[Critique] Need for Speed, le film
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Après s’être fait une place sur PC et consoles depuis plus de 15 ans, la franchise de jeux vidéo Need for Speed investit le grand écran avec un film plein de grosses cylindrées. En voiture Simone pour une aventure très speed !

Tobey Marshall (Aaron Paul) et Dino Brewster (Dominic Cooper) partagent la passion des bolides et des courses, mais pas de la même façon… Parce qu’il a fait confiance à Dino, Tobey s’est retrouvé derrière les barreaux. Lorsqu’il sort enfin, il ne rêve que de vengeance. La course des courses, la De Leon — légendaire épreuve automobile clandestine — va lui en donner l’occasion. Mais pour courir, Tobey va devoir échapper aux flics qui lui collent aux roues, tout en évitant le chasseur de primes que Dino a lancé à ses trousses. Pas question de freiner…

Dominic Cooper, la tête à claque de l'année

Dominic Cooper, la tête à claque de l’année. Il a des lunettes mais il mérite d’être frappé.

 

Need for Speed, tout le monde ou presque connait : et pour cause, c’est l’une des plus anciennes franchises de courses auto de type illégal, qui mise sur des circuits non balisées, des voitures de police revanchardes et des automobilistes du dimanche qui n’ont demandé et qui se retrouvent à esquiver des tarés qui arrivent à contresens. Mais ça, c’était avant : aujourd’hui, Need for Speed, c’est aussi une franchise ciné qui lorgne de manière fort peu discrète sur le doyen du domaine, à savoir Fast and Furious.

Roulez jeunesse !

Là où la franchise mettant en scène Vin Diesel et feu Paul Walker se concentre depuis des années sur le même noyau dur d’acteurs, Need for Speed mise sur l’atout de la jeunesse pour tenter de se faire une place. En recrutant Aaron Paul, second rôle de la série culte Breaking Bad, le film s’assure déjà d’attiser la curiosité des fans du comédien qui doit encore faire ses preuves pour prouver qu’il est capable de jouer autre chose que le drogué torturé de service. Appuyé par Dominic Cooper et Imogen Poots, Aaron Paul ne fait cependant pas vraiment d’étincelles : l’oeil humide lui allait mieux quand il jouait le camé aux amphèts bleues. Cooper joue la tête de con à la perfection (un peu trop). Quant à Imogen Poots, son accent anglais délicieusement surjoué amusera le public autant qu’il l’agacera (l’auteur de ses lignes hésite encore). Il faut se tourner vers les seconds couteaux pour trouver une touche d’humour assez délirante à l’ensemble.

Femme au volant, femme avec l'accent.

Femme au volant, femme avec l’accent.

 

Un retour mitigé sur le casting, donc, mais ce n’est pas trop grave, puisqu’on ne va pas voir un film comme Need For Speed pour ses dialogues, mais pour ses courses de belles bagnoles.

Need for Pub

On en vient donc aux voitures présentes dans le film. Elles sont nombreuses, mais la star, la vraie, c’est la Ford Mustang GT, nouveau modèle de la marque qui se dévoile ici en avant-première. Elle est belle, elle va vite (426 chevaux les potes), elle s’en prend plein le capot et résiste à tout. Need For Speed est une vitrine de choix pour une bagnole de rêve même pour les gens qui n’en ont rien à fiche des voitures (ce qui est le cas de l’auteur de ces lignes). Loin des caisses tunées de Fast and Furious, celles de NFS affichent une certaine élégance.

Même si d’autres voitures que la Mustang cuvée 2014 parsèment le film, tout ça sent quand même fort l’opération marketing. Le côté adaptation de jeux est mis en avant, quant à lui, par quelques clins d’oeil qui amuseront les fans, mais aussi un petit placement produit pour la franchise d’Electronic Arts. Mais bon, rien de bien choquant au final à côté de cette voiture qui a, finalement, le rôle principal dans le film.

Sauras-tu retrouver tous les clins d'oeil au jeu dans cette seule photo ?

Sauras-tu retrouver tous les clins d’œil au jeu dans cette seule photo ?

 

Un frein c’est tout

Pas pire qu’un Fast and Furious des premières heures, Need for Speed ne fait cependant pas mieux non plus. Son scénario resté au stade d’embryon ne sauve pas la donne, et on ne peut pas dire que le film était épaulé, à la base, par la franchise de jeux vidéo dont il s’inspire. Au final, il ne s’agit que d’un prétexte pour admirer des grosses cylindrées en train de rouler à fond les marrons, quitte à participer à des carambolages spectaculaires.  A ce niveau-là, il y a effectivement de quoi voir, et c’est sans doute ce que beaucoup viendront chercher avec ce film. Les autres passeront sans regret leur chemin.

Need for Speed de Scott Vaught avec Aaron Paul, Dominic Cooper, Imogen Poots, Mickael Keaton… sortie le 16 avril.

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Aaron Paul Critique film Ford Mustang need for speed
L'auteur

Co-fondatrice et rédac'chef de GentleGeek, je suis journaliste le jour et blogueuse la nuit - les deux ne sont pas incompatibles, non non. J'aime le cinéma, les jeux vidéo, les comics et les chats. C'est déjà pas mal !

1 avis

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  1. Le_Moine le 27 avril 2014
    Les premiers F&F étaient plus sympas et plus orientés sur les caisses, là maintenant c'est juste de l'action avec quelques scènes automobiles... Le projet NFS m'a toujours fait peur (je suis un fan de la série). Je regrette un peu l'abus de supercar, du coup on a l'impression d'avoir un film sur le Gumball 3000 et non sur la licence Need For Speed... Je ne suis pas encore allé le voir, merci pour la critique... je pense que je vais attendre le dvd à petit prix.

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