong Il parodie Sacha Baron Cohen The Dictator
L'auteur

Mortel, mais pas seulement.

1 avis

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  1. Pingback: [Agenda ciné] Fight the power ! (20-06-2012) 20 Juin, 2012

    […] Dictator : craint dans son pays, il devient anonyme aux Etats-Unis ! C’est balo, quand on a passé sa vie à empoisonner celle des autres, et qu’on ne sait […]

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