[Critique] A la Poursuite de demain (Tomorrowland)
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Nouvelle production des studios Disney, A la Poursuite de Demain, ou Tomorrowland en version originale, confirme les ambitions de la firme de Mickey côté films live. Très attendu et très marketé, le nouveau film de Disney n’a pas satisfait tous les espoirs qu’on avait en lui. On a essayé de comprendre pourquoi…

Casey Newton est une adolescente brillante, qui rêve depuis toujours de voyager dans l’espace. Mais le démantèlement de la base de lancement de Cap Canaveral, en plus de pousser son père vers le chômage, met ses espérances en péril. Sa vie va cependant connaître un étonnant bouleversement, le jour où elle reçoit un mystérieux pins qui, lorsqu’elle le touche, lui offre la vision d’une cité futuriste hors du commun…

Casey (Britt Robertson)

Profitez bien de cette séquence, vous ne reverrez pas cette ville de sitôt…

 

Tout comme a pu l’être Pirates des Caraïbes auparavant, A la Poursuite de Demain s’inspire d’un univers présent dans les parcs Disneyland, précisément celui qui rassemble les attractions futuristes ou rétro-futuristes, notamment inspirés des oeuvres de Jules Verne. Le concept de Tomorrowland repose sur le fait que les grands penseurs de l’histoire (parmi lesquels Verne, donc) auraient unis leurs forces pour concevoir une cité futuriste et idéaliste. C’est tout du moins ce que laissaient penser les premières images et bandes-annonces de la nouvelle production de Disney. Dans les faits, il y a de quoi être franchement frustrés.

A la poursuite du scénario

Parce ce qu’on va le dire tout net : le film, dans sa version finale, n’offre pas grand-chose de ce à quoi on pouvait s’attendre avec les trailers. La faute à un scénario mal proportionné et une réalisation de circonstance. Dès le début du film, on sent, de par le parti-pris de sa construction, qu’il y a quelque-chose qui va sérieusement déconner. Il faut quelques dizaines de minutes pour mettre le doigt dessus : l’exposition est longue, terriblement longue. Et quand l’intrigue donne l’impression de véritablement démarrer et qu’on va enfin pouvoir voir ce pour quoi on s’est rendu au cinéma, le film se termine alors qu’on a le sentiment qu’il vient tout juste de vraiment commencer. Ce n’est pas plus compliqué que ça.

 » Mais où suis-je ? Dans quel étagère ? Où est mon chèque ? »

 

Le titre français du film, A la Poursuite de Demain, n’a rien à voir avec le titre original – Tomorrowland – mais résume assez ironiquement le film : on se retrouve bien à la poursuite de quelque chose d’inatteignable, que le scénario du film repousse sans cesse. Ainsi, si vous vous attendez à une aventure épique dans une ville futuriste, préparez-vous à être déçu, puisque le film se focalise véritablement sur sa quête, à travers un voyage initiatique qui n’échappe pas à une ribambelle de moments niais.

De bonnes idées sacrifiées

Ce qui est regrettable, c’est que le film, qui s’avérait prometteur, offre tout de même son lot de bonnes idées et de scènes sympathiques. Malheureusement, le tout est vite expédié et on en attend perpétuellement plus, goûtant ce que le scénario et la mise en scène nous offrent au début comme autant d’amuse-bouche. En réalité, il s’agit du plat principal. On passera donc les détails des points positifs, histoire de ne pas gâcher les (rares) aspects sympa du film.

Du côté du casting, il y a également beaucoup à dire. Pas grand-chose à reprocher à BritannyRobertson, qui incarne Casey, et dont l’enthousiasme permet d’aller au bout du film, ce qui n’est pas vraiment gagné passé un certain stade. Mais la vraie révélation du film se trouve être la jeune Raffey Cassidy, 15 ans, qui vole largement la vedette aux autres acteurs… à commencer par George Clooney et Hugh Laurie, qui donnent l’impression de cachetonner en se demandant ce qu’ils font là.

David Nix (Hugh Laurie)

« Si je me mets comme ça et que je bouge pas, ils vont croire que je suis un animatronique en panne, et m’oublier. Peut-être ».

 

On peut également souligner que certains personnages, bien que potentiellement intéressants, ne sont absolument pas développés et sont là pour meubler des passages globalement inutiles du film. C’est notamment le cas de la famille de Casey, vite aperçue et vite oubliée. Les fans (il y en a ?) de la série Extant verront peut-être un clin d’oeil amusant dans cette dernière, d’ailleurs.

Un hommage raté

Tomorrowland se voulait probablement être un hommage aux visionnaires, dont Walt Disney lui-même faisait partie. Au final, c’est surtout un film raté, brouillon de ce qui aurait pu être une réalisation rafraîchissante au scénario original. Les quelques bonnes idées – le pouvoir du pin’s, le personnage d’Athena – ne suffisent pas à rattraper un scénario mal équilibré et des acteurs pas toujours suffisamment investis pour nous faire croire qu’ils sont bien là.

Casey (Britt Robertson)

Une cité futuriste est censée être cachée dans le film, saurez-vous la trouver ?

 

Vous l’aurez donc compris : il n’y a pas grand-chose qui nous a enchanté dans ce nouveau Disney, alors qu’on en attendait beaucoup, encouragés, comme souvent, par d’ambitieuses bandes-annonces. Une preuve supplémentaire que ce n’est pas toujours un gage de qualité au final.

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A la Poursuite de Demain C'est quand qu'on arrive ? disney Tomorrowland
L'auteur

Co-fondatrice et rédac'chef de GentleGeek, je suis journaliste le jour et blogueuse la nuit - les deux ne sont pas incompatibles, non non. J'aime le cinéma, les jeux vidéo, les comics et les chats. C'est déjà pas mal !

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