[Critique] La Reine des Neiges
Share

Deux ans après Raiponce, Disney remet le couvert avec une histoire de princesse. Oui, mais avouons-le d’emblée : La Reine des Neiges risque bien de vous surprendre, et pour de nombreuses raisons.

Elsa et Anna sont les deux jeunes princesses d’un royaume perdu dans les montagnes nordiques. Mais lorsque la première, appelée à régner à sa majorité, blesse gravement sa cadette avec ses pouvoirs magiques qui lui permettent de créer neige et glace, tout change : la mémoire d’Anna est altérée pour qu’elle ne se souvienne pas des pouvoirs d’Elsa qui, elle, s’isole de peur de faire souffrir son entourage. Ce n’est que bien des années plus tard, lors de son couronnement, que le secret d’Elsa se révèle : face à la douleur de sa sœur, incomprise de tous, Anna va entamer le voyage de toute une vie…

24 ans après l’adaptation de La Petite Sirène, La Reine des Neiges marque le retour des contes de Hans Christian Andersen chez Disney. Si la vision cinématographique du célèbre studio diffère sur la quasi-totalité des points de la version écrite, on retrouve tout de même dans Frozen l’héritage scandinave du conte. Et c’est bien normal, puisque l’un des principaux éléments du long-métrage est bien évidemment la neige, pour laquelle Disney a fait des prouesses en matière de rendu : le premier défi relevé par le studio est donc esthétique, avec des décors et une ambiance absolument fantastiques, procurant un enchantement parfait à l’approche des fêtes de fin d’année.

On a déjà vu des princesses plus chaleureuses qu'Elsa !

On a déjà vu des princesses plus chaleureuses qu’Elsa !

 

A tale of two sisters

Du côté de l’intrigue, ce nouveau film d’animation du studio adepte des histoires de princesses et de princes a de quoi surprendre sur bien des points. Tout d’abord, le titre français, La Reine des Neiges, se révèle étonnamment trompeur : l’héroïne de l’histoire n’est pas Elsa, même si elle y tient un rôle primordial, mais Anna, la petite soeur. C’est bien elle, armée de sa joie de vivre et de sa candeur, qui va devoir se lancer sur les traces de son aînée, aux prises avec des pouvoirs qu’elle ne maîtrise pas. Un parcours initiatique dans lequel elle sera accompagnée de plusieurs sidekicks offrant le quota de sympathie et d’humour obligatoire à tout Disney qui se respecte – mention spéciale à Olaf, un bonhomme de neige pas comme les autres.

Si La Reine des Neiges ne laisse pas de côté la dimension romantique quasi-obligatoire à ce type de film, la manière dont l’histoire est menée réserve cependant bien des surprises : il est ainsi agréable de constater que le long-métrage, s’il n’oublie pas à qu’il s’adresse en premier lieu, prend les libertés nécessaires pour prendre une direction différente, et assumée. L’absence de grand méchant, notamment, a de quoi dérouter : mais le principal ennemi, dans Frozen, se trouve être l’incompréhension et le rejet. Des thèmes déjà abordés dans moult films du studio mais qui trouvent un nouvel écho dans cette nouvelle histoire.

Frozen 5

Olaf, un bonhomme de neige aux rêves bien singuliers…

 

Sans en dévoiler davantage, on peut malgré tout se réjouir du fait que l’intrigue raconte avant tout l’histoire des deux sœurs et offre un twist assez inattendu. On ne va pas aller jusqu’à brûler nos soutifs en hurlant au Girl Power, mais ce choix s’avère malgré tout aussi surprenant qu’agréable.

De l’influence de Broadway

Un mot sur la musique, qui est une fois encore une composante incontournable de ce Disney de fin d’année : si les scores ont été composées par Christophe Beck – qui a notamment travaillé sur Buffy contre les vampires – les chansons ont, de leur côté, été écrites par Robert Lopez et Kristen Anderson-Lopez, un couple bien connu du côté de Broadway. Et l’influence de la comédie musicale new yorkaise se ressent énormément dans les chansons et leur mise en scène, très dynamique. Rien à dire non plus du côté de l’interprétation, Elsa étant doublée par Idina Menzel, comédienne et chanteuse ayant notamment joué dans les comédies musicales Wicked et Rent. Pour Anna, c’est l’actrice Kristen Bell (Veronica Mars) qui dévoile ses talents de chanteuse !

Frozen 4

Yeti ou gentil ?

 

Plusieurs des chansons présentes dans le film vous resterons sans nul doute en tête un bon moment – mention spéciale à Let it go et For the First Time in Forever – grâce à une interprétation vraiment efficace, tandis que des titres plus enfantins ne manqueront pas d’amuser les enfants.

Un nouveau classique ?

Après avoir rendu hommage aux jeux vidéo l’année dernière avec Les Mondes de Ralph, Disney revient vers le conte, tout en assumant cependant une prise de direction différente. La Reine des Neiges est donc finalement une excellente surprise, et dire qu’il s’agit d’un film bien rafraîchissant n’est pas seulement un jeu de mots subtil en lien avec les thèmes de Frozen : c’est juste la vérité !

Les décors sont magiques !

Les décors sont magiques !

 

La Reine des Neiges de Chris Buck, Jennifer Lee, avec les voix d’Idina Menzel, Kristen Bell, Josh Gad, Jonathan Groff, Santino Fontana et Alan Tudyk. Sortie le 4 décembre 2013.

Share
3D disney Frozen La Reine des Neiges
L'auteur

Co-fondatrice et rédac'chef de GentleGeek, je suis journaliste le jour et blogueuse la nuit - les deux ne sont pas incompatibles, non non. J'aime le cinéma, les jeux vidéo, les comics et les chats. C'est déjà pas mal !

1 avis

Rejoindre la discussion
  1. Flikvictor le 24 novembre 2013
    Une critique encourageante pour le dernier Disney. J'avais apprécié Raiponce donc j'irais voir celui-là.

Laisser un commentaire.