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Werewolves Within : jouez à Loups-Garous en réalité virtuelle, quel que soit votre casque !

Avec Werewolves Within, Ubisoft met au goût du jour le mythique jeu Les Loups-garous de Thiercelieux en proposant un jeu en réalité virtuel cross-plateforme, jouable si vous avez un Oculus Rift, un HTC Vive ou un PlayStation VR ! Le jeu est disponible depuis le 6 décembre.

Si vous êtes adeptes de jeux de société, vous avez sans doute déjà joué au jeu Les Loups-garous de Thiercelieux, qui est tout simplement légendaire (au minimum). Ce jeu propose aux joueurs d’endosser différents rôles, allant du simple villageois à celui, dangereux, de loup-garou. Lorsque la nuit tombe, les loups-garous désignent une victime qui meurt, et le lendemain, les habitants du village doivent mener l’enquête pour déterminer qui doit être puni pour ce crime. Accuseront-ils un simple villageois, un loup-garou, ou encore la sorcière ou les amoureux ? Personne ne sait qui est qui, et tuer ses alliés est donc un risque.

Il faut être nombreux pour jouer aux Loups-garous, mais c’est désormais possible de le faire en réalité virtuelle, grâce à Werewolves Within. Le jeu, développé par Red Storm Entertainment, s’avère cross-plateforme. Quelqu’un qui joue en VR sur PS4 avec un PSVR peut donc y jouer avec un joueur Steam qui possible un Oculus Rift ou un HTC Vive.

L’intrigue prend place dans le village de Gallowstone, et peut être jouée à partir de 5 joueurs, et jusqu’à 8. “Grâce aux nouvelles technologies développées par Red Storm, permettant la reconnaissance de mouvements et l’analyse de l’intonation vocale, les joueurs verront leur personnage adopter leurs réactions en temps réel. Le titre permet aux joueurs d’utiliser une large gamme de gestes naturels qui renforcent le côté immersif des interactions sociales” explique le studio. Les mauvais bluffeurs pourraient donc encore se démasquer eux-mêmes ? En tout cas, les bruits de pas ne trahiront plus personne !

Pour jouer à Werewolves Within, il faut débourser 30 euros sur la plateforme choisie. Un peu cher quand même, mais si vous avez 5 potes avec qui jouer, ça peut donner des parties sympa !

Via communiqué de presse

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The Last of Us part II annoncé : qu’est-ce qui fait courir Ellie ?

Sony a dévoilé tout premier trailer de la suite de The Last of Us, sous-titré “Part.2”. On y retrouve Ellie, plus âgée, et plus énervée que jamais, en compagnie d’un Joël armé mais plus mesuré.

The Last of Us avait été l’un des derniers jeux AAA à être sorti sur PS3, et il avait bénéficié à peine un an après d’un remaster de qualité sur PS4. Le jeu de Naughty Dog (Uncharted, Crash Bandicot) n’a pas mis longtemps à se hisser au rang de monument du jeu vidéo, en raison d’un gameplay efficace, d’un level design réussi, mais surtout d’une histoire et de personnages aussi émouvant qu’attachants.

L’intrigue est pourtant simple : alors que la majeure partie de l’espèce humaine est touchée par un virus qui transforme les gens en créatures difformes et agressives, Joël, baroudeur bougon qui ne s’est jamais remis de la mort de sa fille, est chargé d’escorter Ellie, ado orpheline ascendant rebelle. La raison ? Ellie est immunisée aux effets du Cordyceps qui infecte les hommes, et pourrait être la clé de la survie de l’humanité.

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Si le jeu est un mélange d’action et de survival à la troisième personne, il possède une force narrative résolument impressionnante, et a laissé plus d’un joueur sans voix lors du dénouement final, très douloureux. Dès lors, l’intrigue aurait pu se terminer ainsi, en laissant personnages et joueurs face à leurs doutes respectifs. Mais les développeurs de Naughty Dog en ont décidé autrement.

Ellie est de retour, et elle n’est pas contente

C’est donc à l’occasion de la conférence de la PlayStation Experience du 3 décembre que Sony a levé le voile sur The Last of Us : Part II. Un trailer de plus de deux minutes dévoile une Ellie plus âgée, assise sur le bord d’un lit, en train de jouer de la guitare, alors que la maison est jonchée de cadavres. Alors qu’elle entame une chanson, un homme la rejoint : on devine qu’il s’agit de Joël. Ellie lui fait alors la promesse de trouver des individus et de “les tuer jusqu’au dernier.” Le trailer se termine ainsi, en dévoilant le regard d’Ellie, dont le visage et les mains ensanglantées laissent deviner un combat difficile.

De la revanche dans l’air ? (Spoilers sur la fin de TLOU)

Ellie a toujours été rebelle et effrontée, mais elle change beaucoup dans The Last of Us après avoir dû utiliser une arme pour la première fois, dans le but de se défendre. Etant données les épreuves qu’elle a dû traverser, on l’imagine clairement bien abîmée. Et tout cela est sans compter sur le fait que, à la fin de The Last of Us (attention spoilers), Joël réalise un véritable carnage chez les Lucioles dans le but de la sauver. Ce groupe de résistance voulait en effet tuer Ellie pour étudier son cerveau dans l’espoir de trouver ce qui l’immunisait au Cordyceps. Une pensée insupportable pour Joël, qui choisit Ellie plutôt qu’un potentiel remède. La dernière scène du jeu montre Joël qui ment à Ellie concernant la situation. Et le regard de la gamine en dit long.

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Le syndrome du survivant pourrait avoir poursuivi Ellie, qui a enterré bien du monde. Mais dans le trailer, elle est beaucoup plus vieille que dans le premier jeu, et passe d’ado à jeune femme. L’explication semble donc trop simpliste, d’autant qu’elle semble encore être liée à Joël, et on imagine qu’elle a dû lui en vouloir.

On peut alors penser à une théorie qui circule depuis longtemps sur le Web, et qui sous-entend que le groupe des Lucioles serait lui-même à l’origine du virus du Cordyceps. Cela pourrait expliquer pourquoi ils ont cherché à tuer Ellie plutôt que d’essayer de synthétiser un remède avec son sang, par exemple. Et comme le logo des Lucioles est l’un des premiers éléments qui apparaît dans le trailer, alors, peut-être que les Lucioles sont en réalité la cible de la colère d’Ellie.

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Une sortie lointaine

Sony a d’ores et déjà précisé sur son blog que “la sortie du jeu est loin” et que le développement n’en est encore qu’à ses débuts. Il va donc falloir s’armer de patience avant d’en savoir plus sur ce jeu qui va probablement cristaliser toutes les attentes des fans du studio californien. Apres l’excellent Uncharted 4 sorti cette année, la barre est haute, mais on a confiance !

Via PlayStation

 

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[Test PSVR] Robinson : The Journey

Malgré un line-up plutôt fourni à son lancement, le PlayStation VR manque tout de même de quelques vrais gros jeux bien sentis pour justifier d’une expérience complète. Avec Robinson : The Journey, Crytek espère s’imposer comme un studio qui propose des expériences AAA en réalité virtuelle. Pari réussi ? Notre Verdict…

Robin est un jeune garçon qui semble être le seul survivant du crash du vaisseau spatial Esmeralda sur la planète Tyson III. Cette dernière, peuplée de dinosaures, ne s’avère pas particulièrement amicale. Mais Robin, accompagné d’un robot volant HIGS et d’un bébé T-Rex nommé Laika, est parvenu à construire tout le nécessaire à sa survie, dans l’espoir de voir un jour ses messages de détresse entendus. En attendant, il explore la planète et rencontre ses habitants pas toujours accueillants.

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Puzzles et escalade

Si Robinson : The Journey est l’un des premiers jeux d’aventure à réellement mettre la réalité virtuelle au premier plan, il ne faut cependant pas s’attendre à un déluge d’action qui pousse très loin l’immersion. Le jeu se résume principalement à escalader des parois diverses, à mener l’enquête et à résoudre différents puzzles qui permettent à Robin d’atteindre différents objectifs, au fur et à mesure que l’histoire avance. Guidé par son unité HIGS, le jeune garçon s’enfonce de plus en plus dans une jungle préhistorique, qui mèle moment de contemplation et (petites) périodes de tension.

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Si l’on sursaute de temps à autre, l’expérience reste donc plutôt zen, et l’immersion aussi bien visuelle que sonore s’avère plutôt réussie. Pour autant, on reste sur le PlayStation VR, et on est donc loin d’avoir un rendu photoréaliste : malgré le filtre flou appliqué sur quasiment tous les jeux qui tournent sur PSVR, on est parfois confronté à un aliasing qui nous fait quelque peu sortir de notre bulle d’immersion.

Des choix de gameplay particuliers

Mais au-delà des graphismes qui font ce qu’ils peuvent compte tenu de la plateforme, c’est surtout du côté de la jouabilité qu’il y a une remise en question à faire concernant les choix de Crytek. Les développeurs, désireux que les joueurs puissent passer un temps plus long que la moyenne avec le casque sur la tête, ont cherché à le rendre le moins “vomitif” possible. On joue donc à Robinson assit et avec la manette Dualshock 4 et non par les PS Move, alors que le personnage que l’on incarne dispose dans sa main d’un objet qui ressemble à s’y méprendre à un PS Move, justement.

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Le fait est que, sans manette, impossible de se mouvoir dans un environnement en FPS : la démarche est donc cohérente. Le problème c’est qu’on se retrouve assez perturbé par le fait de pouvoir avancer sans bouger de son siège. Pire encore : c’est le fait de pouvoir à la fois bouger la tête et utiliser les sticks analogiques pour tourner qui s’avère franchement perturbant. Surtout que si la manette permet de s’orienter, elle le fait de façon saccadée : une pression sur le stick fait tourner le personnage de quelques degrés seulement dans la direction choisi. Si certains paramètres peuvent se régler à loisir, la configuration de base s’avère assez difficile à comprendre, d’autant plus qu’à cela s’ajoute certains bugs gênants – notamment dans les phases d’escalades, où les mains ont parfois du mal à se placer.

Robinson essuie les plâtres

Loin d’être mauvais, le titre de Crytek essuie, avec ses ambitions de jeu AAA en VR, les plâtres d’une technologie qui n’en est encore qu’à ses débuts. Si on peut saluer le fait que le PSVR se dote rapidement d’un tel titre, on se rend vite compte que celui-ci cristallise les enjeux et les réflexions que l’on peut avoir autour de la réalité virtuelle. Quel type de jeu est réellement adapté à un usage “long” du casque ? Quelle jouabilité est la meilleure pour ne pas ressentir le motion sickness ? Autant de questions que Robinson pousse à se poser. Les questions graphiques sont quant à elle en grande partie balayées par l’usage d’une PS4 PRo.

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Mais l’un des points qui fâche le plus est sans doute celui de la durée de vie : comptez entre 5 et 6h pour terminer l’aventure, et jusqu’à 10 si vous recherchez tous les secrets, lieux et créatures à répertorier dans votre HIGS, dans l’optique de créer une encyclopédie de Tyson III. L’ensemble tourne autour d’un mini-jeu qui utilise le scanner du héros, et qui, à la longue, finit par lasser un brin.

Quand on sait que le jeu est commercialisé plus de 50 euros pour sa sortie, il y a de quoi se retrouver légèrement désappointé face au résultat final. Pas mauvais, Robinson : The Journey n’est pas non plus un killer game qui justifie l’achat d’un PlayStation VR. A moins d’être un fan ultra hardcore de Jurassic Park et d’être imperméable au motion sickness, mieux vaut attendre une baisse de prix (et une éventuelle mise à jour ?) avant de passer à la caisse.

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[Test PS4] Call of Duty : Infinite Warfare

Activision nous gratifie d’un nouvel opus annuel de Call of Duty, qui quitte cette fois-ci la terre pour une guerre spatiale. La célèbre franchise de FPS cherche à se réinventer vers l’Infini et au-delà, et si le gameplay y gagne, on reste tout de même dans les fondamentaux.

Après la guerre à base de robots et d’humains augmentés, Call of Duty : Infinite Warfare s’attaque désormais à la guerre spatiale. C’est par le biais de la campagne solo que tout commence : après une introduction musclée où l’on découvre l’antagoniste de l’épisode, Salen Koch (interprété par Kit Harington), amiral à la tête du Front de Défense des Colonies (FDC, pour SetDef), un groupe terroriste.

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Car dans le monde d’Infinite Warfare, l’Homme a colonisé le système solaire et l’Agence Spatiale des Nations Unies (ASNU) veille. Mais certains, comme le SetDef, aimeraient bien prendre leur indépendance, et décident donc d’attaquer la Terre. le lieutenant Reyes et son équipière, le lieutenant Salter, font partie des militaires qui parviennent à s’enfuir vers l’Espace, où la bataille continue de faire rage. La guerre, elle, se constitue d’une suite de missions dans lesquelles le joueur, alias Nick Reyes, devrait mener ses troupes contre un SetDef sans pitié.

Une campagne sans temps mort

Contrairement à Black Ops III, développé par Treyarch et sorti l’année dernière, ce nouvel opus que l’on doit cette fois à Infinity Ward ne permet pas de choisir le sexe de son personnage, ou bien de le personnaliser physiquement. Si l’introduction du jeu propose de jouer un autre personnage, c’est à travers les yeux de Reyes, devenu capitaine du destroyer spatial Retribution, que l’on vit l’aventure.

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Cette dernière s’avère très immersive, sans temps mort, et sans temps de chargement, ce qui assure une fluidité des plus efficaces. Si, arrivé à un stade du jeu, le joueur peut choisir l’ordre dans lequel il effectue certaines missions, on n’a jamais l’impression de quitter l’action. Il est d’ailleurs intéressant de constater qu’outre les graphismes très réussis et le level design intelligent, l’ambiance du Retribution a été très travaillée : chaque soldat a un nom et une attitude, et un grand nombre sont capables d’interagir avec le joueur.

Bref, la campagne d’Infinite Warfare s’avère plutôt satisfaisante : comptez environ 10h en mode normal pour en venir à bout, ce qui est dans la moyenne de ce que ce type de jeux propose.

Un gameplay sans gravité

Du côté du gameplay à proprement parlé, on note l’arrivée de nouveautés liées au contexte du jeu : des combats spatiaux à bord de vaisseaux, les SCAR, ainsi que des combats en mode FPS qui se déroule eux aussi dans l’Espace, mais en apesanteur.

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Passons les incohérences scientifiques et techniques – le jeu n’est clairement pas réaliste, c’est de la science-fiction – pour se focaliser sur l’efficacité de ces nouveautés. Elles s’accompagnent de nouvelles mécaniques de jeux. En mode FPS, on trouve notamment des grenades Zero-G qui permettent de mettre les ennemis en lévitation pour les abattre en l’air, des grenades qui vont se coller aux ennemis, ou encore un grappin très  utile en apesanteur.

Des éléments que l’on retrouve autant en solo qu’en multijoueur, et qui donnent un petit coup de neuf à des mécaniques de jeu qui sont, en dehors de ça, bien usées. Et si c’est nouveau dans un Call of Duty, ça ne l’est pas nécessairement ailleurs : le jeu s’inspire très largement d’éléments déjà présents dans d’autres titres, comme Mass Effect (la carte spatiale est presque un hommage à ce stade) ou n’importe quel jeu où il est question de piloter un vaisseau spatial. Mais l’important, c’est que la sauce prend bien et que le tout s’avère bien agréable à jouer.

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Un multi sans surprise

Du côté du multijoueur, hormis quelques nouvelles mécaniques de gameplay, pas grand-chose de neuf. On trouve tout de même un système de personnalisation, nommé RIG, qui permet d’optimiser son personnage pour le rendre plus efficace sur certains critères au détriment d’autres. Il faut ainsi choisir, par exemple, entre la vitesse de déplacement et celle de regain de santé, le nombre de munitions à transporter ou encore l’efficacité de l’armure. Bien évidemment, plus on est efficace et plus on gagne de bonus.

Le multi de Call of Duty offre toujours un divertissement efficace et immédiat aux amateurs du genre, mais c’est toujours un peu seul contre tous et à moins d’être véritablement accro, on se lasse tout de même assez rapidement du manque concret de nouveauté dans les modes de jeu. Sur ce point, Infinite Warfare reste bien plan-plan, et ce n’est pas le mode Zombies qui sauve la mise, même si le fun est bel et bien là.

4 saveurs de Call of

A la campagne, au multi et au mode Zombies s’ajoute, pour ceux qui auront opté pour l’édition Legacy, Call of Duty : Modern Warfare Remastered. Un ajout de taille pour l’un des meilleurs opus de la série, et qui le reste encore aujourd’hui, avec une réédition qui vaut le détour. Si vous n’avez eu l’occasion de jouer à Modern Warfare, qui est l’épisode qui fait entrer la série dans “lère moderne”, c’est tout à fait l’occasion à saisir.

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Il est d’ailleurs intéressant de constater qu’on prend presque autant de plaisir, voire plus, à (re)découvrir cette campagne ainsi que son mode multijoueur – 10 maps classiques sont proposées. Dommage qu’Activision limite cette remasterisation aux acheteurs les plus fortunés d’Infinite Warfare, même s’il est bien possible que l’éditeur se décide de la sortir dans quelques temps en stand alone.

Et après ?

Call of Duty : Infinite Warfare est un jeu pêchu, agréable à jouer, qui offre une satisfaction immédiate. Néanmoins, malgré de belles qualités, le jeu n’offre pas de réelle replay value une fois la campagne terminée, et les modes multijoueurs s’avèrent assez peu innovants et ne captiveront donc, une fois de plus, que les joueurs les plus acharnés. Mais c’est le jeu et on le connait. Par contre, une réelle question se pose quant à la direction scénaristique que pourrait prendre ensuite la franchise, tant on a l’impression que tout a été fait, et que la corde commence à s’user. 

En attendant de le savoir, on a le temps de faire le tour de ce volet…

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Un trailer pour Mass Effect : Andromeda

Le nouveau volet de la franchise Mass Effect s’affiche, à l’occasion du N7 Day. Electronic Arts a en effet choisi ce jour pour sortir la nouvelle bande-annonce du nouveau Bioware, attendu pour le printemps prochain.

C’est en mars prochain que l’on devrait pouvoir incarner Ryder (homme ou femme, selon le choix du joueur) dans le Cluster Helius, au coeur de la galaxie d’Andromède. Si les images de gameplay se font encore rares à l’heure actuelle, le N7 Day a été l’occasion de découvrir un nouveau trailer d’un peu moins de 2 minutes, qui révèle timidement quelques éléments d’intrigue.

Dans le même temps, un leak un peu trop bien daté pour être honnête dévoile les jaquettes des éditions standard et deluxe du jeu. La hype est à son comble !

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Mass Effect Andromeda se dévoile dans une vidéo de gameplay

Hier 7 septembre, Sony présentait sa nouvelle console, la Playstation 4 Pro, qui fera sûrement tout un tas de trucs bien, comme un semblant de 4K à condition d’avoir un écran adéquat (mais ne lira pas les blu-ray 4K, parce qu’il ne faut pas trop en demander).
A cette occasion, EA et Bioware ont présenté une nouvelle (courte) vidéo de Mass Effect Andromeda, montrant un tout petit bout de gameplay. (suite…)

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[Test] Mr.Robot:1.51exfiltrati0n.apk, l’étrange jeu mobile de Telltale Games

Imaginez que vous trouviez par terre un smartphone, et vous décidiez de le garder, le tout sans l’éteindre. Imaginez ensuite que sa propriétaire légitime vous contacte, et vous demande de faire des trucs bizarres en rapport avec le hacking. Que feriez-vous ? C’est là toute la question posée par le dernier jeu en date de Telltale Games, qui se joue sur smartphone.

Mr.Robot:1.51exfiltrati0n.apk est en lien, comme son nom l’indique, avec la série Mr.Robot dont la seconde saison est actuellement en cours aux USA. Le studio à l’origine des jeux The Walking Dead, The Wolf Among us ou encore plus récemment Batman a lancé son premier jeu exclusivement sur Android durant la dernière Gamescom, à la surprise générale. Vendu 3 euros, ce jeu tranche avec ce que propose d’habitude le studio, mais conserve cependant une identité hors-norme, qui lorgne quand même un peu vers l’épisodique. Point important : il n’est proposé qu’en anglais.

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L’expérience tente en effet de se rapprocher du temps réel pour délivrer une intrigue qui ne se déroule que par SMS et MMS interposés. Tout passe l’application du jeu, qui prend la forme d’une messagerie E Corp (un conglomérat qu’Elliot, le personnage principal de Mr.Robot, surnomme Evil Corp, pour son côté intrusif). Une fois dans le “jeu”, vous êtes sur un téléphone que vous avez ramassé par terre. Pas de bol, vous vous rendez vite compte que la propriétaire du smartphone n’est pas une utilisatrice ordinaire, et qu’elle pratique le piratage informatique. Et elle a perdu son téléphone au beau milieu… d’un “truc”. Comme elle vous fait vite comprendre qu’elle sait des choses sur vous, vous devez collaborer bon gré mal gré pour l’aider dans ce qu’elle est en train de faire. Et les requêtes sont de plus en plus louches.

Un jeu pour les fans de la série

Les personnes ayant déjà visionné la première saison de Mr.Robot comprendront bien vite que le jeu retrace les événements de cette fameuse première saison – si vous n’avez encore rien visionné, je n’en dirai pas plus, pour ne pas vous gâcher le suspense. Sachez tout de même que ce jeu, très immersif, n’a pas grand intérêt si l’on n’a jamais regardé la série.

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Par contre, si vous adhérez au programme et à ses thématiques, Mr.Robot:1.51exfiltrati0n.apk est vraiment une expérience à faire, car elle raconte autrement l’histoire de la saison, s’avère plutôt drôle et surtout très ingénieuse. Au fur et à mesure que l’intrigue se déroule, vous comprenez que vous êtes un rouage dans une mécanique (relativement) bien rodée. Ou plutôt, que vous êtes un pion sur un échiquier.

Telltale oblige, vos actions ont des conséquences qui varient selon la façon dont vous vous y prenez : vous pouvez, par contre, complètement rater une action d’ingénierie sociale, en n’étant pas attentif aux indices, et en ne parvenant pas à convaincre une personne de vous fournir telle ou telle information. Vous pouvez même faire des trucs franchement discutables, et avoir l’impression de dépasser franchement les limites, malgré le fait que ces gens n’existent pas (en tout cas, j’espère).

Avec une mise en scène qui se limite à simuler de faux échanges de SMS, le jeu parvient à nous mettre dans la peau d’un hacker de bac à sable, contraint malgré lui de faire des choses qui le dépasse complètement, jusqu’à aller à la limite du malaise. Je peux le dire sans grande hésitation : il s’agit d’une des expériences de jeu les plus étranges que j’ai pu expérimenter, et c’est totalement inédit sur mobile. Pourtant, la mécanique de jeu est tellement naturelle qu’elle a vraiment du sens… on en vient parfois même à oublier qu’on est dans un jeu.

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En somme, si vous aimez les expériences originales et les gameplay qui sortent des sentiers battus, alors Mr.Robot:1.51exfiltrati0n.apk est fait pour vous. Il est cependant chaudement recommandé d’avoir ne serait-ce que jeté un oeil sur la saison 1 de la série Mr. Robot, ça peut franchement servir.

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Odin Sphere Leifthrasir : une œuvre enchanteresse

Avant de faire déchanter la terre entière, le jeu de l’été 2016 devait être No Man Sky et ses découvertes promises et déçues. Pourtant, en toute discrétion, c’est bien le remake d’un action RPG méconnu de la PS2 qui vient tirer son épingle du jeu en faisant un retour remarquable. Odin Sphere Leifthrasir vous offre ce fameux voyage dans un monde merveilleux…

Odin Sphere fait partie de ces petits bijoux sortis tardivement sur PS2 (13 mars 2008 en Europe) qui n’ont malheureusement pas eu l’écho mérité. Par chance, Vanillaware a décidé d’offrir un brin de fraicheur et une nouvelle aura aux classiques qui ont fait la notoriété du studio. Après Muramasa Rebirth, voici donc Odin Sphere : Leifthrasir !

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Bien plus qu’un simple portage
Certains studios ne se cassent pas la tête et se contentent d’apporter un lifting graphique plus ou moins poussé à leur œuvre originale pour leur remake HD. Ce n’est clairement pas le cas ici. Outre une magnifique refonte graphique, le système de combat est maintenant bien plus agréable (les raccourcis pour les skills <3), l’UI a été repensée pour plus de fluidité dans les menus, des mini-boss ont été ajoutés, et de nombreux combats modifiés. Vanillaware a remis les mains dans le cambouis pour un résultat franchement satisfaisant. Les inconditionnels de l’oeuvre d’origine trouveront tout de même une version “classique” à l’écran d’accueil.

Un mélange de beat’em all et de simulation de jardin bio
Concrètement, Odin Sphere est un beat’em all 2D avec de nombreux éléments RPG. La grande majorité du temps, vous bastonnerez divers monstres plus ou moins gros avec de très nombreuses skills, des combos, des dash… En somme, un Castlevania-like un peu old school, comme on n’en voit trop peu de nos jours. Le jeu vous propose d’incarner plusieurs personnages, qui disposent de leur propre jouabilité et arbre de compétence à développer dans une sorte de sphérier assez costaud. Il vous faudra farmer longtemps pour tout débloquer et développer. L’objectif étant de récolter un maximum de “phozon”, petites lumières récupérées sur le corps de vos victimes, pour monter de niveau, améliorer vos skills et… faire pousser des arbres. En effet, vous ramasserez plusieurs graines qui vous permettront de récolter des fruits et de vous gaver comme un porc. La nourriture permet en effet de rétablir sa santé mais surtout de booster méchamment son expérience. Vous pourrez également ramasser divers ingrédients et trouver des recettes qu’un cuistaud-lapin ambulant vous préparera avec amour. Attention, Odin Sphere donne faim ! Outre la cuisine, l’alchimie est un pan assez important du jeu. A vous de mélanger ingrédients, potions et mandragores récoltés dans les niveaux pour obtenir des soins, des grenades aux effets divers et variés ou des fioles à phozons.

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Un voyage féérique
Outre la qualité du gameplay, le jeu brille par son univers splendide. La touche graphique propre à Vanillaware est sublimée dans cette version. Les niveaux sont très beaux, les animations sont réussies, le jeu est parfaitement fluide. La finesse de la direction artistique enchantera les joueurs les plus attentifs aux détails. Quel plaisir de voir son personnage inspirer calmement pour libérer des phozons qui feront pousser un joli petit pommier… Cette friandise visuelle est magnifiée par une partition remaniée et très réussie du maître Hitoshi Sakimoto (Final Fantasy XII, Tactics, Dragon’s Crown…). Comme son nom l’indique, Odin Sphere s’inspire de la mythologie nordique. Bien moins mielleuse que les scénarii de la plupart des JRPG récents, l’histoire d’Odin Sphere est un véritable conte de fée, avec les personnages charismatiques et les aspects tragiques inhérents au genre. Le studio ne s’en cache pas, puisque l’histoire est présentée comme une succession de livres lus par une petite fille accompagnée de son chat noir Socrate dans un grenier… Tout est absolument charmant dans ce jeu.

Le défaut récurrent des jeux modernes…
Odin Sphere souffre d’un défaut qu’on retrouve de plus en plus fréquemment dans les jeux qui aspirent à une longévité importante : le côté rébarbatif. Vous devrez parcourir les niveaux plusieurs fois avec tous les personnages pour suivre l’histoire du jeu. Malheureusement, ces niveaux représentent une succession de couloirs certes, savamment organisés, mais tout de même très linéaires. La variété des situations est moins importantes que dans Dragon’s Crown, dont le système favorisait la diversité des situations… Cela peut décourager les joueurs, d’autant plus que la difficulté est assez relevée et nécessitera une parfaite maîtrise des mécaniques du jeu.

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Véritable refonte de l’oeuvre original, Odin Sphere : Leifthrasir est un petit bijou qui mérite de figurer au panthéon de l’Action RPG. Même si son gameplay peut lasser sur la durée, l’univers féérique proposé par Vanillaware vous invitera à y replonger de temps en temps, rien que pour vous remettre des étoiles dans les yeux et enchanter vos oreilles. Si vous n’avez pas joué à la version PS2, c’est l’occasion de découvrir un titre qui ne vous décevra pas.

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De magnifiques statuettes The Witcher 3 disponibles dès septembre

Annoncée plus tôt cette année, la magnifique collections de statuettes des personnages de The Witcher 3 réalisée par Dark Horse Deluxe sera disponible dès septembre prochain. Vous pouvez déjà faire votre choix et les précommander, pour être parmi les premiers à les avoir !

Geralt, Triss, Yennefer, Ciri et Eredin s’offrent des statuettes vraiment réussies, en particulier pour le prix pratiqué par Dark Horse Deluxe : comptez moins de 30 pour chaque modèle d’environ 20 centimètres avec son socle inclus.

Pour ce tarif, ce n’est pas de la résine mais du plastique à la finition honorable qui attend les fans. Que l’on se rassure, le visage des personnages est mieux peint que celui de la statuette de Geralt présente dans l’édition collecteur du jeu !

Disponibles dès le 14 septembre :

Geralt (Disponible sur Amazon)

GeraltTriss (Disponible sur Amazon)

Triss

Yennefer (Disponible sur Amazon)

Yennefer

Disponibles dès le 26 octobre

Ciri (Disponible sur Amazon)

Ciri

Eredin (Disponible sur Amazon)

Eredin

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[Test PS4] Nights of Azure

Plutôt habitué à des titres axés stratégie, Gust s’essaye pour la première fois au genre beat’em all avec Nights of Azure. Edité par Koei Tecmo, le jeu offre un univers sorti tout droit de l’époque victorienne où la magie noire apporte la touche fantastique censée être la touche originale du titre. On y incarne Arnice, chevalier de son état, en quête d’une solution pour éviter le funeste destin de sa meilleure amie, Lilysse, choisie par une prophétie pour être sacrifiée afin d’emprisonner le NIGHTLORD (oooouh). Si le soft est loin d’être impressionnant aux côtés des ténors du genre, il n’a pas à rougir de ses quelques qualités qui pourront contenter les moins indulgents. Mais est-ce vraiment suffisant pour se convaincre que l’expérience est assez intéressante pour justifier un achat ?

Nights of Azure est une exclusivité PS4

Réalisation perfectible

D’un pur point de vue technique, Nights of Azure ne souffre d’aucun défaut majeur, le titre bénéficie d’une résolution en 1080p et d’un framerate à 60 fps plus qu’appréciable. Le rendu des décors, bien qu’efficace, souffre d’une direction artistique parfois discutable et on regrette le manque de vie ou de crédibilité des environnements. C’est simple, on a tout simplement jamais l’impression de se trouver dans une ville ou d’en explorer les recoins, mais plutôt d’évoluer dans des décors en carton ou des cubes reliés les uns aux autres. Même au sein de l’hôtel qui sert de QG, la clientèle semble plus que spectrale et rien ne nous pousse à vraiment faire l’effort d’y croire, ne serait-ce qu’un petit peu. Le background semble pourtant plus que conséquent, les quêtes sont un minimum scénarisés mais même là, le jeu ne parvient jamais à être captivant.

L’animation est exemplaire durant les phases de jeu, ce qui n’est pas forcément le cas des cutscenes où la mise en scène manque clairement de pêche et ce n’est même pas une question de budget plus limité : les angles sont souvent mal choisis, accentuant le non dynamisme de la plupart des séquences. Quand des titres plus anciens parviennent à faire mieux, on est en droit d’être plus exigeant à ce niveau. Si les parties “Visual Novel” peuvent à la limite y trouver une excuse, on pourrait rétorquer qu’utiliser les modèles 3D n’était sans doute pas la meilleure idée et que des images fixes en 2D auraient sans doute offert un meilleur rendu : un comble d’autant plus que les quelques artworks qui parsèment le jeu sont vraiment magnifiques. Tout le long du titre l’impression du jouer à un doujin game (un jeu amateur réalisé souvent par un groupes d’étudiants au Japon) qui a bénéficié d’un peu plus de budget que la normale se fait omniprésente : quand c’est vraiment le cas, ce n’est pas particulièrement gênant sauf qu’ici, on n’est loin du cadre du petit jeu développé avec des moyens limités. La bande-son en est clairement affectée car si elle est plutôt d’excellente facture, sa tracklist limitée implique une répétition malheureusement trop rapidement notable.

Des concepts azurément bienvenus

Pour autant, le jeu ne manque pas de qualités, même si elles se retrouvent rapidement ternies par des défauts difficiles à pardonner. Le système de combat se révèle plutôt ingénieux avec la possibilité d’invoquer des familiers démoniaques indispensables pour mener à bien les différents affrontements. Arnice disposera de différentes armes qui se débloqueront au fil du jeu et on accédera même à la possibilité de les switcher durant les combo pour varier les enchaînements. On charge également une jauge qui, une fois remplie, permet d’acquérir temporairement de nouveaux pouvoirs. Sur le papier, tout semble indiquer qu’on se retrouve face à un solide jeu d’action, mais manette en main, on déchante rapidement malgré une prise en main loin d’être désagréable : les combos se révèlent finalement très limités puisqu’il s’agit essentiellement d’alterner entre les coups faibles et un coup fort sur une série de 3 ou 4 coups en fonction de l’arme.

Le menu est quand même super classe
Le menu est quand même super classe

 

On peut également utiliser la touche d’esquive pour terminer sur un “finish move” ou utiliser une attaque spéciale comme “cancel move” sur les attaques au sol mais malgré tout, la diversité des combo pointe le bout de son nez beaucoup trop tard et le manque de contrôle n’aide pas à faire oublier le sentiment de se contenter de bourriner bêtement les touches. Il n’y a aucun bouton pour le saut alors qu’il existe bel et bien des attaques aériennes et la possibilité d’envoyer les ennemis dans les airs. Le gameplay n’est pas désagréable en soi, mais ce manque de diversité, couplé l’absence de réel impact des coups sur les ennemis, élimine d’emblée tout plaisir procuré par la réalisation de combo et l’extermination de hordes, parfois un peu trop disparate et réduite.

Par ailleurs, l’interface manque un peu de clarté, de même que l’action un peu trop souvent confuse. Le système de lock peu pratique n’aidant pas à garder parfaitement le contrôle de ce que l’on fait. Même si une aide est constamment disponible via le menu, les différents combos ne sont pas suffisamment explicites, autant dans leur visuel que dans leur intérêt, et on aura vite fait de ce contenter de charger sa barre de transformation et d’abuser du système de familiers qui n’est clairement pas équilibré. Il faudra attendre la toute fin du jeu avant de réellement profiter d’une grande panoplie de possibilités, même si, concrètement, on utilisera principalement la toute dernière arme du jeu qui reste la plus efficace de toute en toutes circonstances.

Un des points peu soulevé dans la communication autour du jeu concerne le couple que forme Lilysse et Arnice : les joueurs ont la possibilité de faire évoluer le scénario en choisissant de faire évoluer leur relation au-delà du stade “BFF”. Etant donné le scénario ultra prévisible et pas forcément super intéressant du jeu, c’est bien l’un des rares points forts de l’histoire qu’il semble important de souligner à la limite du spoiler. Aussi surprenant que cela puisse paraître, cette évolution de leur attachement se fait naturellement au fil de la progression, de même que les protagonistes accueille cette idylle avec autant de naturel et sans surprise. A l’heure où des certains jeux présentent les relations homosexuelles comme une possibilité exceptionnelle, c’est en toute simplicité et sans effet d’annonce que Nights of Azure propose de suivre l’évolution des rapports entre 2 femmes éprouvant l’une pour l’autre une forte attirance.

Du fan service débordant de maladresse

Alors qu’on aurait pu penser que le côté Yuri du jeu aurait pu être utilisé à mauvais escient pour nourrir des fantasmes masculins, c’est finalement dans les stéréotypes globaux que le titre chute littéralement dans les abysses des mauvaises habitudes engendrés par une pléthore de jeux et d’anime atypiques du Japon. On échappe pas au énormes boobs et aux tenues au design exagérément “sexy”des 2 principaux protagonistes, qui trouvent parfois même des excuses scénaristiques à se torde de rire (ou de larmes) pour justifier les choix vestimentaires, on n’est pas épargné non plus par des personnalités hyper caricaturées et donc hyper “déjà vu” de la totalité du casting, on se retrouve limité par une progression littéralement emprisonnée par l’intrigue à la narration un peu hasardeuse et on s’infligera des séquences volontairement niaises qui ne permettent à aucun moment de prendre au sérieux l’histoire pourtant sombre et tragique de l’intrigue.

Le plus triste, c’est que les développeurs avaient clairement le potentiel pour sortir leur épingle du jeu si le titre avait su se défaire de tout ce fan service qui, finalement, ne rend pas service du tout aux bonnes idées du soft. A titre d’exemple, le processus pour monter de niveau était clairement dispensable dans sa forme actuelle, qui s’apparente plus à une séance de rinçage des yeux qui dure 10 bonnes minutes pour une étape qui ne devrait pas nécessiter plus de 10 secondes. On pourrait aussi citer le côté “moe moe” de Lylisse censé la rendre plus attachante, mais qui lui donne plutôt un aspect “cruche” qui aura de quoi irriter plus que d’attendrir dans le cas présent, tout en lui fermant les portes à un développement plus intéressant : du coup, sa tenue de soubrette ne semble être qu’un prétexte pour mettre en avant un décolleté forcément mis en évidence par une poitrine ultra généreuse.

Nights of Azure repose sur des bases solides qui se retrouvent trop rapidement érodées par son attachement à offrir du fan service et au manque d’expérience de Gust dans ce genre de jeu. Le rythme du jeu est trop inconsistant pour tenir correctement en haleine les joueurs et quand on commence enfin à avoir accès aux meilleurs fonctions du système de jeu, on arrive déjà à la fin du titre sans pouvoir pleinement en profiter. Les amateurs d’anime et de manga pourront cependant apprécier un titre à la durée de vie plus que correcte et dont la réalisation reste honorable malgré des défauts de mise en scène qu’il serait de mauvaise foi de contester.

 

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