[Test PC] Splinter Cell – Blacklist
Share

Six opus de la saga Splinter Cell, déjà ! Six fois que Sam Fisher sauve le monde (ou au moins les USA, mais là-bas, la différence est moindre), en tuant d’innocentes ampoules et en anesthésiant à mains nues de méchants terroristes pas beaux. Après un Conviction qui avait surpris par sa nervosité, et souvent déçu à cause d’un « léger » oubli de l’aspect infiltration, quel chemin Ubisoft a-t-il choisi pour son Blacklist ?

Les Ingénieurs, groupe terroriste un poil antiaméricain, a lancé sa « Blacklist ». Tous les sept jours, un attentat visera un point névralgique des US et A : American Freedom, American Consumption, American Oil, etc. La présidente charge donc Sam Fisher, à la tête du nouvellement créé Echelon 4, d’empêcher ces attentats et de mettre fin aux agissements des Ingénieurs.

Blacklist_DX11_game 2013-08-31 16-46-50-86

Voici le Paladin, votre Normandy splintercellesque.

 

Sam Bauer Shepard Fisher

Il ne fait aucun doute pour cet opus que les petits gars de Bibi ont puisé une partie de leur inspiration dans les aventures de Jack Bauer. En effet, plusieurs aspects du scénario ne peuvent que nous rappeler certaines saisons, voire le personnage principal de la série. Ce côté 24 n’est pas pour déplaire, puisqu’il rajoute une bonne dose de nervosité à l’histoire. Certains évènements en revanche un poil plagiés auront plus de mal à convaincre, puisque, malgré leur gravité, ils n’auront aucune incidence une fois le chapitre passé.

Ce côté 24 rajoute une bonne dose de nervosité à l’histoire. Lorsque vous ne serez pas en mission, vous déambulerez à bord du Paladin, un avion de haute technologie qui vous permet de vous rendre à n’importe quel endroit pour n’importe quelle mission, et ce, n’importe quand (avouez que vous ne l’avez pas vu venir). Vous pouvez vous y promener librement, parler aux membres de votre équipe, téléphoner à votre fille (sur fond de violons, à chaque fois, si c’est pas beau, l’Amérique), améliorer votre équipement, examiner les bonus récoltés sur le terrain… N’attendez cependant pas de discussion fouillée.  Vos équipiers n’auront qu’un tout petit dialogue à vous donner entre chaque mission. Leur parler ou non n’influence en rien le déroulement de l’histoire, et si cela vous permet de lancer des missions coops ou la personnalisation de l’avion / de votre gear, il vous est possible de le faire par la map centrale ou autre. Vivez cela comme un petit bonus Shepardesque ! N’espérez pas non plus vous taper Grim. Je vous vois venir, cochons.

Blacklist_DX11_game 2013-08-31 17-30-34-74

Spoiler : Sam et Briggs divorcent au cours du jeu.

 

Le scénario n’a, en lui-même, rien de bien folichon. Vous retrouverez des visages connus, aurez votre lot de rebondissements… On ne s’ennuie pas, ceci étant dit, on ne crie pas au génie scénaristique non plus.
L’un des très bons points du soft réside en la présence de Carlo Rota au casting du jeu. Il prête sa voix, mais aussi son visage au bad guy. Vous avez notamment pu le voir dans… je vous le donne en cent, je vous le donne en mille… 24 ! Etonnant, non ? C’est d’ailleurs Gilles Morvan, sa voix française dans la série, qui en assure le doublage ici. C’est un très bon point, mais c’est aussi une déception : avec un acteur tel que Rota dans ce rôle, on aurait pu aspirer à un méchant fouillé, vraiment inquiétant… Mais non. C’est juste un méchant, rien de plus. Dommage.

Sam E. Klat

Le gameplay, voilà la véritable force de ce Blacklist. Si les premières bandes-annonces pouvaient faire craindre le pire en raison d’un côté action trop prononcé, Ubisoft a semble-t-il tout compris, car personne n’est mis de côté. Les fans de la première heure retrouveront la possibilité de terminer les missions sans prendre une seule vie, voire même sans poser la main sur une seule personne, quand les amoureux de Conviction retrouveront tout le punch du précédent opus (et pourront très bien dézinguer toute la map).

Blacklist_DX11_game 2013-08-31 17-24-01-36

Jouer en full fantôme pourra vous mettre dans des situations délicates…

 

Le gameplay, voilà la véritable force de ce Blacklist. Les gadgets sont nombreux, et possèdent tous leur utilité. De l’arbalète à fléchettes électriques / sonores / EMP / gaz anesthésiant, aux grenades flash en passant par le drone trirotor, tout est fait afin que chacun puisse jouer et terminer les missions comme il l’entend. L’armurerie est elle-aussi très variée, dans le cas où vous souhaitez faire parler la poudre.  Tout est déblocable au fur et à mesure de votre progression, avec les points distribués en fin de mission en fonction de votre performance. En effet, après chaque mission, votre performance est notée en fonction de trois critères : fantôme, pantère (tuer sans se faire repérer), et assaut. Notez que le premier rapporte évidemment plus de points, et qu’assaut en rapporte le moins.

L’IA est bien plus réactive qu’avant. En général. Un garde pourra très bien s’étonner et modifier sa ronde s’il entend une ampoule éclater, mais un autre pourra (bien que ce soit très rare) ne pas vous spotter en se retrouvant quasiment en face de vous.
La présence de mobs lourds (en armure et casqués) vous pousseront à adopter une approche plus exigeante, en raison de leur résistance. Dans les modes de difficulté les plus élevés, se retrouver en face d’un heavy passablement énervé signifiera quasiment automatiquement la fin de Sam Fisher.

Blacklist_DX11_game 2013-08-31 17-37-27-98

Les maps se suivent mais ne se ressemblent pas, pour votre plus grand plaisir.

 

Le mode multi Espions vs Mercenaires fait là son grand retour Malgré cela, deux gros défauts viennent entacher ce gameplay pourtant fantastique.
En premier lieu, la difficulté mal dosée : certaines missions ne vous poseront en effet aucun problème, là où certains passages pourront vous coincer un petit moment.
Le deuxième défaut lui fait directement écho, puisqu’il s’agit des checkpoints mal distribués.  Il ne sera pas rare de se retrouver obligé de recommencer plusieurs minutes en arrière à cause d’un checkpoint trop éloigné. Certaines missions coops n’en ont d’ailleurs même pas. Ce qui peut passer comme un moyen d’augmenter la difficulté du soft le rend en fait moins agréable : vous serez parfois très vite refroidis à l’idée de tester de nouvelles routes si le moindre échec vous renvoie au début.

Hormis les missions coops (dont certaines sont jouables en solo, certains chemins empruntables seulement à deux vous étant du coup inaccessibles – idée sympathique), le mode multi Espions vs Mercenaires fait là son grand retour, repris de Double Agent. Dans ce mode, des espions doivent pirater des terminaux gardés par des mercenaires (joués en vue FPS !). Deux gameplays différents pour des parties difficiles, mais ô combien mémorables.

Blacklist_DX11_game 2013-08-31 17-10-01-01

Certaines missions facultatives sont une sorte de mode « horde ».

 

Enfin, régulièrement, des missions « d’enquêtes » apparaissent sur votre map : il s’agit en fait d’un jeu de piste effectuable seulement sur votre carte du monde, au moyen d’indices disponibles dans le briefing. Plutôt vite faites, mais c’est un petit plus original et agréable.

Sam D. Swah

Malgré tout, on ne peut s’empêcher de râler en constatant plusieurs défauts d’ordre purement technique. Les sprites de fond sont souvent pixellisés au possible, l’animation des visages semble issue d’un autre âge… Très dommage, car à part cela, le jeu est beau. La présence d’environnements variés (usines, grottes, villages, etc) nous permet de le constater tout en nous distrayant au possible.

Lors de notre progression, nous avons constatés plusieurs bugs graphiques (redémarrer le jeu étant indispensable) et sonores (les voix de certains personnages étaient inaudibles pendant les cinématiques). Et ce malgré le patch de 1,7 Go sorti quelques jours à peine après le jeu… Précisons cependant que ces bugs n’ont pas été rencontrés par tout le monde (heureusement).

Ce manque de finition évident déçoit, car l’on a assurément affaire à un bon jeu, parfois un peu frustrant, mais très souvent jouissif et gratifiant. Dommage aussi qu’il n’existe aucun réel New Game +, bien qu’il soit possible de sélectionner manuellement d’anciennes missions…

Blacklist_DX11_game 2013-08-31 17-21-38-42

« Réfléchissement, Sam. »

 

Splinter Cell – Blacklist signe le retour en grande pompe de Sam Fisher. Sans abandonner le punch de Conviction, il reprend l’exigence des anciens opus pour un mix des plus efficaces. Graphiquement inégal, à la finition limite (dans l’ère du temps), mais terriblement jouissif et gratifiant, il saura malgré tout vous happer et vous rendre accro à l’infiltration vidéludique. Sam Fisher, cinquante ans, mais assurément toutes ses dents.

Share
blacklist cell chaos theory conviction double agent echelon infiltration pandora tomorrow PC sam fisher splinter splinter cell Ubisoft

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire.