[Critique] Divergente
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Surfant sur la mode des adaptations en films de romans pour ado, Divergente succède à Twilight dans un genre bien différent, et se place surtout comme un rival potentiel au succès mondial Hunger Games. Si le film s’avère convaincant, il risque cependant de rester dans l’ombre de son aîné, sans avoir à rougir pour autant.

Tris est une adolescente qui, dans un Chicago post-apocalyptique, doit faire comme tous les jeunes de 16 ans le choix de la faction dans laquelle elle vivra sa vie. Mais alors que tous les adolescents montrent des dispositions prédominantes pour l’une des factions, Tris, elle, ne correspond à aucune : elle est divergente. Bien obligée de choisir, Tris va passer de la faction des discrets Altruistes à celle des intrépides Audacieux. Mais est-ce le bon choix ?

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Je fais la même tête dans le métro chaque matin.

 

On passera sur la bande-annonce du film qui dévoile la moitié de l’intrigue – du coup, ne la regardez pas si vous voulez garder la surprise – pour s’intéresser aux bases de l’intrigue. Cette dernière, qui prend place dans un monde ravagé par la guerre et qui divise les hommes pour mieux régner, n’est pas sans rappeler l’univers dystopique d’Hunger Games. On en revient d’ailleurs bien souvent à faire la comparaison, même à la lecture du livre, dans lequel Tris partage certains traits avec Katnis. Les points communs vont loin puisque, dans les deux cas, l’héroïne est celle qui va faire s’écrouler une hiérarchie bien rangée qui cache un complot trop grand pour elle.

Concernant le film de Neil Burger à proprement parler, les choses commencent plutôt bien : l’histoire se met en place efficacement et ne perd pas trop de temps à exposer la situation, pour se concentrer principalement sur l’initiation de Tris, une jeune fille très effacée qui va, petit à petit, devenir une femme forte. On peut cependant regretter que l’intrigue s’accélère un peu trop dans sa dernière partie, pourtant essentielle pour poser les bases de la saga (car il y aura des suites). Du coup, on a du mal à s’attacher à certains personnages, et l’enchaînement d’événements pourtant importants se fait sans réelle intensité dramatique. Dommage.

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Les origines d’un incident voyageur ?

 

Mais le point faible du film pourrait se trouver ailleurs, à savoir chez son actrice principale. En effet, Shailene Woodley, si elle est impeccable dans le rôle de la discrète Béatrice, a plus de mal à convaincre lorsqu’elle devient l’Audacieuse Tris. Sans faire de réel faux-pas du côté de l’interprétation, la comédienne manque d’un je-ne-sais-quoi d’intensité dans le regard pour imposer le personnage comme héroïne de caractère. Là encore, la comparaison  avec Jennifer « Katnis » Lawrence risque d’être inévitable, et de faire assez mal.

Même s’il élague pas mal l’intrigue du livre malgré ses 2h20, le film de Neil Burger offre une histoire fluide et de beaux moments d’action. Mais même les spectateurs qui n’auront pas lu le bouquin remarqueront probablement une accélération un peu dommage sur la fin, alors même que les choses de mettent en place pour les événements des prochains films. La mise en bouche est, en tout cas, plutôt convaincante dans son genre : reste à savoir si l’univers et son héroïne continueront sur leur lancée.

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Contrairement aux apparences, ce film ne met pas en scène les coulisses de la RATP.

 

Divergente de Neil Burger, avec Shailene Woodley, Theo James, Kate Winslet, Zoe Kravitz… sortie le 9 avril.

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L'auteur

Co-fondatrice et rédac'chef de GentleGeek, je suis journaliste le jour et blogueuse la nuit - les deux ne sont pas incompatibles, non non. J'aime le cinéma, les jeux vidéo, les comics et les chats. C'est déjà pas mal !

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