[Test PC/PS4] Alien : Isolation
Share

La saga Alien est un monument cinématographique (oui, parfaitement, un monument), grâce notamment à la créature de Giger (et aux quatre mètres de Sigourney Weaver). Comme tout monument de la catégorie science-fiction/horreur/action, la licence a donné le jour à un certain nombre de jeux, plus ou moins réussis.

Pour Alien : Isolation, The Creative Assembly a décidé de revenir aux sources, en s’inspirant du film de Ridley Scott, Alien, sorti en 1979.

Comme on peut le voir dans la vidéo, LE point fort d‘Isolation, c’est vraiment la fidélité à l’univers créé par Scott pour son film : les décors, les costumes, la technologie « SF seventies », l’ambiance sonore. Rien que pour ce point précis, le jeu vaut le détour pour les fans de la saga.

De la même façon, le gameplay est réduit à sa plus simple expression, ce qui appuie grandement le sentiment de vulnérabilité et de peur, que l’on ressentait déjà au cinéma. En revanche, si un gameplay simple est une force pour un jeu de survie, cela peut également devenir une faiblesse, et c’est malheureusement ce qui se passe pour Isolation : les munitions sont rares, les ennemis coriaces, l’Alien débarque dès que vous faites du bruit. Vous allez donc passer le plus clair de votre temps à ramper de cache en cache, en surveillant votre détecteur de mouvement, et le jeu devient une vaste partie de cache-cache.
Cache-cache, c’est rigolo un moment, mais ça devient vite répétitif, surtout couplé à ces sauvegardes lentes et implantées avec parcimonie. La progression est suffisamment pénible par moment pour que le jeu vous garde sur le qui-vive, quand bien même vous spammeriez une touche de sauvegarde rapide.
Au final, ce qui était au départ stressant, comme il se doit dans ce genre de jeu, devient frustrant, car pénible et répétitif.

D’autant que l’histoire, déjà mince au départ (mais ce n’est pas forcément un problème : le pitch d’Alien tient sur un timbre-poste, et pourtant, le film est très efficace), se réduit au fur et à mesure de la progression, et vous finissez par ne plus bien savoir pourquoi vous continuez à avancer, pourquoi le jeu ne vous a pas encore amené à la fin. Les rebondissements semblent un peu artificiels, et, pour peu qu’on ait vu les films, n’ont vraiment rien de surprenant. On passe donc progressivement d’hommage intéressant à fan service aussi subtil qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine, c’est dommage.

Vous la sentez la ressemblance ?

Vous la sentez la ressemblance ?

 

Dommage également que les protagonistes n’aient pas été un peu plus soignés : hormis Amanda Ripley (avec ses petites répliques, sa volonté de retrouver sa mère, toussa toussa), on se moque un peu des autres personnages, ce qui fait notablement baisser la tension et les enjeux de l’histoire : le jeu aurait pu sans problème se passer de son dernier quart, et nous offrir en contrepartie des gens un plus crédibles, pour une immersion plus complète.
N’oublions pas non plus les bugs : de la tablette invisible sur laquelle les gens tapent dans le vide aux  revolvers volant…

Enfin, quelques mots sur le contenu de l’édition Nostromo : cette dernière contenait des bonus de précommande (qui en fait, seront sans doute disponibles un peu plus tard pour les gens n’ayant pas précommandé le jeu).
L’équipage peut être sacrifié : vous incarnez Dallas, Parker ou Ripley, et vous rejouez la scène du film où l’équipage tente d’expulser l’Alien par les conduits de ventilation. C’est très court (enfin, si vous ne mourrez pas x), mais il y a une sacrée différence de stress entre regarder la scène au cinéma, et aller VOUS-MÊME dans les conduits. C’est un bonus non indispensable, mais qui plaira sans doute aux fans.

Oh, c'est meugnon !

Oh, c’est meugnon !

 

Dernière survivante : cette fois, vous rejouez la fin du film, quand Ripley doit enclencher le système d’autodestruction avant de se tirer vite fait dans la navette de secours. A nouveau c’est très court, à nouveau, ce n’est pas indispensable, mais c’est du bon fan-service.

De plus, en version originale, Sigourney Weaver, Tom Skeritt et Yaphet Kotto prêtent leurs voix à leurs personnages de Ripley, Dallas et Parker, et c’est un plus vraiment agréable.

Avant de conclure, soulignons également que c’est toujours rafraîchissant d’avoir un personnage féminin au centre d’un jeu, personnage qui de plus n’est pas en difficulté parce qu’elle est une femme, mais parce que l’Alien est un ennemi presque invincible. Amanda n’est pas la fille de sa mère pour rien, et les développeurs nous offrent un personnage qui n’est ni une brutasse, ni une demoiselle en détresse et ça, ça, c’est cool.

Au final, malgré ses défauts, et même si le jeu aurait pu être mieux équilibré et mieux animé, il est sans doute l’un des meilleurs jeux prenant place dans l’univers Alien. Le potentiel est bien là, et il est dommage que le studio se soit un peu laissé emporter : il manque un chouilla aux personnages, un rien du tout à l’histoire, et c’eut été parfait.

 

Share
Alien : Isolation Amanda Ripley Creative Assembly ellen ripley gentlelive HR Giger Nostromo peur quiche-quiche Ridley Scott Ripley hihi sega test vidéo
L'auteur

Fille de Mary Poppins et Xena la Guerrière, aime se promener dans les bois pluvieux. Avec une console. Ou un comics. Avant que les cylons n'arrivent...

1 avis

Rejoindre la discussion
  1. Pingback: [Test PC] The Evil Within / The Evil Without | GentleGeek 29 Oct, 2014

    […] mettra jamais dans un état de panique intense comme peuvent le faire Amnesia ou le plus récent Alien : Isolation. Ici, le jeu nous effraie par son univers glauque, très (trop ?) gore, et globalement ultra […]

Laisser un commentaire.