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Au PIFFF, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Pour preuve, cette journée déroutante, promise à un final délirant avec le cultissime Bad Taste, mais précédé d’une œuvre en compétition au demeurant assez particulière…

Fidèles au poste, Fausto Fasulo et Cyril Despointin sont venus présenter le film. Pour eux, Modus Anomali marquait le dynamisme actuel du cinéma indonésien.

C’est en effet Modus Anomali, film Indonésien de Joko Anwar, en compétition, qui ouvrait cette journée. Modus Anomali, c’est le genre de film dont on se dit, à la lecture du pitch, que soit ça peut donner quelque chose d’excellent, soit ça peut se vautrer : l’histoire d’un père de famille qui se réveille en pleine forêt, il part à la recherche de sa famille tandis que de mystérieux inconnus tentent de le tuer…

Modus Anomali résistera-t-il à la pelle de la forêt ?

Et force est de constater que le film divisera. Emballé par son twist pour certains, plus timorés pour d’autres, les réactions en sortie de salle sont partagées. Difficile en effet de se prononcer sur ce film. Très lent de rythme, le film se révèle assez ennuyeux pendant une bonne première moitié de film. Notre personnage se ballade en foret, et les scènes de traque ou d’actions manquent cruellement d’intensité. Que dire également du jeu d’acteur plus que limite du comédien central, assez peu crédible en père affolé, sur-jouant beaucoup, y compris lors des retournements de situation. De même, le réalisateur semble avoir assez la tremblote, notamment lors de plans pourtant fixe, serré sur des visages. Projet trop ambitieux ? Peut être, car telle l’ampleur de la tâche, la caméra aussi semble avoir été trop lourde à porter. Pour info, le film aurait été tourné en 8 jours. Peut être aurait-il valu la peine de prendre un peu plus de temps. Bref, on s’ennuie ferme, et même quand tout s’éclaire, on a du mal à trouver une once de crédibilité aux personnages où à certains aspects du scénario… Ou alors c’est un putain de chef d’œuvre et on est totalement passé au travers…

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Petite mise en garde, le film était précédé par un court métrage, indonésien également, sur un homme prenant ses ordres d’une divinité et assassinant des personnes. La encore, difficile d’être pris dans l’ambiance de ce court assez mollasson qui ne convaincra pas vraiment, notamment à cause d’effets d’apparitions qui feront plus mal à la tête qu’autre chose. Bref, pour l’instant niveau indonésien, autant rester sur The Raid !

La soirée se poursuivait avec le deuxième film sélectionné dans le cadre des « séances cultes » du PIFFF. Après le Quatre mouches de velours gris de Dario Argento, c’est cette fois-ci Bad Taste de Peter Jackson, qui avait droit aux honneurs d’une projection en 35 mm mais en VF. Et oui, on ne peut pas toujours tout avoir ! Toujours est-il que le film reste fidèle à lui même, pellicule barrée et sanglante, même si un peu moins que Braindead, bonne opportunité pour les plus jeunes festivaliers de (peut être) découvrir ce film des premières heures, marqué par la rigolade et la débrouillardise, à l’heure où le Hobbit s’apprête à envahir les écrans.

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Consequences will never be the same !

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