[Critique] Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2
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Après un premier volet qui tenait absolument toutes ses promesses, le réalisateur James Gunn pouvait-il continuer à surprendre avec le second volet des Gardiens de la Galaxie ? On est super content de dire que la réponse est un grand oui : l’univers de Marvel peut encore être très, très cool.

Après un premier épisode d’introduction qui a permis de rassembler la clique de mercenaires galactiques les plus cool de tout l’univers (sans nul doute), Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 avait la lourde tache de confirmer que Star-Lord, Drax, Rocket, Gamora et Groot n’étaient pas qu’une simple bonne surprise. Il est vrai qu’au milieu des super héros traditionnels du MCU, ces héros galactiques en devenir avaient une carte à jouer en matière d’originalité. Sous la houlette de James Gunn, réalisateur mais également scénariste notamment sorti de l’écurie Troma, ce groupe de personnages aux antipodes des Avengers avaient été une réelle bouffée d’air frais en 2014. Que l’on se rassure, c’est toujours le cas en 2017.

Walk, man !

Après s’être frotté à la petite famille de Thanos et introduit l’une des pierres d’Infinité dans le premier volet, ce second film s’intéresse à l’un des thèmes effleuré précédemment, à savoir les origines de Peter Quill, aka Star-Lord. Ce n’est plus vraiment une surprise : ce dernier rencontre son père, Ego (incarné par un Kurt Russell à fond dans le rôle) un extra-terrestre hors du commun. Mais pendant que se tissent les liens entre le père et le fils, un gros contrat visant l’équipe des Gardiens motive le Ravageur Yondu et son équipage à partir à leur recherche. Comme on peut l’imaginer, les choses dégénèrent rapidement…

BLING BLING

 

Ce second volet consolide les liens entre les Gardiens, sans tomber dans des ficelles trop grossières. On retrouve certes les mécaniques qui faisaient mouche dans le premier film – la franchise de Drax, la relation entre Gamora et Star Lord, le côté dur à cuire de Rocket et, bien évidemment, Groot, l’une des attractions essentielles du film – mais le scénario parvient à mettre en scène une intrigue différente et plutôt rafraîchissante. Autre grand retour, celui de la cassette audio, le volume 2 d’une compilation très présente mais qui semble tout de même un peu plus dispensable que dans le film précédent.

Enfin, on peut saluer le fait que James Gunn parvienne à développer intelligemment les personnages secondaires, aperçus dans le premier film : d’un côté Yondu – interprété par Michael Rooker – et, plus surprenant, Kraglin – incarné par Sean Gunn, le frère du réalisateur. Rescapée des méchants du film précédent, Nébula (Karen Gillian) est également de retour, et s’offre même quelques jolies scènes… enfin, dans son genre, quoi.

 

Une fresque spectaculaire

Pour ce qui est de la mise en scène, si le premier film mettait déjà le paquet, avec ce Volume 2, est encore un cran au-dessus. De l’introduction, qui va devenir cultissime en un rien de temps – vous comprendrez très vite pourquoi – à la séquence finale, on dénote très peu de temps morts. Les scènes d’action ont beau être noyées sous les effets spéciaux, l’ensemble reste lisible, et parfaitement maîtrisé. Et c’est, au passage, un vrai plaisir de voir quelques clins d’oeil à l’héritage Tromesque de James Gunn, qui prouve qu’on peut rester totalement fêlé même quand on se retrouve à la tête d’un colossal film Marvel. Et non seulement ça se sent dans l’écriture et la mise en scène, mais on sent également que l’ensemble du casting s’est éclaté à faire ce film. Assurément, la bonne humeur est communicative.

Guardians Of The Galaxy Vol. 2 L to R: Gamora (Zoe Saldana), Nebula (Karen Gillan), Star-Lord/Peter Quill (Chris Pratt), Drax (Dave Bautista) and Rocket (voiced by Bradley Cooper) ©Marvel Studios 2017

 

Les Gardiens de la Galaxie était un film totalement cool qui soufflait un vent de fraîcheur dans un MCU souvent trop sérieux. Le Volume 2 continue sur cette lancée : il impressionne, fait rire, et divertit à haute dose. Et la générosité du film se prolonge durant son générique, qui compte pas moins de 5 scènes à découvrir avant de sortir de la salle : inutile de préciser qu’à l’approche d’Infinity War qui sortira l’année prochaine, il serait fort dommage de passer à côté !

 

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L'auteur

Co-fondatrice et rédac'chef de GentleGeek, je suis journaliste le jour et blogueuse la nuit - les deux ne sont pas incompatibles, non non. J'aime le cinéma, les jeux vidéo, les comics et les chats. C'est déjà pas mal !

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