[Test PS4] Call of Duty : Infinite Warfare
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Activision nous gratifie d’un nouvel opus annuel de Call of Duty, qui quitte cette fois-ci la terre pour une guerre spatiale. La célèbre franchise de FPS cherche à se réinventer vers l’Infini et au-delà, et si le gameplay y gagne, on reste tout de même dans les fondamentaux.

Après la guerre à base de robots et d’humains augmentés, Call of Duty : Infinite Warfare s’attaque désormais à la guerre spatiale. C’est par le biais de la campagne solo que tout commence : après une introduction musclée où l’on découvre l’antagoniste de l’épisode, Salen Koch (interprété par Kit Harington), amiral à la tête du Front de Défense des Colonies (FDC, pour SetDef), un groupe terroriste.

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Car dans le monde d’Infinite Warfare, l’Homme a colonisé le système solaire et l’Agence Spatiale des Nations Unies (ASNU) veille. Mais certains, comme le SetDef, aimeraient bien prendre leur indépendance, et décident donc d’attaquer la Terre. le lieutenant Reyes et son équipière, le lieutenant Salter, font partie des militaires qui parviennent à s’enfuir vers l’Espace, où la bataille continue de faire rage. La guerre, elle, se constitue d’une suite de missions dans lesquelles le joueur, alias Nick Reyes, devrait mener ses troupes contre un SetDef sans pitié.

Une campagne sans temps mort

Contrairement à Black Ops III, développé par Treyarch et sorti l’année dernière, ce nouvel opus que l’on doit cette fois à Infinity Ward ne permet pas de choisir le sexe de son personnage, ou bien de le personnaliser physiquement. Si l’introduction du jeu propose de jouer un autre personnage, c’est à travers les yeux de Reyes, devenu capitaine du destroyer spatial Retribution, que l’on vit l’aventure.

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Cette dernière s’avère très immersive, sans temps mort, et sans temps de chargement, ce qui assure une fluidité des plus efficaces. Si, arrivé à un stade du jeu, le joueur peut choisir l’ordre dans lequel il effectue certaines missions, on n’a jamais l’impression de quitter l’action. Il est d’ailleurs intéressant de constater qu’outre les graphismes très réussis et le level design intelligent, l’ambiance du Retribution a été très travaillée : chaque soldat a un nom et une attitude, et un grand nombre sont capables d’interagir avec le joueur.

Bref, la campagne d’Infinite Warfare s’avère plutôt satisfaisante : comptez environ 10h en mode normal pour en venir à bout, ce qui est dans la moyenne de ce que ce type de jeux propose.

Un gameplay sans gravité

Du côté du gameplay à proprement parlé, on note l’arrivée de nouveautés liées au contexte du jeu : des combats spatiaux à bord de vaisseaux, les SCAR, ainsi que des combats en mode FPS qui se déroule eux aussi dans l’Espace, mais en apesanteur.

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Passons les incohérences scientifiques et techniques – le jeu n’est clairement pas réaliste, c’est de la science-fiction – pour se focaliser sur l’efficacité de ces nouveautés. Elles s’accompagnent de nouvelles mécaniques de jeux. En mode FPS, on trouve notamment des grenades Zero-G qui permettent de mettre les ennemis en lévitation pour les abattre en l’air, des grenades qui vont se coller aux ennemis, ou encore un grappin très  utile en apesanteur.

Des éléments que l’on retrouve autant en solo qu’en multijoueur, et qui donnent un petit coup de neuf à des mécaniques de jeu qui sont, en dehors de ça, bien usées. Et si c’est nouveau dans un Call of Duty, ça ne l’est pas nécessairement ailleurs : le jeu s’inspire très largement d’éléments déjà présents dans d’autres titres, comme Mass Effect (la carte spatiale est presque un hommage à ce stade) ou n’importe quel jeu où il est question de piloter un vaisseau spatial. Mais l’important, c’est que la sauce prend bien et que le tout s’avère bien agréable à jouer.

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Un multi sans surprise

Du côté du multijoueur, hormis quelques nouvelles mécaniques de gameplay, pas grand-chose de neuf. On trouve tout de même un système de personnalisation, nommé RIG, qui permet d’optimiser son personnage pour le rendre plus efficace sur certains critères au détriment d’autres. Il faut ainsi choisir, par exemple, entre la vitesse de déplacement et celle de regain de santé, le nombre de munitions à transporter ou encore l’efficacité de l’armure. Bien évidemment, plus on est efficace et plus on gagne de bonus.

Le multi de Call of Duty offre toujours un divertissement efficace et immédiat aux amateurs du genre, mais c’est toujours un peu seul contre tous et à moins d’être véritablement accro, on se lasse tout de même assez rapidement du manque concret de nouveauté dans les modes de jeu. Sur ce point, Infinite Warfare reste bien plan-plan, et ce n’est pas le mode Zombies qui sauve la mise, même si le fun est bel et bien là.

4 saveurs de Call of

A la campagne, au multi et au mode Zombies s’ajoute, pour ceux qui auront opté pour l’édition Legacy, Call of Duty : Modern Warfare Remastered. Un ajout de taille pour l’un des meilleurs opus de la série, et qui le reste encore aujourd’hui, avec une réédition qui vaut le détour. Si vous n’avez eu l’occasion de jouer à Modern Warfare, qui est l’épisode qui fait entrer la série dans « lère moderne », c’est tout à fait l’occasion à saisir.

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Il est d’ailleurs intéressant de constater qu’on prend presque autant de plaisir, voire plus, à (re)découvrir cette campagne ainsi que son mode multijoueur – 10 maps classiques sont proposées. Dommage qu’Activision limite cette remasterisation aux acheteurs les plus fortunés d’Infinite Warfare, même s’il est bien possible que l’éditeur se décide de la sortir dans quelques temps en stand alone.

Et après ?

Call of Duty : Infinite Warfare est un jeu pêchu, agréable à jouer, qui offre une satisfaction immédiate. Néanmoins, malgré de belles qualités, le jeu n’offre pas de réelle replay value une fois la campagne terminée, et les modes multijoueurs s’avèrent assez peu innovants et ne captiveront donc, une fois de plus, que les joueurs les plus acharnés. Mais c’est le jeu et on le connait. Par contre, une réelle question se pose quant à la direction scénaristique que pourrait prendre ensuite la franchise, tant on a l’impression que tout a été fait, et que la corde commence à s’user. 

En attendant de le savoir, on a le temps de faire le tour de ce volet…

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L'auteur

Co-fondatrice et rédac'chef de GentleGeek, je suis journaliste le jour et blogueuse la nuit - les deux ne sont pas incompatibles, non non. J'aime le cinéma, les jeux vidéo, les comics et les chats. C'est déjà pas mal !

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