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Le 23 juillet, Canalsat et SyFy organisaient une soirée Sharknado 3 à l’Aquarium de Paris, l’occasion pour GentleGeek de découvrir le troisième opus de la saga, au milieu de vrais requins.

Rien n’arrête plus The Asylum et sa tornade de requins. Après le buzz du premier Sharknado il y a deux ans, suivi de Sharknado 2: The Second One l’été dernier, on ne pouvait évidemment pas échapper à un troisième volet (attention, un quatrième est d’ores-et-déjà prévu !).

Allez les mecs, filez-moi mon chèque !

Allez les mecs, filez-moi mon chèque !

 

La saga Sharknado revient donc avec un nouvel opus, le bien nommé Sharknado 3 – Oh Hell No, qui était diffusé en France le 23 juillet sur SyFy. Une fois encore, le pitch tient sur un timbre-poste : après Los Angeles et New York, les tornades de requins se multiplient cette fois dans tous les Etats-Unis. Fin Sheppard (Ian Ziering) va encore une fois devoir se dévouer pour sauver le monde à grands coups de tronçonneuse…

On prend les mêmes et on recommence… On retrouve donc dans ce Sharknado 3 les mêmes ingrédients que dans les précédents. Anthony C. Ferrante rempile à la réalisation, avec Ian Ziering et Tara Reid dans les rôles principaux, et des personnages secondaires et caméo assez improbables, de Bo Derek à Frankie Muniz (Malcolm), en passant par David Hasselhoff, George RR Martin ou encore le Frenchie Bruno Salomone (qui s’exprime en anglais avec un accent assez proche de celui de son pote Jean Dujardin…) Si David Hasselhoff apporte un peu de sang neuf face à un Ian Ziering peu surprenant bien qu’appliqué (les temps sont durs, entre les navets et les strip-teases à Las Vegas…) une Tara Reid totalement inutile et une Cassie Scerbo, qui sert de caution boobs & guns au film.

Des acteurs au physique intelligent.

Des acteurs au physique intelligent.

 

Si les deux premiers opus étaient plutôt réussis, nanardesquement parlant, ce troisième volet marque l’essoufflement de la franchise. Dans une volonté affichée de vouloir faire toujours plus, Sharknado 3 multiplie les références geeks et les caméos, à une cadence trop rapide pour être honnête. Tout y passe ou presque, avec des parodies de Twister, Gravity, Armageddon, Star Wars

Mais l’ensemble manque de rythme et d’originalité, et le film sombre dans l’auto-parodie. On ne s’embarrasse même plus d’un semblant de scénario ou de cohérence et les tornades de requins sorties de nulle part apparaissent à l’écran comme par magie. Le film abuse de ralentis faussement badass, les dialogues sont toujours aussi affligeants, et on regrette que les répliques et punchlines soient moins cultes que dans le précédent opus, qui était plus fun. Les mises à mort des personnages commencent à se ressembler, et le final, en queue de poisson (oh oh oh…), repousse toujours plus loin les limites du WTF et du mauvais goût.

Bruno Salomone, présentant Sharknado 3 à l'Aquarium de Paris le 23 juillet 2015.

Bruno Salomone, présentant Sharknado 3 à l’Aquarium de Paris le 23 juillet 2015.

 

Parfois drôle, mais surtout poussif et empreint de fausse « coolitude », Sharknado 3 – Oh Hell No tourne à vide et sombre dans l’auto-parodie, si bien que l’on peut dire que la franchise Sharnado semble avoir « sauté par-dessus le requin »… Le concept de la tornade de requins – qui prend ses spectateurs pour plus bêtes qu’ils ne sont – commence à lasser par son indigence et montre qu’il faut plus qu’un concept WTF pour faire un film fun. Un quatrième volet est d’ores-et-déjà annoncé, reste à voir si celui-ci saura renouveler la saga, ou si au contraire, il l’enterrera en scellant définitivement le passage du nanar au navet.

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