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Un casque, une armure bleue et un canon en guise de bras, prêt à affronter d’autres robots, ça vous dit quelque chose ? Oui, j’entends dans le fond, vous dites ? Megaman ? C’est non. Directement issu de l’ADN de la célèbre franchise, Mighty N°9 a laissé poindre un bout de son laser à la GamesCom, l’occasion de revenir sur la genèse du jeu.

Le jeu nous place dans la peau de Mighty N°9, aka Beck, un androïde faisant partie d’une équipe de robots de combat – les « Mighty Ten » -, seul rescapé d’une attaque de virus informatique ayant transformé tous ses alliés et concurrents en machines sanguinaires. Et comme on ne peut décemment pas laisser ses anciens compagnons mettre le monde à feu et à sang, Beck se lance sur les traces du responsable de tout ce cirque.

Mighty N°9 n’est pas un reboot de Megaman, il en emprunte juste une bonne dose d’inspiration : il ne suffit pas de ressortir les vieux pots pour faire une soupe tiède à servir aux fans de la première franchise. « C’est un équilibre à avoir entre la nostalgie que les fans de Megaman peuvent avoir et les nouveautés d’une licence originale : de nouvelles mécaniques et de nouvelles technologies sont apparues, et elles se retrouvent dans Mighty N°9. », explique le producteur du jeu Nick Yu. Mighty N°9 est plus nerveux que son illustre modèle, avec un aspect coopératif et différents gameplay, notamment lorsque l’on se place dans la peau de l’acolyte féminine de Mighty N°9, Call – comme dans Alien Resurrection, mais ceci est une autre histoire. Call est dotée de compétences défensives, et il faudra donc savoir allier les atouts de chaque personnage pour venir à bout des niveaux coopératifs.

Call_MightyN°9

Mighty N°9 n’est pas uniquement l’histoire du studio de Keiji Inafune, mais bien une histoire collective, entre les équipes de développement et les backers du projet : en 2013, le projet a été présenté sur Kickstarter et a été financé sous deux jours. L’objectif, surpassé de 400%, a permis au studio d’Inafune de proposer de nouvelles features et de nouveaux niveaux tout le long de son mois de présentation. Les feedbacks des backers ont été sollicités par la suite, permettant un ajustement permanent du développement du jeu. « Un projet financé par crowdfunding permet de s’affranchir des contraintes des éditeurs : nous sommes entièrement propriétaires de notre licence. Et nous n’avons pas besoin de nous plier à la loi des séquelles, préquelles et reboots. Cela permet aussi de gagner du temps : au lieu de passer 8 mois à proposer une idée, attendre le retour de l’éditeur, faire les modifications attendues et enfin avoir une validation, nous soumettons directement nos idées à notre communauté de backers pour qu’ils les valident ou non. Pour nous, c’est un vrai soulagement. Leur avis nous importe beaucoup, et chacun d’entre eux fait partie de notre équipe de développement, en un sens. On sait qu’on va leur offrir le jeu qu’ils attendent », explique Nick Yu. Et Deep Silver, l’éditeur du jeu, alors ? « Deep Silver s’occupe des choses pénibles pendant que nous, on crée et on fait des t-shirts. », plaisante-t-il en acceptant la citation. La dimension participative de la création de Mighty N°9 a ainsi permis d’adopter le design définitif de Call. Kickstarter serait-il l’avenir de la production de jeux vidéo ? « Oui et non, malheureusement, on n’est jamais sûrs de rien en soumettant nos idées. », toujours d’après Nick Yu. Pour autant, le succès est déjà impressionnant : financé à hauteur de 4 millions de dollars, le projet va s’enrichir d’un long métrage produit par Legendary Digital, qui s’était déjà occupé de la production de Dead Rising : Watchtowers, dérivé d’une autre franchise de Deep Silver.

Mighty N°9 sera disponible sur consoles, PC et consoles nomades en début d’année prochaine.

 

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2015 deep silver gamescom Megaman Mighty N°9
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