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Avant de faire déchanter la terre entière, le jeu de l’été 2016 devait être No Man Sky et ses découvertes promises et déçues. Pourtant, en toute discrétion, c’est bien le remake d’un action RPG méconnu de la PS2 qui vient tirer son épingle du jeu en faisant un retour remarquable. Odin Sphere Leifthrasir vous offre ce fameux voyage dans un monde merveilleux…

Odin Sphere fait partie de ces petits bijoux sortis tardivement sur PS2 (13 mars 2008 en Europe) qui n’ont malheureusement pas eu l’écho mérité. Par chance, Vanillaware a décidé d’offrir un brin de fraicheur et une nouvelle aura aux classiques qui ont fait la notoriété du studio. Après Muramasa Rebirth, voici donc Odin Sphere : Leifthrasir !

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Bien plus qu’un simple portage
Certains studios ne se cassent pas la tête et se contentent d’apporter un lifting graphique plus ou moins poussé à leur œuvre originale pour leur remake HD. Ce n’est clairement pas le cas ici. Outre une magnifique refonte graphique, le système de combat est maintenant bien plus agréable (les raccourcis pour les skills <3), l’UI a été repensée pour plus de fluidité dans les menus, des mini-boss ont été ajoutés, et de nombreux combats modifiés. Vanillaware a remis les mains dans le cambouis pour un résultat franchement satisfaisant. Les inconditionnels de l’oeuvre d’origine trouveront tout de même une version « classique » à l’écran d’accueil.

Un mélange de beat’em all et de simulation de jardin bio
Concrètement, Odin Sphere est un beat’em all 2D avec de nombreux éléments RPG. La grande majorité du temps, vous bastonnerez divers monstres plus ou moins gros avec de très nombreuses skills, des combos, des dash… En somme, un Castlevania-like un peu old school, comme on n’en voit trop peu de nos jours. Le jeu vous propose d’incarner plusieurs personnages, qui disposent de leur propre jouabilité et arbre de compétence à développer dans une sorte de sphérier assez costaud. Il vous faudra farmer longtemps pour tout débloquer et développer. L’objectif étant de récolter un maximum de « phozon », petites lumières récupérées sur le corps de vos victimes, pour monter de niveau, améliorer vos skills et… faire pousser des arbres. En effet, vous ramasserez plusieurs graines qui vous permettront de récolter des fruits et de vous gaver comme un porc. La nourriture permet en effet de rétablir sa santé mais surtout de booster méchamment son expérience. Vous pourrez également ramasser divers ingrédients et trouver des recettes qu’un cuistaud-lapin ambulant vous préparera avec amour. Attention, Odin Sphere donne faim ! Outre la cuisine, l’alchimie est un pan assez important du jeu. A vous de mélanger ingrédients, potions et mandragores récoltés dans les niveaux pour obtenir des soins, des grenades aux effets divers et variés ou des fioles à phozons.

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Un voyage féérique
Outre la qualité du gameplay, le jeu brille par son univers splendide. La touche graphique propre à Vanillaware est sublimée dans cette version. Les niveaux sont très beaux, les animations sont réussies, le jeu est parfaitement fluide. La finesse de la direction artistique enchantera les joueurs les plus attentifs aux détails. Quel plaisir de voir son personnage inspirer calmement pour libérer des phozons qui feront pousser un joli petit pommier… Cette friandise visuelle est magnifiée par une partition remaniée et très réussie du maître Hitoshi Sakimoto (Final Fantasy XII, Tactics, Dragon’s Crown…). Comme son nom l’indique, Odin Sphere s’inspire de la mythologie nordique. Bien moins mielleuse que les scénarii de la plupart des JRPG récents, l’histoire d’Odin Sphere est un véritable conte de fée, avec les personnages charismatiques et les aspects tragiques inhérents au genre. Le studio ne s’en cache pas, puisque l’histoire est présentée comme une succession de livres lus par une petite fille accompagnée de son chat noir Socrate dans un grenier… Tout est absolument charmant dans ce jeu.

Le défaut récurrent des jeux modernes…
Odin Sphere souffre d’un défaut qu’on retrouve de plus en plus fréquemment dans les jeux qui aspirent à une longévité importante : le côté rébarbatif. Vous devrez parcourir les niveaux plusieurs fois avec tous les personnages pour suivre l’histoire du jeu. Malheureusement, ces niveaux représentent une succession de couloirs certes, savamment organisés, mais tout de même très linéaires. La variété des situations est moins importantes que dans Dragon’s Crown, dont le système favorisait la diversité des situations… Cela peut décourager les joueurs, d’autant plus que la difficulté est assez relevée et nécessitera une parfaite maîtrise des mécaniques du jeu.

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Véritable refonte de l’oeuvre original, Odin Sphere : Leifthrasir est un petit bijou qui mérite de figurer au panthéon de l’Action RPG. Même si son gameplay peut lasser sur la durée, l’univers féérique proposé par Vanillaware vous invitera à y replonger de temps en temps, rien que pour vous remettre des étoiles dans les yeux et enchanter vos oreilles. Si vous n’avez pas joué à la version PS2, c’est l’occasion de découvrir un titre qui ne vous décevra pas.

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George Kamitani Hitoshi Sakimoto Odin Sphere Odin Sphere Leifthrasir Vanillaware
L'auteur

It is not enough that I should succeed - others should fail.

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