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Fabriquez-vous l’émulateur ultime avec un Raspberry Pi 4 !

Construire votre propre système d’émulation, ça vous branche ? Pour quelques dizaines d’euros et quelques heures de bidouille, vous pouvez posséder votre propre console de rétrogaming à brancher partout. La puissance du Raspberry Pi 4 est à portée de main !

Bon, soyons franc tout de suite, si votre objectif est de posséder une mini-NES dans le but principal de l’exposer sur une étagère, alors on ne peut pas grand-chose pour vous. L’objectif de ce tuto est de vous permettre de disposer, en substance, d’un tout petit ordinateur capable d’émuler une trentaine de plateformes, sur n’importe quel écran doté d’une connectique HDMI (téléviseur, écran d’ordinateur, etc.). Pour ce faire, nous allons utiliser un Raspberry Pi 4, à savoir ce petit ordinateur vendu aux environs de 90 euros, qui permet des bidouillages de dingue.

Rassurez-vous : on ne vous demande pas, ici, de maîtriser les rudiments du code ou de savoir utiliser Linux sur le bout des doigts. Clairement, ce n’est pas nécessaire ! Une fois que vous aurez rassemblé toutes les pièces, il vous faudra une heure montre en main pour disposer d’un émulateur universel prêt à être utilisé. Mais trêve de bavardage.

Etape 1 : acheter le matos

Pour réaliser votre émulateur, vous allez avoir besoin du matériel suivant : un Raspberry Pi 4, un kit composé du boîtier, du câble d’alimentation et des condensateurs, d’une carte micro-SD, et enfin d’une manette pour jouer (au minimum).

Le Raspberry Pi

Optez assurément pour le dernier modèle en date, à savoir le Raspberry Pi 3 Model B. Plus puissant que ces prédécesseurs ( processeur 1.2GHz Quad-Core ARM Cortex-A53, 1 Go de RAM) il dispose de connectiques Wi-Fi et Bluetooth intégrées, ce qui minimise le nombre de câbles nécessaires. Accessoirement, une version plus ancienne ne permettra pas de faire tourner les jeux de PlayStation avec Retropie.raspberry-pi-3

Vous pouvez acheter le Raspberry seul à des prix variables : sur Amazon vous le paierez un peu  moins de 90 euros, mais vous l’aurez en quelques jours seulement. Sur des sites comme Aliexpress ou Ebay, l’appareil est généralement livré depuis la Chine et vous attendrez, en moyenne, un mois avant d’en disposer. Par contre, vous le paierez moins cher. A vous de voir !

L’alternative intéressante en matière de prix, c’est d’opter directement pour un kit tout compris, vendu un peu moins de 140 euros sur Amazon. Il intègre le Raspberry Pi 4, l’alimentation, les condensateurs et le boitier, un câble HDMI, un ventilateur ainsi qu’une carte micro-SD de 64 Go. C’est un bon ensemble, pour débuter, d’autant qu’avec 64 Go d’espace de stockage, vous allez pouvoir stocker beaucoup de ROM !

Le kit d’accessoires indispensables

Si vous choisissez d’acheter votre Raspberry Pi 4 sur un site étranger, alors il vous faut probablement acheter les accessoires à part. Là encore, rendez-vous sur Amazon pour acquérir le kit Bruphny, qui contient absolument tout le nécessaire pour faire démarrer votre appareil dans les règles. Cela inclut un boîtier avec ventilateur intégré, des condensateurs qui évitent au Pi de surchauffer), le câble d’alimentation européen pour brancher l’appareil au secteur, la visserie, un petit tournevis ou encore un câble HDMI. Le tout pour 20,99 euros, il n’y a même pas à réfléchir !

Évidemment, il existe d’autres kits, et vous pouvez tout acheter individuellement sur d’autres sites comme Aliexpress. Mais honnêtement, ce n’est pas vraiment la peine de se prendre la tête.

La carte micro-SD

C’est évidemment une pièce importante, puisque le Raspberry Pi ne dispose pas de mémoire interne. Pour s’assurer que tout fonctionne bien, il faut disposer d’une carte d’au moins 32 Go. Cette dernière suffira largement à stocker des centaines et des centaines de ROMs de NES, Super NES, Megadrive, Neo Geo, Game Boy, et j’en passe… si vous voulez aller encore plus loin, et notamment émuler des jeux de PlayStation en plus du reste, je vous conseille d’opter d’office pour une carte 64 Go qui vous offrira davantage de liberté. Les ROMs de PSX sont les plus lourdes émulées par Retropie, bien avant celles de Nintendo 64.

Là encore, ne vous ruinez pas : une Sandisk Ultra 32 Go vous coûtera moins de 9 euros, tandis qu’une Sandisk Ultra de 64 Go vous en coûtera 12.

Le câble HDMI

Si vous ne disposez pas d’un câble HDMI en rab – c’est souvent le cas avec la myriade de consoles de jeux qui en utilisent – alors pensez à en acquérir un pour votre boîtier. Réfléchissez bien à l’endroit où vous comptez principalement brancher votre Pi, car vous n’avez pas nécessairement besoin d’une grande longueur si vous comptez l’installer juste derrière votre TV ou à proximité d’un écran d’ordinateur.

De même, ne vous faites pas avoir par les câbles labellisés “haute qualité”, ça ne sert à rien de mettre une fortune dans un câble HDMI. Si la longueur est suffisante, optez pour un câble de 75 cm à 2,99 euros qui fera tout à fait le job !

Evidemment, si vous avez opté pour le kit tout compris, vous possédez tout ce qui est listé ci-dessus, pas la peine de racheter quoi que ce soit !

La ou les manettes

Si vous aurez besoin, lors de la première installation, d’une souris et d’un clavier, lorsque tout sera configuré, vous n’aurez besoin que d’une manette pour naviguer dans les menus et jouer.

La solution la plus simple pour pouvoir jouer à absolument tous les jeux émulés est d’opter pour une manette Xbox 360 filaire. Cette dernière est populaire auprès des joueurs PC et elle est reconnue automatiquement, ce qui est bien pratique. Si vous en avez déjà une, pas la peine de racheter cette partie-là du matériel :) Il est également possible de jouer avec des manettes de PS3 ou PS4, en filaire. La manette de PS4 nécessite le dongle bluetooth officiel de Sony pour être utilisé via le Raspberry en raison de son utilisation propriétaire de la connectique… les bidouilleurs pourront cependant essayer d’utiliser le module intégré au Pi : rendez-vous ici pour plus d’infos.

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Si vous disposez d’un autre modèle filaire, il sera probablement compatible, après un petit mappage qui prend quelques secondes. Ne mettez pas trop d’argent dans la manette. Vous pouvez néanmoins aller un peu plus loin, en faisant l’acquisition de modèles USB de manettes de vieilles consoles. J’ai, pour ma part, opté pour une manette USB de NES, que l’on trouve à des prix variables : Amazon propose les deux manettes pour un peu plus de 10 euros, tandis que les deux manettes de Super NES vous coûteront environ une douzaine d’euros.

Là encore, si vous êtes du genre patient, vous pouvez commander des manettes USB sur Aliexpress, à des tarifs bien moindres. Elles mettront juste plus de temps à arriver : là encore, comptez un mois pour être livré.

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Etape 2 : le montage

Une fois que vous avez tout reçu, la seconde étape est le montage. Honnêtement, il n’y a absolument rien de sorcier là dedans : la première chose à faire est de coller les dissipateurs de chaleur sur les composants adéquate, à savoir le CPU et le GPU. Dans certains cas – comme avec le kit Aukru – vous disposez d’un dissipateur en plaque, à fixer sur le composant situé à l’arrière du Pi 4. Ne mettez pas d’autre modèle dessus, cela empêcherait de rentrer le petit PC dans son boîtier. A noter que de petites zones autocollantes sont déjà fixées sur les dissipateurs, donc vous n’avez pas à utiliser de colle ou de pâte thermique, tout est déjà là :)

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Une fois cette étape réalisée, vous devez ensuite visser le Pi 4 dans son boîtier, dans le bon sens. Une fois que c’est fait, vous pouvez fermer le boîtier pour terminer le montage. Fastoche, non ?

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Etape 3 : l’installation de Retropie

Il existe plusieurs distributions d’émulation. Deux se distinguent : Recalbox et Retropie. La première est une création française, et j’avais commencé par installer celle-là. Seulement je me suis frottée à des problèmes pour connecter la bestiole en Wi-Fi, et comme je voulais à tout prix éviter de devoir connecter le tout en Ethernet, ça m’a agacé rapidement. J’ai alors repris cette étape de zéro pour passer à Retropie, qui s’est montré bien plus coopératif en matière de connexion sans fil.

Pour installer Retropie, il faut donc vous rendre sur le site officiel de la distribution et télécharger la version qui va bien – donc, a priori si vous avez bien suivi, celle destinée au Raspberry Pi 3.  Dans le même temps, téléchargez et installez sur votre PC Win32Disk Imager, qui va vous permettre d’installer l’image de la distribution sur la carte microSD.

Vous dézippez ensuite le fichier de l’archive Retropie, puis vous ouvrez Win32Disk Imager, et vous installez l’image sur votre carte microSD (normalement cette dernière est fournie avec un lecteur en forme de carte SD, ce qui implique donc que vous ayez un lecteur de carte SD sur votre ordinateur…)

Faites attention de bien choisir la carte microSD dans l’espace du disque pour copier l’image, car une erreur fâcheuse pourrait endommager votre disque dur ! (Oui je sais, c’est flippant quand c’est en gras)

Environ 2 minutes plus tard, l’installation est terminée. Installez maintenant la carte microSD dans le Raspberry Pi, branchez sur celui-ci une souris et un clavier en USB, raccordez-le en HDMI à un écran, et enfin, branchez-le au secteur.

Etape 4 : premier lancement et connexion au Wi-Fi

A ce stade, et à moins d’une poisse totale et absolue, le plus difficile est passé (et ça ne l’était pas trop, hein ?). Une fois branché et allumé, le Raspberry Pi se met en route et affiche au bout de quelques instants le logo Retropie. L’interface est basique puisque nous n’avez encore mis aucune ROM sur la carte. En sélectionnant le menu Retropie, vous accédez à une série d’options qui ne vous serons pas d’un usage vital en utilisation purement basique. Libre à vous d’y jeter un oeil par la suite, en vous documentant. Rendez-vous dans l’immédiat dans la partie Wi-Fi qui va vous permettre de configurer la connexion sans fil de Retropie.

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Dans ces menus un peu austères, il suffit de vous laisser guider. Choisissez votre réseau Wi-Fi, puis tapez la clé de protection au clavier. Normalement le clavier est reconnu en QWZERTY, et le pavé numérique n’est pas reconnu, donc tenez-en compte lorsque vous tapez votre clé. Vous devrez peut-être vous y reprendre à plusieurs fois, mais vous serez tranquille après !

Une fois que le Wi-Fi est configuré, vous pouvez revenir en arrière pour accéder au menu de base. A priori vous ne devriez plus avoir besoin du clavier et de la souris, vous pouvez donc les débrancher pour utiliser votre manette.

Etape 5 : ajouter des ROMs

C’est la dernière grosse étape. Par défaut, Retropie ne contient aucune ROM : vous devez donc en télécharger par vous-même sur Internet pour vous constituer une collection. On ne vous donnera pas de lien ici, vous trouverez facilement votre bonheur avec une petite recherche :) Les ROMs téléchargées doivent être dézippées, donc pour commencer vous pouvez vous organiser des dossiers sur votre PC.

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Reste ensuite à transférer tout ça sur votre Raspberry. Vu que vous avez connecté la bête au Wi-Fi, elle devrait normalement apparaître dans la partie Réseau de votre ordinateur. Pour cela, il faut bien entendu que le Raspberry soit allumé. Vous devriez donc voir Retropie dans la liste de vos ordinateurs. Vous pouvez aussi passer par la barre de navigation en tapant \\Retropie pour y accéder directement. Si vous n’avez pas accès, c’est soit que le Raspberry Pi est éteint soit parce que la connexion Wi-Fi ne fonctionne pas.  En cas de souci vous pouvez opter pour une connexion filaire, en Ethernet.

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Via votre ordinateur, vous accédez à l’arborescence de Retropie, et donc aux dossiers destinés à accueillir des ROMs de différentes plateformes. Il ne vous reste plus qu’à faire des glisser/déposer dans les dossiers qui concernent les ROMs que vous avez.

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Redémarrez ensuite l’émulateur Retropie via le menu que vous ouvrez dans l’interface principale, en appuyant sur le bouton START de votre manette.

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Etape 6 : Jouez !

Et voilà, c’est terminé ! Vos ROMs sont automatiquement reconnues par Retropie et classées selon la machine émulée. Vous n’avez plus qu’à naviguer dans les menus et lancer le jeu que vous désirez. Pour le quitter à tout moment, appuyez en même temps sur START et SELECT. Vous pouvez brancher plusieurs manettes pour jouer à plusieurs aux jeux multijoueurs.

Sur la télé…

Si vous optez pour une télévision, vous aurez le son des jeux, mais n’oubliez pas que la plupart des écrans d’ordinateur n’ont pas d’enceintes intégrées et vous privent donc du son si vous choisissez, comme moi, de brancher votre Raspberry Pi sur le port HDMI inutilisé d’un moniteur de bureau vous pouvoir facilement switcher de l’affichage du PC à celui du Raspberry. C’est donc un choix qui vous appartient :)

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…et sur l’écran d’ordi :)

Il est possible que vous rencontriez quelques soucis avec certaines ROMs, notamment des ralentissements sur des jeux Nintendo 64, la plateforme étant encore expérimentale sur Retropie. Néanmoins, aucun souci à déplorer avec les jeux les plus populaires comme Mario Kart 64, Mario 64 ou encore Smash Bros… et pas de souci majeur sur les autres plateformes, à travers une soixantaine de jeux testés !

En espérant que ce tuto vous ait été utile, bon jeu à vous :)

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Critique : que vaut la collection comics Star Wars des éditions Altaya ?

Depuis plusieurs semaines, Altaya propose une nouvelle collection autour de Star Wars, nommée Star Wars – Récits d’une galaxie Lointaine. L’éditeur, spécialisé dans la publication de collections sur abonnement, a puisé dans le catalogue de Panini Comics pour la création de cette série. Nous avons pu découvrir les trois premiers numéros.

Le type d’offre proposé par Altaya est connu : le premier numéro, à découvrir chez les marchands de journaux, est proposé à un tarif accessible et les semaines suivantes voient le prix grimper, jusqu’à atteindre le tarif définitif. Dans le cas de Star Wars – Récits d’une galaxie Lointaine, le premier numéro est sorti à 1,99 euro, le second à 6,99 euros et le troisième au tarif de croisière de 12,99 euros.

Nous avons pu découvrir ces trois premiers numéros, qui regroupent chacun un récit complet tiré de l’univers Star Wars, sous la forme d’un comics. Dans certains cas, il s’agit d’une histoire originale, tirée de l’univers étendu. Dans d’autres cas, il s’agit de l’adaptation d’un film en comics.

Les trois premiers volumes de la collection

Des ouvrages étoffés

Dans le cas du premier numéro, on suit Luke Skywalker et ses acolytes dans une intrigue qui se déroule entre Un nouvel Espoir et l’Empire contre-attaque, dans une intrigue écrite par Jason Aaron et dessinée par John Cassaday en 2015. Le second volume dévoile une histoire consacrée à Darth Vader durant la même période, cette fois-ci scénarisé par Kieron Gillen et illustré par Salvador Larroca. Là aussi, la mini-série date de 2015. Enfin, le troisième numéro propose le scénario du Réveil de la Force, adapté par Chuck Wending et dessiné par Luke Ross et Mark Laming en 2016-2017.

Chaque histoire est complète, et tient généralement en six chapitres.

A chaque début de volume, on a droit à une mise en contexte avec une frise chronologique, quelques explications et la présentation des principaux personnages. L’ensemble est bien amené et l’ouvrage est toujours très agréable à lire. Les traductions sont celles réalisées au préalable par Panini Comics, qui a déjà édité l’intégralité des histoires proposées. On imagine qu’il en sera de même avec la suite de la collection. Enfin, la fin de chaque bouquin permet d’avoir quelques informations supplémentaires sur l’univers de Star Wars, ainsi qu’une galerie de couvertures.

Chaque tome prend le temps de planter le décor.
Les bonus à la fin de chaque comics sont intéressants, même si les fans de la première heure n’apprendront sans doute pas grand-chose.

Une collection pour les débutants en comics ?

Si cette collection s’avère très belle, elle s’adresse cependant clairement à ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans l’univers comics de Star Wars, ou alors très peu. En tout cas, si vous possédez déjà des comics Star Wars édités par Panini, attendez-vous à avoir des doublons si vous décidez de vous lancer dans cette collection.

Si, par contre, vous ne disposez pas encore de comics Star Wars dans votre collection, alors ce que propose Altaya s’avère franchement intéressant. A 12,99 euros l’album, on reste dans la fourchette tarifaire proposée par l’éditeur Panini, et on bénéficie d’une régularité de sortie de l’ordre d’un volume toutes les deux semaines.

Pour ceux qui se poseraient la question, la collection complète comptera 40 volumes, de quoi généreusement garnir des étagères. Ce que l’on ne sait pas, cependant, c’est si la qualité des récits sélectionnés restera constante : pour le début de la collection, Altaya tape dans les comics Star Wars récents – le tome 4 est consacré à la princesse Leia et propose l’intrigue de Mark Waid dessinée par Terry Dodson en 2015. Des comics Star Wars bien moins glorieux ont vu le jour, on peut donc se demander si la qualité de la collection sera constante.

Des avantages à s’abonner

Si cela peut parfois être difficile de se rendre toutes les deux semaines chez un marchand de journaux, à la recherche du précieux volume, Altaya propose une alternative : l’abonnement. L’éditeur propose une formule qui permet de recevoir régulièrement des packs de volumes, trois par trois à partir du numéro 8. Avant, les envois sont plus fréquents et sont accompagnés de cadeaux, comme un sticker en vinyle, un tee-shirt, ou encore une enceinte Bluetooth livrée avec le 10e envoi.

L’abonnement est sans engagement, ce qui signifie que vous pouvez le stopper quand vous voulez. Par contre, si vous recevez des volumes qui font doublon avec des exemplaires Panini, vous devrez les garder. Ceci étant dit, comme les tranches des livres sont destinés à former une fresque à la fin, mieux vaut avoir la collection complète.

C’est une collection qui nous a séduit car elle a une vraie cohérence et un intérêt certain pour les fans de Star Wars. De plus, le prix des tomes n’est pas prohibitif par rapport aux éditions traditionnelles, ce qui a le mérite d’en augmenter encore l’intérêt.

Pour découvrir la collection plus en détail et ou vous abonner, c’est par ici !

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Jeux vidéo

[Test PS4] Need for Speed Payback

La série Need For Speed et ses trois-cents-mille épisodes a connu des hauts, et des bas, et des hauts, et des bas : certains épisodes sont amusants, jolis, nerveux, d’autres sont des bouses sans nom juste bonnes à ramasser un peu d’argent pour le compte d’EA.
Les différents trailers pour ce nouveau Payback étaient prometteurs, et vu le précédent volet sorti en 2015, sobrement intitulé Need For Speed, qui était tout ce qu’on attend d’un jeu de courses avec du tuning et des drifts et des vinyles à coller sur la carrosserie (à savoir, 0% cerveau, 100% fun), il y avait de quoi être optimistes.
Malheureusement, notre optimisme a été sévèrement douché.

(suite…)

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Jeux vidéo

[Test PS4] Gran Turismo Sport

Depuis le premier opus de la série Gran Turismo, il s’est écoulé vingt ans. Oui, vingt ans, le temps passe, oui. On peut donc clairement se demander, après deux décennies et douze jeux au total, si la série arrive à se renouveler, à maintenir l’intérêt, à rester dans l’air du temps.
Avec Gran Turismo Sport, la série de Polyphony arrive enfin sur PS4 (avec trois trains de retard donc), mais on ne peut pas dire qu’elle le fasse avec éclats…

(suite…)

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Cinéma

Blade Runner 2049 : critique et analyse 100% spoiler, 100% bullshit

Blade Runner 2049 est un film agaçant car il est difficile à juger. D’un côté, il est beaucoup trop long, très académique, parfois surjoué, souvent prétentieux et confus… Il fait passer l’œuvre originelle de Ridley Scott pour un film limpide (!). D’un autre côté, il offre un voyage contemplatif, hypnotique et déroutant dans un futur apocalyptique visuellement époustouflant. Il respecte à la fois son aîné et la philosophie de l’œuvre – au sens large – du trop massacré Philip Dick. C’est sans doute la meilleure adaptation de l’écrivain avec A Scanner Darkly. Même en sortant perplexe de la séance, on reste de longs moments à gamberger sur les questions existentielles posées par le film. Un peu comme après un visionnage de Fight Club, avec lequel il partage plusieurs réflexions sur la place de l’humain lambda dans la société (mais sans le nihilisme). Petite analyse 100% spoiler à chaud (et donc forcément incomplète et personnelle).

On peut tout à fait concevoir que ce film devienne culte, tout comme on peut facilement comprendre qu’il soit détesté et dénigré. Les films à théories ont au moins l’intérêt de permettre à chacun de laisser libre court à sa vision des choses, en attendant que des gens courageux décortiquent le film plan par plan (ce sera long et fastidieux). D’avance, pardon pour ce blabla peut être prétentieux et tiré par les cheveux et merci si vous avez le courage de lire !

Plus sombre et désespéré que Blade Runner

Plus de 30 ans ont passé depuis le premier film et notre perception actuelle plutôt désabusée du futur est visible dans l’évolution de l’univers, qui n’était déjà pas des plus optimistes en 1982. Fini le cyberpunk, ici on entre des deux pieds dans un monde post-apocalyptique glaçant. Le no future laisse place à un no present déprimant. La vie sur terre n’offre plus rien, tout est mort, factice et sans intérêt : la bouffe est synthétique, le travail est absurde (un robot qui tue froidement d’autres robots), un ersatz d’amour s’achète, la vie n’a aucune valeur… Ici, on questionne la réalité de tout ce qu’on voit (est-ce que les abeilles sont réelles ? Est-ce que le chien est « un vrai » ?), de tout ce qu’on ressent, de tous ses souvenirs et ses rêves… Plus « dickien », tu meurs !  Les personnages sont à la recherche d’un petit bout de réalité, de « qualitatif » (« vous avez un minuscule bout de vrai bois ? Vous êtes riche ! Je vous l’échange contre un vrai cheval artificiel ! ») . Dans Blade Runner, les réplicants renégats avaient soif de vie. On leur offrait une vie réduite, ils aspiraient simplement à en profiter plus longtemps, à continuer de la croquer à pleine dent. C’est de là que venait toute la beauté mélancolique du film, qui mettait en scène l’absurdité de l’existence. L’ennemi était la mort, qui faisait tout disparaitre. Ici, c’est l’absence de vie.

Éternelle insatisfaction

Le héros humain froid et taciturne laisse sa place au robot blasé, traversé par une crise existentielle, qui se contente néanmoins d’une meuf virtuelle (« tu me suffis telle que tu es »), tel l’internaute procrastinateur préférant naviguer sur son smartphone de manière nonchalante à la recherche d’un plaisir factice et immédiat plutôt que de faire des choses constructives. Les replicants sont des esclaves, théoriquement privés de libre arbitre. On apprend pourtant qu’ils sont capables de mentir, mais ils ne s’émancipent pas réellement.  Selon moi, ce Blade Runner 2049 ne parle pas tant des robots, du problème éthique lié à l’asservissement de nos créations, ou de leur place dans notre société. On parle ici de leur nature humaine. De l’Homme « moyen » dans un monde « fini », sans perspective, sans capacité à « s’élever » davantage. Tous les personnages aspirent à plus, chacun à son niveau. Joi aspire à devenir tangible. Elle regrette son existence « binaire » et désire apparaitre physiquement (offrant là une scène d’amour absolument fantastique). K aspire à être « spécial », à avoir un rôle unique, un passé, une place importante. Il se berce d’illusion avec une IA qui le conforte dans ses fantasmes (c’est d’ailleurs tout son objet). D’une douceur froide et naïve tout le long du film, sa mégalomanie apparaît dans son regard dément lors d’une crise hystérique, quand il croit découvrir la réalité sur sa nature. C’est pourtant un robot standard comme un autre, ce qui est subtilement révélé assez précocement par l’énigmatique Gaff dans un origami des plus éloquents (un mouton :)). Même le démiurge Neander Wallace veut davantage. Son allure de prophète (un berger ?), sa gestuelle, ses sacrifices froids, et ses mises en scène grandiloquentes (surjouées par la méthode Jared Leto) ne masquent pas son échec à devenir le dieu colonisateur tout puissant qu’il aspire à être. Il n’égale pas J.F. Sebastian de Tyrell corp. et son replicant reproducteur. Seul Deckard n’attend rien. C’est pourtant  le seul à bénéficier d’un happy end à relativiser : il ne peut pleinement savourer ses retrouvailles avec son enfant, séparé par une vitre (un plafond de verre ?). Comment être pleinement satisfait d’un film qui met en scène l’insatisfaction ?

Une critique du sentiment nostalgique

Deckard est sans doute le personnage le plus terre à terre du film. Sa vie se résume à rien et n’a de sens que dans le sacrifice qu’il réalise en vivant reclus pour la survie de son enfant. On lui offre de revivre les grandes heures de son existence avec une nouvelle Rachael, qu’il rejette froidement occasionnant sa mise à mort immédiate. Il refuse le factice. Il n’attend rien à part la mort. Et c’est ce rejet de la nostalgie, la suppression de ses sentiments (évoqué dans une conversation qui laisse encore planer le mystère autour de sa vraie nature), qui lui permettent d’arriver à son objectif.  D’un point de vue meta, c’est assez amusant de se dire que Denis Villeneuve profite d’un projet de suite d’une franchise, à l’origine très contesté, pour faire une critique des remakes et reboots qui n’ont plus la saveur de l’original (« elle n’a pas les yeux verts » dit Deckard perplexe devant Rachael). C’est aussi ironique que cette critique provienne du personnage incarné par Harrisson Ford, acteur qui profite de sa fin de carrière pour replonger dans tous les rôles qui ont fait sa gloire dans le passé. Toujours dans la critique de la nostalgie, c’est au moment où K perd Joi que ses illusions commencent à s’effriter. Il n’y a alors plus personne pour alimenter ses fantasmes. Lorsqu’il apprend sa décevante vraie nature, il parvient à se transcender en libérant Deckard, et en terrassant Luv. Comme si ses aspirations l’empêchaient de se révéler et d’agir.

Impossible d’échapper à son destin ?

Evidemment, on ne peut pas demander à un film de résoudre le sens de la vie. Néanmoins, le message de la fin du film donne des pistes philosophiques discutables. Tout d’abord, mettre en avant la capacité à se reproduire comme objectif absolu me semble gênant. D’ailleurs, c’est finalement assez étrange de voir une opposition Wallace / Replicants alors qu’ils tendent au même but. Ensuite, les replicants émancipés suggèrent à K de mettre sa vie au service de leur cause, en l’envoyant en mission pour tuer Deckard. Le sacrifice semble être présenté comme la seule valeur positive pour donner un sens à son existence. Au final, K choisit de se sacrifier pour Deckard, qui n’est personne pour lui, juste parceque la vie du vieil homme mérite davantage d’être vécue que la sienne. Il meurt sans émotion, sous la neige, avec la musique du légendaire monologue Tears in the rain, mais avec une force symbolique beaucoup plus faible. Il se met finalement au service de l’homme, tel un esclave qui n’aura jamais pu réellement s’émanciper. Ce n’est finalement pas le petit flocon de neige qu’il voulait être. D’ailleurs, la fin reste ouverte et l’ultime action de K, présenter Deckard à sa fille, pourrait mener Wallace à son but (il se faisait tracer sans difficulté par Luv). Le mouton obéit au berger ? C’est d’ailleurs étonnant que Deckard accepte de la voir en connaissance des risques. Au final, quel est donc le message ? Est-on condamné à servir une « cause supérieure » ou à ne servir à rien ? La planète est-elle vouée à la destruction car chacun s’accroche égoïstement à ses petits morceaux de vie ? Difficile à dire !

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Séries TV

Sense8 aura bien une (petite) fin sur Netflix

Véritable O.V.N.I dans le milieu des séries télé, Sense8 avait fait sensation lors de son arrivée sur Netflix en juin 2015. Petite sensation, certes, mais gros impact pour un noyau dur de spectateurs, ravis de se voir enfin présentés à l’écran, et sur les critiques, globalement positives.
Aussi, quand Netflix a annoncé début juin (au début du “Pride Month”, timing parfait x) que la série ne serait pas renouvelée, alors que la seconde saison s’achève sur un cliffhanger des enfers, et que la série comble un manque béant dans le paysage audiovisuel, ce fut LA PANIQUE. (suite…)

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Séries TV

[Review Série] Arrow saison 5

Après deux premières saisons loin d’être transcendantes, mais relativement honnêtes dans leur genre, Arrow a entamé une chute vertigineuse qui, si l’on en juge par cette cinquième saison, ne semble pas vouloir s’arrêter.
Tout n’est que surenchère de personnages creux, de parachutages narratifs, de Dei ex Machina, et d’Oliver qui tourne en rond tel le chien proverbial qui essaie d’attraper sa queue.
Pire encore, chaque fois qu’un bout d’intrigue ou qu’un personnage menace de devenir intéressant ou attachant, c’est gâché, balayé, écrasé par la noirceur ridicule et répétitive du personnage principal.
Et vu le cliffhanger de fin de saison, il y a des chances pour que ça ne s’arrange pas la saison prochaine… (suite…)

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Jeux vidéo

[Test PSVR] Star Trek : Bridge Crew

Alors qu’une nouvelle série Star Trek s’apprête à déferler à la rentrée sur nos écrans, Ubisoft surfe sur la vague produite par les 50 ans de la franchise avec Star Trek : Bridge Crew, un jeu en réalité virtuelle à la proposition originale. On l’a testé avec le PlayStation VR.

Tout amateur de Star Trek qui se respecte sait qu’au sein d’un vaisseau de Starfleet, chaque poste est important : l’équipage est la clé d’une mission réussie. Qu’il s’agisse du toujours charismatique capitaine, de l’ingénieur, du timonier ou encore de l’officier tactique, il faut se serrer les coudes.

Et ça tombe bien, puisqu’il s’agit des 4 postes que l’on peut incarner dans Bridge Crew. Mais attention, pas n’importe comment ! Car ce jeu est presque une simulation (parfaite ?) d’une gestion d’USS en mission.

Stage de formation

Le jeu propose donc d’incarner l’un des membres d’équipage de l’USS Aegis, en charge d’explorer le secteur Trench, un territoire spatial inconnu. Autant vous le dire : des anomalies, vous allez en scanner… mais vous allez également être confronté à la menace de l’Empire Klingon, qui ne voit pas d’un très bon oeil l’intrusion de Starfleet dans ce coin de la galaxie. Combats spatiaux et autres missions de sauvetage sont donc à prévoir.

N’imaginez même pas partir à l’inconnu sans savoir ce que vous faites : les rôles à incarner sont très différents les uns des autres, et comme certaines actions nécessitent de réagir vite, mieux vaut savoir ce que vous faites pour réussir les missions. C’est pourquoi on vous recommande vivement de jouer les différents tutos, même s’ils sont assez longs et un peu rébarbatifs. Une fois en mission, la vraie, vous serez content d’avoir déjà eu un aperçu.

De même, la campagne solo permet de se faire la main sur les différents types de missions, en vous mettant dans la peau du capitaine. Mais pas seulement : à tout moment, on peut suppléer un membre de l’équipage pour prendre sa place et faire les actions soi-même. Sinon, on peut se contenter de donner des ordres. Dans ce mode de jeu, rien n’est automatique : si vous ne donnez pas d’ordre, l’IA ne fera rien. Le chef c’est vous, et ça met la pression !

Un jeu de rôle en VR

Mais on ne va pas se le cacher : c’est lorsqu’on joue en coop avec 3 autres joueurs que Star Trek : Bridge Crew révèle tout son potentiel. On se retrouve sur le pont avec 3 coéquipiers humains qui, s’ils ne sont pas là physiquement, sont totalement indispensables. Impossible de jouer sans communiquer par la voix. On appréciera le fait qu’Ubisoft ait fait les choses bien, et propose aux joueurs français de jouer avec des personnes qui parlent la même langue. Le must est bien entendu de jouer avec des amis et de se lancer dans un roleplay rondement mené : Ubisoft a pensé à tout en intégrant des fonctions, comme l’alarme, qui sont facultatives mais mettent dans l’ambiance quand il le faut.

Ajoutons à cela qu’il faut parfois faire des choix dans l’ordre des objectifs, ou bien choisir entre différentes approches qui peuvent diviser l’équipe : lorsqu’un autre USS est attaqué, faut-il engager les vaisseaux ennemis au risque que l’USS soit détruit, ou bien faut-il essayer de téléporter un maximum de membres de l’équipage dans l’Aegis, quitte à mettre ce dernier en danger ? Un dilemme que l’on rencontre d’ailleurs dès la première mission du tuto. On imagine que les avis peuvent diverger, même si c’est normalement le rôle du capitaine de trancher…

Si la campagne est jouable à 4 joueurs, on se tournera rapidement vers les missions Voyage en cours, qui sont générées de façon procédurale et offrent donc un renouveau à chaque partie. L’occasion de retrouver ses potes ou de jouer avec des inconnus, et ce quelle que soit la plateforme jouée puisque le titre est cross-plateforme. Pour les puristes, les Trekkers de la première heure, il est possible de jouer à bord de l’USS Enterprise, mais le côté vintage du vaisseau pousse à quasiment tout réapprendre du gameplay !

Une jouabilité immersive

Disponible sur Oculus Rift, HTC Vive et PSVR, Star Trek : Bridge Crew peut être joué à la manette sur PS4. Mais c’est perdre beaucoup du potentiel d’immersion du jeu : on vous recommande chaudement les PS Move pour contrôler les panneaux de commande “à la main” et profiter du Body Awarness plutôt réussi, pour peu que vous vous installiez bien à la base – le jeu se joue assis.

Immersif et respectueux de l’univers Star Trek, Bridge Crew pourrait presque lorgner du côté du serious game tant le travail d’équipe et l’aspect procédural du gameplay sont mis en avant. Pour cette raison, y jouer seul devient vite ennuyeux, et c’est en multijoueur coopératif que le titre révèle tout son potentiel. On espère désormais qu’Ubisoft va soutenir le jeu en proposant fréquemment de nouveaux contenus pour que la communauté reste fidèle au titre, car sans elle, on voit mal comment l’USS Aegis pourrait conserver son intérêt sur la durée.

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Un trailer pour les Defenders

Si Iron Fist, dernière venue des séries Marvel sur Netflix, n’est pas franchement la plus réussie, ce n’est pas pour autant que l’on va bouder les Defenders. Après tout, un personnage peut ne pas être très bien écrit, avoir des combats pas très bien chorégraphiés, et la profondeur psychologique d’une huître morte en solo, et se révéler un excellent élément dans une série plus chorale.
On espère que ce sera bien le cas dans The Defenders, ce serait dommage de gâcher Sigourney Weaver. (suite…)

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