Nous n’y Ă©tions pas allĂ©s en 2014 en raison d’un conflit de planning, et la FedCon nous avait grandement manquĂ©. Il faut dire que cette convention, initialement dĂ©diĂ©e Ă Star Trek et dĂ©sormais Ă un large Ă©ventail de licences de science-fiction est probablement la plus consĂ©quente d’Europe. C’est donc avec un plaisir non dissimulĂ© que nous nous sommes rendus Ă cette Ă©dition 2015, la 24e de la convention.
Jeudi 21 avril : après un court vol de Paris Ă Dusseldorf, nous dĂ©barquons Ă l’hĂ´tel Maritim, qui accueille la FedCon depuis plusieurs annĂ©es. A ce moment-lĂ nous ne le savons pas encore, mais ce sera la dernière Ă©dition Ă cet endroit : dès 2016, la convention sera de retour Ă Bonn, la ville qui l’a vue naĂ®tre. Une raison supplĂ©mentaire de savourer cette 24e Ă©dition avant un changement de lieu – mĂŞme si, finalement, visiter la ville n’a jamais Ă©tĂ© une prioritĂ©.
La FedCon se dĂ©roule toujours au sein du grand hĂ´tel : durant 4 jours, on a l’impression d’ĂŞtre dans une bulle. Le temps relativement clĂ©ment du week-end aura permis aux shootings photos de groupes d’ĂŞtre rĂ©alisĂ©s dehors, et les soirĂ©es auront une nouvelle fois Ă©tĂ© particulièrement animĂ©es. Mais commençons par le dĂ©but…
Guests en pagailles
La FedCon, c’est en premier lieu une plĂ©thore d’invitĂ©s, nouveaux ou habituĂ©s. Cette annĂ©e, pas mal de nouvelles tĂŞtes Ă©taient prĂ©sentes, certaines attendues depuis longtemps : c’Ă©tait notamment le cas de l’actrice Tricia Helfer, alias Six dans Battlestar Galactica, qui avait annulĂ© sa venue en 2013. Autre licence, autre blonde : Jeri Ryan, alias Seven of Nine dans Star Trek Voyager, Ă©tait Ă©galement l’une des tĂŞtes d’affiche dans cette Ă©dition. Les deux comĂ©diennes se faisant plutĂ´t rares en convention, elles ont eu pas mal de succès en photoshots mais Ă©galement en dĂ©dicaces et en panels.
Mais certains invitĂ©s ont su se faire attendre : outre le fait qu’il y a eu de nombreuses annulations – notamment Katee Sackhoff, ArlĂ©sienne de la FedCon, et Julie Benz – de nombreux guests n’Ă©taient pas prĂ©sents Ă la cĂ©rĂ©monie d’ouverture. D’ailleurs, la confĂ©rence de presse qui a traditionnellement lieu le jeudi matin n’a pas eu lieu cette annĂ©e pour des problèmes d’agenda. Si on pouvait s’inquiĂ©ter un peu de la manière dont l’organisation allait rebondir face Ă ses bĂ©vues, on a finalement Ă©tĂ© encore une fois vite rassurĂ©s par le professionnalisme de la FedCon. Au final, il a surtout Ă©tĂ© question d’une rĂ©oganisation de certains crĂ©neaux horaires, notamment les panels des invitĂ©s absents, remplacĂ©s par des projections.
Le reste de la convention s’est dĂ©roulĂ© sans encombre, avec des guests qui se sont prĂŞtĂ©, comme toujours, au jeu des panels seuls devant un public qui avait plein de questions Ă poser ! Pour rappel, les panels de la FedCon se dĂ©roulent tous de la mĂŞme manière : un ou plusieurs invitĂ©s sont debouts ou assis sur scène, et les spectateurs peuvent poser des questions en anglais via 4 micros rĂ©partis dans la grande salle. Le fait que tout se dĂ©roule sans aucune contrainte et tradition – l’anglais est la langue de la FedCon – permet aux guests de se lâcher, voire mĂŞme de partir totalement en roue libre :)
Des panels exceptionnels
Chaque guest participe – au minimum – Ă deux panels durant la convention. Quand plusieurs invitĂ©s d’une mĂŞme franchise sont prĂ©sents, il n’est pas rare qu’ils fassent un panel en solo et le second en groupe. Ce sont ces derniers qui sont souvent les plus prisĂ©s, mĂŞme si les solos ne sont pas en reste puisqu’ils permettent aux spectateurs de poser des questions centrĂ©s sur le guest.
Panel de groupe Defiance
Cette annĂ©e parmi les panels les plus remarquables, on peut citer celui de Grant Bowler et Rob Archer pour Defiance. Deux invitĂ©s survoltĂ©s et visiblement très amis qui n’ont pas Ă©tĂ© avares d’anecdotes de tournage et fou rires pendant une heure qui est passĂ©e très vite. Elle avait commencĂ© sur les chapeaux de roue avec Bowler dĂ©barquant dans les bras du colosse Archer ! Ce dernier a d’ailleurs Ă©tĂ© l’une des belles dĂ©couvertes de la convention : adepte de ce genre d’Ă©vĂ©nements depuis Ă peine 6 mois, Rob Archer, qu’on a plus l’habitude de dĂ©couvrir sous une tonne de maquillage, s’est montrĂ© très enthousiaste.
InterrogĂ© sur son physique imposant, Rob Archer a notamment dĂ©voilĂ© sa routine rĂ©gime/exercice, tandis que Bowler a racontĂ© les coulisses de leur scène de combat de la première saison… notamment comment Archer s’est cassĂ© le nez en chutant lourdement, d’une manière lui permettant de protĂ©ger ses onĂ©reuses prothèses de cou, lui permettant de se transformer en terrifiant Bioman bleu. « Ce mĂ©tier peut ĂŞtre cruel ! » ironise Grant Bowler. Une anecdote qui fait dĂ©sormais rire tout le monde.
Panel Star Trek, spécial Borgs
Une autre bonne idĂ©e de la convention : proposer un panel Ă Jonathan Del Arco, Jeri Ryan et Manu Intiraymi. Le premier s’est illustrĂ© dans Star Trek : The Next Generation, et les deux autres dans Voyager. Leur point commun : ils ont tous interprĂ©tĂ© des Borgs.
Au programme, beaucoup de questions pour Jeri Ryan, qui a rencontrĂ© un joli succès ce week-end. L’actrice a notamment Ă©tĂ© questionnĂ©e sur ce qu’elle aurait aimĂ© changer dans son personnage de Seven of Nine, notamment sur la fin de la sĂ©rie. Manu Intiraymi a Ă©galement Ă©tĂ© sollicitĂ©, en partie parce qu’il venait prĂ©senter le film Star Trek Renegade, rĂ©alisĂ© par Tim Russ, financĂ© via Kickstarter et projetĂ© en avant-première Ă la FedCon. Quant Ă Jonathan Del Arco, il a Ă©galement eu droit Ă son lot de questions, en plus de faire le show comme personne.
Panel Stargate Atlantis, ou les David
David Hewlett et David Nykl représentaient la série Stargate Atlantis cette année, et la complicité entre les deux acteurs fait toujours plaisir à voir.
Les deux David ont encouragĂ© le public Ă poser des questions en commençant par la phrase « Ma question est pour David », donnant le ton d’un panel vĂ©ritablement dĂ©lirant. Outre rĂ©pondre aux questions des fans, les deux comĂ©diens ont racontĂ© de nombreuses anecdotes et amusĂ© la galerie, ravivant la gueguerre « Qui est le meilleur scientifique de Stargate Atlantis ? » Un excellent moment pour une salle particulièrement remplie ce samedi soir !
Panels Battlestar Galactica
BSG a eu droit Ă deux panels de groupe, en grande partie en raison d’un planning serrĂ© le samedi soir. L’organisation ayant pris un peu de retard avec le concours de cosplay – c’est presque une tradition ! – il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de fusionner les panels de James Callis et Tricia Helfer, pour terminer Ă l’heure – 21h30 quand mĂŞme ! Cette dĂ©cision a Ă©tĂ© très bien accueillie, d’autant que c’Ă©tait particulièrement logique que le duo soit prĂ©sent sur scène.
Les deux guests ont livrĂ© l’un des meilleurs panels de l’Ă©dition de cette annĂ©e. Ils sont notamment revenus sur leurs premiers jours de tournage (dĂ©butant au passage par une scène de sexe) et sur la manière de dĂ©velopper la relation entre les deux personnages. Une question portait sur la difficultĂ© qu’avait pu rencontrer James Callis en Ă©tant perturbĂ© par Tricia Helfer, dont le personnage, Six, lui parle « dans sa tĂŞte ». Pour James Callis, c’est surtout sa collègue qui Ă©tait dans la situation difficile de devoir « apparaĂ®tre » derrière lui, dans des mises en scène parfois acrobatique.Tricia Helfer a jouĂ© le jeu en s’amusant Ă perturber son collègue alors qu’il rĂ©pondait aux questions, ce qui a entraĂ®nĂ© un fou rire gĂ©nĂ©ral !
Le second panel BSG est celui qui a terminĂ© la convention le dimanche. Il permettait de retrouver sur scène Helfer et Callis, ainsi qu’Edward James Olmos et Aaron Douglas, qui s’Ă©taient illustrĂ©s dans des panels solos les jours prĂ©cĂ©dents.
LĂ encore, la gĂ©nĂ©rositĂ© des guests a fait passer l’heure de questions/rĂ©ponses aussi rapidement qu’un bond FTL. Aaron Douglas s’est notamment lancĂ© dans l’explication dĂ©taillĂ©e de la genèse de la photo inspirĂ©e de la cène, rĂ©alisĂ©e pour la saison 4. On a pu dĂ©couvrir que chaque personne prĂ©sente sur le clichĂ© a Ă©tĂ© photographiĂ©e sĂ©parĂ©ment et que certaines parties ont Ă©tĂ© totalement PhotoshopĂ©es, comment les pieds des personnages. Tricia Helfer, qui apparaĂ®t deux fois sur la photo, a participĂ© au shooting avec d’autres acteurs dans le rĂ´le de Natalie, pour ensuite revenir seule pour la photo de Six. De quoi voir ce cĂ©lèbre clichĂ© d’une manière bien diffĂ©rente ! Quant Ă James Callis, il est revenu sur une journĂ©e de tournage oĂą il s’est retrouvĂ© nu devant toute l’Ă©quipe.
Le panel a enchaîné directement sur la cérémonie de clôture de la convention, rassemblant cette fois-ci tous les invités de la convention. Une belle manière de boucler une édition qui a été une fois encore généreuse sur sa grande scène.
La FedCon 2015 en dehors des panels
Si les panels constituent un très gros morceau des 4 jours de la FedCon, il y a également la possibilité de se divertir autrement durant la convention. Des micro-événéments ont également lieu, comme les séances de photos de groupes des personnes costumées, le tout par franchise, ainsi que des ventes aux enchères organisées pour financer des organismes caritatifs.
Costumes et cosplays
Venir costumĂ©s Ă la FedCon est une tradition pour une très grande partie du public, qu’il s’agisse de faire preuve d’inventivitĂ© ou juste faire connaĂ®tre son appartenance Ă un groupe de fans. On croise littĂ©ralement de tout ! Les sĂ©ances de photos de groupes sont souvent impressionnantes.
Photos et dédicaces
C’est le moment privilĂ©gier pour rencontrer et discuter avec les guests… enfin, surtout les sĂ©ances de dĂ©dicaces, puisque les sĂ©ances photos se dĂ©roulent Ă la chaĂ®ne, vitesse grand V, pour que tout le monde passe. Cette annĂ©e, la « gagnante » a sans doute Ă©tĂ© Jeri Ryan, dont la file d’attente pour la sĂ©ance de photoshots du samedi Ă©tait tellement longue qu’elle sortait de l’hĂ´tel, pour finir sur la passerelle reliant le Maritim Ă l’aĂ©roport de DĂĽsseldorf. Une situation qui n’a pas empĂŞchĂ© tout le monde de passer !
Pour les dĂ©dicaces, comme d’habitude, ce sont deux sĂ©ances de 3 heures qui ont Ă©tĂ© organisĂ©es, le samedi après-midi et le dimanche matin. De cette façon, les organisateurs font passer le samedi les dĂ©tenteurs d’un billet compris en 1 et 1000 ainsi que les possesseurs d’un pass Gold ou Platinum, tandis que le dimanche permet Ă tous les autres d’accĂ©der aux dĂ©dicaces. Passer le dimanche est plutĂ´t un bon plan car il y a gĂ©nĂ©ralement moins de monde que le samedi, ce qui laisse plus de temps pour discuter avec les guests  en leur faisant signer le support dĂ©sirĂ©.
L’une des petites dĂ©ceptions que l’on peut avoir concernant l’organisation des dĂ©dicaces cette annĂ©e, c’est que beaucoup de « petits » guests, pourtant populaires, ont Ă©tĂ© relĂ©guĂ©s dans une autre salle que celles des plus « gros ». C’est frĂ©quent et donc peu Ă©tonnant Ă la FedCon. NĂ©anmoins, avec les annulations de dernière minute, il y avait pas mal d’espace vacant entre les invitĂ©s. Certains auraient pu ĂŞtre regroupĂ©s, comme Grant Bowler et Rob Archer : Ă la place, ce dernier Ă©tait dans la petite salle. D’autres, comme Bai Ling, dont le point culminant de la filmographie est d’apparaĂ®tre dans des scènes coupĂ©es au montage de Star Wars, Ă©taient dans la grande salle. On a parfois du mal Ă comprendre la cohĂ©rence dans tout ça, d’autant que c’est le genre d’invitĂ© qui n’attire pas beaucoup de gens en dĂ©dicaces – les prix n’Ă©tant pas beaucoup plus bas que des guests plus « gros ».
Hommage Ă Leonard Nimoy
DĂ©cĂ©dĂ© le 27 fĂ©vrier dernier, Leonard Nimoy Ă©tait venu 2 fois Ă la FedCon avant de dĂ©cider d’arrĂŞter les conventions. Ca, plus le fait que la FedCon est traditionnellement centrĂ©e sur Star Trek, il Ă©tait logique que la convention rende hommage Ă l’interprète de Spock. Cette tâche a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă Richard Arnold, consultant sur plusieurs sĂ©ries Star Trek, et considĂ©rĂ© comme l’un des « archivistes » de la franchise. Richard Arnold est un puits d’anecdotes sur les diffĂ©rentes sĂ©ries et leurs acteurs, qui a parlĂ© pendant près d’une heure de Leonard Nimoy, Ă©voquant aussi bien sa carrière que des aspects plus personnels de sa vie.
Un hommage mĂ©ritĂ© et nĂ©cessaire, mais hĂ©las un tantinet longuet… Richard Arnold se reposait Ă©normĂ©ment sur ses notes et perdait parfois le fil. De la vidĂ©o et un peu plus d’interactivitĂ© aurait sans doute dynamisĂ© un peu le tout, mĂŞme si on peut clairement remercier Arnold d’avoir offert Ă la FedCon un hommage personnalisĂ©.
L’ESA et Rosetta Ă l’honneur
En dehors des panels de guests, d’autres confĂ©rences en anglais ont attirĂ© notre attention, en particuliers celles de l’Agence Spatiale EuropĂ©enne (ESA). Matt Taylor, un scientifique l’ESA connu pour ses tatouages et ses chemises bariolĂ©es (il a tristement alimentĂ© une polĂ©mique autour du rĂ©veil de Rosetta en raison d’une chemise couverte de femmes dĂ©nudĂ©es) a tenu deux confĂ©rences autour de la mission Rosetta et du rĂ´le du robot Philae. Bien que complexes, ses explications ont permis de comprendre certains aspects de la mission et du travail de l’ESA. Une prĂ©sence totalement lĂ©gitime au sein d’une convention de science-fiction !
Un adieu Ă DĂĽsseldorf
La FedCon n’a plus rien Ă prouver : cette 24e Ă©dition Ă©tait encore une fois très rĂ©ussie. De quoi conclure en beautĂ© l’aventure de la FedCon Ă Dusseldorf avant de retourner Ă Bonn dès 2016. Reste Ă savoir si la convention en profitera pour se renouveler un peu au niveau du contenu, notamment cĂ´tĂ© boutiques, l’un des points faibles du salon. On espère ĂŞtre lĂ pour vous raconter tout ça :)
Merci aux organisateurs de la FedCon de nous avoir permis de réaliser ce reportage dans de bonnes conditions, cette année encore, et merci à Lyly pour les photos des dédicaces !

























































































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