close

Cinéma

Cinéma

[Review DVD] Chuck, saison 5

Après 5 saisons d’enquêtes, d’aventures et d’humour, la série Chuck vient de baisser le rideau en DVD. Le coffret 4 DVD édité par Warner nous donne l’occasion de dresser un bilan de ce show qu’on n’hésite pas à qualifier de culte, tant il est parvenu à marier action, humour souvent geek et personnages terriblement attachants.

En 2007, Chuck Bartowski (Zachary Levi) ne se doutait sans doute pas, installé dans son îlot Nerd Herd au milieu du magasin Buy More de Burbank, qu’il deviendrait quelques années plus tard l’un des maillons forts de la CIA. Et pourtant, force est de constater qu’en 5 saisons de Chuck, ce geek à la coupe de cheveux ringarde a non seulement gagné en classe, mais aussi en skills : ainsi, la cinquième et dernière saison de la série débute alors que l’agent secret, sa femme Sarah et l’éternel troisième larron, John Casey, se lancent en solo après avoir quitté la CIA. Mais difficile de débuter une carrière de mercenaires, même très qualifiés, face à la concurrence féroce du marché : et quand les vieux ennemis s’en mêlent, la situation se complique un peu plus.

PDVD_020

Si cette cinquième saison de Chuck se présente comme une grande réunion des personnages qui ont fait de la série ce qu’elle est, elle ne fait pas que ça : en effet, au cours de ses 13 ultimes épisodes, la série s’offre le luxe de faire entrer en scène de nouvelles têtes qui vont donner du peps à l’ensemble, et dynamiser l’intrigue. Du coup, même si on sait qu’on s’approche fatalement du baisser de rideau, on ne s’ennuie jamais !

C’est un excellent point, mais c’est aussi un piège : car on se fait finalement surprendre par le final, pris dans la spirale d’une intrigue qui aurait peut-être mérité un développement supplémentaire. Difficile en effet d’en dire trop sans gâcher le plaisir, mais il est évident que la manière dont Chuck se termine frustrera bien des fans, même si la dernière scène de la série ouvre la porte à bien de nouvelles aventures… mais des aventures qu’on imagine différentes de celles que nous a fait vivre le show tout au long de ses 5 saisons.

PDVD_023

Au final, Chuck est un programme qui aura su se développer de manière très intelligente, prenant les bonnes décisions aux bons moments pour ne pas lasser le public, et redistribuer les cartes lorsqu’il le fallait. A l’heure où les séries stagnent souvent, par peur de prendre des risques sans doute, Chuck a su prouver qu’il était possible d’avancer à un bon rythme sans perdre ses fans, en les accompagnant dans les règles. La relation entre Chuck et Sarah, la découverte de la famille de Casey, le mariage de Sarah et Ryan : autant d’événements qui ont paru naturels, et ont contribué à rendre ce petit monde particulièrement attachant.

PDVD_035

Dynamique, drôle, attachante et intelligente, la série a énormément de qualités, et va clairement manquer au petit monde de la télé : néanmoins, on peut aussi se dire qu’elle a duré suffisamment longtemps pour tirer sa révérence avant de lasser. Car, clairement, les personnages avaient atteint un point où il leur était difficile d’avancer encore sans demander un changement total de fond du programme, qui avait déjà remanié ses ficelles plusieurs fois. Chuck s’offre une vraie fin, qui clos un cycle, mais reste suffisamment ouverte pour qu’on puisse en imaginer la suite, même si celle-là ne passera pas par la Petite Lucarne. Bye bye Buy More!

Le DVD

Chuck n’a eu le droit qu’à une première saison en Blu-ray : Warner, l’éditeur, a par la suite préféré se focaliser sur une édition en DVD en raison de ventes trop faibles. La cinquième saison, comme les 2, 3 et 4, est donc proposée exclusivement en DVD.

PDVD_027

La qualité est au rendez-vous, à commencer par celle du packaging : ce dernier est composé d’un boîtier amaray classique glissé dans un fourreau en carton, qui reprennent tous les deux le même visuel. A l’intérieur, on trouve 3 DVD aux visuels sobres et solidement installés : c’est toujours agréable de voir des galettes qui ne se baladent pas dans un boîtier standard.

Rien à dire non plus du côté de l’image (les photos qui illustrent cette review en sont d’ailleurs extraites) et du son : on note que seul l’anglais bénéficie d’une piste Dolby Digital 5.1, la piste française devant se contenter du Dolby Digital 2.0. Si elle s’avère de bonne facture, cette dernière reste, pour d’évidentes raisons, en deçà de la piste anglaise, qui propose un meilleur mixage et plus de profondeurs dans les basses – et ça pétarade pas mal dans Chuck !

Du côté des suppléments, on est servis ! De ce côté, Warner a mis le paquet… enfin, façon de parler : l’éditeur ne fait que proposer un copier-coller de l’édition Zone 1 américaine, ce qui lui demande par conséquent assez peu de boulot. Mais comme l’édition américaine est bien garnie, on est plutôt vernis et on ne va pas bouder notre plaisir, surtout que l’éditeur a fait l’effort de fournir des sous-titres pour tous les bonus, ce qui n’est pas toujours le cas.

PDVD_012
Bon, là, ils ont l’air un peu dépressifs…

 

On trouve donc de très bons documentaires et focus sur la série dans son ensemble, ce qui permet de voir l’évolution du programme : le triptyque Chuck : le commencement, Chuck : l’évolution, et Chuck : le futur permet d’avoir des informations sur la genèse, l’évolution et l’avenir des personnages et de l’univers. Autre bonus intéressant, Sandwiches et Superfans : le sauvetage d’une série dévoile les coulisses de l’opération de sauvetage du show menée par les fans, qui se sont organisés pour acheter des sandwiches chez Subway, sponsor de la série, les soirs de diffusion ! Un supplément riche en anecdotes, qui met en avant le fait que Chuck n’aurait sans doute pas duré 5 saisons sans sa large fanbase.

Le coffret propose également un making off de l’une des scènes finales du programme, des commentaires audio, des scènes coupées, un bêtisier et des fausses pubs que l’on aperçoit dans la saison. On note enfin la présence d’une version rallongée du final qui, si elle ne change pas la conclusion de la série (snif) offre néanmoins quelques sympathiques scènes supplémentaires.

PDVD_014

Warner offre donc un coffret DVD de grande qualité pour conclure l’édition de l’une des séries les plus attachantes de ces dernières années : toutes les bonnes choses ont une fin, on le sait, mais il faut avouer que quand la conclusion est faite dans les règles, la pillule passe définitivement mieux :) So long, Chuck!

Chuck, saison 5, édité par Warner, disponible depuis le 3 avril.

En savoir plus
Cinéma

Un Moissonneur de Mass Effect… en Lego !

Voici une incroyable réalisation d’ImagineBrickZone, des fans de Mass Effect, de Lego, et de temps perdu. Ce terrifiant moissonneur inspiré par les différentes horreurs mécaniques de Mass Effect est impressionnant. Il dispose de jambes amovibles et d’une tête articulée. Il manque plus que l’effrayant cor et le rayon laser qui détruit tout sur son passage. En tout cas, la mise en scène du moissonneur rappelle une séquence particulièrement délicate de Mass Effect 3

moissonneur_1 moissonneur_2 moissonneur_3 moissonneur_4

Par contre, on ne sait pas si le créateur de cette merveille est un petit garçon qui propose des choix à la con…

Via Nerd Approved

En savoir plus
Cinéma

Teaser vidéo pour J-Stars Victory VS

j-stars-victory-vs

Le Weekly Shonen Jump fête bientôt ses 45 ans et pour l’occasion, Namco Bandai s’apprête à sortir un jeu de combat dans la lignée de Battle Stadium D.O.N, un « Smash Bros like » qui rassemblait des personnages de Naruto, One Piece et Dragon Ball sur Playstation 2 et Gamecube mais qui n’a jamais dépassé les frontières nippones.

[youtube VLBqDx7gREw 560 340]

Vidéo d’ouverture de Battle Stadium D.O.N

Ce n’est pas la première fois que ce type de cross-over existe en jeu. Sur Famicom déjà, 2 jeux plus axés RPG rassemblaient les héros emblématiques du magazine : Kenshiro, Ryo Saeba (Nicky Larson), Arale Norimaki, Seiya (Seiyar), Tsubasa Oozora (Olivier Atton), Momotaro Tsurugi, Jotaro Kujo ou encore Tarurūto représentent une poignée des personnages qui se retrouvaient côte à côte pour combattre le mal dans Famicom Jump: Hero Retsuden et Famicom Jump II: Saikyō no Shichinin.

Publicité pour Famicom Jump: Hero Retsuden et Famicom Jump II: Saikyō no Shichinin

Une phase de jeu de Famicom Jump: Hero Retsuden et Famicom Jump II: Saikyō no Shichinin

Sur la Nintendo DS, Jump Super Stars et Jump Ultimate Stars permettaient respectivement de retrouver les personnages de 27 et 41 mangas différents.

Bandes-annonces de Jump Super Stars et Jump Ultimate Stars

Seuls 4 personnages sont donc confirmés pour le moment dans J-Stars Victory VS : Naruto du manga du même nom, Goku de Dragon Ball, Luffy de One Piece et Toriko de… Toriko. Le système de combat semble assez proche de la série des Dragon Ball Tenkaichi (ou dernièrement, en arcade, de Dragon Ball: Zenkai Battle Royale) et promet des affrontements dans des environnements avec quand même pas mal d’espace à première vue. Reste à savoir comment la partie multijoueurs va se présenter car pour l’instant, le titre semble plutôt partie pour limiter les combats à 2 joueurs et de privilégier le jeu en ligne pour un meilleur confort visuel.

Pas encore de date, et encore moins de sortie annoncée en dehors du Japon. Mais pour un jeu plutôt axé baston, on peut encore espérer que sa localisation un peu plus simple puisse lui permettre d’atterrir dans nos contrée, sans que l’on soit contraint de se contenter de l’import. Le titre sera disponible sur Playstation 3 et PS Vita, avec sans doute des possibilités d’affrontements en cross-platform.

Le teaser a été diffusé la première fois le 7 avril 2013 sur Fuji TV à l’occasion d’un épisode « cross-over » spécial intitulé One Piece x Toriko x Dragon Ball.

[youtube ogpn69FwNzM 560 340]

Preview de One Piece x Toriko x Dragon Ball

[youtube F9uFT0nY2yQ 560 340]

Teaser de J-Stars Victory VS

via Destructoid et Wikipédia (1,2,3,4)

En savoir plus
Cinéma

[GentleLive #22] Defiance

En marge du test que nous avons publié récemment, voici une vidéo de près d’une heure qui permet de découvrir l’univers du MMORPG Defiance, de Trion  Worlds.

Interface, missions épisodiques et missions événementielles, balades à travers une Terre désolée… que vaut vraiment Defiance ? Cette présentation commentée en vidéo devrait vous permettre de vous faire une idée. Bon visionnage !

[youtube vMCucf-p6kI 640 360]

Defiance

En savoir plus
Cinéma

Messenger s’arrête : un dernier wizz et bye bye

Aujourd’hui, une page de la culture geek se tourne puisqu’à 23h59, Microsoft fermera Messenger. C’est après 14 ans de loyaux services que le gros bonhomme vert, emblème du soft, tirera sa révérence pour laisser le terrain à Skype.

Depuis Windows 95 il était à nos côtés chaque soir en rentrant du collège. Tellement de smileys, de wizz et de plantages récurrents qui nous ont tous rendu accroc. Nous étions les loubards du web, connectés en permanence, se sentant tout puissant sans se soucier du lendemain. Il nous en a rendu des services ce cher MSN…

Conscient de la tristesse causée par l’annonce, Microsoft, dans le but de réconforter les fans et les aider dans le changement, a publié un ultime interview de l’homme vert.

[youtube WWb1NcMaP2U 640 360]

Une vidéo bien sympathique qui nous rappelle plein de bons souvenirs. Merci Buddy ! 

Reste plus qu’à passer sur Skype et importer ses contacts. Ils doivent être contents chez Cetelem du départ d’un concurrent.

En savoir plus
Cinéma

Première affiche et trailer pour The Purge, avec Ethan Hawke

Après le succès commercial de Sinister, Ethan Hawke persévère dans le cinéma d’horreur ! Et vu la qualité de l’acteur, on ne va pas s’en plaindre ! En tout cas, Hawke et les producteurs de Sinister semblent avoir gardé un bon souvenir de cette expérience, puisqu’ils se retrouvent à nouveau pour The Purge, un home-invasion movie qui mettra l’acteur face à de sérieux dilemmes…

(suite…)

En savoir plus
Cinéma

[Test PC] Defiance, le jeu vidéo

A moins d’avoir passé les 6 derniers mois dans une grotte, vous avez forcément entendu parler de Defiance, que ce soit de la série télévisée ou du jeu vidéo : car ce sont bien deux médiums différents qui sont concernés par cet univers cross-médias particulièrement prometteur. Disponible depuis le 2 avril dernier, Defiance, le jeu, est un MMOARPG développé par Trion et reposant sur le principe du buy-to-play – on achète le jeu qui n’a pas d’abonnement. Il sera suivi, dès le 16 avril prochain, de la série télévisée du même nom, qui débutera sur la chaîne SyFy. En attendant de pouvoir vous parler de la série, nous vous proposons de découvrir le jeu vidéo.

Dans un futur proche, des extraterrestres appelés les Votans arrivent près de la Terre dans l’espoir de pouvoir s’y installer. Leur système solaire a été détruit et ils n’ont pas d’autre choix que notre planète. Restés en orbite pendant six ans de négociations infructueuses avec les gouvernements terriens et leurs réserves presque épuisées, les Votans déclarent la guerre aux humains. Cette guerre va faire beaucoup de dégâts sur les vaisseaux de terraformation Votans, entraînant une transformation radicale de la planète devenant dangereuse autant pour les humains que pour leurs ennemis. Après trente ans de guerre, le monde a changé, humains et Votans apprennent à cohabiter…

Defiance
Irisa et Josh Nolan, pour vous servir (façon de parler) !

 

Le pitch de Defiance, le jeu, convient également à Defiance, la série : les deux médiums sont destinés à interagir l’un par rapport à l’autre tout au long de la « saison », avec des événements se déroulant dans les deux, ou bien se répercutant dans l’un et l’autre. Cette partie de l’expérience n’est cependant pas encore accessible, dans la mesure où la série n’est pas encore diffusée sur la chaîne SyFy : Trion et le network, qui co-produit la franchise, ont en effet lancé le jeu deux semaines avant la série pour permettre aux joueurs de s’approprier l’univers. Conséquence : la série, dont les 14 minutes du pilote sont déjà visibles sur la Toile, débute quelques jours après les premiers événements du jeu.

Une immersion immédiate

Testé dans sa version PC, Defiance a le mérite de tourner sur des configurations relativement modestes, s’ouvrant ainsi à une large communauté de joueurs. En contrepartie, le titre n’est pas, graphiquement, le plus beau de sa génération et même si un effort a été fait du côté des personnages et des environnements, globalement réussis, il manque ce petit quelque chose qui serait susceptible de donner une claque au joueur. Mais comme ce qu’on perd en précision esthétique, on le gagne en rapidité de chargement et en fluidité, on se dit rapidement qu’il vaut mieux ça qu’un titre mal optimisé aux chargements interminables qui brisent l’immersion – j’avoue penser à Star Wars: the Old Republic, aussi surnommé « le surchauffeur de carte graphique », en disant ça…

Defiance
Bien qu’on reconnaisse facilement l’acteur Grant Bowler, on ne peut nier que les textures sont à la ramasse.

 

Bref, en parlant d’immersion, cette dernière s’avère plutôt soignée : avant même de pouvoir créer son personnage, on entre dans l’univers et on a une idée du contexte dans lequel les événements vont se dérouler : dans l’intro, on découvre un vaisseau qui s’approche d’une Terre désolée, pour participer à une mission de récupération de matériaux sensibles dans ce qui fut auparavant la baie de San Francisco. La mission, si elle est gérée par des militaires, est sous la houlette de Karl Von Bach, patron peu amène de Von Bach Industries, une entreprise spécialisée dans les nouvelles technologies. Et le joueur dans tout ça ? Eh bien il s’agit d’un Pillarche, qui s’est fait recruter par VBI pour participer à la mission. Cette dernière commence d’ailleurs plutôt mal puisque le vaisseau est attaqué et ses passagers sont évacuées via des capsules de secours qui finissent dispersées dans une zone sinitrée… et c’est là que l’aventure commence.

La très bonne idée de Defiance est d’introduire dès les premiers instants Irisa et  Nolan, les deux personnages principaux de la série télévisée. Ils sont plutôt bien modélisés et donc facilement reconnaissables par n’importe quel joueur qui aura ne serait-ce que regardé au dos de la jaquette du jeu. Quelques mots échangés avec le personnage joueur et bim, le petit groupe est séparé : on imagine alors qu’Irisa et Nolan vont évoluer de leur côté vers une intrigue qui dirigera la série télé. Le joueur, lui, se retrouve en terrain hostile avec ses compagnons de fortune, à savoir les autres adeptes du titre.

Une personnalisation limitée

Point de départ de tout bon MMO qui se respecte – et même de ceux qui ne se respectent pas, d’ailleurs – la création de personnage dans Defiance est quelque peu frustrante : tout d’abord, seules deux races sont proposées, à savoir les humains et les irathient – la race d’Irisa – et quatre classes qui influencent notamment les armes de départ à disposition du personnage, et son look de base : le survivant débute avec un fusil sniper, le paria avec un fusil à pompe, le mécanicien avec une mitrailleuse, et le vétéran avec un fusil d’assaut. Les combinaisons sont donc assez limitées par défaut, alors que SyFy et Trion promettent une multitude de races aliens dans l’univers de Defiance. Il faut néanmoins préciser, mais on y reviendra plus en détail, que le Season Pass disponible pour le jeu inclut une nouvelle race extraterrestre dont il sera possible de disposer plus tard dans le jeu.

Defiance
Le visage est la seule chose que l’on peut vraiment personnaliser.

 

Pour ce qui est du physique du personnage, là encore, le choix est limité : sa tenue de base dépend de sa classe, et les seuls éléments personnables sont son sexe et son visage. Les yeux, le nez, les sourcils, la coiffure, la couleur des cheveux, éventuellement un tatouage ou une cicatrice… chaque paramètre peut être choisi dans une collection de 8 ou 10 éléments pour tenter de se créer un personnage à soi. Impossible de calibrer la taille ou la corpulence du personnage : du coup, pour peu que ce dernier revête un couvre-chef dans les premières heures du jeu, il croisera forcément quelques clones, au moins le temps de se composer un stuff plus personnalisé.

 Une maniabilité aisée…

La prise en main du titre est simple, tout du moins du point de vue maniabilité : Action RPG oblige, pas de tours dans les combats qui sont totalement en temps réel. On tire en même temps que l’ennemi, et on peut se retrouver rapidement au cœur d’échanges de tirs aussi nourris que dynamiques. Les quêtes permettent également souvent de s’essayer à la furtivité en esquivant les ennemis, ou encore de s’installer en hauteur pour dégommer à distance à l’aide d’un fusil sniper, pour les joueurs qui choisiront la classe Survivant. Ceci étant, on ne peut pas parler ici de challenge, dans la mesure où l’intelligence artificielle n’est pas vraiment la plus poussée qu’on ait vu ces derniers temps… le plus dangereux étant probablement les repop rapides, qui sont particulièrement accentués dans les zones où il y a peu de joueurs – et on ne peut pas dire que ça se bouscule vraiment actuellement.

Defiance
Les environnements sont réussis, dans être esthétiquement éblouissants.

 

Sorti simultanément sur PC et consoles, Defiance est aussi accessible au clavier qu’à la manette : en effet, l’aspect ARPG l’affranchit des barres de pouvoirs à rallonge. Ici, un seul pouvoir est activable à la fois, et se complète par des Atouts qu’il est possible de débloquer au fur et à mesure de l’évolution dans le jeu. Pas de barre d’XP « traditionnelle » non plus : tout marche à l’EGO (Enviro Gardien Online), une IA d’origine alien implantée dans chaque Pillarche. Non seulement elle le guide dans les quêtes et lui fourni d’importantes infos, mais elle fait également office d’interface et de gestionnaire d’évolution des compétences. Il est possible de gonfler son EGO en réalisant des missions, principales et secondaires, mais également en réussissant des défis, en jouant en coop avec d’autres joueurs ou, au contraire, en les poutrant en PVP. Bien évidemment, on peut se concentrer sur un ou deux éléments pour avancer, mais en goûtant à tout, l’EGO évolue plus vite, et le personnage gagne rapidement en puissance.

… mais des soucis d’interface et d’indications

L’interface du jeu est… comment dire… tentaculaire ? Elle est composée de nombreuses pages qui contiennent des sous-menus, permettant de choisir des compétences et d’en acheter, de modifier ses armes ou encore de gérer son équipement et son inventaire. Concrètement, il faut l’admettre : cette partie du jeu est bien plus complexe qu’elle ne le devrait. A ce constat s’ajoute le fait que le jeu s’avère assez peu didactique, et ne met pas en avant de manière assez évidente des infos-bulles permettant de cerner les subtilités de la montée en niveau ou de la gestion des armes, pour ne citer que ça.

Defiance
Ca a l’air sympa, comme ça… mais ce n’est qu’un menu parmi d’autres.

 

Donc pour comprendre comment marchent les choses dans Defiance, il n’y a pas 36 solutions : se rapporter à l’aide, qui permet de cerner bien des subtilités du titre. Evidemment, devoir se trouver un coin tranquille à l’abri des vilains qui prennent un malin plaisir à nous canarder, tout ça pour comprendre à quoi sert tel ou tel élément, ça casse un peu l’immersion. Clairement, le jeu devra faire un effort pour améliorer ce point.

Un monde très vaste et des missions dans tous les sens

Passé le cap de l’initiation en roue libre, Defiance dévoile petit à petit son univers et les différentes voies qui s’ouvrent au joueur. Clairement, c’est du côté de son univers et des directions scénaristiques que le titre a le plus de chance de se démarquer de la concurrence sur la durée.

Un petit mot sur la map, tout d’abord : la zone proposée dès le départ est particulièrement vaste et, même si les décors varient assez peu, on distingue de nombreuses petites zones qui « vivent » indépendamment les unes des autres. L’un des atouts du titre, c’est de ne pas être instancié : ainsi, aucun temps de chargement ne vient casser la dynamique, et même les cinématiques s’affichent sans temps mort. Le tout étant savamment mis en scène, l’expérience est plutôt agréable sur ce point.  Quant à la circulation sur cette vaste map, elle se fait à l’aide d’un véhicule que le joueur récupère après moins d’une heure de jeu : le modèle de base est donné et peut être utilisé gratuitement n’importe quand. Il est ensuite possible d’en acquérir d’autres, plus rapides et perfectionnés, avec les crédits trouvés dans le jeu.

Defiance
La carte permet d’avoir un vaste aperçu des missions et des événements dynamiques.

 

Du côté des quêtes, ou plutôt des missions, il y en a pour tous les goûts : hors histoire, on trouve des défis classés qui permettent de se mesurer aux autres joueurs – courses de véhicules, carnages chronométrés – et des petites missions secondaires qui se débloquent au fur et à mesure de l’évolution de l’EGO. Pour ce qui est des missions principales, il y en a de deux catégories : d’un côté, les « missions parallèles », qui concernent l’implication du joueur en tant que Pillarche au service de Von Bach Industries. De l’autre, les « missions épisodiques » permettent quant à elles de faire équipe avec  Irisa et  Nolan au coeur d’un arc scénaristique indépendant, lié à la série télévisée. Ces missions sont limitées dans le temps : par exemple, les premières missions épisodiques proposées au lancement du jeu sont disponibles dans une fenêtre de 2 semaines : une fois le pilote diffusé, elles ne seront plus jouables, car les deux personnages du programme ne seront plus à l’endroit où ils sont actuellement.

Dans ces missions, tout du moins au début de l’aventure, il n’est pas rare d’être accompagné par des PNJ qui, malgré leur force de frappe réduite, constitue un backup qui dynamise les combats. Malgré certaines confrontations difficiles, on se passe donc facilement de l’aide d’autres joueurs, ce qui est un peu paradoxal compte tenu de la nature du jeu. Néanmoins, il faut tout de même préciser que les joueurs peuvent s’aider les uns les autres sans forcément grouper mais en bénéficiant tout de même des bonus de mission : une situation appréciable qui pousse à s’arrêter lorsqu’on aperçoit un conflit.

La magie des événements dynamiques

Defiance propose, à l’instar d’autres MMO comme Guild Wars 2, des événements dynamiques qui apparaissent çà et là sur la map. Outre les missions liées à un succès – les fameuses « Poursuites » qui s’affichent de manière scriptée quand on passe dans une zone précise, on distingue deux types d’événements dynamiques aléatoires : les retombées d’arches et les guerres de l’ombre.

Les premiers sont des missions facultatives et coopératives : les arches sont des vestiges de vaisseaux votants, une race extraterrestre technologiquement avancée. Ces vaisseaux s’écrasent aléatoirement telles des météorites sur la map, et il faut alors aller faire le ménage dans la zone pour en extraire les précieux ressources : le souci, c’est que les ennemis sont en nombre et il est impossible d’en venir à bout seul. C’est pourquoi les Pillarches se regroupent pour venir à bout des ennemis et récupérer leur part de gâteau.

Defiance
A la croisée des chemins, on trouve souvent de quoi s’occuper sans chercher.

 

Là encore, pas besoin de créer un groupe : à partir du moment où on entre dans la zone et qu’on prend part au combat, on est assuré d’être récompensé à la hauteur de son investissement. Bien évidemment, plus on fait de dégâts et plus on aide les autres joueurs, et pour l’EGO et les loots seront conséquents.

Pour ce qui est guerres de l’ombre, c’est une dynamique similaire, exception faite qu’on joue en équipe contre d’autres joueurs : ces contrats de mercenaires permettent en effet de rejoindre une sorte d’arène de PVP. Ces affrontements permettent de gagner des crédits de la société militaire privée ÉCHELON, permettant d’acheter du matériel, mais aussi de gagner en réputation.

Quid de l’argent réel ?

Comme expliqué en préambule, Defiance est, à l’instar de Guild Wars 2 ou de The Secret World depuis peu, un Buy-to-play : on l’achète pour y jouer à volonté, sans abonnement. Malgré tout, il est possible de mettre la main à la poche in game de différentes façons.

En effet, dans le jeu, il y a deux types d’argent : les Scrips, que l’on ramasse en tuant les ennemis ou en terminant une mission, et les Crédits, qui s’achètent via le site de Defiance, avec du vrai argent. 500 Crédits coûtent 6€, 2300 en valent 24€ et 6500 vous demanderons de débourser 60€. Des sommes rondelettes qui vous permettrons notamment d’accéder à des bonus d’XP et autres boosts, mais également d’acheter des objets à fort potentiel, tels de des coffres, plus vite que via la méthode traditionnelle de farming.

Defiance
Sortir la carte de crédits permet d’accéder plus vite à des récompenses intéressantes.

 

Le jeu a néanmoins la décence de ne pas coller une cash-shop clinquante sous le nez du joueur,  qui n’a clairement pas besoin de sortir ses Crédits pour profiter du jeu. Par contre, ce n’est pas la seule manne financière sur laquelle le titre semble compter, et la seconde option est aujourd’hui source d’interrogation.

Quel contenu pour le Season Pass ?

Trion a en effet annoncé tardivement (comprenez début mars) que Defiance proposerait un Season Pass : ce dernier est disponible depuis le lancement du jeu, au prix de 29,99 euros. Un tarif conséquent pour un jeu commercialisé entre 50 et 60 euros suivant le support : généralement, les B2P et autres F2P attendent un peu avant de faire raquer les joueurs avec du contenu supplémentaire, mais le studio entre directement dans le vif du sujet.

Que contient donc le Season Pass ? « une nouvelle espèce extraterrestre, des armes et des véhicules inédits, de nombreuses missions et récompenses » explique le site officiel, qui ajoute quelques bonus esthétiques en plus. Les différents packs seront disponibles à l’unité à 8 euros pièces, ce qui sous-entend qu’acheter directement le Season Pass entraîne une substantielle économie.

Mais qu’est-on en droit d’attendre des fameuses missions qui y seront proposées ? Est-ce que, dans un élan de machiavélisme  Trion et SyFy auraient pu décidé de proposer le contenu « épisodique » uniquement à travers de packs payants ? Clairement, cette possibilité n’est pas à écarter : elle signifierait ni plus ni moins que le joueur devra passer à la caisse pour expérimenter pleinement les interactions entre le jeu et la série télévisée. S’il s’agit pour l’heure de pures spéculations, des indices ne trompent pas : la possibilité de calquer la saison du show sur le concept du Season Pass, la dimension épisodique qui semble parfaitement adaptée à une livraison sous forme de packs de missions, l’aspect facultatif de cette trame narratif… bref, il faudra attendre que Trion en dise plus, mais on espère quand même se tromper !

Defiance
En voiture Simone ! ©Aurigabi

 

En conclusion, Defiance vaut-il le coup ? Loin d’être le MMORPG du siècle, le titre se défend plutôt bien et s’avère agréable à prendre en main, et suffisamment immersif pour qu’on puisse y enchaîner missions et balades dans les différentes zones. L’aspect coopératif est bien rendu, de même que la dimension PVP, qui reste facultative. Bref, on passe de bons moments au cœur du jeu.

Reste qu’à un prix compris entre 50 et 60 euros pour une version standard sur PC, X360 et PS3, le titre n’offre tout de même que le minimum syndical en terme de contenu véritablement qualitatif et à moins de jouer en groupe et de traquer des arches à longueur de temps, les missions deviennent assez vite répétitives. L’annonce immédiate d’un Season Pass au contenu flou et au prix très élevé – 30 euros, plus de 50% du prix du jeu de base – gonfle potentiellement la note d’un titre dont on ne sait pas s’il tiendra le coup sur la durée. Clairement, mieux vaut ne pas se jeter tout de suite sur Defiance et d’attendre de voir comment la franchise va se développer avec l’arrivée de la série télévisée le 16 avril prochain sur SyFy. Là, on pourra vraiment juger du potentiel de cet univers aujourd’hui intriguant à défaut d’être totalement séduisant.

En savoir plus
Cinéma

[Critique DVD] Les Mondes de Ralph

Aujourd’hui sort en DVD et Blu-Ray le film d’animation de Disney Les Mondes de Ralph. Véritable ode aux jeux vidéo pour certains, arnaque et publicité mensongère pour d’autres, le film a quelque peu divisé les gamers à sa sortie… (suite…)

En savoir plus
1 120 121 122 123 124 377
Page 122sur377