[Test PS4] PaRappa the Rapper Remastered
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20 ans après sa sortie originelle sur PlayStation, PaRappa the Rapper s’offre une remasterisation en 4K. Une madeleine de Proust pour les plus nostalgiques, qui risquent cependant de déchanter.

PaRappa the Rapper était un véritable ovni de la PlayStation : ce jeu de rythme dans lequel il faut matraquer les touches de sa manette en copiant le style de son « maître » du moment est, en quelque sorte, l’héritier de tous les jeux de rythme que l’on a pu avoir par la suite…. y compris les jeux de danse et autres Guitar Hero, oui oui ! Déjà exigent à l’époque, ce titre exclusif à Sony n’a rien perdu de ses défis dans cette version remasterisée… et si le dépoussiérage est le bienvenu, le gameplay, lui, n’a pas hyper bien vieilli, il faut l’avouer.

Vous pouvez choisir de refaire les niveaux déjà débloqués, à volonté.

 

Rappeur vaillant, rien d’impossible ?

PaRappa the Rapper est un titre à double tranchant. D’un côté, il est hyper exigeant et très punitif : si vous appuyez une demi-seconde trop tôt ou trop tard, le jeu vous pénalise presque automatiquement. Au bout de quelques erreurs, vous êtes immédiatement invité à recommencer le niveau depuis la première leçon. Le séquençage à reproduire découpe la phrase en mots que PaRappa répète lorsqu’on appuie sur les touches : parfois, on ne comprend pas vraiment pourquoi il répète inlassablement le même mot, alors qu’on semble appuyer au bon moment sur le bouton. C’est un vrai mystère, qui pourrait s’expliquer par la latence existant avec le HDMI, versus les téléviseurs cathodiques de l’époque de la PlayStation… une simple théorie, mais tout de même…

Selon le style musical de notre adversaire – rap, tendance reggae, etc. – on s’en sort plus ou moins facilement… mais les niveaux étant assez déséquilibrés, difficile de vraiment trouver ses marques. On peut se retrouver découragé d’aller plus loin quelques minutes seulement après avoir lancé le jeu.

Les cinématiques n’ont pas été remasterisées et le résultat est juste hideux !

 

A l’inverse, pour les joueurs qui ont le rythme dans les doigts, les 6 niveaux du jeu peuvent se faire extrêmement vite : en moins d’une heure, ça peut être plié ! Ne reste plus, alors, qu’à éventuellement se pencher sur les quelques trophées qui représentent un vague challenge pour se motiver à revenir au titre. C’est quand même maigre, comme durée de vie.

Remaster fainéant 

Certes, le jeu a été remis graphiquement au goût du jour, en 16/9e et en 4K, avec de belles couleurs chatoyantes prenant en charge le HDR pour les possesseurs de PS4 Pro et téléviseurs compatibles. Mais compte tenu des graphismes du jeu, c’était vraiment le minimum : les cinématiques n’ont, de leur côté, bénéficié d’aucun upscalling : elles s’affichent dans des petites fenêtres qui les recadrent en 16/9e à une taille bien moindre, histoire de tenter de faire oublier qu’elles ont 20 ans – c’est totalement loupé. Les menus sont jolis, offrent notamment la possibilité de rejouer un chapitre en particulier, et on peut sauvegarder autant l’avancement des progrès que d’éventuels replay pour revoir à volonté ses meilleurs prestations.

Pour finir les 6 niveaux, il faut vraiment avoir le rythme dans la peau…

 

Très concrètement, c’est tout ce que le jeu propose… et c’est très maigre ! Dire qu’à l’époque, ce jeu était sorti en boîte et au prix fort, quand on y repense, c’était déjà pas très honnête. A 15 euros, PaRappa the Rapper Remastered a bien du mal à justifier son prix : son gameplay aussi vieillot qu’exigeant et son contenu famélique en fait surtout un petit jeu pour les nostalgiques des titres de la première PlayStation. On imagine assez mal un habitué de Guitar Hero prendre ce pied sur ce titre qui, au final, a toujours aujourd’hui son statut d’ovni.

C’est (encore) un gros FAIL !

 

En somme, un titre marrant 5 minutes, mais vite fatiguant, malgré une direction artistique et des musiques cultes. 15 euros c’est quand même cher payé la madeleine.

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L'auteur

Co-fondatrice et rédac'chef de GentleGeek, je suis journaliste le jour et blogueuse la nuit - les deux ne sont pas incompatibles, non non. J'aime le cinéma, les jeux vidéo, les comics et les chats. C'est déjà pas mal !

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