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Test de Hell Architect : l’Enfer est pavé de bonnes intentions

Développé par Woodland Games et édité par Leonardo Interactive, Hell Architect est un jeu de gestion qui vous met dans la peau de l’architecte de l’Enfer. Un titre original, mais qui s’essouffle assez vite.

Vous pensiez peut-être que tout avait déjà été fait du côté des jeux de gestion ? C’était sans compter sur Hell Architect, un titre qui vous propose d’aménager les cavités de l’Enfer pour exploiter la souffrance de ses pensionnaires et satisfaire les démons qui règnent sur les lieux. Pour vous aider dans votre entreprise, le jeu vous fournit tout un tas de machines de torture allant de la très classique vierge de fer à la torture musicale, en passant par le réfrigérateur pour glacer les âmes tourmentées ou, au contraire, le chaudron pour les ébouillanter. Plus la machine de torture est complexe et avancée et plus elle permet de générer de Souffrance, ce qui est l’une des ressources essentielles du jeu.

D’autres ressources viennent s’ajouter à cela : la plupart sont à farmer au moment de créer de nouvelles salles pour accueillir vos installations : la saleté, le charbon, le métal et les cristaux en font partie. Les premières se trouvent à profusion, mais les cristaux sont plus rares, il faut donc les utiliser à bon escient. La dernière ressource est surprenante : il s’agit de l’Essence, qui s’obtient d’une seule manière, à savoir en sacrifiant les âmes des locataires de l’Enfer. Plus vous sacrifiez une âme en « bonne santé » et plus elle vous fournira d’Essence, ressource essentielle pour les constructions complexes.

Hôtel Inferno

Car Hell Architect ne se résume pas à un jeu sadique où l’on attend de vous que vous torturiez les damnés : vous devez aussi vous assurer de leur bien-être. En effet, les âmes tourmentées qui résident en ces lieux ont aussi besoin de se nourrir, de boire, de faire leurs besoins et de dormir, vous devez donc vous assurer que tout cela soit possible en quantité suffisante au sein de votre Enfer personnel. Si le mal-être s’installe, alors certains de vos pensionnaires mourront pour de bon, et même si vous pouvez les faire revenir à la vie, il s’agit d’une démarche extrêmement coûteuse.

Plus le temps passe et plus vous accueillez d’âmes, il faut donc constamment développer de nouvelles idées de torture sans négliger les installations qui vont vous permettre de garder les « habitants » sains d’esprit (et de corps ?). Vous vous rendrez vite compte que ce n’est pas si simple !

Un titre fun, mais pas sans défaut

Le titre de Woodland Games est gore à souhait, cynique et drôle, ce qui permet de profiter d’une expérience décomplexée qui a de quoi séduire les amateurs de jeux de gestion. Mais le jeu peut s’avérer assez frustrant aussi. À ce stade, il n’y a pas tant de constructions à débloquer et à partir du moment où vous avez assez d’installation pour générer de la Souffrance rapidement, vous arriverez à tout débloquer assez vite. Cela devient donc vite lassant en mode Libre puisque vous tournez en rond à mettre en place toujours les mêmes installations.

La donne change un peu en mode Histoire, puisque vous devez atteindre des objectifs précis pour satisfaire Lucifer et ses potes démons. Il y a un peu plus d’enjeux ici, même si on se trouve finalement à toujours devoir faire un peu la même chose en boucle, et parfois les objectifs sont compliqués à atteindre. On aurait aimé un peu plus d’inspiration générale, car au final, Hell Architect se repose un peu trop sur son concept, original certes, mais qui cesse assez rapidement d’étonner.

Quelques ombres sont aussi au tableau côté gameplay et design en général. Le jeu n’est pas exempt de bugs, et même si les développeurs s’évertuent à les corriger depuis la sortie du titre en août, on aurait préféré que ce soit fait avant de même le titre entre les mains des joueurs. Ensuite, certains éléments sont très irritants, notamment du côté des bruits émis par les âmes lorsqu’elles sont torturées : ce n’est pas toujours agréable à entendre, en plus d’être terriblement répétitif. Ensuite, la traduction française est très perfectible. Les consignes données ne correspondent pas toujours à ce que l’on trouve dans les menus, ce qui a tendance à créer une forte confusion dès les tutos du jeu. Ça ne donne pas une très bonne première impression.

On ajoutera enfin que si vous avez déjà joué à Oxygen Not Included ou Prison Architect, vous aurez une impression encore plus forte de déjà vu, car clairement, Hell Architect s’en inspire. Ce n’est pas forcément négatif de prime abord, mais comme le titre ne fait pas mieux que ses ainés, on a un peu l’impression d’être lésé sur la marchandise…

L’Enfer, c’est les autres

En conclusion, Hell Architect est un jeu de gestion original et somme toute amusant, dont le prix assez réduit sur Steam (22,99 euros) peut motiver à tenter l’expérience. On a tout de même la sensation régulière d’être plus face à un jeu en Early Access que face à un produit fini, tant le besoin d’optimisation se fait sentir. Les développeurs de Woodland Games s’appliquent à proposer des mises à jour régulières qui devraient permettre à leur jeu de devenir meilleur avec le temps. On ne peut que l’espérer !

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Numskull Designs dévoile sa première reproduction de casque issu de l’univers de Destiny

Les fans du jeu d’Activision Destiny peuvent se faire plaisir avec cette reproduction de 18 cm du casque de Lord Shaxx, proposé à un prix abordable.

Il y a des adeptes de Destiny dans la foule ? Numskull Designs, qui fait partie des vendeurs de produits dérivés adoubés par Activision, a profité de la Gamescom pour dévoiler sa toute première reproduction d’un casque issu de la franchise. Il s’agit de celui du Seigneur Shaxx, personnage emblématique de la franchise, puisqu’il s’agit du Titan responsable de l’Épreuve. Shaxx porte un casque parfaitement reconnaissable, notamment en raison de sa corne cassée.

La reproduction proposée par Numskull Designs est conçue en résine et elle a été validée par les équipes de Bungie : il s’agit d’un très bel objet et le seul reproche que l’on peut lui faire, c’est qu’il ne soit pas en taille réelle. En effet, le casque mesure 17,78 x 13,9 x 12,7 cm, socle compris. Il est impossible de le porter en raison de sa taille et de sa conception en résine. Il est donc destiné à être exposé.

Si cet objet de collection vous intéresse, sachez qu’il est actuellement disponible en précommande au prix de 52,07 euros sur le site Just Geek.

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Electronic Arts rend ses brevets publics, pour des jeux vidéo plus accessibles

C’est une première mondiale dans le domaine du jeu vidéo, Electronic Arts vient d’annoncer qu’il permettait aux studios de développement concurrents d’utiliser gratuitement ses technologies brevetées en lien avec l’accessibilité.

Electronic Arts, qui a mis au point ces dernières années quatre inventions dans le domaine général de l’accessibilité et a obtenu des brevets aux USA et en Chine pour ces inventions, a décidé ce 24 août 2021 de permettre à tous les développeurs de l’industrie du jeu vidéo d’utiliser ces technologies – gratuitement. Il s’agit là d’un geste appréciable en faveur de l’inclusivité, dans la mesure où rien n’empêche désormais les différents studios d’inclure eux aussi dans leurs jeux les fonctionnalités d’accessibilité déjà éprouvées par exemple dans FIFA.

Rappelons que l’effet principal d’un brevet, pour son propriétaire, est de pouvoir interdire à ses concurrents d’exploiter l’invention protégée ou, éventuellement, de l’autoriser moyennant paiement d’une licence. Les brevets sont une manière de décrire publiquement le fonctionnement de ses technologies et leurs bienfaits, tout en conservant l’exclusivité de ces technologies sur le plan commercial.

C’est à cette exclusivité que EA renonce ici unilatéralement, préférant s’afficher comme un studio engagé pour les joueurs en situation de handicap. Espérons que d’autres studios suivent cet exemple et que les différents progrès effectués ici ou là en termes d’accessibilité soient à terme accessibles dans tous les jeux et pour tous les joueurs.

Un système de ping qui remplace la communication par micro-casque

Les jeux en coopération sont de plus en plus conçus autour d’une communication vocale entre les joueurs. L’époque du chat textuel est dépassée depuis longtemps car incompatible avec le rythme effréné des parties.

Mais pour beaucoup de raisons, incluant certains handicaps ainsi que par exemple la barrière de la langue, la communication vocale n’est pas toujours possible ni même forcément souhaitée par tous les joueurs. Le chat vocal n’étant pas modérable, une certaine toxicité peut être présente.

La technologie décrite dans le brevet américain US 11,097,189, et dont les joueurs de Apex Legends sont familiers, se pose en alternative. Un bouton permet de déclencher l’affichage d’une roue avec différentes commandes possibles : marquer l’emplacement d’un ennemi (en haut à droite), indiquer une zone à attaquer (en bas à droite) ou à défendre (en bas à gauche).

D’après le texte du brevet, le joueur peut de manière générale, simplement pointer un élément sur son écran (une ressource par exemple, ou un ennemi ou encore une position sur une carte). Après cela, il appuie sur une touche ou sur une combinaison de touches et ses coéquipiers reçoivent un message audio ou un texte approprié. Dans Apex Legends, il a été retenu d’afficher ce type de notification en haut à droite de l’écran.

Par comparaison avec un chat vocal, cette solution a plusieurs atouts : les informations transmises sont claires et toujours en lien avec le jeu, tout en restant simples à déclencher.

Un traitement des images pour améliorer la visibilité des objets

La technologie couverte par le brevet américain US 10,118,097 et le brevet chinois CN 107694092, ainsi que celle couverte par le brevet américain US 10,878,540, sont toutes les deux dans le même domaine général de l’accessibilité aux utilisateurs daltoniens. Ces deux technologies se combinent pour permettre de modifier à la fois les couleurs, les contrastes et la luminosité des images au fur et à mesure qu’elles sont calculées de manière à faire davantage ressortir certains éléments pour les joueurs ayant un trouble de la sensibilité aux couleurs.

Prenons un exemple tiré de Madden NFL. La première image est celle par défaut, montrée à un utilisateur sans problème de vision.

La deuxième image est celle que voit un utilisateur ne distinguant pas le vert du rouge (donc si vous êtes daltonien, vous voyez probablement la même chose que sur la première image). Clairement, il faut faire preuve d’un peu d’attention pour orienter son lancer parce que la flèche se distingue assez peu de la pelouse.

Sur la troisième image, la colorimétrie a été modifiée pour corriger ce problème : la flèche en question devient grise et se démarque nettement du vert de la pelouse en arrière-plan.

Même en connaissant le principe général de ces innovations tel qu’il est décrit dans les brevets, les reproduire en pratique sans exemple de code fonctionnel est plutôt ardu. Conscient de cette difficulté, Electronic Arts ne se contente pas ici d’autoriser l’exploitation de ses technologies brevetées, mais donne en prime accès à un code source ouvert qui se trouve sur GitHub, afin d’en faciliter la diffusion.

Des pistes audio pour une ambiance de jeu personnalisée

On termine cet article par un cas un peu particulier, celui d’une technologie d’accessibilité qui n’est tout simplement pas encore exploitée à l’heure actuelle.

Le brevet américain US 10,790,919 décrit une technologie sonore prévoyant de générer de la musique personnalisée en fonction d’informations auditives établies sur la base de tests auditifs et en fonction de préférences de style d’un utilisateur. Concrètement, il s’agit de tester au préalable la sensibilité d’un joueur à différentes fréquences sonores et de récupérer en parallèle une playlist correspondant aux goûts musicaux du joueur, pour se servir de l’ensemble de ces données pour sélectionner ou générer la musique la plus appropriée.

Si cette fonctionnalité – qui, il faut l’avouer, est particulièrement spécifique – n’a été intégrée par Electronic Arts dans aucun de ses jeux pour l’instant, d’autres studios pourraient à l’avenir y trouver un intérêt. On peut imaginer par exemple une application de cette invention dans divers jeux de sport ou d’horreur, où les effets sonores sont importants mais où la musique en arrière-plan est secondaire et est parfois déjà désactivable dans les options.

En bref, après Tesla qui, il y a six ans déjà, avait partagé ses brevets sur les véhicules électriques au nom de l’intérêt général, Electronic Arts renonce à son tour au bénéfice de ses brevets sur l’accessibilité dans le jeu vidéo. Cette démarche assez rare pour être soulignée prévoit de s’inscrire dans la durée, car la recherche se poursuit chez EA pour une accessibilité toujours meilleure, avec à la clé de futures inventions dans ce domaine qui seront directement mises à disposition du public.

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Call of Duty: Vanguard, une Alpha le week-end prochain sur PS4 et PS5

Activision propose à tous les possesseurs d’une PS4 ou d’une PS5 de participer à l’Alpha du jeu Call of Duty: Vanguard, du 27 au 29 août. Voici comment en profiter.

La sortie de Call of Duty: Vanguard est prévue sur tous les supports pour le 5 novembre prochain, mais les curieux qui ont envie d’en avoir un avant-goût vont pouvoir bénéficier de l’Alpha qui se déroule le week-end à venir. Pour y accéder, le seul impératif est de posséder une console Sony PS4 ou PS5 : en effet, c’est sur ces deux plateformes que l’application nécessaire pour jouer sera disponible. Pas besoin d’avoir précommandé le jeu, ni même de disposer d’un abonnement PlayStation Plus actif. Tout bénéf’ comme on dit !

Pour l’occasion, le nouveau mode multijoueur Champion de la Colline sera disponible. “Cette session de jeu de 48 heures offrira une première opportunité aux jeux de jouer à Call of Duty: Vanguard deux mois avant sa sortie, fixée au 5 novembre” explique le site officiel du jeu, développé par Sledgehammer Games. Des équipes composées de soit deux joueurs soit trois joueurs pourront ainsi s’affronter dans ce mode de jeu qui se résume à zigouiller l’équipe adverse, avec tout de le même quelques subtilités à découvrir dans la vidéo ci-dessus.

Vous pouvez d’ores et déjà télécharger l’Alpha sur PS5 et l’Alpha sur PS4, pour être prêt à temps pour la bagarre ce week-end. Et dire que vous envisagiez de sortir prendre l’air, c’est ballot !

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Test de Ragnaröck sur Oculus Quest 2 : la nouvelle référence du jeu musical en VR ?

Sorti le 15 juillet derniers sur différentes plateformes de réalité virtuelle, Ragnaröck est notamment disponible sur le casque Oculus Quest 2. Ce jeu de rythme invite au voyage dans les terres du nord, au son des tambours. Une vraie réussite.

Quand on pense à des jeux de rythme en réalité virtuelle, on a notamment en tête Beat Saber et Pistol Whip, qui demandent tous les deux d’agir en calant ses mouvements sur ceux de la musique. Désormais, il faut compter sur Ragnaröck, dernier titre du genre sorti sur Steam, et disponible sur la plateforme Oculus Quest via l’App Lab. C’est sur l’Oculus Quest 2 que nous avons testé le titre, qui n’a rien à envier à la concurrence, bien au contraire.

Ragnaröck’n’roll

Le concept de Ragnaröck est simple : vous incarnez un viking dont le but est de motiver les rameurs de son drakkar à aller plus vite. Pour cela, vous devez taper sur vos quatre tambours en suivant le rythme de l’air que vous aurez préalablement choisi au sein d’une playlist de 30 titres. Si vous avez choisi de jouer en solo, alors votre objectif est d’engranger suffisamment de points pour débloquer la médaille de bronze, puis l’argent, puis l’or. Comme différents niveaux de difficultés sont proposés, cela représente déjà un défi très solide, qui peut vous occuper des heures durant. De plus, vous avez la possibilité d’activer le fantôme de votre meilleure performance, ce qui offre un aperçu immédiat de votre niveau de jeu.

Lorsque vous jouez en multijoueurs, vous affrontez cinq autres drakkars et leurs équipages à travers une course de vitesse, et surtout de rythme : la victoire appartient à celui qui joue le mieux et qui arrive le plus stratégiquement à booster ses troupes. Car, oui, dans Ragnaröck, tenir le rythme ne suffit pas toujours : il faut aussi savoir quand déchaîner la foudre pour donner un coup d’accélérateur à sa progression. Ce boost, temporaire mais très utile, s’active en tapant sur l’un des deux tambours électrifiés situés à gauche et à droite du bateau. Le timing est ici vital, car vous disposez de très peu de moments pour le faire. Vous pouvez perdre un précieux avantage en ratant votre coup, alors maîtriser cet atout est clairement l’un des premiers objectifs à atteindre lorsque vous commencez à jouer. Évidemment, il va sans dire que la jauge associée à ce boost monte plus vite si vous tapez bien en rythme.

Une expérience VR réjouissante

Dès les premières minutes de jeu, Ragnaröck s’avère ludique, fun et immersif : il faut dire que l’ambiance est au rendez-vous, aussi bien en matière de musique que d’univers. Les développeurs lyonnais de Wanadev Studio ont fait le choix de créer des décors colorés dans un style cartoon, mais cela ne dessert pas le propos : on reconnait bien les codes des vikings et de toute façon, il faut bien l’avouer, on a assez peu de temps pour observer les paysages dans leurs moindres détails.

Du côté de la playlist, le jeu de base propose 30 titres venus de tous les horizons : on trouve des morceaux de GloryHammer, Alestorm, Celkilt ou encore Ultra Vomit pour l’en citer que quelques-uns. De fait, certains titres sont en français, ou bien joués par des groupes français, ce qui n’est pas surprenant puisque le jeu est développé à Lyon. L’ambiance est métal, rock et folk avec pas mal de nuances celtiques, ce qui colle assez bien à l’ambiance générale du titre. Bref, du tout bon.

Le jeu musical parfait en VR ?

Vous l’aurez compris, Ragnaröck provoque en nous un réel enthousiasme mais ce n’est pas pour autant que le titre est parfait. Quelques défauts sont tout de même à relever. Nous avons déjà évoqué le premier : difficile de lever le nez de la partition qui défile à moins de connaître le morceau joué par cœur et de fait, on profite très peu des décors, pourtant très sympathiques. Même les éléments de l’interface sont compliqués à visualiser, comme les jauges qui s’affichent sur les marteaux ou encore les tambours sur les côtés, car chaque instant d’inattention peut faire perdre de précieux points.

Si les tambours sont bien gérés, notamment grâce à un système de vibrations qui indique très précisément le moment où l’on tape sur l’instrument virtuel, le fait de devoir obligatoirement jouer debout peut très rapidement entraîner un décalage de position qui va vous faire taper à côté, devant ou derrière les tambours : il vous faut alors vous repositionner dans l’urgence au risque de ne jamais réussir à taper à nouveau correctement là où il faut. Enfin, il faut aussi “prendre le coup” en levant les contrôleurs suffisamment haut avant de taper, au risque de multiplier les échecs.

Sur ces points, Ragnaröck mériterait d’être un peu plus affiné, ou tout du moins de donner un peu plus de choix en matière de paramètres aux joueurs. A priori, rien n’empêcherait de jouer assis au jeu, puisqu’il ne nécessite pas de bouger pour éviter des obstacles comme c’est le cas de Pistol Whip ou de Beat Saber. Il pourrait donc être sympathique de profiter de cette possibilité à l’avenir : en prime, cela permettrait à de nombreux autres joueurs de profiter de l’expérience. Mais on peut s’attendre à de la réactivité de la part de Wanadev, qui a récemment enrichi son jeu de la possibilité d’ajouter ses propres pistes audios. Preuve que Ragnaröck a une belle existence devant lui.

En conclusion

Si vous aimez les jeux musicaux et que vous possédez un casque de VR compatible Steam ou Oculus, ne boudez pas votre plaisir et jetez-vous sur Ragnaröck, vous ne le regretterez pas. Certes, il faudra prendre un moment pour apprendre à manier les marteaux mais une fois cette étape réalisée, vous aurez accès à un univers musical très entraînant et à un gameplay qui sait s’inspirer des meilleurs tout en proposant une expérience originale et inédite. C’est peut-être même une bonne raison d’acquérir un Oculus Quest 2 si ce n’est pas déjà fait…

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Diablo II: Resurrected : La bêta ouverte, c’est ce week-end !

Pour participer gratuitement à la bêta de Diablo II : Resurrected, il faudra télécharger le client sur PC, PS4/5 ou Xbox One/Series. Cette phase de test démarre vendredi 20 août à 19h.

C’est précisément du vendredi 20 août à 19h au lundi 23 août à 19h que la bêta ouverte de Diablo II : Resurrected permettra aux joueurs de la plupart des plateformes de jeux de parcourir l’intégralité des deux premiers actes du titre avec leurs amis ou des illustres inconnus. Les classes barbare, sorcière, amazone, druide et paladin seront au rendez-vous, et aucune restriction de niveau ne sera appliquée.

C’est donc une opportunité sympathique qui attend les joueurs désireux de découvrir ce que propose cette édition revue et corrigée de Diablo 2, avant sa sortie fixée au 23 septembre prochain. Blizzard joue gros avec cette nouveauté qui n’en est pas vraiment une, après une année entachée de scandale. Espérons que Diablo II: Resurrected permettra de passer un bon moment : on verra déjà ce que la bêta propose dans quelques jours. Le site officiel de Blizzard propose de nombreuses informations concernant cet événement.

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Fabriquez-vous l’émulateur ultime avec un Raspberry Pi 4 !

Construire votre propre système d’émulation, ça vous branche ? Pour quelques dizaines d’euros et quelques heures de bidouille, vous pouvez posséder votre propre console de rétrogaming à brancher partout. La puissance du Raspberry Pi 4 est à portée de main !

Bon, soyons franc tout de suite, si votre objectif est de posséder une mini-NES dans le but principal de l’exposer sur une étagère, alors on ne peut pas grand-chose pour vous. L’objectif de ce tuto est de vous permettre de disposer, en substance, d’un tout petit ordinateur capable d’émuler une trentaine de plateformes, sur n’importe quel écran doté d’une connectique HDMI (téléviseur, écran d’ordinateur, etc.). Pour ce faire, nous allons utiliser un Raspberry Pi 4, à savoir ce petit ordinateur vendu aux environs de 90 euros, qui permet des bidouillages de dingue.

Rassurez-vous : on ne vous demande pas, ici, de maîtriser les rudiments du code ou de savoir utiliser Linux sur le bout des doigts. Clairement, ce n’est pas nécessaire ! Une fois que vous aurez rassemblé toutes les pièces, il vous faudra une heure montre en main pour disposer d’un émulateur universel prêt à être utilisé. Mais trêve de bavardage.

Etape 1 : acheter le matos

Pour réaliser votre émulateur, vous allez avoir besoin du matériel suivant : un Raspberry Pi 4, un kit composé du boîtier, du câble d’alimentation et des condensateurs, d’une carte micro-SD, et enfin d’une manette pour jouer (au minimum).

Le Raspberry Pi

Optez assurément pour le dernier modèle en date, à savoir le Raspberry Pi 3 Model B. Plus puissant que ces prédécesseurs ( processeur 1.2GHz Quad-Core ARM Cortex-A53, 1 Go de RAM) il dispose de connectiques Wi-Fi et Bluetooth intégrées, ce qui minimise le nombre de câbles nécessaires. Accessoirement, une version plus ancienne ne permettra pas de faire tourner les jeux de PlayStation avec Retropie.raspberry-pi-3

Vous pouvez acheter le Raspberry seul à des prix variables : sur Amazon vous le paierez un peu  moins de 90 euros, mais vous l’aurez en quelques jours seulement. Sur des sites comme Aliexpress ou Ebay, l’appareil est généralement livré depuis la Chine et vous attendrez, en moyenne, un mois avant d’en disposer. Par contre, vous le paierez moins cher. A vous de voir !

L’alternative intéressante en matière de prix, c’est d’opter directement pour un kit tout compris, vendu un peu moins de 140 euros sur Amazon. Il intègre le Raspberry Pi 4, l’alimentation, les condensateurs et le boitier, un câble HDMI, un ventilateur ainsi qu’une carte micro-SD de 64 Go. C’est un bon ensemble, pour débuter, d’autant qu’avec 64 Go d’espace de stockage, vous allez pouvoir stocker beaucoup de ROM !

Le kit d’accessoires indispensables

Si vous choisissez d’acheter votre Raspberry Pi 4 sur un site étranger, alors il vous faut probablement acheter les accessoires à part. Là encore, rendez-vous sur Amazon pour acquérir le kit Bruphny, qui contient absolument tout le nécessaire pour faire démarrer votre appareil dans les règles. Cela inclut un boîtier avec ventilateur intégré, des condensateurs qui évitent au Pi de surchauffer), le câble d’alimentation européen pour brancher l’appareil au secteur, la visserie, un petit tournevis ou encore un câble HDMI. Le tout pour 20,99 euros, il n’y a même pas à réfléchir !

Évidemment, il existe d’autres kits, et vous pouvez tout acheter individuellement sur d’autres sites comme Aliexpress. Mais honnêtement, ce n’est pas vraiment la peine de se prendre la tête.

La carte micro-SD

C’est évidemment une pièce importante, puisque le Raspberry Pi ne dispose pas de mémoire interne. Pour s’assurer que tout fonctionne bien, il faut disposer d’une carte d’au moins 32 Go. Cette dernière suffira largement à stocker des centaines et des centaines de ROMs de NES, Super NES, Megadrive, Neo Geo, Game Boy, et j’en passe… si vous voulez aller encore plus loin, et notamment émuler des jeux de PlayStation en plus du reste, je vous conseille d’opter d’office pour une carte 64 Go qui vous offrira davantage de liberté. Les ROMs de PSX sont les plus lourdes émulées par Retropie, bien avant celles de Nintendo 64.

Là encore, ne vous ruinez pas : une Sandisk Ultra 32 Go vous coûtera moins de 9 euros, tandis qu’une Sandisk Ultra de 64 Go vous en coûtera 12.

Le câble HDMI

Si vous ne disposez pas d’un câble HDMI en rab – c’est souvent le cas avec la myriade de consoles de jeux qui en utilisent – alors pensez à en acquérir un pour votre boîtier. Réfléchissez bien à l’endroit où vous comptez principalement brancher votre Pi, car vous n’avez pas nécessairement besoin d’une grande longueur si vous comptez l’installer juste derrière votre TV ou à proximité d’un écran d’ordinateur.

De même, ne vous faites pas avoir par les câbles labellisés “haute qualité”, ça ne sert à rien de mettre une fortune dans un câble HDMI. Si la longueur est suffisante, optez pour un câble de 75 cm à 2,99 euros qui fera tout à fait le job !

Evidemment, si vous avez opté pour le kit tout compris, vous possédez tout ce qui est listé ci-dessus, pas la peine de racheter quoi que ce soit !

La ou les manettes

Si vous aurez besoin, lors de la première installation, d’une souris et d’un clavier, lorsque tout sera configuré, vous n’aurez besoin que d’une manette pour naviguer dans les menus et jouer.

La solution la plus simple pour pouvoir jouer à absolument tous les jeux émulés est d’opter pour une manette Xbox 360 filaire. Cette dernière est populaire auprès des joueurs PC et elle est reconnue automatiquement, ce qui est bien pratique. Si vous en avez déjà une, pas la peine de racheter cette partie-là du matériel :) Il est également possible de jouer avec des manettes de PS3 ou PS4, en filaire. La manette de PS4 nécessite le dongle bluetooth officiel de Sony pour être utilisé via le Raspberry en raison de son utilisation propriétaire de la connectique… les bidouilleurs pourront cependant essayer d’utiliser le module intégré au Pi : rendez-vous ici pour plus d’infos.

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Si vous disposez d’un autre modèle filaire, il sera probablement compatible, après un petit mappage qui prend quelques secondes. Ne mettez pas trop d’argent dans la manette. Vous pouvez néanmoins aller un peu plus loin, en faisant l’acquisition de modèles USB de manettes de vieilles consoles. J’ai, pour ma part, opté pour une manette USB de NES, que l’on trouve à des prix variables : Amazon propose les deux manettes pour un peu plus de 10 euros, tandis que les deux manettes de Super NES vous coûteront environ une douzaine d’euros.

Là encore, si vous êtes du genre patient, vous pouvez commander des manettes USB sur Aliexpress, à des tarifs bien moindres. Elles mettront juste plus de temps à arriver : là encore, comptez un mois pour être livré.

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Etape 2 : le montage

Une fois que vous avez tout reçu, la seconde étape est le montage. Honnêtement, il n’y a absolument rien de sorcier là dedans : la première chose à faire est de coller les dissipateurs de chaleur sur les composants adéquate, à savoir le CPU et le GPU. Dans certains cas – comme avec le kit Aukru – vous disposez d’un dissipateur en plaque, à fixer sur le composant situé à l’arrière du Pi 4. Ne mettez pas d’autre modèle dessus, cela empêcherait de rentrer le petit PC dans son boîtier. A noter que de petites zones autocollantes sont déjà fixées sur les dissipateurs, donc vous n’avez pas à utiliser de colle ou de pâte thermique, tout est déjà là :)

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Une fois cette étape réalisée, vous devez ensuite visser le Pi 4 dans son boîtier, dans le bon sens. Une fois que c’est fait, vous pouvez fermer le boîtier pour terminer le montage. Fastoche, non ?

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Etape 3 : l’installation de Retropie

Il existe plusieurs distributions d’émulation. Deux se distinguent : Recalbox et Retropie. La première est une création française, et j’avais commencé par installer celle-là. Seulement je me suis frottée à des problèmes pour connecter la bestiole en Wi-Fi, et comme je voulais à tout prix éviter de devoir connecter le tout en Ethernet, ça m’a agacé rapidement. J’ai alors repris cette étape de zéro pour passer à Retropie, qui s’est montré bien plus coopératif en matière de connexion sans fil.

Pour installer Retropie, il faut donc vous rendre sur le site officiel de la distribution et télécharger la version qui va bien – donc, a priori si vous avez bien suivi, celle destinée au Raspberry Pi 3.  Dans le même temps, téléchargez et installez sur votre PC Win32Disk Imager, qui va vous permettre d’installer l’image de la distribution sur la carte microSD.

Vous dézippez ensuite le fichier de l’archive Retropie, puis vous ouvrez Win32Disk Imager, et vous installez l’image sur votre carte microSD (normalement cette dernière est fournie avec un lecteur en forme de carte SD, ce qui implique donc que vous ayez un lecteur de carte SD sur votre ordinateur…)

Faites attention de bien choisir la carte microSD dans l’espace du disque pour copier l’image, car une erreur fâcheuse pourrait endommager votre disque dur ! (Oui je sais, c’est flippant quand c’est en gras)

Environ 2 minutes plus tard, l’installation est terminée. Installez maintenant la carte microSD dans le Raspberry Pi, branchez sur celui-ci une souris et un clavier en USB, raccordez-le en HDMI à un écran, et enfin, branchez-le au secteur.

Etape 4 : premier lancement et connexion au Wi-Fi

A ce stade, et à moins d’une poisse totale et absolue, le plus difficile est passé (et ça ne l’était pas trop, hein ?). Une fois branché et allumé, le Raspberry Pi se met en route et affiche au bout de quelques instants le logo Retropie. L’interface est basique puisque nous n’avez encore mis aucune ROM sur la carte. En sélectionnant le menu Retropie, vous accédez à une série d’options qui ne vous serons pas d’un usage vital en utilisation purement basique. Libre à vous d’y jeter un oeil par la suite, en vous documentant. Rendez-vous dans l’immédiat dans la partie Wi-Fi qui va vous permettre de configurer la connexion sans fil de Retropie.

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Dans ces menus un peu austères, il suffit de vous laisser guider. Choisissez votre réseau Wi-Fi, puis tapez la clé de protection au clavier. Normalement le clavier est reconnu en QWZERTY, et le pavé numérique n’est pas reconnu, donc tenez-en compte lorsque vous tapez votre clé. Vous devrez peut-être vous y reprendre à plusieurs fois, mais vous serez tranquille après !

Une fois que le Wi-Fi est configuré, vous pouvez revenir en arrière pour accéder au menu de base. A priori vous ne devriez plus avoir besoin du clavier et de la souris, vous pouvez donc les débrancher pour utiliser votre manette.

Etape 5 : ajouter des ROMs

C’est la dernière grosse étape. Par défaut, Retropie ne contient aucune ROM : vous devez donc en télécharger par vous-même sur Internet pour vous constituer une collection. On ne vous donnera pas de lien ici, vous trouverez facilement votre bonheur avec une petite recherche :) Les ROMs téléchargées doivent être dézippées, donc pour commencer vous pouvez vous organiser des dossiers sur votre PC.

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Reste ensuite à transférer tout ça sur votre Raspberry. Vu que vous avez connecté la bête au Wi-Fi, elle devrait normalement apparaître dans la partie Réseau de votre ordinateur. Pour cela, il faut bien entendu que le Raspberry soit allumé. Vous devriez donc voir Retropie dans la liste de vos ordinateurs. Vous pouvez aussi passer par la barre de navigation en tapant \\Retropie pour y accéder directement. Si vous n’avez pas accès, c’est soit que le Raspberry Pi est éteint soit parce que la connexion Wi-Fi ne fonctionne pas.  En cas de souci vous pouvez opter pour une connexion filaire, en Ethernet.

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Via votre ordinateur, vous accédez à l’arborescence de Retropie, et donc aux dossiers destinés à accueillir des ROMs de différentes plateformes. Il ne vous reste plus qu’à faire des glisser/déposer dans les dossiers qui concernent les ROMs que vous avez.

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Redémarrez ensuite l’émulateur Retropie via le menu que vous ouvrez dans l’interface principale, en appuyant sur le bouton START de votre manette.

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Etape 6 : Jouez !

Et voilà, c’est terminé ! Vos ROMs sont automatiquement reconnues par Retropie et classées selon la machine émulée. Vous n’avez plus qu’à naviguer dans les menus et lancer le jeu que vous désirez. Pour le quitter à tout moment, appuyez en même temps sur START et SELECT. Vous pouvez brancher plusieurs manettes pour jouer à plusieurs aux jeux multijoueurs.

Sur la télé…

Si vous optez pour une télévision, vous aurez le son des jeux, mais n’oubliez pas que la plupart des écrans d’ordinateur n’ont pas d’enceintes intégrées et vous privent donc du son si vous choisissez, comme moi, de brancher votre Raspberry Pi sur le port HDMI inutilisé d’un moniteur de bureau vous pouvoir facilement switcher de l’affichage du PC à celui du Raspberry. C’est donc un choix qui vous appartient :)

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…et sur l’écran d’ordi :)

Il est possible que vous rencontriez quelques soucis avec certaines ROMs, notamment des ralentissements sur des jeux Nintendo 64, la plateforme étant encore expérimentale sur Retropie. Néanmoins, aucun souci à déplorer avec les jeux les plus populaires comme Mario Kart 64, Mario 64 ou encore Smash Bros… et pas de souci majeur sur les autres plateformes, à travers une soixantaine de jeux testés !

En espérant que ce tuto vous ait été utile, bon jeu à vous :)

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Jeux vidéo

[Test PS4] Need for Speed Payback

La série Need For Speed et ses trois-cents-mille épisodes a connu des hauts, et des bas, et des hauts, et des bas : certains épisodes sont amusants, jolis, nerveux, d’autres sont des bouses sans nom juste bonnes à ramasser un peu d’argent pour le compte d’EA.
Les différents trailers pour ce nouveau Payback étaient prometteurs, et vu le précédent volet sorti en 2015, sobrement intitulé Need For Speed, qui était tout ce qu’on attend d’un jeu de courses avec du tuning et des drifts et des vinyles à coller sur la carrosserie (à savoir, 0% cerveau, 100% fun), il y avait de quoi être optimistes.
Malheureusement, notre optimisme a été sévèrement douché.

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Jeux vidéo

[Test PS4] Gran Turismo Sport

Depuis le premier opus de la série Gran Turismo, il s’est écoulé vingt ans. Oui, vingt ans, le temps passe, oui. On peut donc clairement se demander, après deux décennies et douze jeux au total, si la série arrive à se renouveler, à maintenir l’intérêt, à rester dans l’air du temps.
Avec Gran Turismo Sport, la série de Polyphony arrive enfin sur PS4 (avec trois trains de retard donc), mais on ne peut pas dire qu’elle le fasse avec éclats…

(suite…)

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Jeux vidéo

[Test PSVR] Star Trek : Bridge Crew

Alors qu’une nouvelle série Star Trek s’apprête à déferler à la rentrée sur nos écrans, Ubisoft surfe sur la vague produite par les 50 ans de la franchise avec Star Trek : Bridge Crew, un jeu en réalité virtuelle à la proposition originale. On l’a testé avec le PlayStation VR.

Tout amateur de Star Trek qui se respecte sait qu’au sein d’un vaisseau de Starfleet, chaque poste est important : l’équipage est la clé d’une mission réussie. Qu’il s’agisse du toujours charismatique capitaine, de l’ingénieur, du timonier ou encore de l’officier tactique, il faut se serrer les coudes.

Et ça tombe bien, puisqu’il s’agit des 4 postes que l’on peut incarner dans Bridge Crew. Mais attention, pas n’importe comment ! Car ce jeu est presque une simulation (parfaite ?) d’une gestion d’USS en mission.

Stage de formation

Le jeu propose donc d’incarner l’un des membres d’équipage de l’USS Aegis, en charge d’explorer le secteur Trench, un territoire spatial inconnu. Autant vous le dire : des anomalies, vous allez en scanner… mais vous allez également être confronté à la menace de l’Empire Klingon, qui ne voit pas d’un très bon oeil l’intrusion de Starfleet dans ce coin de la galaxie. Combats spatiaux et autres missions de sauvetage sont donc à prévoir.

N’imaginez même pas partir à l’inconnu sans savoir ce que vous faites : les rôles à incarner sont très différents les uns des autres, et comme certaines actions nécessitent de réagir vite, mieux vaut savoir ce que vous faites pour réussir les missions. C’est pourquoi on vous recommande vivement de jouer les différents tutos, même s’ils sont assez longs et un peu rébarbatifs. Une fois en mission, la vraie, vous serez content d’avoir déjà eu un aperçu.

De même, la campagne solo permet de se faire la main sur les différents types de missions, en vous mettant dans la peau du capitaine. Mais pas seulement : à tout moment, on peut suppléer un membre de l’équipage pour prendre sa place et faire les actions soi-même. Sinon, on peut se contenter de donner des ordres. Dans ce mode de jeu, rien n’est automatique : si vous ne donnez pas d’ordre, l’IA ne fera rien. Le chef c’est vous, et ça met la pression !

Un jeu de rôle en VR

Mais on ne va pas se le cacher : c’est lorsqu’on joue en coop avec 3 autres joueurs que Star Trek : Bridge Crew révèle tout son potentiel. On se retrouve sur le pont avec 3 coéquipiers humains qui, s’ils ne sont pas là physiquement, sont totalement indispensables. Impossible de jouer sans communiquer par la voix. On appréciera le fait qu’Ubisoft ait fait les choses bien, et propose aux joueurs français de jouer avec des personnes qui parlent la même langue. Le must est bien entendu de jouer avec des amis et de se lancer dans un roleplay rondement mené : Ubisoft a pensé à tout en intégrant des fonctions, comme l’alarme, qui sont facultatives mais mettent dans l’ambiance quand il le faut.

Ajoutons à cela qu’il faut parfois faire des choix dans l’ordre des objectifs, ou bien choisir entre différentes approches qui peuvent diviser l’équipe : lorsqu’un autre USS est attaqué, faut-il engager les vaisseaux ennemis au risque que l’USS soit détruit, ou bien faut-il essayer de téléporter un maximum de membres de l’équipage dans l’Aegis, quitte à mettre ce dernier en danger ? Un dilemme que l’on rencontre d’ailleurs dès la première mission du tuto. On imagine que les avis peuvent diverger, même si c’est normalement le rôle du capitaine de trancher…

Si la campagne est jouable à 4 joueurs, on se tournera rapidement vers les missions Voyage en cours, qui sont générées de façon procédurale et offrent donc un renouveau à chaque partie. L’occasion de retrouver ses potes ou de jouer avec des inconnus, et ce quelle que soit la plateforme jouée puisque le titre est cross-plateforme. Pour les puristes, les Trekkers de la première heure, il est possible de jouer à bord de l’USS Enterprise, mais le côté vintage du vaisseau pousse à quasiment tout réapprendre du gameplay !

Une jouabilité immersive

Disponible sur Oculus Rift, HTC Vive et PSVR, Star Trek : Bridge Crew peut être joué à la manette sur PS4. Mais c’est perdre beaucoup du potentiel d’immersion du jeu : on vous recommande chaudement les PS Move pour contrôler les panneaux de commande “à la main” et profiter du Body Awarness plutôt réussi, pour peu que vous vous installiez bien à la base – le jeu se joue assis.

Immersif et respectueux de l’univers Star Trek, Bridge Crew pourrait presque lorgner du côté du serious game tant le travail d’équipe et l’aspect procédural du gameplay sont mis en avant. Pour cette raison, y jouer seul devient vite ennuyeux, et c’est en multijoueur coopératif que le titre révèle tout son potentiel. On espère désormais qu’Ubisoft va soutenir le jeu en proposant fréquemment de nouveaux contenus pour que la communauté reste fidèle au titre, car sans elle, on voit mal comment l’USS Aegis pourrait conserver son intérêt sur la durée.

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CinémaJeux vidéo

[Test PS4] Horizon : Zero Dawn

Incarner une femme préhistorique badass pour chasser des animaux / dinosaures robots dans un univers post-apocalyptique, voilà un concept pour le moins inattendu. C’est pourtant ce que nous propose de vivre Guerrilla Games, avec Horizon : Zero Dawn. Le studio qui a commis la série Killzone a décidé de montrer ce qu’il avait dans le ventre en allant piocher les bonnes idées dans les productions AAA de tous genres pour proposer un action-RPG à la troisième personne aux airs de melting-pot. Reste à voir si la mayonnaise prend…

Visitez le grand canyon pour 55€.

La première chose que l’on constate en jouant à HZD, c’est la qualité graphique exceptionnelle du titre. C’est sans aucun doute l’un des plus beaux jeux auquel j’ai joué, tous supports confondus (mais mon PC est pourri). Une fois passé le (long) chargement initial, tout est fluide et superbe. La map est particulièrement vaste et nous permet de nous promener dans des espaces très divers et enivrants. Les reliefs offrent de belles perspectives sur de larges étendues ouvertes à l’exploration. Le travail sur les lumières, les effets météo et les animations est bluffant. Quand vous arriverez dans une clairière après avoir traversé un bois sombre, vous serez obligé de vous arrêter quelques instants pour admirer la lumière traverser les arbres pour illuminer des hautes herbes secouées par le vent. L’effet waouh est permanent, mais pour en profiter pleinement, il est chaudement recommandé désactiver l’UI particulièrement laide et envahissante. Le studio a eu suffisamment conscience de la réussite esthétique de son titre pour proposer un mode photo assez sympa, qui permet de faire de belles captures d’écran de ses aventures avec l’angle, la mise au point et l’effet de lumière parfait. Un instagram dans le jeu, sans les stories et les dick pics. Il faut également saluer la direction artistique, non pas pour sa créativité révolutionnaire (rien de vraiment innovant dans ce que nous propose le jeu), mais pour son choix assumé de ne pas résumer l’héroïne à ses attributs physiques. Le titre valorise également toute la diversité du genre humain, ce qui est encore suffisamment rare pour être signalé. On va dans le bon sens !

Les motifs des tenues sont dignes des pires collections Desigual.

[title type=”h2″]La chasse et la cueillette, la vie de base d’une cromagnon[/title]
Terrasser de gros monstres robotiques ne se fait pas en fonçant tête baissée, sous peine de se faire rapidement laminer. C’est d’autant plus vrai que le combat au corps à corps est particulièrement infecte. Vous devrez donc faire preuve de discrétion mais également bénéficier d’une bonne préparation. Sans que cela soit déplaisant et ennuyeux, le jeu vous incite en permanence à farmer des pièces et à chasser pour crafter objets et munitions, ou remplir sa barre de soin, qui se vide rapidement. Vous aurez à votre disposition un véritable arsenal pour vous défaire de vos différents ennemis de manière “subtile”. Après quelques heures, vous serez en train de placer des pièges explosifs en balançant des bombes dans le tas à tout va. Le piratage débloqué par des quêtes annexes sympas (les “creusets”) ajoute du piment à l’ensemble. A ce petit jeu, les combats contre les robots sont nettement plus intéressants et variés (sauf pour les immondes étincelles) que ceux contre les humains, amusants mais répétitifs. Toute proportion gardée, HZD peut rappeler Metal Gear Solid V : The Phantom Pain dans son côté bac à sable de destruction massive. Le jeu ne va toutefois pas aussi loin que l’ultime œuvre de Kojima chez Konami dans les possibilités offertes au joueur. En avançant, vous deviendrez rapidement surpuissant et le challenge sera donc légèrement moins intéressant. Une dimension « plateforme » rappelant quelques séquences d’Uncharted est également présente dans l’exploration. Pas trop de challenge à ce niveau là puisque toutes les zones à grimper sont marquées d’un jaune peu discret. En bref, tout se passe de manière plutôt fun et pas du tout frustrante dans la mesure où la maniabilité est correcte.

On vous a dit que c'était beau ?
On vous a dit que c’était beau ?

[title type=”h2″]FedEx survit à l’apocalypse[/title]
Vous l’aurez compris, dans HZD, on peut facilement passer des heures à errer sans but précis, juste pour admirer le paysage, ramasser des fleurs et butter tout ce qui passe. Cela tombe plutôt bien car les quêtes annexes ne sont pas toutes folichonnes. En fait, elles sont carrément barbantes. On n’échappe pas aux tâches FedEx, aux défis ennuyeux et frustrants (les quêtes de chasseur, vraiment dispensables) ou aux missions répétitives (au bout du troisième camp de bandits à exterminer, et de la 5e zone corrompue à “nettoyer”, on a fait le tour du truc). On a parfois le sentiment d’être dans le schéma agaçant d’Assassin’s Creed : on grimpe sur la girafe géante, on analyse ce qui a autour, et puis on traite ses petites tâches machinalement. Certes, rien ne nous oblige à les faire, mais ce n’est parfois pas évident de faire le tri entre le bon et le dispensable sans avoir peur de louper une activité intéressante. Les quêtes secondaires contribuent néanmoins à l’enrichissement du lore. Guerilla est allé piocher une roulette de dialogue chez Bioware et Bethesda et propose des choix plus ou moins impactant dans le traitement des quêtes. Les grands retournements de situation ne seront pas monnaie courante et on est loin de la qualité d’écriture des mastodontes du RPG. Tout le contraire de la quête principale, vraiment passionnante et plutôt originale, qui explique (presque) tout ce qu’il y a à savoir sur cet univers SF de manière convaincante. En fait, elle est tellement bien que le reste paraît fade à côté. Résultat : si on se lance dans l’Histoire, on laisse rapidement tomber le reste. Qui a envie de s’occuper de la vie de péons pouilleux et crétins quand on peut changer le destin de l’humanité ?

On peut vraiment faire n’importe quoi avec l’outil photo, comme tourner l’image à 45°

[title type=”h2″]Conclusion[/title]
Horizon Zero Dawn est un soft plaisant. On passe un bon moment à arpenter ses grandes étendues, à chasser du robot et du bandit, voire même à cueillir des plantes. Le scénario est convaincant et se suit avec grand plaisir, ce qui n’est pas le cas des tâches et quêtes annexes, répétitives et dénuées d’intérêt. En cet âge d’or du jeu vidéo où les chefs d’oeuvre se succèdent à un rythme effréné, on se permet de faire la fine bouche en disant que les personnages ne sont peut-être pas assez marquants, et les quêtes pas assez engageantes pour en faire un jeu indispensable, qui restera dans les annales.

Elle est pas belle ma grotte ?

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Jeux vidéo

[Test PS4] Little Nightmares

Nouvelle pépite de la scène indé scandinave, Little Nightmares est un jeu qui mise à fond sur la balance du “mignon/glauque” pour nous faire explorer des peurs enfantines, au coeur d’une atmosphère très référencée. Un titre envoûtant à côté duquel il serait dommage de passer !

Enfermée dans une prison sous-marine, Six est une fillette vêtue d’un ciré jaune et qui n’a qu’un seul objectif : échapper à la vigilance des étranges et peu amicales créatures qui la gardent captive, et prendre la poudre d’escampette. Pour ce faire, la gamine n’a pas grand-chose d’autre sous la main que son ingéniosité – la vôtre, en fait – et sa petite taille, qui lui permet de se faufiler partout. Mais attention : être frêle et discrète a également des inconvénients : manipuler des objets lourds ou atteindre des sorties en hauteur s’avère parfois compliqué. Il faut donc ruser, trouver la manière de s’en sortir, le tout sans se faire remarquer ou, à défaut, suffisamment rapidement pour ne pas se faire attraper. Car sinon, c’est dans l’assiette de ses bourreaux que Six est sûre de terminer…

Vous les sentez arriver, les ennuis ?

 

Un jeu riche en influences

Résumer l’atmosphère de Little Nightmares est un peu compliqué : le jeu est mignon d’un côté – Six et d’autres petites créatures sont vraiment choupi – et glauque de l’autre. C’est du mignon-glauque. L’ambiance est burtonienne, rappelle également les films de Caro et Jeunet comme La Cité des Enfants Perdus ou bien Delicatessen. Côté vidéoludique, la dimension subaquatique peut, d’une certaine façon, renvoyer à des ambiances de type Bioshock (premier du nom), surtout au niveau de la lumière et des bruitages. On peut également penser à Inside, un titre indé lui aussi, porté par Microsoft en 2016, pour l’aspect très mystérieux de l’intrigue, et le travail réalisé sur les arrières-plans.

Le mec bizarre qui se promène en haut n’est pas votre pote.

 

Car Little Nightmares suggère énormément de choses : il faut scruter les environnements, non seulement pour comprendre les énigmes (nombreuses, mais pas forcément compliquées) mais également pour cerner l’histoire proposée par Tarsier Studios. Et comme le nom du jeu le laisse deviner, ce qui se passe dans les lieux traversés n’est pas vraiment un doux rêve… si les premiers tableaux sont plutôt calmes pour permettre au joueur de cerner le gameplay et se mettre un peu en confiance, on comprend rapidement que les mécaniques de jeu sont là pour nous maintenir en alerte permanente. Outre les ennemis qui rodent et ont (littéralement) le bras long, le timing est un enjeu crucial qu’il faut nécessairement maîtriser pour parvenir à ses fins, tout comme la perspective, puisqu’on peut se déplacer latéralement dans les environnements. Et il n’est pas rare de recommencer plusieurs fois un tableau pour une bête erreur qui coûte la vie à Six.

Vous croiserez ce genre de petite créature mignonne maintes fois dans le jeu…

 

Un cauchemar dans le bon sens du terme

Petit à petit, on en apprend un peu plus sur l’histoire, mais surtout, on plonge dans une atmosphère oppressante qui sait stresser quand il le faut ! Derrière le petit côté Coraline du jeu se cache un titre qui sait mettre des coups de pression au joueur, pour le tenir en haleine. On a bien dit “mignon-glauque”… on se laisse doucement berner par le côté mignon, et c’est là qu’on se rend compte que, oui, ça parle quand même de trucs cauchemardesques. Mais bon, que l’on se rassure : nous ne sommes pas dans un Resident Evil, ne vous attendez donc pas à être terrifiés.

Il est vraiment très très accueillant ce AirBnB…

 

Avec une durée de vie située entre 6 et 8 heures, Little Nightmares propose une expérience rafraîchissante, originale, et au rapport qualité-prix très appréciable puisque la version boîte ne coûte qu’une vingtaine d’euros. Pour ce tarif, on a le droit de vivre une série de cauchemars, certes, mais à l’ambiance réussie et au gameplay ingénieux. Pour ce qui est de la replay value, on peut dire qu’hormis une série d’objets à repérer et à casser, il n’y a pas forcément de quoi retenter immédiatement l’aventure : une fois que l’on sait comment passer les différents tableaux, on peut très rapidement terminer une nouvelle fois le jeu. C’est donc un peu moins intéressant la seconde fois.

Le point JOIE DE VIVRE est atteint !

 

Enfin, l’un des défauts les plus notables de la version PS4 tient dans les temps de chargement lorsqu’on meurt. Dans la mesure où l’on peut assez souvent avoir à recommencer plusieurs fois de suite, on finit par perdre des minutes entières dans l’unique but de recharger un tableau. Par ailleurs, si le jeu sauvegarde souvent, il oblige parfois à refaire un tableau contraignant avant d’atteindre à nouveau celui où l’on est mort. C’est le genre de détail un peu agaçant qui donne parfois envie d’arrêter de jouer au lieu de continuer à avancer.

La preuve par Six

Malgré cela, Little Nightmares est un jeu très sympathique, agréable à l’oeil et également à jouer. Pour ceux qui aiment avoir leurs jeux en boîte, il a également l’avantage de sortir directement sur disque, grâce à Bandai Namco qui l’édite. 

Un peu plus d’un an après la sortie d’Unravel, c’est donc une nouvelle petite perle indépendante que la Suède nous offre, et il serait bien dommage de passer à côté.

 

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