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[Critique] Looper : ferme ta boucle !

Comment remettre au goût du jour le bon vieux thème du paradoxe temporel sans tomber dans la redite et les éternels clichés ? Une problématique que Looper prend à bras le corps, à travers l’histoire d’un tueur à gages poussé par la force des choses à se traquer lui-même. A mi-chemin entre action, science-fiction et réflexion, la nouvelle réalisation de Rian Johnson a de la suite dans les idées. Mais chut…

Les Etats-Unis en 2042. Le voyage dans le temps n’a pas encore été inventé, mais ce n’est qu’une question d’année avant que l’homme développe cette technologie : trente ans plus tard, les cartels mafieux exploitent le voyage dans temps pour faire exécuter les témoins gênant dans le passé, là où il est si facile de faire disparaître le corps de quelqu’un que personne ne pourra reconnaître. Joe est un Looper, un tueur à gages spécialisé dans l’exécution de « gens du futur ». Il se rend à une heure précise sur le lieu de leur apparition et, une fois que la silhouette encapuchonnée arrive face à lui, il tire un unique coup de fusil et récupère son salaire sur le cadavre anonyme : une routine simple et qui rapporte, dont Joe se satisfait parfaitement. Mais un jour, son nouveau contrat arrive le visage à découvert, et Joe le reconnait : il s’agit de lui-même…

Dès les premières minutes, Looper plante le décor : on est certes dans le futur, mais le monde n’a finalement pas beaucoup évolué de notre époque actuelle. Seuls quelques éléments technologiques trahissent le côté futuriste d’un environnement sombre, cadre, et passablement violent. La pauvreté côtoie les voitures grand luxe et la mafia règne en maître sur la ville : on se croirait presque dans un polar des années 50. Oui, mais non, car le voyage dans le temps et le paradoxe temporel qu’il entraîne forcément sont bel et bien au coeur de l’intrigue.

Oui oui, c’est bien Joseph Gordon-Levitt.

 

De Looper, on ne peut pas dire grand-chose au risque de trop en dévoiler, mais disons tout de même que le film offre une profondeur plutôt inattendue : la bande-annonce a tendance à présenter un condensé d’action, une traque effrénée entre le jeune Joe (interprété par un Joseph Gordon-Levitt méconnaissable) et le vieux Joe (Bruce Willis, toujours efficace, mais qui commence à accuser son âge). Mais en définitive, ce n’est pas vraiment le sujet du film, pas totalement tout du moins : Looper, c’est avant tout le parcours initiatique d’un homme qui refuse de devenir ce qu’il est pourtant devenu. Le film suit deux rythmes, celui d’un Joe jeune, qui se retrouve petit à petit en quête de rédemption, et celui d’un Joe vieillissant qui n’a plus rien à perdre, et qui cherche à se venger.

Un bon coup de Barjavel

Le paramètre qui sépare Looper d’un film noir « basique » est la thématique du voyage temporel, aspect fondamental de sa composante SF. Comme beaucoup d’oeuvre exploitant ce sujet – Retour vers le Futur, au pif – Looper fait penser au Voyageur imprudent de René Barjavel sur de nombreux aspects, notamment sur la question du paradoxe temporel : l’arrivée du vieux Joe dans le passé ainsi que sa fuite changent le futur du jeune Joe, qui doit tuer son lui du futur pour survivre dans le présent. Voilà qui complexifie grandement l’intrigue, qui prend le temps de mettre en avant le champ des possibles. Néanmoins, cet aspect est traité de manière relativement légère, et le spectateur est invité ou non à réfléchir sur la question – et sur bien d’autres qui interpellent une fois le film terminé. Contrairement à ce que son titre pourrait faire croire, Looper n’est pas un film « en boucle » à l’image de l’excellent Source Code de Duncan Jones. La seule boucle qui compte, c’est celle que Joe doit boucler en se tuant lui-même.

L’effet Looper : après et avant !

 

Mais là réside uniquement l’histoire du jeune Joe : et si celle du vieux Joe comptait encore plus ? Pour ménager surprise et suspense, cette question ne sera pas abordée  : elle ne l’est d’ailleurs pas du tout dans le trailer du film, et il y a une raison évidente à cela.

Un film qui casse des Brick

Convaincant côté histoire même s’il n’évite pas quelques maladresses entraînées par le sujet lui-même – forcément, quand on réfléchit au champ des possibles, quelques éventualités non prises en compte sautent aux yeux – Looper l’est aussi côté mise en scène. Rian Johnson, le réalisateur de Brick – déjà avec Gordon-Levitt – et d’Une Arnaque presque parfaite soigne grandement son entrée dans l’univers de la science-fiction… en ne mettant tout simplement pas en scène son film comme un film de SF. Sur sa forme, Looper est avant tout un film de gangsters, et il se démarque grandement de son fond qui est, lui, une pure réflexion de science-fiction. Et c’est tant mieux, parce que Johnson en profite pour montrer des choses que l’on n’aurait pas pu voir dans un déluge d’effets spéciaux et pyrotechniques.

Emily Blunt ressemble un peu à Lorie dans Walking Dead la série. Sauf qu’on a pas envie de la baffer, ELLE

 

Saluons également le casting efficace qui, outre les deux « premiers rôles », cache d’excellentes surprises : une, en particulier, que personne n’attend, prend forcément aux tripes. Mais une fois encore, mieux vaut ne pas trop en dire.

Plus qu’un long-métrage de SF où ça pétarade à tout va, Looper est un film sur le regret, la rédemption, la fatalité et l’espoir. Rian Johnson évite soigneusement tous les écueils qui auraient pu faire du titre une énième série B dans une année qui en est saturée, et rassure quand à l’avenir du cinéma de science-fiction : il a encore plein de belles choses à dire et à raconter. Ouf. A découvrir en salle le 31 octobre.

Yippee-kai-ay style !
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Un crossover dans l’univers de Valve en court-métrage

A l’heure où de nombreux fans s’attellent à maîtriser Source Filmmaker pour tenter certaines rencontres improbables, d’autres personnes préfèrent employer des moyens plus « traditionnels » pour concrétiser cet objectif, avec les atouts et les inconvénients que cela implique.

Si vous êtes fans de Half-Life² et de Portal, vous serez sans doute aux anges en découvrant ce court-métrage qui amène Chell et Gordon Freeman à collaborer l’espace de quelques minutes. Le soucis du détail est vraiment poussé, au point même de respecter le mutisme des 2 protagonistes de manière subtile et intelligente !

[youtube Zcdd5wUwubE 560 340]

Kotaku via A Litte Bit Of The Art

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[Concours] Gagnez un combo DVD/Blu-ray Dark Shadows

A l’occasion de la sortie en DVD et Blu-ray du film Dark Shadows de Tim Burton, Warner Bros. et GentleGeek vous proposent de participer à un petit concours pour tenter de gagner un combo DVD/Blu-ray du film. Pour  ce faire, c’est très simple !

Ce concours est ouvert aux lecteurs résidant en France Métropolitaine. Pour y participer, c’est très simple : il vous suffit de répondre au sondage « Etes-vous assez glauque ? » ci-dessous et de coller le résultat en commentaire. Le 25 octobre, nous tirerons au sort un commentaire parmi ceux publiés. N’oubliez pas de fournir une adresse email valide pour que nous puissions vous contacter si vous gagnez !

Bonne chance :)

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[Test PC] Half-Minute Hero: Super Mega Neo Climax Ultimate Boy

Déjà sorti sur PSP, « Half-Minute Hero »  (« Yūsha 30 » au Japon) a connu une nouvelle édition sur xbox 360 intitulée « Half-Minute Hero: Super Mega Neo Climax ». Depuis peu, une version PC, basée sur cette nouvelle version, est disponible sur Steam et Plasyism. Pas mal de semaines se sont écoulées depuis et on peut légitimement se poser une question : le jeu présente-t-il encore plus de 30 secondes d’intérêt ? 

Une réalisation globale sans artifice

Half-Minute Hero: Super Mega Neo Climax Ultimate Boy vous donne le choix entre 2 représentations graphiques : on peut opter soit pour un rendu en pixel comme à la bonne vieille époque des RPG 8/16 bits ou pour un rendu plus moderne appelé « Neo Cartoon » qui propose un style épuré et fin qui choquera un peu moins les rétines habitués à des jeux en haute définition et plus… modernes ! La version PSP ne proposait pas cette seconde version.

 

La direction artistique reste donc relativement classique à première vue et se présente surtout comme un hommage en parodie des RPG d’une certaine époque, tout en apportant un peu fraîcheur et de la nouveauté avec le style Neo Cartoon. Mais quand on creuse un petit peu, on se rend compte que le projet va plus loin et n’est pas aussi banal qu’on ne pourrait le croire.

Du côté de la bande-son, vous ne l’entendrez pas forcément mais c’est une armée de compositeurs (et pas des moindre) qui a travaillée sur les musiques et le casting est plutôt impressionnant quand on jette un coup d’oeil aux projets auxquels ils ont participé. On vous donne un petit coup de main en vous donnant les pseudonymes quand c’est le cas et en citant certains jeux ou anime entre parenthèses, jugez plutôt  :

  • Motoi Sakuraba (Dark Souls, Star Ocean, Tales of, Golden Sun, Baten Kaitos)
  • Masashi Hamauzu (Final Fantasy X, Final Fantasy XIII, Tobal no.1, SaGa Frontier 2)
  • Yoshino Aoki (Breath of Fire III, Breath of Fire IV, Luminous Arc 2, Genso Suikoden Tierkreis)
  • Michiko Naruke (Wild Arms, Tenshi No Uta)
  • Tetsuya Shibata/Tohru Nagakawa (Power Stone, Devil May Cry, Marvel vs Capcom 2, Monster Hunter)
  • Norihiko Hibino (Zone of the Enders, Metal Gears Solid, Bayonetta)
  • Megumi Komagata (Summon Night X : Tears Crown)
  • Yuzo Koshiro (Shenmue, Actraiser, Street of Rage, Ys, Etrian Odyssey)
  • Toshihiko Takamizawa (chanteur et guitariste du groupe The Aflee, Hikaru no Go, Galaxy Express 999 )
  • Tate Norio / Yasuo Yamate (SNK vs Capcom, Samurai Spirits, The King of Fighters)
  • Yasumasa Yamada/YAMAPY_1 (SNK vs Capcom, Samurai Spirits, The King of Fighters, Ryouko no Ken 2)
  • Hideki « SHA-V » Asanaka (The King of Fighters, Samurai Spirits)
  • Takushi Hiyamuta / HIYA (Metal Slug 2, Metal Slug 3)
  • Minako Adachi (Summon Night, Riveria : The Promised Island)
  • Hiromi Mizutani (Fairy tail, Shin Hokuto no Ken, Jigoku Shoujo)
  • Kenji Fujisawa (Naruto Shippuden, Fairy Tail, Jigoku Shouko)
  • Kakeru Ishihama (Tekken 6, Tekken Tag Tournament 2, NieR)
  • Koji Hayama (Front Mission 3, Super Robot Taisen)
  • Yuzo Koshiro (Ys, Bare Knuckles, Actraiser, Shenmue, Namco X Capcom)
  • Hiroyuki Iwatsuki (Omega Five)
  • Vistlip (un groupe de visual kei)
  • The Engines (un groupe de musique)
  • Yoshiaki Marioka / Biei Morioka

Le chara-design est assuré, quant à lui, par Ryuichi Kunisue. Il a travaillé par le passé sur la série des Tactical-RPG Arc The Lad. Dommage que le jeu ne présente pas de galerie pour pouvoir apprécier son travail, on devra se contenter in-game de quelques images qui illustrent certains passages des différents scénarios (mais qui sont, en revanche, totalement absentes en Neo Cartoon).

 

Si la forme ne surprendra personne, dans le fond, Half-Minute Hero: Super Mega Neo Climax Ultimate Boy est un véritable petit trésor. On apprécie au passage que le jeu soit traduit en français ! Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le contexte choisi pour faire honneur aux RPG d’antan est loin d’être un simple délire…

Un système de jeu basique mais bien pensé

Comme le titre du jeu l’indique, le concept de base est on ne peut plus simple : vous avez 30 secondes pour jouer les héros et combattre les méchants. L’idée semble logique puisque le jeu était initialement pensé pour la PSP et qu’en terme de game design pour un jeu qui doit s’axé sur sa portabilité, il apparaît évident qu’un concept permettant d’effectuer des parties rapidement est un atout majeur. Dans le principal mode, Héros 30, l’ensemble des mécaniques du jeu s’articule autour de ce compte à rebours qu’il vous faudra gérer en plus des autres paramètres qui seront familiers pour les habitués des RPG japonais : montée de niveau, gestion des équipements, soins, découvertes de trésors, etc…

Etant donné le temps extrêmement limité pour manoeuvrer tous ces éléments, le gameplay a été simplifié à l’extrême pour permettre aux joueurs de gagner un maximum de temps : une touche pour les actions comme parler avec les npc, une touche pour acheter dans les boutiques, une touche pour utiliser l’objet et une touche pour accélérer sa course. Cette dernière touche est essentielle dans votre gestion des combats et du temps : courir plus vite consomme des points de vie et « met en pause » le compteur de pas avant le prochain combat. Par exemple, sur une distance de 14 pas, si votre prochain combat se déclenche au bout de 5 pas, parcourir en accélération 9 provoquera le combat au 14e si vous lâchez le bouton correspondant à ce moment là. Durant les combats eux-même, il permet de réduire la distance entre votre héros et les adversaires (et donc de diminuer le temps des combats), toujours au sacrifice de quelques points de vie.

 

On dispose donc initialement de 30 secondes pour finir une quête et  elle prend fin une fois le boss final éliminé. Différents succès peuvent se débloquer et un système de médaille permet de savoir si on est parvenu à optimiser au maximum son temps de parcours. Certaines quêtes peuvent vraiment se terminer en moins de 30 secondes tandis que d’autres vous demanderont quand même de faire un peu appel à la déesse du temps pour atteindre le rang maximum. Pour se faire, il suffit de se rendre dans certain village et de donner un peu d’argent à une statue qui la représente, ce qui aura pour résultat de remonter le temps et de revenir à un compte à rebours qui début à 30 secondes. Vous pouvez faire appelle à elle autant de fois que vous le voulez et à n’importe quelle moment, mais plus vous remontez le temps, plus le prix augmente. Si vous n’êtes pas en mesure de payer, vous pouvez réinitialiser le compte à rebours une énième fois mais au bout de 15 secondes, la déesse viendra vous prendre tous votre équipement en compensation !

Au final, on passe son temps principalement à courir dans tous les sens pour éviter une catastrophe : on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer ! Quant on y pense, le sentiment de devoir sauvez le monde d’une fin imminente est assez réaliste dans Half-Minute Hero, le compte à rebours obligeant les joueurs à être mis sous une certaines pression : Que faire en premier ? Quelle itinéraire prendre ? Quel endroit visiter en priorité ? etc. De plus les différents contextes et certains évènements imposent un minimum de réflexion et apporte tout de suite un peu plus d’originalité. Sans spoiler, il faudra parfois trouver des équipements spécifiques, trouver un objet particulier pour progresser, s’allier à certains personnages ou non, etc. Le système de jeu est étonnamment bien rodé et rien ne semble avoir été laissé au hasard, malgré le côté simpliste du gameplay.

Les 3 principaux aspects à gérer stratégiquement dans Half-Minute Hero: Super Mega Neo Climax Ultimate Boy sont le temps, l’argent et les points de vie, en dehors des objets et autres équipements : le compte à rebours peut être réinitialisé grâce à la déesse du temps contre de l’argent, vous ne pouvez gagner de l’argent qu’à l’issue de combats et vous devez gérer l’achat éventuel d’équipements, de nourritures ou d’herbes pour veiller à toujours avoir assez de points vie.

Le principal atout du jeu, c’est qu’il propose un challenge suffisamment long et varié pour tenir suffisamment en haleine les hardcore gamers tout en permettant à des joueurs occasionnels de lancer des parties de quelques minutes en progressant à leur rythme. Le titre offre vraiment le choix aux joueurs sur sa façon d’aborder le jeu : il existe même une touche pour passer rapidement tous les dialogues du jeu, à la fois pour passer plus vite les dialogues si on recommence la quête mais aussi pour ceux qui ont peut-être la flemme de lire… ça peut sembler complètement anodin, mais manette en main (c’est d’ailleurs plutôt recommandé même si le jeu reste jouable au clavier !), on ne peut s’empêcher de penser que les développeurs ont vraiment penser à tout pour optimiser instinctivement le confort de jeu.

 

Si les premières quêtes ne vous donneront pas trop de fil à retorde et que l’ennuis peu facilement s’installer, la suite de l’aventure est beaucoup plus palpitante, offrant étonnamment de la diversité et un scénario blindé d’humour… mais aussi d’instants de tendresse ! A ce titre, les personnages sont hauts en couleurs et on s’attache rapidement à toute la panoplie des protagonistes de Half-Minute Hero: Super Mega Neo Climax Ultimate Boy. Pas besoin donc de scénario torturé et trop d4rK pour rendre une histoire intéressante à suivre ! Le mode principale compte une bonne cinquantaine de quêtes (présentées comme des épisodes d’une série) si vous décidez de suivre et de trouver tous les chemins alternatifs.

Si le mode Héros 30 représente le coeur du jeu et que la progression est synchronisée entre le mode graphique Neo Cartoon et « Classique », ce n’est pas le cas de 3 d’entres eux qui proposent un gameplay complètement différent d’une version à l’autre…

Une diversité de gameplay assurée

En mode Neo Cartoon, la totalité des modes de jeu est basée sur celui de Héros 30 : notre héros explore une carte, visite des villages, se bat automatiquement et remonte le temps grâce à la Déesse du temps. En d’autres termes, ils correspondent à une seul et unique quête. En revanche, pour le mode Princesse 30, nous avons droit à un shoot’em up en scrolling vertical ou horizontal et pas moins de 30 missions attendent les joueurs qui devront prendre le contrôle de la jeune fille et de sa petite armée de gardes du corps pour tenter de sauver son père. Seul petit soucis : en sortant du château, elle n’a que 30 secondes pour accomplir son objectif et retourner au bercail avant que la porte ne se referme !

Chacun appréciera à sa juste valeur le scénario proposé, dans le même ton décalé que le mode Héros 30. Les différents dialogues sont particulièrement épicés, volontairement très niais et on ne manquera pas de rire aux différentes répliques de la princesse. Même si vous n’aimez pas les shoot’em up, l’univers proposé ne manquera pas de vous inciter à avancer, histoire de voir comment toute cette histoire pourrait bien se terminer !

 

Avec Seigneur du Mal 30, vous aurez la possibilité d’incarner un méchant… pas si méchant que ça qui n’a qu’un seul souhait : sauver sa bien aimée frapper par une malédiction. Ici, on a plus à faire à un action-RPG qui repose sur le principe de Pierre/Papier/Ciseau : ce dernier peut, en effet, invoquer 3 types de montres efficace contre un seul type d’ennemi. Ainsi,les musclés pulvérisent les sbires plus rapide mais se font canarder comme des bleus par les attaques à longues distances, mais les moins costauds sont plus rapides et peuvent foncer droit sur ceux qui leurs tirent dessus. Pour résumer :
Costauds > Sbires > Tireurs > Costauds.
30 chapitres sont au programme et plus vous avancerez dans l’histoire, plus vos pouvoirs augmenteront.

Si on devait faire un reproche à cette partie du jeu, ce serait sans doute l’absence de réelles stratégies alors que le gameplay semble s’y prêter de prime abord. Au final, on se retrouve la plupart du temps à invoquer un peu de tout au hasard, tout en dosant avec attention ses pouvoirs et il arrive parfois même de terminer une quête sans s’en rendre compte, notamment quand il est question d’éliminer une cible précise. Malgré tout, le côté narcissique du personnage qui s’exprime dans tous les dialogues ne laissera personne indifférent… même s’il faut reconnaître qu’on a déjà vu mieux côté originalité.

 

Fans d’ICO, le mode Chevalier 30 est fait pour vous ! On se retrouve confronté cette fois-ci à un véritable action-RPG, à la différence près que le but ici n’est pas de terminer sa mission avant la fin du compte à rebours mais tout le contraire : pour accomplir sa quête, il faut à tout prix que celui-ci chute à 0, synonyme d’invocation réussie par le magicien qui vous accompagne et que vous devrez protéger à tout prix. On choisit au début de chaque mission (également au nombre total de 30) un ou plusieurs pièges qui pourront permettre de distraire les ennemis. Dans le feu de l’action, il est possible de tenir par la main le magicien ou de le porter si vous devez accélérer le pas ! Il est possible de ramasser des objets ou des armes au sol pour les utiliser contre les adversaires. En revanche, ces derniers ont une durabilité limité mais il est possible de trouver une puissante épée dans les différents niveaux… à condition d’avoir la chance de trouver sa cachette !

Il s’agit sans doute de l’un des modes les plus difficiles, même si les plus aguerris ne rencontreront aucun soucis majeur. La stratégie est de mise durant certaines missions et vos nerfs pourront parfois être mis à rude épreuve !

 

Il existe également 2 derniers mode de jeu à débloquer : Héros 300 et Héros 3. Le premier consiste en une seule et unique quête de 300 secondes, sans possibilité de remonter le temps tandis que la seconde repose sur le même principe que Héros 30, mais en 3 secondes seulement… avec l’obligation de faire appel aux services de la déesse du temps !

Un jeu qui n’est pas exempt de défauts

Le jeu n’est pas exempt de petits défauts qui ne sont pas forcément gênant mais qu’il est tout de même bon de rappeler, à commencer par le fait que parfois, la traduction française passe à la trappe et qu’on se retrouve face à des passages toujours en anglais. A d’autres moments, c’est le texte qui n’est pas du tout calé et qui dépasse des cadres. Les mauvaises langues souligneront sans doute qu’il s’agit là aussi de reproduire certaines traductions foireuses du passé avec nostalgie…

 

On regrettera sans doute aussi que les 3 modes alternatifs ont été réduits en une seule quête dès lors qu’on tente de les débloquer et de les terminer en mode graphique Neo Cartoon. C’est du coup forcément moins long même si on peut considérer ces quêtes comme un petit prolongement supplémentaire de la quête principale Héros 30.

Autre point un peu plus gênant dans certains cas : il est impossible de définir plusieurs sessions ou sauvegardes. En gros, pas moyen de partager le jeu sur le même pc ou de recommencer une partie toute vierge, ce qui est quand même un peu dommage.

Les paramètres réglables sont très sommaires, il n’est par exemple pas possible de sélectionner la résolution ou si l’on souhaite jouer en mode fenêtré ou non. Certes, on peut le faire en bidouillant certains fichiers dans le premier cas et en connaissant le raccourcie Alt+Entrée dans le second cas, mais l’effort aurait été appréciable pour les personnes souhaitent plutôt passer leur temps à jouer au jeu…

Inutile également de préciser que si vous détestez être mis sous pression, le jeu n’est clairement pas fait pour vous, le compte à rebours étant constamment votre pire ennemi en terme de game over ! L’air de rien, le jeu peut être particulièrement stressant dans certains cas de figure, même si la possibilité de recommencer très rapidement apporte un confort de jeu non négligeable.

 

Anecdotique, un mode multijoueur est disponible mais le système est plutôt bancale puisque le matchmaking est 100% aléatoire. Impossible de créer un lobby ou d’inviter ses amis à jouer, il faut juste un sacré coup de bol pour trouver des joueurs, qui plus est dans une région pas trop éloigné : il arrive parfois de se retrouver avec des joueurs de l’autre bout du monde ou avec une connexion bien à la ramasse, synonyme de lag et d’expérience online pas forcément très réjouissante. En règle générale, on teste une ou deux fois avant de revenir finalement au mode solo, ce qui explique en partie aussi pourquoi il est très difficile de trouver des parties…

Pour terminer, le jeu s’adresse vraiment à une catégorie de joueurs qui possède une bonne dose de second degré et qui ne fera pas trop la fine bouche face à l’aspect graphique. Même en replaçant le titre dans son contexte et en le comparant à des RPG de l’époque représentée, il faut tout de même reconnaître qu’il existait à cette période des jeux « plus beaux ». Aux côtés de certains RPG de Squaresoft par exemple, Half-Minute Hero fait tout de même pâle figure (pour la partie « pixel art ») et n’est rattrapé que par sa direction artistique particulièrement soignée.

En conclusion, les seuls reproches que l’on pourrait émettre à l’égard du jeu tiennent plus de la finition, notamment en version française, que de problème réellement gênant. A moins de 10 euros, le nombre d’heures que vous passerez sur le titre seront très largement rentabilisé, malgré le concept des quêtes à terminer le plus rapidement possible ! Si la forme pourrait encore faire hésiter certains, sur le fond, Half-Minute Hero commet un sans faute en se montrant assez riche et soigné pour sensibiliser même les plus réfractaire aux genres. Le titre parlera forcément beaucoup plus à celles et ceux qui restent nostalgiques des jeux de la génération 8-16 bits, mais il se pose sans difficulté comme une belle vitrine de ce qu’un jeu peut offrir en terme de richesses, malgré des mécaniques simples et sans l’utilisation d’effets spéciaux à couper le souffle. Half-Minute Hero: Super Mega Neo Climax Ultimate Boy prouve par son existence que les RPG japonais peuvent encore surprendre agréablement et que son avenir ne doit pas encore être enterré !

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Une montre Mass Effect ultra deluxe à… 500$ ! :'(

Afficher le fait que l’on soit geek sur ses fringues ou ses accessoires, c’est chouette le week-end mais compliqué en semaine au bureau. Alors pour une fois qu’un super objet pointe le bout de son nez… il coûte 500$. :x ! Il n’empêche que cette magnifique montre Mass Effect estampillée N7 est vraiment très élégante. On imagine bien Shepard lire l’heure dans sa cabine sur cette sublime montre et se rendre compte qu’il regarde ses poissons depuis 4 heures…

La classe ultime.
Bon par contre ça fait chier de porter une montre « MST ».
Edition limitée et numérotée… Resiste à 100 mètres, mais à combien d’années lumières ?

Dommage qu’il n’existe pas un modèle féminin. C’est quand même un sacré oubli quand on parle de Mass Effect !

Si vous êtes bourrés de fric, rendez-vous sur la boutique de Bioware !

Via Geekologie

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[Test PS3] Dishonored, un nouvel espoir ?


Dishonored fait partie des jeux qui se font attendre. Vous savez, ces petits jeux prometteurs qui émoustillent le petit garçon / la petite fille qui vit en vous, qui vous font tellement rêver que vous seriez prêts à sacrifier des chatons pour l’essayer… Ces mêmes jeux qui n’ont pas intérêt à se louper sous peine de susciter une haine destructrice légendaire de la part des joueurs du monde entier. Après une campagne marketing tonitruante, le jeu a enfin débarqué chez nous le 9 octobre dernier, avec 3 petits jours d’avance. Pas de place au suspens : la promesse est tenue, Dishonored est une vraie réussite !

Pour rappel, Dishonored est le nouveau bébé du studio Arkane, à qui l’on doit déjà Arx Fatalis et Dark Messiah of Might and Magic, deux jeux plutôt réussis. Arkane a passé la vitesse supérieure en se faisant racheter par Bethesda Softworks (The Elder Scrolls, Fallout, des amateurs quoi). Après l’abandon de l’intriguant projet The Crossing, le studio revient en force avec un jeu inspiré plutôt rafraîchissant. Dishonored nous plonge dans la ville de Dunwall, une sorte de Londres steampunk dans une Angleterre industrielle en version totalitaire. Un univers au croisement de Sherlock Holmes, 1984 et Moby Dick (pour les baleines :x)… La ville possède une industrie florissante, grâce à l’exploitation de l’huile de baleine, nouvelle source d’énergie. Malheureusement, cette croissance grisâtre qui sent la pollution et l’exploitation des faibles est gâchée par une épidémie majeure de peste, façon 1358. De retour de mission diplomatique, Lord Corvo, Protecteur de l’impératrice, voit cette dernière se faire tuer et se retrouve accusé du meurtre et condamné à mort. Sauf que le destin, incarné par des opposants au régime du Régent, mais surtout par le mystérieux Outsider, en décide autrement… Même si le pitch est classique, l’univers attire l’œil. Tout a été pensé : des religions, des conflits, des intrigues politiques, une technologie parallèle… Le travail effectué pour donner une consistance à Dunwall est palpable dans chaque aspect du jeu !

Trouvez la princesse Leïa !

 

Dunwall, ton univers impitoyable…

Le risque pour un jeu qui propose une uchronie, c’est de se trouver face à une coquille vide, un prétexte pas réaliste. Heureusement, Dishonored offre un univers très riche. Le background est très travaillé et détaillé. C’est d’autant plus agréable qu’il n’est pas offert comme ça, en introduction. On le découvre au fur et à mesure de nos missions à Dunwall, au travers de discussions, de livres, d’affiches ou même de tags désespérés. Toute proportion gardée, Dishonored peut rappeler Skyrim sur ce point, en offrant un monde riche avec une histoire, un passé, une personnalité. Cela contribue grandement à l’ambiance sinistre qui se dégage du jeu. Par exemple, une balade sur un toit peut vous faire tomber par hasard dans un appartement dont tous les occupants sont morts. Glauquissime. En enquêtant, on trouve une note sous forme de journal intime : une mère de famille maintenant décédée y décrit la peste dont étaient victimes son mari et ses enfants, et sa fuite face au gouvernement répressif qui isole les malades (voire pire). On est direct à fond dedans ! L’ensemble est très vivant : les quartiers sont habités par des rats, des habitants au look patibulaire, des malades mourants de la peste… Le design des personnages est original et très convaincant. Ce n’est pas réaliste, ça penche vers le comic bien dark. En tout cas, on est face à un jeu qui a son propre cachet. Techniquement, le jeu n’est pas ultra impressionnant, les textures sont parfois un peu brouillonnes et un horrible aliasing vient massacrer les plans larges sur la ville. Fort heureusement, l’inventivité de la création graphique nous rend indulgent comme des bisounours face à ces petits soucis. On fait un saut de l’ange vers cet univers : rien que de se balader dans les quartiers de la ville, écouter les discussions, rencontrer des personnages atypiques, vaut le pleinement le détour. Arkane ne s’est pas foutu de nous : jouer à Dishonored est une vraie expérience.

Les rats, alliés précieux ou horribles ennemis…

 

Un gameplay mortel

Pour Dishonored, on parle de jeux vidéo et non de cinéma ou de séries TV. L’univers ne fait pas tout. Fort heureusement, le jeu d’Arkane vous offrira une expérience de jeu très sympathique. Sans être révolutionnaire, le gameplay tire le meilleur de ses inspirations. Et elles sont nombreuses et de qualité ! Thief : the Dark project, Deus Ex, Bioshock, Metal Gear Solid, Assassin’s Creed et même les Elder Scrolls, on retrouve un délicieux mélange de tout ça dans Dishonored. A mi-chemin entre le RPG, le FPS ou le jeu d’infiltration, Dishonored offre au joueur le luxe de choisir son approche : ultra bourrine ou très discrète. Il se joue en vue subjective uniquement. Seules les deux mains du héros apparaissent à l’écran. Sur la droite, Corvo dispose d’une épée qui lui permet d’attaquer, mais aussi de parer ou de déséquilibrer l’adversaire. Rien que cette foutue main droite permet de s’éclater dans des duels au sabre très tranchants. Pour la main gauche, on a le choix : pouvoirs divers, offerts par l’Outsider, que l’on peut améliorer grâce à des runes trouvées ça et là ou en récompense des quêtes secondaires, ou armes variées. Il y a du choix ! Heureusement, on s’y retrouve très facilement grâce à un menu bien pensé et facile d’accès qui permet de jongler facilement entre les sorts, avec même une possibilité d’attribuer des raccourcis bien pratiques. Cette interface aussi simple qu’efficace contribue largement à la réussite d’un gameplay basé sur la créativité. Il est en effet possible d’associer différents sorts et armes pour mettre à mort les adversaires de manière originale et efficace, ou tout simplement pour passer inaperçu. Chaque situation propose plusieurs solutions qui ne ménageront pas vos méninges : à vous de trouver la meilleure manière de vous débarrasser de vos adversaires, en évitant de vous faire repérer… ou pas ! Car il est possible de foncer dans le tas et de jouer les gros bourrins ultra destructeurs. Mais attention, le challenge sera alors très relevé car les ennemis sont plutôt costauds et ne vous manqueront pas. Il existe donc une infinité de manière de jouer à Dishonored, on ne s’ennuie pas du tout et ce n’est pas répétitif. Jamais. Et quoi qu’il arrive, vos skills et votre cerveau sont stimulés. Arkane respecte les joueurs, pour notre plus grand plaisir !

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Pas ouvert, mais loin d’être fermé

Ce gameplay aux petits oignons est magnifié par un level design vraiment réussi. Petite déception : Dishonored ne propose pas de monde ouvert. Vous ne pourrez pas arpenter Dunwall comme Ezio à Florence. Un quartier du jeu sert de camp de base, à la manière du Nexus de Demon’s Souls, puis vous êtes transportés dans une dans une « zone » de jeu avec son quartier, son univers et ses spécificités pour chaque mission. Pas de panique néanmoins, les zones sont extrêmement riches et loin d’être minables. Les différents quartiers foisonnent de vies et de possibilités. La rejouabilité est énorme car chaque quartier, chaque maison, chaque recoins regorgent de cachettes en tous genres, de passages à emprunter, de scènes à découvrir. A vous de jongler entre vos différents pouvoirs pour trouver la meilleure façon d’évoluer dans ces environnements qui stimuleront votre imagination et votre sens de l’observation sans arrêt. Il faut également souligner la verticalité du level design : il y a autant de choses à voir en haut (et en bas !) qu’au niveau de la rue. Et comme il y a beaucoup de choses à trouver (runes, charmes d’os), c’est une vraie invitation à la découverte !

Samuel nous amène sur les quartiers des missions en bateau !

 

Pro-life ou pro-choice ?

Dishonored est un jeu qui offre énormément de liberté au joueur. On peut choisir sa façon de jouer, d’arpenter la ville, de tuer… ou pas !  A vous de déterminer si votre Corvo est un gentil protecteur cherchant la Justice ou un vengeur sanguinaire massacrant tout sur son passage. Le bébé d’Arkane propose aux joueurs différents challenges. Il est tout à fait possible de finir le jeu sans tuer personne. C’est franchement compliqué mais très gratifiant, d’autant plus que vos cibles peuvent subir un sort bien plus amer -loin de votre couteau dans la gorge- si vous savez jouer.  A l’opposée, vous pouvez dégommer tout ce qui passe devant vous. Mais vous devrez en subir les conséquences. Un comportement malsain entrainera une ville malsaine, avec notamment une prolifération des rats. Ces gentilles petites bêtes porteuses de Peste peuvent se montrer particulièrement hargneuses lorsqu’elles se regroupent. Les rats peuvent dévorer des gardes, vous débarrasser rapidement de cadavres gênants… ou vous attaquer ! Outre les impacts sur le gameplay, le comportement du joueur aura une incidence directe sur le scenario, notamment la fin. Pas de choix de dialogue à la Mass Effect ou Dragon Age, ici ce sont vos actes qui comptent. D’où la possibilité de rejouer encore et encore pour découvrir toutes les façons de jouer et les différents arcs scénaristiques. Quelques quêtes annexes sont également proposées aux joueurs. Vous découvrirez alors des personnages hauts en couleur voire particulièrement sinistres (Mamie Chiffon…). Un détour agréable à ne pas louper pour savourer plus longtemps cet univers, car si certains ont critiqué la faible longueur du jeu, les différents challenges proposés augmenteront sensiblement la durée de vie. Bon courage pour finir le jeu sans vous faire repérer !

Vision des ténèbres facilite grandement la discrétion !

 

Le jeu d’Arkane studio se révèle à la hauteur de l’attente ! L’univers que nous avons pu découvrir dans les nombreuses vidéos promotionnelles est encore plus riche que l’on imaginait. Le travail des concepteurs est vraiment de très bonne qualité. Pour couronner le tout, le jeu est sympa grâce à un gameplay réussi, inspiré par ce qui fait de mieux dans le monde du jeu vidéo au sens large. Et oui, les AAA sont encore là ! Dishonored est la preuve que les créateurs de jeux vidéo doivent prendre des risques pour toujours imaginer de nouveaux mondes, des gameplay innovants, de nouvelles saveurs. Les joueurs seront sans doute demandeurs d’une nouvelle aventure dans cet univers, mais on espère sincèrement que les équipes d’Arkane sauront éviter une repompe du concept jusqu’à la moelle… Vue la qualité du travail de Bethesda sur la licence Elder Scroll, on image que c’est possible !

Test réalisé sur PS3. Sur PC, c’est évidemment plus joli et en plus, le joueur dispose de nombreux raccourcis permettant d’être plus réactif et encore plus sadique. Miam !

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