CUI CUI ! C’est l’heure de la chronique WTF mes petits canaris ! Et aujourd’hui on s’intĂ©resse Ă un film de haute volĂ©e qui nous prouve que ce n’est pas parce qu’on a touchĂ© le fond qu’il est impossible de creuser encore… Si The Room vous a mis plus bas que terre, Birdemic vous retournera de rire dans votre tombe ! Alors chevauchez vos licornes, et embarquez avec nous pour un voyage fabuleux au pays des oiseaux en carton-pĂąte ! Cette chronique est sponsorisĂ©e par Claude AllĂšgre.
Bonjour, c’est Yann Arthus-Bertrand. L’heure est grave… La planĂšte se meurt !
[Chef, chef, y’a l’autre moustachu qui s’est Ă©chappĂ© ! Il commence Ă diffuser son message sur le web ! Que fait-on ???]
Chaque jour, des milliers d’espĂšce animales en danger se meurent : koala, ours blanc, pandas. Pire, d’autres continuent de se multiplier : Nabila, les chanteuses quĂ©bĂ©coises, etc. PrĂ©server notre planĂšte, c’est la premiĂšre des prioritĂ©s !
[Agent Muldy, Vite !!! Sortez le taser et dĂ©barrassez-nous de ça avant qu’il ne soit trop tard!]
[A vos ordres chef !]
Ca tombe bien, l’environnement, c’est justement le sujet de ce film ! Le rĂ©chauffement climatique fait des dizaines de victimes, et j’ai dans ce film, Birdemic, la preuve que si nous ne faisons rien, alors les oiseaux deviendront de vĂ©ritables enflures qui s’en prendront Ă nos pĂ©pitos ! Saviez-vous que les oiseaux prĂ©sentĂ©s dans ce film sont justement GZAAAAA…. GZAAAAA… GZAAAA….
[*BOUM* C’est bon chef ! Il est neutralisĂ© !]
[Bien jouĂ©, Muldy, espĂ©rons que personne n’ai entendu cet hurluberlu !]
[Euh… Chef, on a un problĂšme, les gens sont dĂ©jĂ derriĂšre leur Ă©cran en train de lire, ils ont tout entendu avec les yeux…]
[Et merde… Bon, on va leur parler, on va voir comment on peut rattraper le coup].
Bonjour, ici les inspecteurs Cumber et Muldy, de la section arrestation du F.B.I (Film BordĂ©liques Interdits). Mesdames, Messieurs, vous venez d’Ă©chapper Ă une tentative d’attentat cinĂ©matographique savamment orchestrĂ©e par le complot Ă©cologiste. Oubliez tout ce que vous avez lu ou entendu, c’est un mensonge ! Au mĂȘme titre que tous ces ragots sur le fait qu’il n’y a pas eu de voyage spatial, que tout Ă©tait un tournage en studio. Difficile Ă croire, en effet, nous allons nĂ©anmoins vous apporter la preuve de ce que nous disons.
Ce film, Birdemic, est lâĆuvre d’extra-terrestres ! Il n’y a pas d’autres explications autrement !
[Et voila, il est lancĂ©… Merci, Arthus-Bertrand, merci !]
Quoi ??? Vous croyez que je ne vous vois pas rire derriĂšre votre Ă©cran ? Agent Muldy, vous aussi ??? Bon ben puisque c’est comme ça, on va en parler de ce Birdemic, vous allez voir si ça ne vient pas d’une autre galaxie !!! D’ailleurs c’est plus qu’un film, c’est une menace, on nous annonce dĂ©jĂ Ă quelle sauce nous allons ĂȘtre mangĂ© !
Tiens ben dĂ©jĂ pour commencer, regardez cette jaquette ! Non mais regardez cette jaquette !!! On dirait presque que les oiseaux ont Ă©tĂ© collĂ©s manuellement sur un poster de vue d’ensemble d’une ville ! Aucun doute, elle aurait totalement sa place aux cĂŽtĂ©s des jaquettes graphiquement tourmentĂ©es et distendues rĂ©alisĂ©e par d’autres Aliens du cinĂ©ma, comme celle du The Room, de Tommy Wiseau. Sauf qu’ici, on a la version minimaliste. Pourtant les Extra-Terrestres, ils ont une technologie avancĂ©e, mais nooooon, discrĂ©tion oblige, ils ont du utiliser Paint pour se fondre dans la masse ! Non ?
Mais les apparences sont parfois trompeuses, dit le dicton. « Don’t judge a book by his cover », on ne juge pas un livre sur sa couverture, disait le Dr Frank N’Furter dans The Rocky Horror Picture Show ! (Un autre extra-terrestre, soit dit en passant…) C’est vrai, quoi, le rĂ©sultat ne peut pas rĂ©ellement ressembler Ă cela… Non ? Non ? … Et ben je vous le donne dans le mille : SI ! Ah, ça, accrochez-vous : l’expĂ©rience Birdemic, Shock and Terror ne fait que commencer !
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Birdemic : bien plus qu’un simple film…
Pour vous c’est un film, Birdemic, n’est-ce pas ? Que vous ĂȘtes naĂŻf ! Votre Internet, vos magazines vous mentent ! On vous ment, nom d’une Arlette Laguiller !
Alors effectivement, on peut tout Ă fait dire que Birdemic, c’est le 3e film de James Nguyen, connu Ă©galement sous le surnom de « The Master of Romantic Thriller » en raison de la rĂ©currence de ces deux thĂšmes dans ses films. Enfin, de romance, oui, « d’intrigue »… Toujours est-il qu’avec Birdemic, tournĂ© en 2008, le rĂ©alisateur, grand fan de Hitchcock devant l’Ă©ternel, a rĂ©alisĂ© ici un film tellement improbable que le mot improbable semble avoir Ă©tĂ© inventĂ© pour ce film ! Ah ça oui, nul doute que les amateurs de nanars planeront devant ce chef d’Ćuvre interplanĂ©taire qui prĂ©tend lui aussi au titre de « meilleur plus mauvais film de tous les temps » aux cĂŽtĂ© de The Room et autres Ed Wooderies. Un film dans lequel James Nguyen a mis tout ce qu’il aime : de l’amour, des oiseaux, et des balades en voiture…
D’ailleurs, le film qui pourrait presque se revendiquer d’un genre Ă lui tout seul : le nanar Ă©cologique Ă tendance hitchcockienne sous perfusion. Mais ce serait ĂȘtre dupe ! Car ce qui a prit la forme d’un film n’est en rĂ©alitĂ© qu’un plan pour nous envahir ! Un plan extraterrestre !
Je vous explique. Birdemic suit le parcours de Rod, un vendeur d’une compagnie informatique au succĂšs fou : une vente record lui permet de fonder sa propre compagnie de technologies durables. Et en plus, il vient de rencontrer Nathalie, une jeune mannequin pour une cĂ©lĂšbre marque de sous-vĂȘtements ! Mais alors que les deux tourtereaux consomment enfin
leur amour, voila qu’une armĂ©e d’aigles dĂ©cident d’attaquer la ville Ă coup d’explosions kamikazes et de fientes, et vous tuent mĂȘme quand vous faites un gros caca… AH ZUT ! Je viens de vous spoiler l’intĂ©gralitĂ© de l’intrigue la… Ou plutĂŽt, de leur plan d’attaque !
La seule sĂ©quence d’ouverture suffit de s’en convaincre : au cours d’une trĂšs longue sĂ©quence gĂ©nĂ©rique (plus de 4 minutes, tout de mĂȘme), le rĂ©alisateur filme en camĂ©ra embarquĂ©e un trajet en voiture qui ferait passer l’intro de Drive pour un chauffard sous cocaĂŻne. ProblĂšme seulement : montrer un bout de trajet en voiture, pour exprimer le dĂ©placement des personnages, passe encore. Mais filmer L’INTEGRALITE du trajet du hĂ©ros qui s’en va prendre un petit dĂ©jeuner pendant plus de 4 minutes, c’est long, c’est trĂšs long…
Alors quand en plus, on se retrouve avec une sĂ©quence entiĂšrement cadrĂ©e de travers, oĂč le tableau de bord vient sans cesse obstruer la moitiĂ© de l’image et cacher le paysage… La vous vous dite : mais non, tu dĂ©connes, c’est pas possible ! Et ben comme dirais P’tit Louis, le fromage des gastronomes en culotte courte : REGARDEZ SI J’DECONNE !
Je ne vois qu’une seule explication rationnelle Ă cela : si la camĂ©ra est de travers, c’est que le rĂ©alisateur tenait Ă rester discret et filmer sans se faire repĂ©rer. Pourquoi ? Mais parce qu’il Ă©tait en repĂ©rage des lieux oĂč se dĂ©rouleraient l’attaque pardi ! Sinon pourquoi nous montrerait-il l’intĂ©gralitĂ© du parcours ? Bon, et je ne mentionne mĂȘme pas la musique totalement prise de tĂȘte qui consiste en une seule petite sĂ©quence de trois notes, trĂšs Ă©tendues et passĂ©es en boucle pendant 4 minutes. Ajoutez Ă cela une typographie qui laisse croire que le gĂ©nĂ©rique a Ă©tĂ© montĂ© sous PowerPoint, et vous obtenez l’un des gĂ©nĂ©riques les plus mĂ©morables de votre vie !
De plus, le rĂ©alisateur nous refait le coup 2 Ă 3 fois de plus dans le film, nous filmant l’intĂ©gralitĂ© du trajet de Rod se rendant au travail avec un dĂ©coupage d’une prĂ©cision Ă faire pĂąlir Martin Scorsese : Rod prend son petit-dĂ©jeuner/Rod sort de la maison/Rod entre dans sa voiture/Rod conduit/Rod tourne Ă droite/Rod tourne Ă gauche/Rod s’arrĂȘte au feu/Rod arrive au travail/Rod se gare/Rod coupe le moteur/Rod descend de voiture/Rod ferme la porte/Rod marche jusqu’Ă son bureau, etc.


On se croirait presque dans une pub de la prĂ©vention routiĂšre censĂ©e montrer les bonnes maniĂšres pour conduire ! Vous en voulez encore ? Car l’intĂ©gralitĂ© du film offre des scĂšnes illustrant avec une minutie extrĂȘme le quotidien de leurs personnages : Rod et Nathalie au travail/Nathalie appelle une copine en plein coĂŻt/Rod et Nathalie au restaurant/ Rod drague, Rod appelle Nathalie au tĂ©lĂ©phone, Nathalie va voir sa maman, Nathalie et Rod se promĂšnent sur la plage, Rod va faire caca emmĂšne Nathalie danser, Rod et Nathalie font du tir au pigeon, Rod et Nathalie essaient d’Ă©chapper aux oiseaux, et ainsi de suite jusqu’Ă Ă©puisement de l’histoire.

Le but de la manĆuvre ? Mais tout simplement faire une Ă©tude du mode de vie humain pour en faire le tĂ©moignage auprĂšs de leur armĂ©e ! C’est pas moi qui le dit, mais Cline Tistwoude : garde tes amis prĂšs de toi, et tes ennemis encore plus prĂȘt ! Nous connaĂźtre pour mieux nous dĂ©truire !
Devant cet enchevĂȘtrement de scĂšnes dont chacune pourrait devenir un album de la sĂ©rie Martine, on se dit que toutes auraient pu ĂȘtre raccourcies de moitiĂ©. Mais cela reviendrait Ă passer de 1h30 Ă 40 minutes de film… En effet, Ă maintes reprises, la camĂ©ra reste en plan fixe plusieurs secondes de trop : par exemple en continuant de filmer une route alors que la voiture est dĂ©jĂ sortie du cadre, ou encore en restant plus de 10 secondes sur un bĂątiment afin de nous faire comprendre que c’est bien dans ce bĂątiment que notre hĂ©ros rentre (ou que c’est ce bĂątiment qui fera l’objet d’une frappe aĂ©rienne par la soucoupe volante). Seulement voila, Birdemic, c’est comme les piles Duracell : ça dure beaucoup plus longtemps que ça en a l’air !
Les 45 premiĂšres minutes les plus longues de votre vie
Les 45 premiĂšres minutes du film sont ainsi entiĂšrement dĂ©diĂ©es Ă la prĂ©sentation des personnages, la rencontre des deux tourtereaux, le dĂ©veloppement de leur idylle, etc. Et 45 minutes, c’est long, surtout quand il ne se passe pas grand-chose. En 45 minutes, n’importe qui aurait dĂ©jĂ rĂ©alisĂ© trois tartes au concombre… Et surtout, 45 minutes sans voir le moindre bec d’oiseau ou sans la moindre menace qui commencerait Ă planer sur nos tourtereaux, Ă tel point qu’on se demande si on n’est pas plutĂŽt devant un Ă©pisode « Des jours et des vies » !
Tiens, et vous vous rappelez quand, enfant, tonton Robert venait manger Ă la casba le dimanche midi ? Vous vous souvenez, quand, sans se douter le moins du monde du chĂątiment qu’il faisait subir au monde, tonton Robert vous mettait le film de ses vacances dans la Creuse, filmĂ© avec son camĂ©scope premiĂšre gĂ©nĂ©ration oĂč la visite du MusĂ©e de la Terre Glaise disputait le prix de la mise en scĂšne et du dĂ©coupage Ă un Ă©pisode de Derrick ?
Non car Birdemic se pose lĂ niveau rĂ©alisation ! Si c’Ă©tait vraiment un film, il y aurait des travelling, des plans sĂ©quences, pas uniquement des plans fixes et des champs/contrechamps, n’est-ce pas ? Ce qui m’amĂšne Ă confirmer ma thĂ©orie que ce film a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© par des gens d’une autre galaxie !


Idem, visiblement, les extraterrestres ont l’ouĂŻe ultra fine, et ne semblent pas avoir besoin de preneur de son dans la vie de tous les jours. Sinon, comment expliquer le son tel qu’il est livrĂ© dans le film ? Tiens, attendez, voici un exemple :
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Comme vous pouvez le constater, un coup, le son est relativement audible, l’autre, pas du tout ! Mieux encore, le bruit du vent, de la circulation des voitures vient en permanence ajouter du bruit de fond aux dialogues, quand ce bruit ne recouvre pas les dialogues ! Mais j’ai ma petite idĂ©e sur la question, avec leur ouĂŻe ultra fine, ils ont volontairement du rendre inaudible les paroles pour qu’eux seuls soit en mesure d’entendre, et ainsi se faire passer des messages sous nos yeux, en toute discrĂ©tion ! PĂ©pĂšre la vie quoi !
Alors oui, on peut arguer que le film Ă©tait dotĂ© d’un trĂšs faible budget, Ă tel point que, lorsque les acteurs ne tournaient pas dans une scĂšne, ils devaient eux mĂȘme porter certains accessoires nĂ©cessaires pour tourner ladite sĂ©quence, des spots de lumiĂšre, par exemple ! On peut Ă©galement arguer du fait que James Nguyen est avant tout un passionnĂ©, qu’il viendrait du monde de l’informatique et n’a pas fait d’Ă©tude de cinĂ©ma. Il est devenu rĂ©alisateur. Tout ça n’est qu’une couverture, je dis, pour masquer son vrai visage !
C’en est de mĂȘme pour les acteurs, vous savez ! Pour tout amateur de nanar, un jeu d’acteur pareil donnerait toute sa valeur ajoutĂ©e au film ! Ah oui, je peux tout Ă fait comprendre votre point de vue cinĂ©phile. Quelqu’un m’a dit que les acteurs semblaient venus tout droit d’une autre galaxie ! Tu crois pas si bien dire, que je lui ai rĂ©pondu !!!

On dirait que tout est rĂ©citĂ© par cĆur, au point d’en perdre toute spontanĂ©itĂ©. Sauf qu’il s’agit lĂ de phrases extrĂȘmement banales, du type « Bonjour comment ça va ? », « Tu veux un cafĂ© ? », ou mĂȘme « C’est fantastique », mais tout rĂ©pĂ©tĂ© sur un ton monocorde, monotone, surtout par l’acteur principal ! MĂȘme sa façon de marcher semble peu naturelle !


Quant Ă l’actrice principale ? On voit bien qu’elle est de mĂšche et fait semblant ! Tout d’abord en se laissant sĂ©duire par l’approche la plus fade et sans peps qui soit. Pour vous faire un dessin : Nathalie et Rod prennent leur petit dĂ©jeuner au mĂȘme endroit. Rod la remarque, et quand Nathalie s’en va, il lui court aprĂšs dans la rue pour lui dire « Eh, mais t’Ă©tais pas Ă tel lycĂ©e ? ». Quand la jeune femme lui confirme que oui, il se souvient qu’ils Ă©taient dans le mĂȘme cours d’anglais, et qu’il s’asseyait deux chaises derriĂšres elle. La en temps normal, n’importe quelle fille serait partie en courant en criant au Stalker, mais pas Nathalie ! MĂȘme votre maman ne vous donnerait pas ce genre de conseils pour aborder une fille ! Et je sais de quoi je parle, j’ai trois ex-femmes…
Bon certes, les scĂšnes de dialogues sont peu aidĂ©es par un montage qui laisse un blanc de quelques secondes entre deux phrases chaque fois qu’un personnage rĂ©pond Ă un autre :
« Bonjour » (blanc) « Oh, bonjour » (blanc) « ça va ? » (blanc) « Oui et toi ?’ !
De nombreux raccords hasardeux rendent ainsi les scĂšnes les plus classiques hautement improbables, par exemple lors de cette scĂšne dite « des applaudissements », ou les clap clap ont un peu de mal Ă s’enchainer d’un plan Ă l’autre…
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Tous les acteurs sont concernĂ©s par ce phĂ©nomĂšne ! Mais hormis la prĂ©sence d’extra-terrestre parmi nous, je ne vois pas comment il est possible d’expliquer que des scĂšnes aussi banales ne puissent ĂȘtre jouĂ©es. Tommy Wiseau est un directeur d’acteur digne de Tarantino Ă cĂŽtĂ© ! Vous ne me croyez toujours pas ?  Bien… Vous ne me laissez pas le choix alors : les rĂ©actions de nos personnages, les situations dans lesquelles ils se retrouvent sont trop improbables pour ĂȘtre « vraies ». Certains dĂ©tails trahissent le fait qu’il s’agit de reconstitutions :
- Lors de la scĂšne de leur premier rencard, sur une musique digne d’un feuilleton M6, Nathalie rend Rod jaloux en lui montrant des photos de son chat ! Or tout le monde sait que les Aliens dĂ©testent les chats, regardez Alf…
- Le collĂšgue et meilleur ami de Rod : dans la vie rĂ©elle, n’importe qui se serait dĂ©jĂ dĂ©barrassĂ© d’un lourdaud pareil qui ne sait pas faire une phrase sans parler de sexe et ne jure que par les Ferrari pour impressionner des demoiselles ! Quand en plus on rĂ©alise qu’il est en couple avec une pacifiste qui porte des t-shirt « imagine peace » et dont le thĂšme musical n’est autre qu’une pĂąle copie de la cĂ©lĂšbre chanson de John Lennon au format MIDI, on se dit que quelque chose cloche forcĂ©ment…
- Autre scĂšne : la fameuse scĂšne du dancing ! DĂ©jĂ , nous faire croire qu’on peut encore danser comme ça, faut pas abuser ! Ensuite, vous allez me faire croire que le chanteur, pourtant seul sur scĂšne et qui semble avoir la vibe, peut faire Ă la fois chanter, interprĂ©ter les chĆurs, et ressortir en mĂȘme temps toute l’instrumentation avec sa seule voie ?


- Lors de la premiĂšre attaque des oiseaux, Rod, Nathalie, et le couple voisin fraichement rencontrĂ© se dĂ©fendent en utilisant… des cintres !!!
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- Fuyant les nuĂ©es d’aigles en voiture, alors qu’ils viennent de passer Ă la station-service pour faire le plein, notre couple de hĂ©ros se fait braquer son dernier jerricane par un individu. Mais ce dernier est tuĂ© par les oiseaux, et notre couple repart… en laissant le jerricane au bord de la route !!!
Autant le dire, chacune de ces scĂšnes ne manqueront pas de provoquer l’hilaritĂ© (ou l’effroi, c’est selon) du spectateur : les scĂšnes de fĂ©licitations au boulot, les deux gamins super chiants (qui doivent aussi ĂȘtre extra-terrestres, n’importe qui les aurait dĂ©ja laissĂ© sur le bas cĂŽtĂ©), Rod qui dĂ©cide de pĂȘcher un poisson, un nombre incalculable de ces passages est un petit bijou de cinĂ©ma-vĂ©ritĂ© ! Mais tĂ©moigne aussi de la vrai nature de leur entreprise…

Birdemic, ou Yann Arthus-Bertrand meets Pearl Harbor
Nous balancer une nuĂ©e d’aigles bien dĂ©cidĂ©s Ă s’en prendre Ă nous !!! A compter du moment oĂč Rod et Nathalie ont enfin pu conclure dans un motel miteux (alors que tous deux ont leur propre maison, allez savoir pourquoi…), les oiseaux vont dĂ©barquer. La tendre idylle durement nouĂ©e va ainsi ĂȘtre perturbĂ©e par une nuĂ©e d’aigles revanchards. Enfin, perturbĂ©e, c’est vite dit, car aucun enjeu ne vient s’intercaler dans tout ça : Ă aucun moment l’idylle des hĂ©ros ne sert Ă poser un quelconque contexte dramatique sur lequel les oiseaux vont influer !

Non, ce qui intĂ©resse ici nos amis de l’espace, c’est tout simplement de nous montrer, de maniĂšre implacable, comment leurs oiseaux-aliens peuvent mettre un terme Ă notre civilisation ! Une civilisation qui, au passage, continue de circuler en voiture en arriĂšre plan alors que tout le monde est censĂ© soit avoir dĂ©sertĂ©, soit ĂȘtre mort !

Et pourtant, on aurait du mal Ă croire que ces oiseaux lĂ disposent du moindre potentiel d’attaque ! C’est Ă se demander si James Nguyen n’a pas filmĂ© des marionnettes devant l’Ă©cran oĂč passait le film pour simuler les attaques ! Encore une ruse pour nous faire croire que ce n’est qu’un film trop mal fait pour ĂȘtre rĂ©el et dissimuler la menace rĂ©elle qui se profile ! Car des oiseaux capables de faire du sur-place sans agiter les ailes, vous ne mâĂŽterez pas de l’idĂ©e que ce ne sont pas des oiseaux terriens !

Car en dĂ©pit des apparences, ces oiseaux la sont kamikazes, font des bruits d’avions en chute Ă l’image de la seconde guerre mondiale quand ils tombent et explosent sur leurs cibles ! Autre arme redoutable : leurs plumes doivent visiblement ĂȘtre en acier tranchant car un passage prĂšs du visage et voila nos protagonistes Ă©corchĂ©s, d’autres les yeux crevĂ©s, etc. Mais le pire est Ă venir : les oiseaux s’en prennent Ă vous dans les moments les plus improbables ! Notamment lorsque l’une des rescapĂ©e en fuite a besoin de faire caca ! A peine le temps de baisser son pantalon et VLAM, morte, sans aucune dignitĂ© et la crotte au bord du cul !


Mais le pire est encore Ă venir… Car quand ils ne vous attaquent pas Ă coup de plume ou n’explosent tel un avion japonais en 44, ces aigles lĂ vous balanceront leurs fientes acides qui vous bruleront le visage Ă mort !!! NON, ne rigolez pas ! C’est VRAI ! Ils veulent vous faire croire que c’est faux, que ce n’est qu’un film, mais c’est vrai, regardez :
[youtube szMWn7Hibnc 640 360]
Vous me direz, encore une fois, que je raconte n’importe quoi, que l’attaque des aigles, c’est une rĂ©fĂ©rence Ă Hitchcock. Sauf que les oiseaux de Birdemic tiennent plus des Angry Birds que de rapaces dĂ©moniaques ! Et puis pourquoi sont-ils en colĂšre d’abord ? Ils ont du voir le gĂ©nĂ©rique du film eux aussi…
Et le message dans tout ça ? Oui, car Birdemic se veut un film Ă©colo, Ă tel point que mĂȘme Yann-Arthus Bertrand souhaitait en parler pour sensibiliser le public geek Ă sa cause ! Mais il n’aurait fait que propager la menace alien, heureusement nous l’avons arrĂȘtĂ© ! Fourberie la encore ! Certes, il est plusieurs fois sous entendu que le dĂ©rĂšglement climatique est Ă l’origine de ce comportement des oiseaux, dont une partie de la troupe dĂ©cĂšde en raison d’une grippe, et qui ne sauraient plus oĂč migrer du fait des hivers particuliĂšrement chaud.

Pour rendre sa thĂšse crĂ©dible, le rĂ©alisateur convoque le personnage le plus improbable qui soit : l’Ă©colo dĂ©fenseur de la forĂȘt qui vit dans une cabane perchĂ©e dans les arbres. Outre le fait que son approche ressemble plus Ă celle d’un voyeur Ă la sortie d’une Ă©cole, ce serait oublier la premiĂšre rĂšgle de base : ne jamais croire un homme qui ressemble trait pour trait Ă Woody Harrelson.


Toujours est-il que cette histoire de rĂ©chauffement climatique n’est qu’un prĂ©texte pour justifier l’attaque des oiseaux, si vous voulez mon avis ! Ce documentaire est une provocation des Extraterrestres, qui nous narguent en nous mettant sous le nez leur redoutable plan, sans qu’aucun de vous ne rĂ©alise que tout cela est vrai !!! Vous n’y croyez pas car cela vous est vendu comme un film, mais tout est vrai !!!
[Chef, chef, je viens de parler avec les autoritĂ©s de GentleGeek, ils viennent de dire qu’il y a dĂ©jĂ un Birdemic 2… Et que le rĂ©alisateur Ă©tait mĂȘme venu Ă Paris pour l’occasion]
Ah parce qu’en plus y’a une suite ???
OH MON DIEU ! L’auteur de Birdemic Ă Paris ??? TrĂšs certainement pour faire des repĂ©rages, Paris doit ĂȘtre sa prochaine cible. Laissez-moi regardez les archives secret dĂ©fense…
Ok donc, c’est peut ĂȘtre trop tard pour cette fois ! Mince alors, ils ont dĂ©jĂ un tour d’avance. Birdemic a bel et bien fait l’objet d’une suite ! Birdemic 2 : The Resurrection est sorti rĂ©cemment aux Etats-Unis, et a connu sa premiĂšre française grĂące Ă l’Ă©quipe de Panic! CinĂ©ma le 4 mai dernier ! MULDY, ILS ONT DONC DES COMPLICES PARMI NOUS, NOTEZ LES NOMS !
Bla bla bla… Oiseaux attaquent Hollywood… Je cite : « GentleGeek y Ă©tait pour assister Ă la projection, mais aussi poser tout un tas de questions existentielles Ă James Nguyen en personne ! Une expĂ©rience qui s’est rĂ©vĂ©lĂ©e hors du commun ! Rendez-vous prochainement pour un dossier spĂ©cialement concoctĂ© pour vous sur le sujet ! »
Agent Muldy, je crois qu’il va falloir s’intĂ©resser de prĂšs Ă©galement Ă ces zozos de GentleGeek, ils sont peut ĂȘtre de mĂšche…














Je me sens spoilé :/