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Un mois tout juste après la sortie très réussie de Borderlands 2, et pas mal d’heures de jeux pour beaucoup de joueurs, Gearbox remet ça avec le premier DLC scénarisé d’une série de quatre.

Nous avons pu le tester en avance pour vous, dans les locaux parisiens somptueux de l’éditeur, il est maintenant temps de vous en parler !

DLC, un faux problème faussement actuel

Avant notre test, il convient toutefois de reposer certaines bases concernant le sujet brulant que constitue le concept de DLC. En effet, les réactions à l’annonce du Season Pass, véritable précommande en aveugle des quatre DLC à venir, ont été très virulentes.

Il est de notoriété publique que la grande majorité des DLC provenant de grosses productions ont pour seule objectif d’augmenter le prix final du jeu (plus de 100€ en général), tout en évitant de faire passer la pilule à l’acheteur d’un seul coup. Pourtant, on l’oublie souvent, c’est aussi un moyen utile pour l’éditeur/concepteur d’un jeu pour temporiser le contenu de sa création, tout en ménageant ses équipes.

Sortir un jeu complet, puis garder la cohésion des équipes pour travailler efficacement sur le contenu supplémentaire imaginé entre-temps est bénéfique à tous. Jadis, ça portait même le nom d’add-on, et certains sont même plus célèbres que leur jeu d’origine. Parfois, ils devenaient si ambitieux qu’ils en devenaient la suite. Et au final, le prix était souvent en adéquation avec le contenu apporté (ce qui n’empêchait pas de trouver des éditeurs se servant copieusement du système. Ils sont juste majoritaires aujourd’hui).

Cet engagement envers les joueurs, c’est ce que Gearbox semble avoir prouvé ici.

Borderlands 2.1

Cet add-on est conçu comme un épisode hors de la trame du jeu principal. En effet, durant notre test, aucunes allusions aux évènements extérieurs n’est faite, à part le fait que les robots d’Hyperion sont plus que jamais présents.

Le thème général ayant servi de fil conducteur est celui des pirates, ceux dans la pure tradition du crochet et des équipages fous voguant joyeusement pour trouver des trésors, et voler ceux des collègues.

Cette esthétique va se retrouver partout, que ce soit à travers l’écriture du scénario et des dialogues, que dans les sept nouvelles maps créées. De même, vous rencontrerez de nouveaux ennemis, un nouveau véhicule et de nouveaux personnages hauts en couleurs.

Pas de durée de jeu annoncée, mais nous estimons la durée finale de l’add-on à 10-15 heures avec les quêtes secondaires. Comparé aux 50 heures moyennes pour terminer le premier run du jeu, c’est un chiffre assez impressionnant.

 

Captain Scarlett et ses fess… hem, butin de pirate

Le titre lui-même est un jeu de mot qui donne un indice du niveau général : en effet, booty signifie butin, mais pourrait aussi se traduire, de façon beaucoup plus familière, par fesses (restons corrects :D).

Et Scarlett, elle l’a fort joli ! Le butin bien sûr. C’est elle qui va vous engager pour retrouver un fabuleux trésor oublié, que tout pirate tient absolument à trouver. La concurrence est acharnée, et Scarlett, voyez-vous, aime bien trouer la concurrence d’une balle ou deux. Surtout si c’est un ex.

Le hic, c’est qu’un trésor légendaire, c’est souvent gardé par un Léviathan légendaire

 

« Attends, on peut pas s’arrêter ici, c’est le pays des chauves-souris ! »

Durant l’heure et demi de test, le nombre de références et de délires rencontrés était réellement impressionnant. Le premier personnage est un véritable hommage à Las Vegas Parano avec un sosie Borderlandisé de Raoul Duke (oui, c’est aussi flippant que ça en a l’air). Même le nouveau véhicule (très poussif), un skiff des sables, est presque tout droit sorti du Retour du Jedi.

De même, si vous aimez les histoires d’amour façon Scooter, vous serez aux anges !

Des corps et jardins

En ce qui concerne l’ambiance des maps, c’est un peu dans le style des zones glacées du jeu : bateaux posés sur des montagnes, canyons mal fréquentés et des passerelles. Pleins. Et du sable aussi. Beaucoup.

Ces zones sont assez peu peuplées, mais l’add-on se rattrape sur les bases diverses, qui sont de vraies fourmilières. Il y a de quoi passer du temps à nettoyer certaines zones avant de pouvoir réaliser un objectif.

Et en parlant de zone, sachez qu’elles se situent tout en haut de la carte de Pandore !

Des fuites ?

Depuis quelques jours, des joueurs ont réussi à décoder des données présentes dans la dernière grosse mise à jour du jeu. Certains points n’ont pas été vu lors de notre test, mais il est question de deux nouveaux boss de raid (deux dans le jeu actuel) et d’un nouveau type de cristal servant de monnaie spéciale (probablement sur le même principe que l’Eridium, et dropés par un boss de raid).

Enfin, une nouvelle tête pour chaque personnage devrait être présente (une tenue adaptée est très probable).

Toutefois, ceci est à titre indicatif, et ne sera confirmé qu’après la sortie de l’add-on.

Le mot du dauphin

Captain Scarlett m’a fait rire, et m’a replongé dans l’univers de Borderlands sans problème. Ce personnage a aussi un fort beau… charisme, et restera sans doute dans les mémoires des joueurs.

Gearbox signe là un premier essai réussi et prometteur pour la suite. Ils parviennent à apporter du contenu pour les différentes classes de joueurs, tout en ayant une bonne durée de vie.

Pour un prix de 10€/800 MSPoints (ou un Season Pass à 30€/2400 MSPoints), c’est un add-on convaincant sur lequel vous pouvez vous jeter si vous avez apprécié le jeu.

 

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borderlands 2 Captain Scarlett and her Pirate's Booty Gearbox Scarlett

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