[Test PC] XCOM : Enemy Within
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Si vous pensiez avoir fait le tour de XCOM : Enemy Unknown, de sa campagne modulable à l’envi et de ses cartes aléatoires, attendez-vous à être surpris : avec Enemy Within, Firaxis donne un coup de fouet à son jeu de stratégie au tour par tour. A défaut de réinventer la roue, cette extension donne une bonne raison de repartir en chasse contre les extraterrestres.

Un an après avoir sorti le très bon, mais également rageant et un peu frustrant XCOM : Enemy Unknown, le studio Firaxis s’est donc dit que ça ne serait pas une mauvaise idée d’en remettre une couche avec une extension. Détail qui tue : si Enemy Within nécessite de disposer du jeu de base sur PC pour être joué, il est proposé sous la forme d’un stand alone sur Xbox 360 et PS3. L’occasion pour l’éditeur 2K de gagner de nouveaux adeptes avec ce titre, proposé à petit prix.

Le même, mais en mieux ?

Pour ce qui est de la mise en bouche, autant être honnête dès le départ : Enemy Within mise tout sur un gameplay enrichi. Côté histoire, on a l’étrange surprise de découvrir une sorte de reboot de la campagne initiale, avec redécouverte de l’invasion extraterrestre à la clé – bon, ok, certains détails changent tout de même, mais on ne va pas trop vous en dire, ça serait dommage. Néanmoins, de nouveau éléments d’importance pointent le bout de leur nez, notamment l’apparition de « La Mêlée » (Meld en VO), une matière d’origine alien qui recèle des trésors technologiques. Et il ne va pas vous falloir bien longtemps – disons, trois missions et autant de recherche au labo – pour comprendre que cette fameuse Mêlée est le nerf de la guerre.

Un air de déjà vu !

Un air de déjà vu !

 

C’est en effet avec elle que vous allez pouvoir développer et concevoir de nouvelles modifications pour vos soldats : d’un côté, la possibilité de les modifier génétiquement pour leur donner des pouvoirs que les X-Men eux-mêmes n’auraient pas reniés : invisibilité, régénération, capacité de résurrection à l’aide d’un second coeur – Docteur, c’est toi ? – et autre immunité aux attaques mentales vont vous permettre de booster considérablement vos unités pour en faire des super-soldats presque cheatés. Mais ce n’est pas tout : l’autre possibilité offerte est de modifier vos bidasses technologiquement, en remplaçant certaines parties de leurs corps par des implants mécaniques, avant de les doter d’une grosse armure à rendre jaloux Robocop. Et, qu’on se le dise, un super-soldat avec une grosse armure capable de courir avec un minigun, c’est quand même vachement utile pour combattre les aliens !

La prudence, pour quoi faire ?

Le problème, c’est que ces super-modifications ont un coût non-négligeable, que ce soit en temps – car vos soldats vont avoir besoin de beaucoup de convalescence – en argent et surtout en Mêlée. Sachant qu’il y a deux containers de cette précieuse technologie à récupérer dans la plupart des missions, et que lesdits containers ont la fâcheuse habitude de s’autodétruire au bout d’un certain nombre de tours de jeu, vous allez donc devoir agir rapidement pour les récupérer avant leur explosion.

Les choses sérieuses commencent !

Les choses sérieuses commencent !

 

Et pour aller vite, vous allez donc prendre des risques et exposer vos coûteux soldats aux tirs, parfois complètement WTF – on reviendra – de l’envahisseur. Là, on se rend compte que ce nouvel enjeu fait varier le gameplay du jeu de base, dans lequel on apprend vite à user de prudence et d’abuser de la vigilance. Se faire canarder parce qu’il faut absolument aller chercher ce maudit container près à exploser devient ainsi votre lot quotidien et si la moindre erreur pouvait coûter cher dans Enemy Unknown, c’est bien pire dans Enemy Within.

A cela s’ajoute un bestiaire étendu, car si vos soldats se voient pousser un deuxième cœur ou des bras mécaniques dans un élan transhumaniste, leurs pouvoirs hors du commun vont s’opposer à des aliens qui ne sont pas en reste. Histoire de ne pas vous gâcher la surprise, on évitera de trop détailler ce que les nouveaux ennemis réservent dans cette extension, mais la prudence est plus que jamais de mise… sauf que la prudence s’avère souvent être un luxe dans Enemy Within.

Une couverture pleine de trous

Si XCOM: Enemy Within possède de nombreuses qualités, il est cependant dommage de devoir se frotter à nouveau aux mêmes défauts que ceux du jeu de base. En ligne de mire – c’est presque un jeu de mots – le système de couverture, toujours extrêmement frustrant : il arrive toujours fréquemment que des tirs traversent les murs de manière improbable, alors que l’on a tactiquement tout fait pour protéger ses unités. Certes, on peut également reprocher au jeu des problèmes de lisibilité du terrain qui empêchent parfois de faire le meilleur choix possible en matière de positionnements, mais il arrive un stade où on est plus proche du glitch agaçant que de l’erreur tactique. Il est donc fort dommage que Firaxis ne se soit pas penché sur la question avant de sortir cet add-on.

ATTENTION DERRIERE TOI C'T'AFFREUX

ATTENTION DERRIÈRE TOI C’T’AFFREUX

 

XCOM: Enemy Within revisite de manière efficace le gameplay d’Enemy Unknown en intégrant de nouveaux enjeux, de nouveaux ennemis et de nouvelles manières de développer ses soldats à la campagne de base. Il est malgré tout dommage que Firaxis n’en ait pas profité pour corriger les défauts du titre initial.

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2K Firaxis test XCOM: Enemy Within
L'auteur

Co-fondatrice et rédac'chef de GentleGeek, je suis journaliste le jour et blogueuse la nuit - les deux ne sont pas incompatibles, non non. J'aime le cinéma, les jeux vidéo, les comics et les chats. C'est déjà pas mal !

1 avis

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  1. Sylvain le 31 mars 2014
    C'est un jeu de stratégie avec lequel on ne verra pas le temps passer. Il est dommage de ne pas avoir corrigé les erreurs du jeu de base, mais je pense que les développeurs se sont plutôt concentré sur le fond du jeu et non sa forme. Donc ce n'est pas très étonnant que les petits défauts de forme aient subsistés. Le fait d'avoir précisé le rôle de la mêlée gâche un peu la surprise, mais bon, merci pour l'info. En tous cas, j'ai hâte de la tester.

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