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Nouveau trailer pour Game of Thrones : petits dragons deviendront grands !

Pour ceux qui en  doutaient encore (franchement, y en a ?) : ça va chi** grave dans la saison 3 de Games of Thrones. La nouvelle bande-annonce de la série culte, qui reprendra, pour rappel, le 31 mars prochain sur la chaîne américaine HBO, en est une nouvelle preuve.

On y découvre entre autres que la môman des dragons a bien nourri ses petits… pour le reste, à vous de voir ;)

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Via Geek are Sexy

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Deux affiches pour Hunger Games : l’Embrasement

Hunger Games : l’Embrasement, la suite d’Hunger Games sorti en mars 2012, commence petit à petit à dévoiler son intrigue – pour ceux qui n’auraient pas lu le roman, of course : c’est à travers deux affiches que l’on retrouve Katniss et Peeta, prêts à entamer leur tournée de la victoire.

Les deux vainqueurs des derniers jeux de la faim entameront leur tournée dans les Districts le 27 novembre 2013 : on ne vous en dira pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise, mais ça ne se passera pas vraiment comme dans un gentil voyage tranquille… malgré ce qu’on pourrait croire avec ces deux affiches !

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Hunger Games 2 affiche 2

Hunger Games : l’Embrasement rassemblera une fois encore Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson, cette fois-ci sous le regard du réalisateur Francis Lawrence (qui n’a aucun lien de parenté avec Jennifer). On a hâte !

Via communiqué de presse

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[Dossier] The Room : un voyage (cinématographique ?) inattendu

The Room afficheLorsque nous nous sommes lancés dans l’aventure The Room, à l’occasion de la projection du film dans le cadre de Panic! Cinéma le 16 février 2013, nous ne nous attendions pas à vivre une aussi bouleversante expérience : il faut dire que le film de Tommy Wiseau, « cinéaste » américain aux casquettes multiples, est un véritable objet de culte, un authentique monument. Mais de quoi ? Là est toute la question.

Après une journée complète passée sous le signe de ce film, objet cinématographique non identifié, et après avoir eu la possibilité d’interviewer son auteur-réalisateur-producteur-interprète principal accompagné de l’un de ses acolytes dans le film, et surtout, après avoir vécu une expérience globale proche du paranormal, nous ne pouvions pas laisser nos lecteurs ne connaissant pas The Room dans l’ignorance ! C’est le pourquoi de ce triptyque : nous avons souhaité donner aux amateurs de curiosités nanardesques et autres OVNI cinématographiques l’occasion de découvrir le film de Tommy Wiseau à travers plusieurs angles.

Pourquoi tout regrouper sur cette page, et pourquoi expliquer notre postulat, ce que nous ne faisons pas de manière aussi guidée d’habitude ? Tout simplement parce que nous estimons que notre démarche dans ce contexte se veut un peu plus pédagogique que d’habitude et que, de ce fait, nous souhaitons vous guider au mieux, pour vous faire découvrir la subtilité de la chose même si vous n’avez pas (encore !) vu le film. C’est pourquoi cette page dossier vous propose un ordre de lecture, que vous avez totalement le droit d’ignorer au demeurant : il nous semble néanmoins être le plus approprié pour ne pas se « perdre » dans l’expérience The Room… ce qui n’est pas chose facile !

Et puis, bien évidemment, il y a de fortes chances qu’après avoir lu tout ça, vous vouliez en voir un peu plus ! On ne veut pas vous pousser au crime (ou au suicide), mais si vous n’avez pas vu le film, sachez qu’il se trouve assez facilement sur la Toile. Mais trêves de bla-bla, et place au spectacle !

The Room WTF

Avant d’être culte pour tout un public d’amateurs de nanards improbables, The Room est avant tout censé être un film « d’auteur » indépendant américain qui reste quelque peu – c’est le cas de la dire – son objectif. Scènes sans rapport avec le reste de l’histoire, photographie floue, dialogues complètement perchés et actiong inexistant : The Room, c’est un condensé de ce qu’il ne faut pas faire pour faire un bon film. La critique d’El Nioco vous permettra de voir en faire une idée plus précise !

The Room Interview

Après avoir lu la chronique d’El Nioco, vous vous demandez comment le réalisateur a pu réaliser un tel chef d’oeuvre ? Vous vous questionnez sur l’état d’esprit des comédiens 10 ans après le tournage ? L’interview improbable de Tommy Wiseau et Greg Sestero devrait vous donner quelques réponses. Vous noterez au passage le subtile décalage entre la vision de l’auteur et le résultat final !

The Room projo Panic

Comment ça se passe, une projection de The Room aujourd’hui ? Eh bien à l’image du matériau de base : à film dafuq, séance dafuq ! Notre reportage sur l’une des 3 séances exceptionnelles organisée par le Panic! Cinéma vous permettra d’en apprendre plus sur les midnight showing, sur l’accueil de The Room par le public français, mais également sur les coulisses de notre journée pas comme les autres. De quoi conclure comme il se doit notre triptyque !

 Dossier réalisé par El Nioco et Audrey, et qui n’aurait pu se faire sans la génialissime (on n’exagère pas !) équipe du Panic! Cinéma, ainsi qu’avec la participation de Greg Sestero et Tommy Wiseau, bien évidemment. Nous ne sommes en aucun cas responsable des traumatismes au cerveau que The Room pourrait engendrer. Nous, perso, au point où on en est, on n’a plus rien à craindre !

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[Interview] Tommy Wiseau, réalisateur de The Room, et Greg Sestero : l’entretien improbable

Quand Panic! Cinéma ont annoncé la projection de The Room dans leur programme, c’était presque un fantasme qui se réalisait ! Il faut dire que le film se traîne depuis plusieurs années une sacrée réputation. Résultat : une projection à la hauteur de nos espérances que nous relatons ici. Présents à Paris pour cette première projection française officielle, nous avons pu rencontrer Tommy Wiseau, producteur, scénariste, réalisateur et acteur principal de The Room, et Greg Sestero, qui joue le rôle de Mark (Oh, Hi Mark!). Après quelques minutes d’attente devant le cinéma, deux silhouettes apparaissent au loin. « Oh hi » ! Dès les premiers échanges, nous comprenons que nous nous apprêtons à vivre une rencontre qui en ressemblerait à aucune autre. Une rencontre très matinale, mais surtout des plus improbables, partagée entre les tirades parfois VanDammesques de Tommy, et les regards lourds de sens de son acolyte. Attention, vous entrez dans une autre dimension…

Greg Sestero et Tommy Wiseau
Greg Sestero et Tommy Wiseau

 

(Attention : par mesure de réalisme, tous les « hahaha » de Tommy Wiseau ont été conservés dans l’entretien :p)

Oh, hi! Petite question pour s’échauffer. Aujourd’hui, The Room connait sa première diffusion au cinéma en France, alors qu’il est sorti en 2003. Alors, excités par cette nouvelle aventure ?

Greg Sestero :  Oui, je trouve ça vraiment sympa d’avoir une projection française, et je suis impatient de découvrir comment le public français va réagir en découvrant le film.

Tommy Wiseau : Je dirais la même chose, on est très content d’être à Paris, et je donne toujours ce conseil au public : vous pouvez rire, vous pouvez pleurer, vous pouvez vous exprimer comme vous le souhaitez. Mais s’il vous plait, ne vous faîtes pas de mal ! J’espère que le public va s’emparer du film. Il a 9 ans, vous savez, et on fêtera son 10e anniversaire en juin prochain. Donc nous sommes très heureux d’être ici, et comme vous le savez Greg parle français. Je pense que le public appréciera, mais ça nous ne le savons pas encore. Donc j’incite les gens à venir voir The Room au cinéma, car ils auront chacun leur propre expérience de la chose, et nous verrons ce qu’il advient.

Si le film s’est fait connaitre grâce à Internet, on en sait en revanche un peu moins sur sa génèse. Comment est né The Room ?

Tommy Wiseau : A l’origine, ce devait être une pièce de théâtre. Pour faire court, j’ai changé d’avis, et décidé de transformer la pièce en script, et de faire le film à partir de ce travail. Et aujourd’hui , The Room redevient une pièce de théâtre. Nous jouons actuellement sur scène. The Room, c’est très simple à comprendre, ça parle des relations entre deux êtres. « Deux, c’est mieux que trois, trois c’est trop, c’est l’embouteillage« , etc. Donc il vous faut le voir. Greg, pourquoi tu ne parles pas français, allez ! Hahaha.

Greg Sestero (se tournant vers nous) : C’est lui qui a écrit The Room, donc…

Tommy Wiseau : Oui, mais tu peux dire la même chose en français, allez!

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Qu’est ce qui vous a inspiré dans l’écriture de The Room ? Le film se veut à la fois très universel quant aux sentiments et situations décrites, et en même temps, c’est une démarche très personnelle. Il ya une part de Tommy dans Johnny ?

Tommy Wiseau : Même si j’aime beaucoup des films comme ceux d’Orson Welles, Citizen Kane entre autres, ou Cléopâtre avec Elisabeth Taylor, et d’autres vieux films qui peuvent m’influencer, c’est avant tout la vie qui m’inspire. C’est aussi simple que ça tu sais, nous avons tous été en couple. C’est pareil en France ! Tu as une vie, jusqu’où peux-tu aller pour casser une relation, jusqu’où peut-on aller pour trahir quelqu’un, à quel moment cela n’est-il plus acceptable pour toi, en tant que personne. The Room, c’est en quelque sorte un signal d’alarme ! Là encore, vous pouvez faire ce que vous voulez, les gens interagissent entre eux. Je le vois d’ici, ce soir, les gens qui vont venir vont dire « bonjour, bonjour, bonjour« , hahaha, ils le font pendant le film généralement, nous verrons bien. Et le public joue au football, lance des cuillères, donc nous verrons bien comment le public français va réagir, mais je suis sur qu’ils vont apprécier à une certaine échelle. Après vous pouvez aimer, vous pouvez dire que vous n’aimez pas, tant que ça vient du cœur. Je suis assez confiant dans la réaction du public français, parce que nous avons reçu énormément de mails, vous savez, c’est comme ça que nous avons atterri ici. Comme vous le savez les séances sont complètes, donc oui j’ai confiance.

Greg, vous êtes l’un des trois rôles principaux du film, vous jouez le meilleur ami de Johnny, mais vous êtes aussi producteur du film. Comment avez-vous rencontré Tommy ? Et comment vous êtes-vous retrouvé à jouer dans The Room ?

Greg Sestero : J’ai rencontré Tommy dans un cours de théâtre à San Francisco. A partir de là, je l’ai aidé à faire les castings, organiser la production du film, etc. Tommy voulait vraiment que je joue Mark, et au dernier moment, ça a été possible, ça a marché, mais je n’avais jamais pensé que ça irait jusque là.

J’ai lu que, étant petit, vous avez écrit une suite au film « Maman j’ai raté l’avion » et que John Hugues vous a écrit à ce sujet ! C’est vrai ?

Greg Sestero : Oui, à 12 ans j’ai vu le film « Home Alone« , j’ai beaucoup aimé et j’ai écrit un script pendant 4 à 6 mois. Tout le monde pensait que j’étais un peu fou, mais je l’ai envoyé, à John Hughes (scénariste du premier film) et il m’a répondu ! C’était génial ! A partir de ce moment, j’ai toujours voulu faire du cinéma.

Tommy Wiseau : Pourquoi ne l’as-tu pas produit ? Hahaha.

C’est donc comme ça que vous avez voulu devenir comédien ?

Greg Sestero : Oui, après ça j’ai commencé à faire du mannequinat, j’ai travaillé à Milan, puis après ça j’ai commencé à faire des publicités américaines, donc j’ai déménagé à Los Angeles, et j’ai commencé à travailler sur des films. C’est comme ça que j’ai débuté.

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Vous Tommy, corrigez-moi si je me trompe, vous avez une formation d’acteur de théâtre, ainsi qu’un cursus en psychologie. Cela vous a-t-il influencé dans l’écriture du film ? Et Tommy le réalisateur, comment est-il ? Il donne de la liberté aux acteurs ?

Tommy Wiseau : Oui, c’est exact, je suis acteur de théâtre, c’est mon parcours. J’ai étudié avec Jean Shelton, qui était le professeur de Stella Adler, c’est un courant important du théâtre aux Etats-Unis, quelque chose de réputé pour les acteurs, et qui m’a permis de découvrir ce qu’être acteur voulait dire. Pour vous répondre, je suis toujours le script, mais en même temps je donne une certaine liberté aux acteurs. Car ce que je recherche de la part d’un acteur, ce n’est pas seulement des mots, des paroles, mais un certain relief, une « couleur » qu’il donne au rôle, et une approche naturelle. C’est l’idée. Je parle souvent « d’acteurs en plastique« , quand tu vois que ce n’est pas réel. Les acteurs doivent sonner vrai, réaliste, ce ne sont pas que des mots. L’expression, l’alchimie, c’est bien plus important. Vous avez vu The Room ?

Oui.

Tommy Wiseau : Certains disent que c’est un mélodrame. Non, ce n’est pas juste un mélodrame. Il y a plusieurs couches, plusieurs accents, etc. C’est comme quand tu parles à une fille, vois-tu, c’est comme Romeo et Juliette ! Il faut parler d’une certaine façon, mais cela dépend aussi de ta personnalité, de ton caractère. J’ai un ami, lui, qui chante toujours des chansons avant de demander une fille en mariage. Quand je dis que The Room est issu de la vie, ce n’est pas un fantasme. Beaucoup de gens apprécient parce qu’ils se disent que c’est quelque chose de différents de ce dont les médias mainstream nous abreuvaient. Les gens réalisent tout d’un coup : « attends un instant, il y a un lien, une similitude entre son histoire et la mienne ! » C’est peut être là la clé, les gens peuvent s’identifier à The Room, et c’est pourquoi ils aiment le voir encore et encore. Vous le savez peut être mais nous faisons des projections partout dans le monde, à Londres, en Australie, aux Etats-Unis, nous avons plus de 100 projections chaque année. Il y en a des régulières, comme à New York, Chicago, etc. Et les gens envoient des tonnes d’email, « merci pour ceci, merci pour cela !« , des gens se rencontrent pendant les séances vous savez ! C’est vraiment cool, c’est différent. Donc profitez du spectacle, quoi que vous lisiez sur Internet, n’y accordez pas trop de crédit, venez voir par vous même !

Je viens du théâtre, j’aime la scène, et pour répondre à votre question, qui est plutôt complexe, mais j’aime ça, j’aime le relief des personnages. Plus il y a de relief sur scène, dans un film, dans un personnage, ou même en tant qu’individu, plus les gens vont apprécier, de même que des petites touches d’originalité. Mais c’est très difficile, vous savez. Par exemple, certains acteurs français ont une certaine prestance, mais il manque quelque chose qui fait que les gens n’accrochent pas. C’est la même pour les acteurs américains : personne n’est parfait, mais quand tu joues un personnage, tu dois te transcender, c’est ça la clé.

Lisa, Johnny, Denny, et Mark. Oh, Hi everybody !
Lisa, Johnny, Denny, et Mark. Oh, Hi everybody !

C’est donc sur ce critère que vous avez choisi vos acteurs ?

Tommy Wiseau : Nous avions des « remplaçants », il y avait plusieurs Johnny, au cas où, comme au théâtre où il y a des doublures. Il y avait 2 ou 3 acteurs pour chaque rôle, je vous assure, nous avons donc fait 4 castings, et sur le plateau, nous changions d’acteurs et d’équipe de tournage 4 fois, avons tourné plusieurs fois certaines scènes avec des acteurs différents. Greg était producteur également, vous pourrez lui poser d’autres questions si vous le souhaitez, mais parfois les acteurs pouvaient essayer de tempérer mon script, c’était l’une des raisons de ce système. Mais je reste un mec raisonnable !

img_bluraytheroomJe ne sais pas si vous êtes au courant, mais nous avons édité The Room en Blu-ray, avec des sous-titres français, et vous verrez aussi d’autres choses durant la projection. Je veux que le public puisse réellement communiquer, même s’ils ne comprennent pas nécessairement l’anglais, l’expérience est différente quand tu peux relier cela à ta langue maternelle. Donc nous avons mis des sous-titres français, italiens, allemands, et espagnols dans le Blu-ray. Mais surtout, vous pouvez mettre, par exemple, le sous titrage français et anglais sur deux lignes – une pour chaque . Ainsi, si vous êtes étudiants en anglais, je vous encourage à acheter le Blu-ray, ça peut être un outil !

Pardon, je n’essaie pas de faire la promotion de mon Blu ray, réaction typiquement américaine, pardon, mais c’est un procédé unique ! C’est le premier Blu-ray au monde à proposer cela ! J’ai même breveté ce système, c’est ma propriété intellectuelle ! J’ai eu cette idée et je me suis dit que ce serait cool, que c’était vraiment quelque chose de différent.

 

Pour tourner The Room, vous avez utilisé deux caméras : une 35 mm, et une HD. Pourquoi ce choix ?

Tommy Wiseau : Ah, bonne question, j’aime bien les questions qui me challengent. La raison de ce choix… Tout d’abord, il y a 10 ans de cela, la HD démarrait tout juste. Les premières caméras faisaient seulement leur apparition. Nous avons utilisé la première caméra à avoir été commercialisée, la F27, et à l’époque on n’avait pas énormément d’information sur le sujet, comment cela allait fonctionner, si ça allait rendre. Donc j’ai pris les deux types de caméra et je me suis dit « voyons ce que ça donne » !

Une autre raison pour ce choix, c’est que je souhaite écrire un livre sur les différences entre la HD et le 35 mm. J’ai fait beaucoup de recherche sur le sujet, je vous assure. Les grands studios, à l’époque, étaient incapable d’expliquer quelle était la différence, quel procédé était le meilleur. Personne à Hollywood ne pouvait donner ce genre de renseignements, et le système des studios était même contre la HD à ce moment. Aujourd’hui, c’est l’inverse, en raison des coûts de production que cela permet, etc. Vous avez aussi le format Blu ray aujourd’hui, qui favorise cela également. Mais on est très proche en terme de qualité entre le 35 mm et la HD, mais le 35 mm a une durée de vie plus longue. Si tu as un film, tu le conserves 100 ans avec le 35 mm, c’est la perfection ! Avec la HD, les formats numériques, tu dois changer de CD tous les 5 ans sinon tu prends le risque de perdre où altérer le contenu du disque.

Donc j’écris un livre sur ce sujet, sur les différences entre la HD et le 35 mm, car bizarrement, tu n’en as toujours pas aujourd’hui. Les gens vont simplement te dire : ceci c’est de la HD, ceci c’est du 35 mm, voila la différence. Il y a  beaucoup d’informations dans les coulisses du tournage, que vous trouverez sur le DVD et le Blu Ray de The Room. Donc tous ceux qui ont écris, blogué la dessus à mon sujet, je n’ai qu’un conseil à leur donner : devant le monde entier, ne présumez de rien, regarder les coulisses du tournage et vous verrez bien. Parce que nous avons employé des centaines de personnes pour constituer et coordonner deux équipes. La HD, ça prend beaucoup de place vous savez, et aujourd’hui, les studios filment avec des caméras HD et transfèrent le résultat sur du 35 mm.

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Parfois, le cinéma se transforme en véritable expérience collective. Vous disiez tout à l’heure que le public participait, jetait des cuillères, etc. C’est quelque chose d’assez rare, le seul exemple réellement institutionnalisé qui vienne à l’esprit, c’est le Rocky Horror Picture Show. Comment percevez-vous cela, quelle est votre réaction ? Vous appréciez ?

Tommy Wiseau : Oh, j’apprécie, oui, Greg et moi vous répondrons la même chose. Mais j’apprécie énormément, je ne m’attendais pas à ce que ceci arrive durant les séances. Mais j’aime cela car le public devient partie prenante du spectacle, s’approprie le film. C’est très rare ! Les gens ne le réalisent pas, peut être maintenant ce sera le cas vu que je vais en parler, mais j’ai mis des choses dans The Room qui vont bien au delà du script, des choses qui vont au delà des mots, comme par exemple ce passage sur le cancer de Claudette. Les gens se demandent « pourquoi est-ce aussi bref, on n’en entend plus parler ! » Et bien je réponds « Pourquoi le ciel est-il bleu ? » Il y a également ce passage sur le toit avec Chris-R et la drogue. Tout était intentionnel. Mais si je vais jusqu’au bout, à parler beaucoup plus du cancer et de la drogue, ce serait chiant !

Greg Sestero : Je pense que c’est intéressant, il y a quelque chose dans ce film, moi je ne l’ai pas vu, mais il y a quelque chose dans ce film qui parle aux jeunes. Ils ont découvert des trucs dans le film et interagissent avec. C’est très intéressant, je n’aurais jamais pensé que le film prendrait cette tournure. C’est une surprise, pour sur.

La scène dite "de Chris-R et de la drogue"
La scène dite « de Chris-R et de la drogue »

Et vous assistez vous-même aux séances ?

Greg Sestero : Non, nous avons introduit le film, nous en parlons, mais nous ne restons pas pendant la séance. Tu sais, tout le monde fait la même chose à chaque fois. C’est bizarre car on était à Londres ils font exactement la même chose qu’à Los Angeles. C’est une culture qui a voyagé dans le monde entier.

Auriez-vous pu imaginer que The Room connaîtrait un tel succès, en dehors des USA ? Les séances programmées ce jour sont complètes, il a même fallu en rajouter. Vous vous attendiez à cela ?

Tommy : C’est une bonne question. Je ne m’y attendais pas, mais en même temps, j’aime que les gens s’amusent pendant la séance. Je m’amuserais si je faisais parti du public. Peut être que vous serez la ce soir, mais j’aime parler aux gens, et avant même de venir à Paris, nous avions des indices qu’il y avait une attente de la part des fans français. Il y a quelques années, des Français sont même venus assister à une projection londonienne. Donc tout s’est emboîté et mis en place au fur et à mesure. Et quand Panic! Cinéma a décidé de programmer The Room, j’ai tout simplement dit, une projection est une projection, nous irons saluer le public, car c’est pour cela que nous sommes venus. Donc j’espère que tous les fans et futurs fans français passeront un moment mémorable !

Greg, je reviens légèrement en arrière. Votre personnage est un peu le plus ambigu de tous. Vous êtes le meilleur ami de Johnny, partagé entre votre loyauté pour lui et votre attirance pour cette femme, sa fiancée. Comment incarne-t-on Mark, vous êtes vous préparé pour cela ?

Greg Sestero : Je ne l’ai pas vraiment fait, non. On ne sait jamais ce que Mark pense vraiment, donc c’est quelque chose que j’ai géré tel quel, je n’ai pas vraiment pensé.

Tommy Wiseau :  Permettez-moi d’intervenir ici, car nous avions souvent des répétitions avec les acteurs, donc nous choisissions les meilleurs. Dans le cas de Mark, nous avions deux Mark différents, je crois que dans les bonus du Blu-ray on voit le second Mark sur le plateau. Greg a été retenu car c’est lui qui a donné le plus dans ce rôle, et ce que nous attendions de ce personnage. Je pense que le public aime Mark. Et je voulais ajouter, je ne sais pas si vous vous y connaissez en matière de tournage, parfois tu n’as pas d’autre acteur que celui que tu as choisi, tu ne peux pas faire une scène avec un autre acteur. Moi j’aime avoir le choix entre deux acteurs pour un même rôle. Et même si l’un acteur ne doit pas parler ou apparaître lors d’une scène, j’aime qu’il soit présent malgré tout, avoir la possibilité de lui donner sa chance. Et même si le personnage de Lisa est manipulateur, je pense que tous les acteurs ont fait un travail formidable. Parfois même meilleur que certains acteurs qui gagnent 20 millions de dollars. Car tu ne peux pas forcer les sentiments, ils sont la où ils n’y sont pas. Et c’est aussi pour ça que le public s’identifie à eux, malgré ce que les médias peuvent en dire.

Et pouvez-vous nous dire quelques mots sur le déroulement du tournage ? Comment cela s’est passé ?

Greg Sestero : Faire ce film, c’était une surprise de tous les instants, une surprise chaque jour.

Une bonne ?

Greg Sestero : Yea… Intéressant ! Pour ne pas trop en dire… Mais je prépare un livre sur le sujet, sur l’expérience qu’a été ce tournage. C’est une expérience que tu ne peux pas vraiment oublier…

Screen du site Internet officiel
Screen du site Internet officiel

Je suis allé sur le site officiel du film, et il y a cette affiche, l’affiche verte, avec le plan serré sur le visage de Johnny. Et dans l’œil de Johnny, il y a cette étincelle. Il y a aussi cette musique de fond, digne d’un film d’horreur. Cette image a également été utilisée sur un panneau publicitaire, donnant une impression très étrange. C’est une fausse piste volontaire, une volonté d’induire en erreur sur votre film ?

Tommy Wiseau : Vous savez quoi, je vous félicite pour cette question ! Ce n’est pas tant l’idée d’induire en erreur, mais plutôt « Qu’y a-t-il derrière cela » ? C’était bien un fait exprès. On voulait que les gens se posent des questions, s’interrogent sur ce que tout cela voulait dire, ce que ça allait être. Nous avons effectivement ce panneau publicitaire, sur Hollywood boulevard, qui était supposer rester 2 semaines. Mais vous savez combien de temps cela a duré finalement ? 5 ans ! Pour de vrai ! Les gens ont apprécié ce panneau, étaient intrigués, et ça nous a été très bénéfique.

Greg Sestero : Quand ils ont vu ce panneau, des gens m’ont dit : « Mon dieu, on dirait qu’il va tuer quelqu’un ! » Si tu enlèves la photo, peut être qu’il y a une hache derrière sa tête. (rires)

Le fameux panneau de The Room à Hollywood.
Le fameux panneau de The Room à Hollywood.

Internet a contribué à rendre célèbre votre film, en tout cas a joué un rôle dans sa traversée de l’Atlantique. Internet, c’est aussi un lieu ou on trouve diverses théories et interprétations du film : certains disent que Johnny est un ersatz de Dieu, car tout le monde a si peur de lui faire du mal, et cherche sans arrêt ses conseils et sa sagesse. D’autres disent que la pièce en question est le subconscient de Johnny, qui serait dans le coma et revivrait les évènements qui l’ont amené la. Qu’en pensez-vous ?

Tommy Wiseau : La encore, je me répète car je suis pour la liberté d’expression, j’aime quand les gens donnent leur opinion. Tant que ça vient du cœur, que c’est sincère, je l’accepte, quelle qu’elle soit. Certains auront raison, d’autres non. Le personnage de Johnny, je parle en tant que réalisateur, il est… perdu ! Comme nous tous, vous savez ! Une relation peut tendre aux extrêmes, comme Roméo et Juliette qui se suicident. C’est très difficile à comprendre. Mais vous le savez, le public s’approprie le film de façon amusante, et ils s’amusent de ce qui arrive. A chaque fois que le film est fini, j’en suis sur à 100% en raison de mes études de psychologie, le public se dit « Un instant, je ne veux pas être comme Johnny, je vaux mieux que ça ! » Et c’est en ça que le message passe, que j’ai fait du bon travail en ce qui me concerne. Je ne suis pas égocentrique, je ne fais que répondre à la question.

C’est toujours délicat, je dis toujours aux fans de The Room et même aux autres : « vous pouvez dire, faire, ce que vous voulez » ! Certains me répondent presque choqués : « Mais comment peux tu dire cela ? » Mais je ne peux pas mettre des mots dans leur bouche à leur place ! Je veux que vous vous fassiez votre propre expérience du film, de dire ce que vous voulez, ce que vous en pensez ! Et je pense que c’est la clé.

Pour finir, quels sont vos prochains projets ?

Tommy Wiseau : Je travaille actuellement sur un film, The Foreclosure, et j’espère cette année commencer également à travailler sur un film de vampires. Et j’ai également la sitcom The Neighbors, et d’autres projets. Nous voyageons beaucoup également.

Greg Sestero : Je travaille sur ce livre qui va sortir un peu plus tard cette année, et après ça je vais passer à d’autres projets.

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Sorti de l’interview, nous ne pourrons nous empêcher de nous jeter des regards interloqués. Audrey, qui n’avait pas vu le film, avait l’impression que nous parlions d’un film d’auteur américain, à l’acting précieux et aux effets soignés. En ce qui me concerne, les bras m’en tombaient, et je pleurais des petites cuillères de bonheur, mais il faut bien le dire : le décalage entre ce qui se dit, et ce qui est à l’écran quand on regarde le film, est flagrant ! Un sentiment qu’Audrey résume fort bien dans son compte rendu de séance. Nous aurions aimé évidement, poser plus de questions, creuser certains aspects (comment l’idée d’une projection à Panic! Cinéma est-elle venue, pourquoi appeler le film The Room, avoir plus d’infos sur le tournage, etc.), mais les réponses à tiroir de Tommy associées à la gestion du temps ne nous l’ont pas permis. Reste une question : qui est vraiment Tommy Wiseau ? L’ensemble des réponses ici formulées ont été dites avec le premier degré le plus strict. Pour autant, il est difficile de ne pas imaginer Tommy Wiseau être conscient de la réputation de son film… Alors Tommy Wiseau la joue-t-il Andy Kaufman, ou bien, conscient de la réputation de son film, continue-t-il de le défendre envers et contre tout en jouant également la carte de « l’audience doit s’approprier le film » ? Un mystère sur lequel il convient de s’interroger mais certainement pas de trancher…

Enfin, nous souhaitons adresser un clin d’œil tout particulier à Greg Sestero, pour un aparté post-interview assez insolite, qui témoigne de son extrême gentillesse et de sa lucidité. Souhaitons-lui bonne continuation, et surtout, nous avons hâte de lire son livre !

 

Interview réalisée par El Nioco et Audrey le 16 février 2013. Merci à Tommy et Greg pour nous avoir accordé un peu de leur temps. Merci à Tommy pour cette rencontre ubuesque, ses réponses détaillées, et à Mark pour sa gentillesse. Et, of course, un gros big up à l’équipe de Panic! Cinéma pour avoir rendu cette rencontre possible.

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[Chronique] WTF #3 : The Room, de Tommy Wiseau

Ce mois-ci, grand retour de la chronique WTF ! Désormais, tous les deux mois, El Nioco vous emmènera sur les terres d’un cinéma issu d’une autre planète. Pour ce grand retour, nous nous attaquons à un monument. Une œuvre si intense et ultime qu’elle a forcé l’auteur de cette chronique à l’exil dans une grotte pour méditer pendant plusieurs mois. Quand les secours l’ont retrouvé, il n’était plus le même…

(suite…)

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[Reportage] The Room à Panic! Cinéma : une séance avec Tommy Wiseau !

Je vous mets au défi de me trouver une jaquette de Blu-ray plus moche que ça !
Une jaquette à l’image du film…

Que ceux qui en doutent encore en soient convaincus : il y a un avant et un après The Room. Le film de Tommy Wiseau, réalisateur-producteur-scénariste-acteur principal de ce drame sentimental à ramasser à la petite cuillère, est peut-être – surement, même – le pire film qui m’a été donné de voir dans une salle obscure. Néanmoins, la séance organisée le 16 février dernier par Panic! Cinéma au Nouveau Latina a magistralement rendu hommage à ce chef-d’oeuvre ultime de nanarditude. Voici le récit d’une expérience qui a commencé un peu avant la séance !

Car pour parler de l’expérience The Room – oui, c’est VRAIMENT plus qu’une simple séance – je me sens obligée de vous raconter ses préliminaires, sa mise en bouche : je n’avais jamais vu The Room avant, aussi j’ai proposé à El Nioco, notre maître ès cinéma de genre, d’assister à l’une des séances organisées par Panic! Cinéma. El Nioco avait déjà vu le film, il savait donc à quoi s’en tenir, mais le côté « midnight showing » proposé par Panic! laissait présager du lourd. Les billets furent achetés très vite, car Panic! a connu, avec cet évènement, un succès jamais vu : à la séance traditionnelle de 22h se sont rapidement greffées deux séances supplémentaires à 17h et 19h30, pour satisfaire la demande.

Effet curiosité oblige, nombreux sont les spectateurs qui, ne connaissant pas du tout The Room, sont venus pour comprendre comment un film au pitch aussi conventionnel et une affiche aussi affreuse pouvaient attirer autant de monde. Gageons qu’ils en ont tous eu pour leurs 6 euros (c’était le prix du billet d’entrée).

Greg Sestero et Tommy Wiseau
Greg Sestero et Tommy Wiseau, unis depuis 10 ans pour le meilleur et surtout le pire de The Room !

 

Puis, ce fut l’escalade : par un heureux concours de circonstances, mêlant défi, demande de dernière minute et sympathie des programmateurs de Panic! Cinéma, nous nous sommes vu offrir l’opportunité d’interviewer Tommy Wiseau et Greg Sestero, le réalisateur aux multiples casquettes et l’acteur qui lui donne la réplique – façon de parler – dans The Room. C’est l’ami El Nioco qui s’y est collé, pendant que je filmais et prenais des photos. N’ayant pas encore vu le film, je me suis contentée d’écouter ce cher Tommy, lunettes de soleil vissées sur les yeux – il ne les a quitté qu’une seule seconde, laissant apparaître un regard de Terminator, avant de les remettre ensuite – nous parler de son film, traçant l’expérience de sa vie, évoquant des thématiques comme le cancer, la drogue, la trahison… à froid, sans connaître l’objet du délit, on pouvait tout à fait imaginer faire face à un réalisateur de films d’auteur. Bien évidemment, avec le contexte en plus, la vision est tout à faire différente : en sortant de l’interview, El Nioco est complètement sonné, et a l’impression d’avoir vécu l’une des rencontres les plus improbables de son existence. Le sentiment que plus rien ne sera jamais pareil après cette journée commence à s’installer. Vous pouvez découvrir l’interview de Tommy Wiseau et Greg Sestero en détail ici – enfin, surtout l’interview de Tommy, puisque Greg n’a pas vraiment osé entrer dans les détails quand El Nioco lui posait des questions, sans doute en raison de la proximité du réalisateur, assis juste à côté. Il faudra attendre le bouquin sur lequel travaille actuellement Greg, et dans lequel il relate son expérience tournage. J’en connais deux qui vont bientôt se fâcher.

Un Midnight Showing, cékoi ?
Comme son nom l’indique, il s’agit en théorie d’une « séance de minuit », même si elle peut avoir lieu plus tôt. Le concept généralement pratiqué est d’offrir au public une projection hors-norme, et participative, régie par les codes liés au film projeté. Contrairement à une séance classique, le public est vivement encouragé à réagir, en faisant des commentaires à voix haute, en répondant aux personnages du film, ou encore en lançant des objets à des moments précis de l’histoire. Cette démarche typiquement américaine est présente en France, notamment via des projections participatives du film The Rocky Horror Picture Show.

L’heure de la séance de 19h30 approchant, nous accédons à l’étage du Nouveau Latina, où Tommy et Greg tiennent leur siège : on découvre alors que si Wiseau est un cinéaste douteux, il s’avère cependant être un redoutable marketeur… en effet, DVD, Blu-ray, tee shirts, hoodies, poster et même Bubble Head parlant à l’effigie de Johnny sont proposés à la vente à des tarifs totalement indécents. Mais comment résister à un Blu-ray Zone Free de The Room, proposant la possibilité d’être visionné à la fois avec les sous-titres français et anglais (en même temps, donc) et surtout assortis de la pire jaquette de Blu-ray de toute l’histoire de l’humanité ? No way, surtout que Tommy et Greg sont là pour le dédicacer. Life is short, et ce n’est clairement pas Johnny qui me contredirait.

19h30 : l’équipe de Panic! a à peine eu le temps de balayer les cuillères répandues durant la séance précédente que, déjà, les spectateurs entrent pour la suivante. Car ce que propose le cinéma n’est plus ni moins qu’une séance interactive, sur le modèle des « Midnight Showing » – voir notre encadré – où le public doit mettre l’ambiance. Pour une fois, on a le droit de crier, de faire des commentaires et même de lancer des roses et des petites cuillères en plastique à chaque fois que l’un de ces objets apparaît à l’écran. Et quand on sait que dans The Room, les petites cuillères sont encadrées et posées sur la table de la fameuse « pièce » où se déroule toute l’action ou presque, c’est littéralement un déluge de petites cuillères qui s’abat en permanence sur le public.

La séance est, comme il se doit, introduite par Tommy et Greg, reçus sous les applaudissements d’une salle pleine à craquer. L’occasion de découvrir que la moitié des spectateurs n’a jamais vu The Room. « Vos yeux vont saigner » s’amuse le présentateur. Tout le monde rigole mais, en fait, ça n’était pas une blague.

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 S’ensuit une heure quarante de WTF complet : là, je comprends ce que voulait dire El Nioco après l’interview du matin, et je comprends très très vite que je vais devoir rationner mes 50 cuillères en plastique si je veux tenir toute la séance.

Sans surprise, The Room est affreusement mauvais : acting inexistant, plans carrément flous, scènes totalement inutiles et scénario improbable font de ce film un véritable nanar certifié, dont la simple perspective de le visionner seul dans son canapé donne des sueurs froides – la critique WTF d’El Nioco vous permettra d’en savoir plus ! Mais en expérience de groupe, en mode « Midnight Showing« , c’est que du bonheur : le public présent est survolté, les cuillères pleuvent, les conseils donnés par Panic! en début de séance sont parfaitement appliqués et bien plus encore. Vient alors l’instant ultime, celui où Johnny, en colère contre sa fiancée volage Lisa, sort la célèbre réplique culte : « You’re tearing me apart, Lisa! » et là, c’est l’envolée épique.

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Des centaines de cuillères lancées, des brouettes de « à poils« , « nichons« , « Oh hai! » et autres « Sestrostérone » criés, le film se termine et Tommy et Greg sont de retour dans la salle, pour une séance de questions/réponses aussi improbable que le film lui-même. Entre les spectateurs qui s’interrogent sur la disparition soudaine de l’un des personnages en plein milieu du film, ceux qui questionnent Wiseau sur les incohérences du scénario et sur ses projets futurs, ou encore ceux qui demandent à Greg pourquoi, mais pourquoi donc il a participé à ce projet,il y en a pour tous les goûts. Dans tous les cas, les réponses valent leur pesant de cacahuètes, entre un Tommy qui plane et un Greg qui semble à mi-chemin entre le désespoir et l’envie de crier au monde entier que oui, ce film, c’est vraiment nawak.

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La séance de Q&A se termine : nous quittons la salle en esquivant un maximum les dizaines, les centaines de cuillères en plastique qui jonchent le sol. Nous remontons à l’étage, Tommy et Greg sont déjà de retour pour les photos et les dédicaces, et sur le stand de produits dérivés, il n’y a presque plus de tee shirt et de Bubble Heads : tout a trouvé preneur, ou presque, il ne reste pas beaucoup de choix pour les spectateurs de la séance de 22h. Qu’ils se rassurent : tout, et bien plus encore, est disponible à la vente sur le site de The Room… à des tarifs moins élevés !

En quittant le Nouveau Latina, nous avons eu le sentiment d’avoir vécu un truc que ne revivrons jamais – jusqu’à la prochaine projection WTF, tout du moins. Soyez-en assurés : il y a bien un avant et un après The Room. Il y a le monde avant d’avoir croisé Tommy Wiseau, et il y a le monde après. Et puis surtout : vous ne verrez plus jamais les petites cuillères comme avant !

You're tearing me apart!

Remerciements distingués à l’équipe de Panic! Cinéma qui nous a très gentiment accueillie et permis de réaliser l’interview la plus improbable de toute une vie, merci également à Greg Sestero, très sympa et très touchant, et surtout, merci à Tommy Wiseau d’exister, tout simplement ! 

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Cinéma

Megan Fox pour jouer April O’Neil dans le reboot des Tortues Ninja ?

Au secouuuuuurs ! Non, pitié ! A en croire une récente déclaration de Michael Bay lui-même, Megan Fox aurait intégré l’équipe du reboot des Tortues Ninja au cinéma. Les z’Internets spéculent sur la présence de l’actrice dans le casting, et en particulier dans le rôle d’April O’Neil.

Vous l’aurez compris, cette perspective me déchire les entrailles. Pire : elle ruine mon enfance, comme on dit dans les confins du Net. Megan Fox dans le rôle d’April O’Neil, sérieux ? Autant mettre le logo Brazzer en bas à droite de tous les épisodes de la série animée originelle. Mais je défaille. Je sombre.

Bref, pour en revenir au sujet : c’est sur son blog personnel que Michael Bay a laconiquement annoncé la nouvelle : « TMNT : Megan Fox est de retour dans la famille ! » annonce simplement le réalisateur qui fait tout péter. Voilà, débrouillez-vous avec ça, et surtout : IMAGINEZ LE PIRE.

LE PIRE EN IMAGE.
LE PIRE EN IMAGE.

 

On notera quand même que l’annonce de Michael Bay est très étonnante, puisque ce dernier avait quand même (pas du tout) gentiment dégagé Megan Fox de sa franchise de films Transformers, avec la participation du producteur, Steven Spielberg himself : en effet, la (hum) comédienne n’avait pas hésité à surnommer Michael Bay « Hitler » lors d’une conférence de presse, pour évoquer l’attitude du réalisateur sur le tournage de Transformers 2. Ambiance. Et son départ de la franchise n’avait même pas aidé à faire du troisième volet un bon film. Pouah.

Bref, Teenage Mutant Ninja Turtles ne sentait déjà pas très bon – le film a d’ailleurs été retardé pour un remaniement massif du script, ce qui n’est jamais bon signe – et ce potentiel ajout au casting n’augure rien de bon…

Via CBR

 

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Cinéma

[WTF] Un site pour commander des pizzas que l’on dessine soit même !

Au-delà des ingrédients proposés, on a toujours rêver de personnaliser au maximum sa pizza. Un nouveau site intitulé Paint your pizza vous permettra de dessiner votre propre pizza, qui sera ensuite fabriquée et livrée chez vous. Classe ! Reste à bien choisir les couleurs pour ne pas se retrouver avec une pizza truffée d’olives ou une bombe calorique remplie de fromage.

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Ouais, pas mal ! Mais qu’est-ce qui se passe quand on décide de peindre une pizza hein ?

Vivement que ce type de service arrive en France !

Via Geekologie

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Cinéma

Citadel : le dernier DLC de Mass Effect 3 s’annonce enfin

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Cela fera bientôt un an que les plus vaillants d’entre nous ont tenté de sauver la galaxie des Moissonneurs, pour un résultat… Nous n’allons pas revenir là-dessus. 
Ensuite, question DLC, on s’est fait un peu troller par la Fin Étendue (car que l’on aime ou pas la fin, on était quand même en droit d’attendre qu’elle soit complète du premier coup), puis par Léviathan (donner des informations sur l’ennemi principal depuis trois jeux en DLC, quelle riche idée !), puis encore par Oméga (le DLC le plus « riche jamais fait pour ME3« , le plus cher aussi, avec du pouet côté scénario et du rien côté gameplay, c’était merveilleux). (suite…)

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Cinéma

The Witcher 3: Wild Hunt sortira sur Playstation 4

Et allez, la valse des annonces de jeux sur Playstation 4 commence : CD Projekt a confirmé que The Witcher 3: Wild Hunt, ultime volet des aventures de Geralt de Riv, sortira sur la future nouvelle console de Sony dont on ne sait pour l’heure pas grand chose.

The Witcher 3 sur une console Sony, c’est une grande première : The Witcher était exclusif au PC, The Witcher 2 était sorti sur PC et Xbox 360… et donc The Witcher 3 sera sur PS4, et sans nul doute sur PC aussi. Quid de la prochaine Xbox de Microsoft ? Mystère et boule de gomme.

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C’est quand même un sacré beau bordel, quant on y pense : à moins de jouer sur PC, impossible de faire les 3 titres sur console, et impossible d’en enchaîner deux sur le même support. CD Projekt a beau faire des jeux géniaux, cette stratégie est absolument déconcertante, et détrône presque le ping-pong d’EA et de Bioware avec Mass Effect. Si on imagine sans grande inquiétude que le studio polonais nous servira un jeu épique sur un plateau, il n’en reste pas moins que la situation est frustrante pour les non-PCistes. Et puis, même pour eux, il va falloir songer à aiguiser sa config’. Next Gen is coming!

Pour rappel, The Witcher 3 bénéficiera d’un monde ouvert 20% plus grand que celui de Skyrim. Sortie prévue en 2014. PS4 ou pas, on a grave hâte !

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Via communiqué de presse

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Cinéma

[L’heure du Bis] Et voici le trailer de Sushi Girl, avec un Mark Hamill méconnaissable !

Allez, délaissons un peu l’univers des araignées pour nous intéresser à un huit clos entre Gangster qui n’est pas parfois sans rappeler le premier film de Tarantino. Une série B plutôt violente, misant plus sur l’ambiance que sur la pantalonnade, bien troussée à défaut d’être originale. Et un film qui devrait ravir les amateurs de poisson et de Star Wars.

(suite…)

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