[Critique] X-Men : Days of Future Past
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Attendu comme un messie depuis des mois (des années ?), X-Men : Days of Future Past arrive enfin chez nous. Cinquième opus d’une franchise qui compte également deux spin-offs que l’on préfèrerait oublier, ce nouveau tome cinématographique des aventures de nos mutants adorés a bénéficié d’une importante promo. Mais du coup, pétard mouillé ou non ?

Synopsis
Les mutants du monde entier sont traqués. Parqués. Exterminés. Tout comme ceux ayant voulu les aider. Les sentinelles, robots spécialement conçus pour venir à bout de ces méta-humains, se montrent sans pitié et chassent inlassablement tout porteur du gène X. Dans une ultime tentative pour sauver leur espèce et l’avenir du monde, les derniers membres des X-Men renvoient Wolverine au début des années 1970 afin qu’il réunisse Charles Xavier et Eric Lehnsherr, seuls capables d’empêcher le futur de se produire.

On n’apprend pas au vieux Singer à faire la grimace

DOFP signe le grand retour de Bryan Singer aux commandes de la saga X-Men. Réalisateur des deux premiers opus et producteur de First Class, chacun attendait de voir le résultat à l’écran.

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« Moi, un mutant ? Allons, c’est ridicule. Si, si. »

 

Les sentinelles se révèlent très impressionnantes.De manière générale, le film nous en met plein la vue, que les scènes soient spectaculaires ou non. L’ouverture du film, malgré son côté cliché, nous désassemble la rétine avec la délicatesse de Batista dès le début du premier combat mutants / sentinelles. Ces dernières, pourtant à des lieues de leur look comics, se révèlent très impressionnantes et arrivent même à instiller une certaine angoisse dans le cœur du spectateur, une fois que celui-ci a saisi l’étendue de leur puissance.
Notons de plus une scène tout simplement magique mettant en scène un ado qui a confondu sa bouteille de shampoing avec un flacon d’eau oxygénée

Certains plans semblent quand même un poil maladroits, à l’image de ceux du stade. Certainement prévus pour profiter de l’effet 3D, ils auraient peut-être été pleinement réussis si cette dernière l’était aussi. Lors des 2h10 de film, une seule scène semblait réellement bénéficier du procédé, au point même de donner l’impression d’avoir été spécialement conçue pour justifier la vente de lunettes aux spectateurs croyant encore à la « trwidi ».

DOFP reste néanmoins une réussite visuelle, de par ses effets, mais aussi parce que Singer sait comment filmer ses acteurs pour leur donner une réelle prestance.

 

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« Comment ça, c’était pas soirée déguisée ? »

 

Retour vers le passé du futur

L’histoire originale occupait deux comics. Taille VO, s’entend. Soit 48 pages. En tirer 2h10 de film relève d’une certaine performance (certes largement dépassée par un réalisateur barbu – pas de polémique). Le scénario est somme toute classique, et même si l’on a l’impression de retrouver une bande de potes qu’on adore,Wolverine est moins insupportable que d’habitude ! les personnages restent assez fidèles à eux-mêmes. Peu de surprises de ce côté-là, donc. On ne peut de plus que regretter que le rôle qu’a à jouer Kitty Pride dans le comics soit ici assuré par… par… vous pouvez deviner… allez… WOLVERIIIIINE ! Oui, encore lui.  Mais ô miracle, il est moins insupportable que d’habitude ! Tout simplement parce que même s’il est peut-être bien le personnage principal d’une bonne portion du film, on ne conte pas SON histoire (viktwaaar).

Si l’on peut regretter le manque d’une bonne grosse scène d’action bien grasse finale, le retour de la problématique au sujet de la relation homo sapiens – homo superior laisse de plus une certaine sensation de recyclé. Certes, c’est LA problématique principale des X-Men, mais le filon commence peut-être à s’épuiser un peu.

 

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« Viens avec moi ! Ensemble, nous régnerons sur la galaxie ! »

 

Star Academy X

Le casting, les affiches et les images de promo sonnaient comme une promesse : réunion de famille ! Eh bien oui… Et non. Oui, vous allez retrouver la quasi-totalité du cast des précédents opus (X-Men, hein, pas Origins ou Wolverine – eux, on les oublie, essvépé). Mais le temps d’antenne a tendance à salement varier : si comme Aurigabi, vous étiez pressé de découvrir Storm avec une nouvelle perruque, vous aimerez. Si, comme d’autres, vous vouliez retrouver Kitty Pride et Malicia dans de grands rôles, vous serez über déçus. Peter Dinklage, s’il n’a pas un rôle aussi sympathique que dans Game of Thrones, campe néanmoins un méchant aux motivations pas si manichéennes, et possède quelques scènes bien sympathiques.

Réunion de famille, oui et nonDommage de plus que l’on n’ait que peu d’infos sur le « futur », qui n’apparaît finalement que très peu (en même temps, ce n’est pas là que se passent les choses les plus importantes, mais quand même). Il nous permet cependant de découvrir de nouveaux mutants (sur lesquels on aurait voulu en savoir plus…), d’en retrouver d’anciens (Magnetooo, Xavieeer, copaaings), mais aussi – et surtout – de voir Omar Sy ! S’il a su faire couler le venin de bien des mauvaises langues, il a une classe incroyable en Bishop. La stature, la dureté, tout. Mais quel dommage que son rôle soit si peu fourni… !

 

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wow much x such mutant

 

Nous avons surtout soulevé des points négatifs, mais ne vous méprenez-pas : Days of Future Past est un bon cru. Peut-être pas un grand, mais un bon. Ses 2h10 vous scotcheront très souvent à votre siège, et vous retrouverez toute la bande avec un réel plaisir. Les effets visuels sont de très bonne facture, l’histoire est simple mais entraînante, et nous ne saurons résister au prochain opus, prévu pour 2016 !
Oh, au sujet du prochain opus… Des spectateurs ont quitté la salle avant la fin du générique. Pauvres diables.

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