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Tremblez, GentleFans, tremblez ! La fin du monde, c’est pour bientĂŽt ! Depuis qu’il a vu Aftershock, El Nioco se ballade torse nu en slip dans les rues en tapant sur sa casserole pour annoncer la fin du monde. Car le nouveau projet Ă©crit/produit/jouĂ© (mais pas rĂ©alisĂ©) par Eli Roth est bien la mise en scĂšne d’une vision apocalyptique de l’humanitĂ© aprĂšs un terrible tremblement de terre. A moins que ce qui l’ai fait trembler ne soit rien d’autre que le  retour au premier plan de l’homme derriĂšre Hostel ? L’examen sismique commence maintenant sur GentleGeek !

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[styled_box title= »Aftershock, de Nicolas Lopez » class= » »]Un groupe de jeunes touristes amĂ©ricains dĂ©barque au Chili pour profiter des filles, de la fĂȘte et du soleil. Un soir, alors qu’ils s’éclatent en boĂźte de nuit, un terrible tremblement de terre ravage toute la ville qui devient un territoire dangereux oĂč les touristes sont des proies. Ce qui devait ĂȘtre un voyage de rĂȘve va devenir leur pire cauchemar
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Saga Aftershock, attention les secousses

img_aftershock1On le sait depuis quelques temps, Eli Roth, tout comme son compĂšre Tarantino, ne se contente pas seulement de rĂ©aliser des films d’horreur. Le bougre file Ă©galement des coups de mains Ă  droite Ă  gauche, apportant son aide ou son nom Ă  divers projets de jeunes rĂ©alisateurs (souvent plus douĂ©s que lui – #mauvaisefoi1). Aujourd’hui, c’est Nicolas Lopez, un rĂ©alisateur Chilien surtout rompu aux comĂ©dies, d’entrer dans l’Ă©curie Roth avec Aftershock, son premier film d’horreur nĂ© d’une envie commune des deux cinĂ©astes de travailler ensemble. Si Eli Roth ne rĂ©alise pas ce film, force est de constater que l’auteur de Cabin Fever a portĂ© le projet, puisqu’il en est le co-scĂ©nariste, le producteur, et qu’il y tient l’un des rĂŽles principaux.

[quote_right]Sea, sex and sun ?[/quote_right]Pas de doute la dessus : la vision du film, et mĂȘme la seule lecture du synopsis suffiront Ă  prouver que le « Bear jew » d’Inglourious Basterds a bien marquĂ© de sa patte le projet. Pour s’en convaincre, comparons le avec – allez, au hasard – Hostel 1er du nom. Dans Hostel, une bande de jeunes tĂȘtards partait en vacances en Slovaquie pour faire la fĂȘte et profiter des filles pour finalement se retrouver confrontĂ©e Ă  l’horreur. Ici, une bande de… d’amis en vacances au Chili pour… faire la fĂȘte [quote_left]Une base scĂ©naristique dĂ©jĂ  vue et purement prĂ©texte[/quote_left]et profiter des filles se retrouve confrontĂ©e Ă  l’horreur. Une base scĂ©naristique dĂ©jĂ  vue et purement prĂ©texte, mĂȘme si le contexte et la nature du danger auquel sont confrontĂ©s nos protagoniste est bien entendu diffĂ©rente, et qu’on ne sombre pas dans le torture porn.

De gauche Ă  droite : TĂȘtard 1, TĂȘtard 2, TĂȘtard 3, TĂȘtard 4, TĂȘtard 5, et TĂȘtard 6
De gauche Ă  droite : TĂȘtard 1, TĂȘtard 2, TĂȘtard 3, TĂȘtard 4, TĂȘtard 5, et TĂȘtard 6

[quote_right]cette partie d’introduction se rĂ©vĂšle extrĂȘmement longue et assez ennuyeuse[/quote_right]On reste donc en terrain connu pour dĂ©buter le film, oĂč Lopez s’attache Ă  prĂ©senter et caractĂ©riser leurs personnages. Chose que les deux hommes parviennent Ă  faire trĂšs rapidement, aidĂ© en cela par les figures plutĂŽt classiques du genre (le timide, l’arrogant, le « je-reste-coincĂ©-par-mes-problĂšmes-de-cƓur », le personnage qui va dĂ©passer son grand drame dans l’Ă©preuve, etc.). ProblĂšme, cette partie d’introduction se rĂ©vĂšle extrĂȘmement longue et assez ennuyeuse, enchainant les sĂ©quences en mode « je visite le jour, je fais la fĂȘte la nuit, je drague tout ce qui bouge tout le temps« . Le comble est atteint lorsque, n’arrivant pas Ă  conclure avec la gente fĂ©minine locale, nos compagnons tombent fort heureusement sur un groupe d’amies venues de Hongrie/Russie, car c’est bien connu depuis Hostel, les filles de l’est sont toutes faciles ou vĂ©nales (bon ok, c’Ă©tait l’instant #mauvaisefoi2, la fine Ă©quipe nuançant lĂ©gĂšrement cette vision au dĂ©tour d’un dialogue). Mais nos touristes sont quand mĂȘme de gros beaufs auxquels il est difficile de s’identifier.

Bref, si on cerne rapidement les personnages, on repassera niveau empathie, tant notre seul souhait est de les gifler et que enfin, plein de choses leur arrive trĂšs rapidement. Des choses qui les feraient beaucoup souffrir… Heureusement, cette premiĂšre partie s’avĂ©rera ĂȘtre le moment le plus pĂ©nible du film. PassĂ© ce moment assez vide de sens, les choses sĂ©rieuses peuvent enfin commencer quand se produit enfin le fameux tremblement de terre !

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[quote_left]Eli Roth et Nicolas Lopez ont voulu livrer un film d’horreur rĂ©aliste[/quote_left]S’inspirant du sĂ©isme qui a secouĂ© le Chili en 2010, Ă  partir duquel Eli Roth et Nicolas Lopez ont voulu livrer un film d’horreur rĂ©aliste, Aftershock va dĂšs lors confronter chacun des protagonistes Ă  l’horreur de la situation, dans une ville en proie au chaos et au chacun pour soi, oĂč la vĂ©ritable nature de chacun va se rĂ©vĂ©ler. Comble de malchance pour eux, le tremblement de terre a Ă©galement dĂ©truit la prison du coin, libĂ©rant une horde de prisonniers qui venait tout juste de finir de se faire tatouer les plans du pĂ©nitencier dans le dos. Tout ce travail pour rien, on comprend dĂšs lors qu’ils soient pas trĂšs contents…

C'est parce qu'il digĂšre qu'Eli Roth !
C’est parce qu’il digĂšre qu’Eli Roth ?

[quote_right]A partir du moment oĂč la terre secoue le Chili, la situation devient piquante ! [/quote_right]A partir du moment oĂč la terre secoue le Chili, la situation devient piquante ! L’hĂ©moglobine coule, les corps sont dĂ©coupĂ©s, brulĂ©s, sans tomber dans l’exagĂ©ration pour autant. Car Aftershock se veut un film d’horreur rĂ©aliste, et cette carte fonctionne plutĂŽt bien. PlutĂŽt que de verser dans le splatter pur et simple, c’est ici avant tout la nature des situations auxquelles sont confrontĂ©s les protagonistes, mais aussi les rĂ©actions humaines face Ă  ces problĂšmes qui sont au centre du film. Ainsi, l’horreur se matĂ©rialise bien au niveau visuel avec son lot d’effets assez fun, grĂące Ă  un maquillage et des effets spĂ©ciaux sans CGI, dont le rendu est Ă  souligner. Le cĂŽtĂ© gore potache propre Ă  Eli Roth se manifeste ainsi dans le film. Mais l’horreur est ici aussi Ă  visage terriblement humain, puisque c’est avant tout les trahisons, l’absence de solidaritĂ© ou d’humanitĂ© des personnages face au drame qui les conduiront Ă  encaisser les actes les plus brutaux.

Why Lisaaaa whyyyyy !
Why Lisaaaa whyyyyy !

[quote_left]le film reste avant tout un divertissement spectacle[/quote_left]MalgrĂ© cela, le film reste avant tout un divertissement spectacle. Inutile d’y chercher une rĂ©elle critique sociale ou une tentative de dĂ©nonciation : Aftershock est un film prĂȘt Ă  consommer, un pop corn movie vite vu/vite oubliĂ©, sans rĂ©el fond mais sans ĂȘtre dĂ©sagrĂ©able pour autant, contenant les tics trololo-pouet pouet de son maitre Ă  penser. Le film n’est de plus pas dĂ©nuĂ© de quelques incohĂ©rences. On reste par exemple un peu dubitatif lorsqu’un pĂ©nitencier complet a Ă©tĂ© dĂ©vastĂ©, seuls 6 prisonniers en tout et pour tout sont visibles dans la ville, ou encore sur le retournement de veste assez abrupte d’un personnage secondaire. Fun et divertissant donc, Aftershock l’est, et va mĂȘme jusqu’au bout en ne laissant aucun rĂ©pit Ă  ses personnages jusqu’Ă  l’ironie, comme en tĂ©moigne la sĂ©quence finale.

Dommage toutefois qu’un lĂ©ger problĂšme d’intensitĂ© ou de rythme vienne amoindrir l’impact de certaines sĂ©quences, et que le film se contente de proposer des situations vues et revues : Aftershock aurait clairement gagnĂ© Ă  faire preuve d’un peu plus d’audace ou d’originalitĂ©. Enfin, si le rĂ©alisateur exploite lĂ©gĂšrement certaines spĂ©cificitĂ©s locales dans le cadre de son histoire, Ă  l’image de cette sorte de cabine-tĂ©lĂ©siĂšge ou des caveaux, mĂȘme s’il aurait gagnĂ© Ă  se plonger d’avantage dans la gĂ©ographie de la ville ou Ă  utiliser des personnages locaux (l’ensemble des protagonistes que nous suivons sont soit des touristes, soit des Chiliens trĂšs amĂ©ricanisĂ©s).

[styled_box title= »Chili con carne » class= »sb_orange »]Pur divertisement sans prise de tĂȘte, Aftershock comporte toutes les marques de fabrique d’un divertissement Ă  la Eli Roth, avec un scĂ©nario prĂ©texte (bidon ?) et des situations dĂ©jĂ -vues. Pour autant, le film Ă©vitet la violence purement gratuite et craspec d’un Hostel : les effets sont gores mais jamais outranciers. Un soin tout particulier Ă  Ă©tĂ© apportĂ© Ă  l’ambiance visuelle et aux dĂ©cors, plongeant le spectateur dans la ville sinistrĂ©e. Si quelques problĂšmes de rythme viennent nuire lĂ©gĂšrement Ă  l’intensitĂ© du tout, Aftershock reste un divertissement simple Ă  dĂ©faut d’ĂȘtre original, qui satisfera les amateurs de sĂ©rie B fun et dĂ©crĂ©brĂ©e du samedi soir Ă  voir entre amis, sans prise de tĂȘte.[/styled_box]

Sympa, le caméo de Charles Ingalls !
Sympa, le caméo de Charles Ingalls !

AprĂšs l’Aftershock : les DĂ©lichocs !

Le film visionnĂ©, place maintenant Ă  la cerise sur le gĂąteau, la tablette de chocolat sur le gĂąteau, le DĂ©lichoc aprĂšs l’Aftershock : les bonus !

Dans un menu animĂ©, mais toujours sur un seul et mĂȘme Ă©cran Ă  l’instar de la plupart des Blu-ray de l’Ă©diteur, vous permettant d’accĂ©der sans difficultĂ© aux diffĂ©rentes options (chapitres, choix de la VF ou de la VO sous-titrĂ©e), quelques bonus s’offrent Ă  ceux qui auront survĂ©cu aux premiĂšres secousses : outre la bande annonce du film et des autres produits de l’Ă©diteur, un making-of et un module Ă  en faire trembler plus d’un sont proposĂ©s.

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  • Making of : en complĂ©ment de la vision du film, un making-of de prĂšs de 10 minutes est proposĂ©. Un making-of dans la droite lignĂ©e de ce qui se fait actuellement, laissant tantĂŽt la parole au rĂ©alisateur, Ă  Eli Roth et Ă  quelques acteurs, mais qui permet notamment d’apprendre l’inspiration du film et le ton voulu pour son Ă©criture. Nous gratifiant de quelques moments sur le plateau, on constate que l’Ă©quipe du film a rĂ©duit au minimum l’usage des fonds verts et privilĂ©giĂ© la construction de dĂ©cors et l’utilisation de maquillages aux CGI. Un making-of qui permet accessoirement de constater que le rĂ©alisateur possĂšde l’un des t-shirts les plus cools du monde.

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I love cats, I love every kind of cats, and I need to hug aaaall of theeem !
I love cats, I love every kind of cats, and I need to hug aaaall of theeem !

 

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  • Un casting de choc : sadiques dans l’Ăąme, les producteurs du film le sont certainement, comme en atteste ce module. En effet, Ă  l’image de celles rĂ©alisĂ©es pour la promotion du remake de Carrie ou pour la sortie des SorciĂšres de Zugarramurdi, les producteurs du film ont eu l’idĂ©e d’une camĂ©ra cachĂ©e. A ceci prĂȘt que ce sont les aspirants acteurs venus postuler pour les seconds rĂŽles du film qui en font les frais ! Le principe ? Alors qu’ils sont dans une cabine d’essayage en train de s’habiller pour une scĂšne, un fort sĂ©isme (Ă  l’image du tremblement de terre du film) secoue la cabine, laissant les comĂ©diens apeurĂ©s, en sous-vĂȘtement, sans se douter un seul instant qu’une camĂ©ra filme leur rĂ©action derriĂšre le miroir de la cabine.

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Aftershock, de Nicolas Lopez,, avec Eli Roth, Ariel Levy, Nicolas Martinez, Natasha Yarovenko, Andrea Osvart. Disponible en DVD et Blu-ray le 27 novembre.

Tags : AftershockAndrea OsvartAriel LevyBlu-rayCritiquedvdEli RothNatasha YarovenkoNicolas LopezNicolas MartinezWild Side
Jérémie

Gentle Geek Jérémie

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