[Critique DVD] 13 Sins, de Daniel Stamm
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Que seriez-vous prêt à faire pour de l’argent ? C’est la question que pose 13 Sins, thriller de série B réalisé par Daniel Stamm (Le Dernier Exorcisme), qui vient de sort en DTV chez Wild Side.

Elliot traverse une très mauvaise passe. Sur le point de se marier et de devenir père, il vient d’être licencié et accumule les dettes – entre un prêt étudiant de 90 000 $ et les frais engendrés par le handicap mental de son petit frère… Un soir, il reçoit un mystérieux coup de téléphone : s’il est prêt à relever 13 défis en 48 heures, il recevra la coquette somme de 5 millions de dollars. Mais plus l’enjeu est grand, plus les risques sont élevés…

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Remake du film thaïlandais 13 Jeux de Mort, de Chookiat Sakveerakul sorti en 2006, 13 Sins est un thriller de série B, qui n’a pas eu droit aux honneurs d’une sortie au cinéma. Sorti en DTV chez Wild Side, 13 Sins aligne les mentions qui se veulent vendeuses mais pas forcément très rassurantes, telles que « par le réalisateur du Dernier Exorcisme », Daniel Stamm, « conçu par les producteurs de Safe et Insidious ». Sans compter que le pitch n’est pas des plus originaux, posant une question déjà vue des dizaines de fois « jusqu’où seriez-vous prêts à aller pour de l’argent ? ».

Et pourtant, le film démarre plutôt bien. S’il ne se distingue pas spécialement par sa mise en scène, peu inspirée, et sa photographie des plus classiques, 13 Sins parvient à tenir en haleine, du moins pendant toute sa première moitié. Les défis s’enchaînent et vont crescendo dans le sordide et dans le gore, et la spirale infernale se referme autour d’un Mark Webber (Scott Pilgrim) plutôt convaincant. L’identification au personnage fonctionne plutôt bien et le film instaure une véritable tension, parfois brisée par quelques moments assez drôles où le film flirte avec la comédie horrifique. Malheureusement, la seconde partie du film ne tient pas la distance et l’épilogue reste décevant avec des twists assez prévisibles. Bien moins malin qu’il ne se croit, 13 Sins aligne dans sa seconde moitié les incohérences scénaristiques, pour ne pas parler d’invraisemblances. On regrettera aussi le rôle de Ron Perlman, totalement sous-exploité, qui semble faire ici de la figuration alimentaire.

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Bien qu’inégal, 13 Sins reste un trhiller honorable, dans la lignée de Cheap Thrills d’E.L. Katz, sorti lui aussi en DTV cette année (et accessoirement Grand Prix du Public au PIFFF 2013) qui, sur un pitch de départ assez similaire, a su s’élever bien plus haut en terme de mise en scène, d’écriture et d’interprétation. Mais 13 Sins remplit tout de même ses promesses et ne dépasse pas le stade de la série B sympathique et divertissante. Ca tombe bien, il ne prétend pas à autre chose.

13 Sins, de Daniel Stamm, sorti le 1er octobre 2014 chez Wild Side.

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POUET

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