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A sa sortie en septembre 2010, Civilization V n’avait pas emporté tous les suffrages. On lui avait reproché un certain manque de nouveauté, une certaine casualisation, et surtout, la disparition des religions et de l’espionnage, entre autres choses.
Sortie le 22 juin dernier, l’extension Gods and Kings avait donc fort à faire pour redorer un peu l’image de la série. Pari tenu ?

Dans Gods and Kings, il y a Gods. Comme dans Godsilla. On assiste donc au retour des religions, et ça, c’est bien. Le système est complètement différent cependant de ce qu’on avait dans Civilization IV.
Concrètement, une nouvelle ressource fait son apparition, la foi, que vous pouvez augmenter grâce à des bâtiments spécifiques. Avec cette foi, vous pouvez déplacer des montagnes (haha. Nan, j’déconne), ou créer une religion de toutes pièces en choisissant vous même parmi une liste d’éléments, accordant divers bonus. Ainsi, selon  la dominante de votre partie (diplomatie, culture, guerre, etc.), vous aurez intérêt à choisir soigneusement vos dogmes.

Une fois celle-ci mise en place, les points de foi générés à chaque tour vous permettront de produire des prophètes illustres ou des missionnaires, qui pourront répandre votre sainte parole, ou des inquisiteurs, qui auront pour tâche d’empêcher la religion du voisin d’envahir vos villes.

L’amour, les jardins, les fleurs…


La religion ajoute un plus indéniable, grâce à ses bonus divers, mais aussi sur le plan diplomatique
: une cité-état convertie à votre religion sera plus encline à être votre alliée, de même pour une autre civilisation.
Les noms disponibles pour votre culte sont inspirés des religions classiques, mais vous pourrez le renommer ensuite.

Enfin, selon les doctrines que vous adopterez grâce à vos points de culture, vous pourrez, plus tard dans la partie, acheter d’autres spécialistes que les spécialistes religieux avec vos points de foi.

Cette extension voit également le retour de l’espionnage, lui aussi sous une forme différente de l’opus précédent. Cette fois, vous ne pourrez pas produire vos espions, mais un vous sera accordé à chaque changement d’ère à compter de la Renaissance.
Vos James Bond pourront espionner vos voisins, leur voler des technologies, vous avertir qu’ils préparent une attaque, ou pourront également truquer les élections dans les cités-états, pour que ces dernières soient vos alliées, sans perdre trop de temps ou d’argent à vous attacher leur loyauté. Le contre-espionnage est également possible : en plaçant un espion dans une de vos propres villes, il rendra la tâche plus ardue aux espions adverses, aidé par différents bâtiments leur infligeant des malus.

Evidemment, si un de vos espions se fait prendre dans la ville du voisin, ce dernier risque de ne pas être content, et d’étêter l’intrus, après l’avoir peut-être torturé pour en apprendre un peu plus sur vous. Vous devrez alors attendre de nombreux tours que la relève arrive.

La diplomatie a été un peu améliorée, ainsi que la façon de s’attacher les cités-états. Ces dernières ont maintenant des demandes un peu plus variées que « allez fouetter X » ou « détruisez les barbares », qui s’intègrent plus facilement dans votre propre développement. Du coup, avec les espions en sus, il est moins pénible de s’attacher leurs services, et donc leurs potentielles ressources.

Enfin, comme dans toute extension qui se respecte, de nouvelles civilisations sont disponibles (comme les Carthaginois, qui peuvent traverser les montagnes), avec chacune leurs caractéristiques, il y a également de nouvelles unités de guerre, de nouvelles merveilles, de nouveaux bâtiments, ainsi que de nouveaux scénarios.
Ces derniers sont au nombre de trois : La chute de Rome, qui vous permet de jouer la chute de Rome (je sais, vous n’auriez pas pu deviner sans moi), Vers la Renaissance, qui met en scène  des guerres de religion, et enfin, l’Empire des Cieux embrumés, prenant place dans une sorte d’époque Victorienne à mi-chemin entre un livre de Jules Verne et la révolution industrielle, où des moustachus se battent pour la suprématie technologique à grands renforts de dirigeables à vapeur.

Ce scénario est un peu un concours de moustaches, en fait.

Cette extension ne permet pas à Civilization V d’atteindre la richesse du précédent, surtout après Beyond the Sword. Cependant, un gros effort a été fait : le nouveau système de religions est particulièrement intéressant, et permet vraiment de s’amuser avec les différentes possibilités, que vous soyez paix, amour ou guerre totale. Le système d’espionnage souffre peut-être  du fait qu’on ne puisse produire ses propres espions, mais lui aussi ajoute un plus indéniable. Les nouvelles civilisations, au nombre de neuf, et les nouveaux scénarios, offrent quant à eux de nombreuses heures de jeu supplémentaires, renouvelant sans problème le plaisir de conquête. Enfin, la diplomatie avec les autres civilisations est désormais un peu plus cohérente, et il est un peu plus intéressant de s’occuper des cités-états.
Malheureusement, il en manque encore : un historique de nos relations diplomatiques, un impact écologique de nos constructions dans les villes, l’échange de technologies, un menu un peu plus clair…

« Calcul analogique », « éruptifs »… La moustache rend fou…


Vous l’aurez compris,
Civilization V : Gods and Kings n’est pas le remède miracle aux défauts du jeu. Mais il ajoute une dynamique non négligeable, et les possesseurs de Civilization V auraient tort de ne pas se laisser tenter par cet addon. Non, ce n’est pas parfait. Oui, les tours sont toujours interminables en fin de partie. Mais on s’amuse, vraiment, et c’est bien là le plus important.
Quant à ceux qui avaient apprécié
Civilization V, qu’ils n’hésitent même pas…

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2K Games Civlization V Civlization V : Gods and Kings Firaxis Games
L'auteur

Fille de Mary Poppins et Xena la Guerrière, aime se promener dans les bois pluvieux. Avec une console. Ou un comics. Avant que les cylons n'arrivent...

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