[PIFFF 2014] : ça commence bien !
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En seulement quatre ans, le Paris International Fantastic Film Festival s’est imposé comme l’un des temps forts de l’année pour les cinéphiles parisiens. Pour cette édition 2014, le PIFFF proposait une belle séance d’ouverture avec le très bon The Mole Song : Undercover Agent Reiji, de Takashi Miike, en avant-première française…

En seulement quatre ans d’existence, le Paris International Fantastic Film Festival est est devenu un des rendez-vous incontournables des amateurs de cinéma « différent ». C’est cette différence qu’a rappelée Gérard Cohen, directeur du festival, au cours de la cérémonie d’ouverture qui s’est déroulée mardi 18 novembre au Gaumont Opéra Capucines.

Après que le président du festival ait salué la « mission de salubrité publique » dont est investi le PIFFF, c’est le délégué général du PIFFF, Cyril Despontin, qui s’est collé à la (longue) liste des remerciements, avant de céder le micro à Fausto Fasulo. Le directeur artistique du festival et rédac chef de Mad Movies a placé le festival sous le signe de l’amour, l’amour fou, inconditionnel et obsessionnel, un thème finalement pas si surprenant quand on voit certains films de la programmation comme Alleluia de Fabrice du Welz.

ouverturePIFFF2014

Après un court-métrage français assez anecdotique, Tempête sur Anorak, de Paul Cabon, mais a qui a fait sa tournée des festivals (et qu’on aura d’ailleurs pu voir à l’Étrange Festival en septembre dernier), le PIFFF débute enfin vraiment, avec un morceau de choix, The Mole Song : Undercover Agent Reiji, du très prolifique Takashi Miike. Fausto Fasulo nous avait prévenus, juste avant la projection : « Vous allez en prendre plein la gueule pendant 2h10… ». Il n’avait pas menti.

Mole-Song

Dans cette adaptation de manga, Takashi Miike nous entraîne dans les aventures de Reiji, anti-héro flamboyant, flic raté infiltré dans un gang de yakuzas afin de mettre un terme au trafic de drogue au Japon. Avec une ouverture mémorable sur le personnage principal attaché nu sur le capot d’une voiture lancée à toute allure, le ton est donné. A la manière d’un Dead or Alive (du même réalisateur), on adore ou on déteste, dès le début.

The Mole Song démarre sur les chapeaux de roues. Outrancier, cartoonesque, déjanté et parfois même poétique, le film est également vraiment drôle. La première partie est excellente, avec de très bonnes idées de mises en scène, avant une baisse de rythme dans la deuxième partie, un peu longue et moins inventive sur la forme. Toujours est-il que la scène finale renoue avec l’esprit du début du film et conclue en beauté cette nouvelle folie du réalisateur japonais.

molesong

Le casting (masculin – les rôles féminins étant quasi inexistants) est « au taupe » (pardon pour ce jeu de mot qu’El Nioco ne renierait pas), avec un Toma Ikuta portant à la perfection les costards léopards et les cheveux blonds en pétard, Shinichi Tsutsumi (qu’on a déjà pu voir dans Why don’t you play in hell? de Sono Sion) parfait dans son rôle de Papillon et Takashi Okamura en aka Nekozawa en yakuza aux dents de diamants qui commence toutes ses phrases en miaulant… Mention spéciale aussi aux policiers et à leur chanson de la taupe pour motiver leur agent double…

The Mole Song : Undercover Agent Reiji est donc un joyeux bordel, un WTF maitrisé, qui prouve qu’à 54 ans, et près d’une centaine de films réalisés depuis le début des années 90, Takashi Miike, n’a rien perdu de sa fougue et offre avec cette avant-première française, une belle séance d’ouverture au PIFFF 2014. On a hâte de voir la suite.

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POUET

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