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Pressés de fouler à nouveau le sol aride de Pandora ? Patience : Borderlands 2 déboulera dans nos contrés le 21 septembre prochain sur PC, PS3 et Xbox 360. En attendant cette date fatidique, nous avons eu l’occasion d’essayer le nouveau jeu de Gearbox Software à l’occasion d’une journée de présentation organisée par 2K Games. Et après quelques dizaines de minutes passées à retrouver cet univers si particulier, on a une seule envie, c’est d’y retourner ! Voici nos impressions.

A sa sortie en 2010, Borderlands avait su provoquer l’enthousiasme des joueurs en proposant un univers post-apocalyptique à la Mad Max, avec des contrées désertiques, des personnages assez fous – voire même complètement tarés –  et une esthétique chiadée, à base de cell-shadding. Un jeu fun et barré qui mettait par ailleurs l’accent sur son mode coopératif jusqu’à 4 joueurs particulièrement travaillé.

Salut ! Tu viens pour l’aventure ?

Mais Borderlands n’était cependant pas exempt de défaut : le titre peinait notamment à trouver un intérêt aussi fun en solo qu’en multi, de part, entre autres, son univers vaste mais plutôt vide, et un scénario assez limité poussant plus à miser sur le collaboratif défoulant que sur une immersion en profondeur dans les méandres de Pandora. Un défaut parmi ceux que Gearbox Software s’est attelé à corriger dans cette suite directe du premier volet.

Bienvenue à Sanctuary !

La démo que nous avons pu essayer en solo nous a permis de prendre le contrôle de Salvador, le Gunzerker. Ce dernier prend la place de Brick, le Berserker de Borderlands : la différence qui frappe le plus entre les deux, si je puis dire, c’est que le Gunzerker peut désormais concentrer sa Rage dans ses armes à feu, alors que Berserker ne pouvait l’utiliser qu’au corps-à-corps. Au combat, ça peut faire la différence, à condition de s’équiper de la bonne arme… Mais on y reviendra.

Sanctuary, une ville où il fait bon vivre ! Enfin, quand tout va bien…

Notre partie a débuté à Sanctuary, présentée par les développeurs comme étant la principale ville du jeu : bonne nouvelle, donc, Borderlands 2 proposera des villes et autres petits bleds qui combleront les terres désertiques de Pandora. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’écart avec le premier jeu se ressent d’emblée : alors que dans Borderlands nous avions l’habitude de converser principalement avec des Clap-Traps, des terminaux de mission ou, au mieux, des humains adossés à un mur répétant inlassablement la même ligne de texte, on trouve dans Sanctuary bien plus de mouvement, de vie et de discussions que dans le premier jeu dans son ensemble – c’est à peine exagéré !

Une petite visite de la ville permet de retrouver quelques éléments connus, comme les distributeurs de munitions et d’armes, les panneaux de missions… mais l’exploration réserve quelques surprises et il est possible de récupérer de nombreuses quêtes secondaires en parlant aux habitants, de surprendre des conversations ou de découvrir des secrets cachés dans le décor. Des petites quêtes sont même réalisables dans la ville, comme celle consistant à ramener des objets égarés à un sympathique Clap-Trap. Quant aux quêtes plus importantes, si elles nous entrainent, comme dans le premier jeu, dans des zones différentes, il semble fréquent d’avoir droit à une introduction en bonne et due forme à l’aide d’un dialogue mettant les choses en contexte. C’est tout du moins ce que proposait la démo. Enfin, notons un autre élément disponible dans la ville : un terminal permettant de personnaliser son personnage. Impossible de lui changer ses vêtements, mais on peut tout de même en changer la couleur, ou encore s’équiper d’un couvre-chef : un élément RPG qui n’évitera pas les clones, mais qui fait tout de même plaisir et favorise un peu plus le sentiment d’immersion.

Quelques exemples de personnalisation pour Maya.

Côté personnages, notons également que si on se retrouve face à 4 nouveaux PJ, les héros de Borderlands n’ont pas été oubliés et apparaissent en tant que PNJ dans l’histoire : la démo testée a d’ailleurs été l’occasion de croiser Mordecaï, le chasseur du premier volet, accompagné de son faucon.

Un gameplay plus varié

Concernant les missions en elles-mêmes, on retrouve le style mis en place dans le premier volet : grosso modo, l’objectif est souvent de faire un carnage, de récupérer des objets ou encore d’aller parler à un PNJ bien caché. Néanmoins, quelques petites missions se sont avérées un peu plus subtiles, comme celle où Tiny Tina, gamine amatrice d’explosifs, nous demande d’attirer un fou furieux chez elle pour le piéger. Il faut donc attirer le type jusqu’à un point précis en lui tirant dans les pattes, mais sans le toucher pour ne pas le tuer : une variation de gameplay qui en appelle sans doute d’autres.

Tiny Tina, une gamine qui sait recevoir !

Réaliser certains défis au sein du jeu offre par ailleurs de nouveaux challenges, qui débouchent sur la récupération de Badass Points : ces derniers, indépendants des points que l’on gagne en montant de niveau, permettent de booster les caractéristiques de tous les personnages du joueur. C’est, en somme, une sorte de « tronc commun » qui valorise tous les personnages, mais qui nécessite de jouer beaucoup, car les défis peuvent être longs et complexes à réaliser.

Du côté des nouveautés intéressantes, on peut également noter la possibilité d’améliorer les armes en combinant différents éléments afin de bénéficier de caractéristiques spécifiques. Comme dans le premier Borderlands, il est possible de récupérer dans des coffres, ou de looter, des armes venants de différents constructeurs : néanmoins, si cet aspect des armes influençait surtout leur design dans le premier jeu, il influence également le fonctionnement de ces dernières dans Borderlands 2. Les armes de Jakobs, par exemple, ont un côté colt de western, avec une cadence plutôt lente mais des dégâts assez importants. Les armes d’Hyperion, plus futuristes, gagnent en précision lorsque l’on tire de longues salves. Enfin, les armes de chez Torgue sont explosives : elles peuvent être lancées comme des grenades. Mais elles sont aussi en plastique et se détériorent quand on les utilise… bref, tout est une question d’usage, de choix et de stratégie. Sachez tout de même que Gearbox annonce plus d’un million de combinaisons possibles pour les armes… de quoi s’amuser longtemps !

L’interface a été entièrement repensée.

Pour garder tout ça, les développeurs ont également annoncé l’extension de l’inventaire au fil du jeu : dans la démo, nous n’avions néanmoins qu’une douzaine d’emplacements – contre 15 en tout et pour tout dans Borderlands – mais il sera possible d’utiliser des points pour gagner de la place. En ville, un coffre commun à tous les personnages du joueur sera également proposé.

Une expérience plus immersive en solo…

Cette approche de Borderlands 2 s’est avérée vraiment réjouissante : si, en tant qu’habitué de l’univers, on y retrouve vite ses marques, les ajouts et corrections effectuées par Gearbox Software donnent vraiment l’impression que les critiques et requêtes des joueurs ont été entendues. Les terres de Pandora semblent plus vivantes et plus immersives, et si l’expérience solo est plus agréable, on se doute que l’expérience coopérative le sera également…

La routine habituelle sur Pandora !

… Et toujours jubilatoire en coop’

…on peut d’ailleurs a priori le confirmer, puisque nous avons pu expérimenter la mission coopérative qui était proposée à l’E3 de cette année. Limitée à deux joueurs, cette mission demandait d’escorter un robot pour que ce dernier détruise au laser des statues d’Handsome Jack, le méchant du jeu. Le plus clair de la mission se résumait donc à protéger le robot face à des hordes d’ennemis de plus en plus forts et nombreux, arrivant à pieds ou dans les airs. Un défi de taille que nous avons d’ailleurs eu bien du mal à terminer en vie, il faut bien l’avouer : trop habitués à foncer dans le tas, nous n’avions pas pris le temps de développer une stratégie associée à nos classes respectives. Il faudra se préparer quand les choses sérieuses commenceront !

Pour résumer, vous l’aurez sans doute compris : cette première prise en main de Borderlands 2 a tenu toutes ses promesses. Plus riche, plus immersif et plus fun, le jeu parvient à corriger les défauts majeurs de son prédécesseur sans pour autant en perdre les qualités. Si graphiquement Borderlands 2 n’innove pas vraiment par rapport à Borderlands, il semble néanmoins bien parti pour battre à plate couture son aîné sur tous les autres points. Un jeu qu’il nous tarde d’avoir enfin entre les mains !

« Allez viens, on est bien bien bien… »

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Gearbox Software preview
L'auteur

Co-fondatrice et rédac'chef de GentleGeek, je suis journaliste le jour et blogueuse la nuit - les deux ne sont pas incompatibles, non non. J'aime le cinéma, les jeux vidéo, les comics et les chats. C'est déjà pas mal !

3 avis

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  1. Ronan le 13 juillet 2012
    tres bonne preview, ça donne toujours plus envie... Par contre, petite erreur : dans borderlands premier du nom, on pouvait agrandir son inventaire en réparant les claptraps cassés trouvés un peu partout, si je me trompe pas, en les faisant tous (deux fois :P) on peut arriver a plus de 70...
  2. Audrey Auteur le 13 juillet 2012
    Ah ben, comme quoi, je n'ai pas encore assez joué à Borderlands :) Il me reste 2 mois pour perfectionner tout ça ! N'hésite pas à lire les deux interviews qu'on vient de publier, y a pas mal d'infos dedans^^
  3. Pingback: [Test PC] Borderlands 2 29 Sep, 2012

    […] Jeux Vidéo, Jeux Vidéo Gentlegeek suit depuis un moment l’évolution de Borderlands 2, nous avions même été conviés à une présentation privée du jeu dans les locaux de 2K Games. A l’époque, tenir notre langue était un exercice difficile […]

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