Après un premier opus ayant passĂ© haut la main l’épreuve de l’adaptation de comics au cinĂ©ma, l’annonce de Kick-Ass 2 avait de quoi en effrayer certains. Nouveau rĂ©alisateur avec Jeff Wadlow (Matthew Vaughn n’étant plus que producteur), matĂ©riau d’origine critiquĂ© pour son ultra-violence… La franchise Kick-Ass passera-t-elle le cap pĂ©rilleux de la suite sans se prendre les pieds dans sa cape ?Â
Les actes héroïco-amateurs de Kick-Ass ont inspiré une nouvelle vague de super-héros à New York. Tandis que Red Mist, devenu The MotherFucker, recrute une armée de supervillains pour venger la mort de son père, Kick-Ass rejoint la ligue Justice Forever pour continuer à combattre le crime. De son côté, Hit-Girl raccroche et apprend à (re)devenir Mindy, après une promesse faite à son tuteur Marcus…
[quote_left] Kick-Ass 2 reprend les éléments qui ont fait le succès du premier opus : scènes de combat, punchlines badass et humour potache voire scato
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Attendu au tournant, ce nouveau volet de Kick-Ass s’inspire du comics Kick-Ass 2 mais aussi du spin-off Ă©ponyme consacrĂ© Ă Hit-Girl. A l’instar du matĂ©riau de base, le film prĂ©sente son lot de nouveaux personnages, tandis qu’on retrouve avec plaisir les hĂ©ros du premier opus. Dave Lizewski/Kick-Ass combat le crime tant bien que mal avec ses nouveaux potes masquĂ©s (pour en subir les consĂ©quences plus tard). Hit-Girl, quant Ă elle, tente de s’adapter au lycĂ©e, mais l’exercice semble difficile quand on est entraĂ®nĂ©e Ă buter des dealers et des mafieux depuis son plus jeune âge. Red-Mist, après avoir trouvĂ© les tenues SM de sa mère, est devenu The MotherFucker, le premier supervillain de la ville. Le moins que l’on puisse dire, c’est Christopher Mintz-Plasse excelle toujours dans son rĂ´le de petit merdeux capricieux, blindĂ© de thunes et un brin dĂ©rangĂ© (et souffrant d’un lĂ©ger complexe d’Ĺ’dipe ?). Aaron Taylor-Johnson est Ă©gal Ă lui-mĂŞme et Ă son rĂ´le dans le premier opus, tandis que Chloe Moretz, qui a bien grandi (mais elle est toujours mineure, avis aux pedobears !), interprète une Hit-Girl passant par les affres de l’adolescence via une tentative d’intĂ©gration parmi les filles populaires du lycĂ©e, qui donne lieu Ă quelques scènes savoureuses entre les greluches et la mini-tueuse. Hit Girl est clairement l’hĂ©roĂŻne du film, mĂŞme si celui-ci porte le nom de celui qui au final ne reste que son side-kick.

[quote_right] La violence graphique est toujours désamorcée par le vocabulaire ordurier et l’humour outrancier
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Parmi les nouveaux personnages, on en retrouve certains issus du comics, dont Night-Bitch, Battle Guy, Doctor Gravity, le couple Remembering Tommy (bien moins badass et plus cucul que dans le comics), et surtout, le tant attendu Colonel Stars & Stripes, interprĂ©tĂ© par Jim Carrey, qui s’est dĂ©solidarisĂ© de la promo du film qu’il juge trop violent, offrant ainsi un joli coup de pub au film.
La violence Ă©tait justement un des dĂ©fis du film, Ă savoir l’adaptation (ou non) de l’ultra-violence du comics (qui parfois, avouons-le, allait trop loin…). Bonne surprise, Jeff Wadlow, Ă la fois scĂ©nariste et rĂ©alisateur, a dĂ©cidĂ© d’édulcorer certaines scènes, rendant certes le film visible par une audience plus jeune, mais aussi plus digeste que le comics. La violence graphique est dĂ©samorcĂ©e par le vocabulaire ordurier et l’humour outrancier et si Kick-Ass 2 reprend parfois plan pour plan certaines scènes du support papier, il s’autorise aussi quelques prises de libertĂ© parfois bienvenues – la seule qu’on pourra vraiment lui reprocher sera d’avoir changĂ© la fin pour un happy end romancĂ© vraiment pas nĂ©cessaire. Mis Ă part cet Ă©cart, cette suite reprend les Ă©lĂ©ments qui ont fait le succès du premier opus, Ă savoir des scènes de combat et d’action, des punchlines badass, et un humour potache (pour ne pas dire scato !). BourrĂ© de rĂ©fĂ©rences dans ses rĂ©pliques, ses costumes, et sa musique, Kick-Ass 2 fera plaisir aux geeks, c’est sĂ»r !

MalgrĂ© la grosse dose de fun que propose le film, celui-ci n’est pas exempt de dĂ©fauts. Le manque d’Ă©motion se fait parfois un peu sentir, les Ă©vĂ©nements s’enchainant tellement vite que le film ne prend pas vraiment le temps de pleurer ses morts… Ce dĂ©ficit d’intensitĂ© dramatique est systĂ©matiquement compensĂ© par l’humour outrancier et le vocabulaire ordurier. Pourquoi pas ? A la rĂ©alisation, Jeff Wadlow applique avec efficacitĂ© la mĂŞme recette que son prĂ©dĂ©cesseur Matthew Vaughn sans s’en dĂ©marquer. On regrettera aussi le choix, certainement dĂ» Ă un manque de moyens, d’avoir transposĂ© la bataille rangĂ©e de Time Square du comics dans le hangar qui sert de repère au MotherFucker.

Au final, ce Kick-Ass 2 est une très bonne surprise, un film totalement jouissif et cathartique. On n’en sortira pas plus malin (surtout après s’être rendu compte qu’on est bloquĂ© au stade anal et que les blagues sur le vomi et la tartokaka nous font toujours autant rire), le film ne demandant (ni ne proposant) aucune rĂ©flexion. Kick-Ass 2 n’a pourtant pas Ă rougir dans l’ombre de son prĂ©dĂ©cesseur et remplit parfaitement sa mission. A l’instar de la seringue du film, c’est une grosse dose d’adrĂ©naline et de fun, une comĂ©die outrancière, toujours dans l’excès, qui donnera envie aux ados attardĂ©s que nous sommes d’enfiler un legging et une cape et de crier « Justice Forever! »…
PS : restez jusqu’à la scène post-générique !

Une suite qui fait plus ou moins (PlutĂ´t moins dans mon ressenti) honneur au 1er. L’humour est malheureusement bloquĂ© Ă un stade trop primaire par rapport au 1er, plus lourd et un peu moins facile Ă digĂ©rer.
« Au final, ce Kick-Ass 2 est une très bonne surprise, un film totalement jouissif et cathartique.  » Marie, je t’aime ! Epouse moi ^^
ça fait plaisir de voir des critiques positives sur ce film. Perso je l’ai mĂŞme prĂ©fĂ©rĂ© au premier (plus dynamique et dĂ©jantĂ© je trouve).