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[Reportage] Paris Comics Expo 2012 : une première édition réussie

Vous en rêviez, ils l’ont fait : Paris a enfin sa convention 100% dédiée aux comics et à la culture US. Le Paris Comics Expo a investi, pour la première fois – et clairement pas la dernière ! – l’Espace Champerret les 26 et 27 octobre dernier. Le public était au rendez-vous malgré une concurrence importante, et ne s’est sans nul doute pas trompé. A quand la prochaine ?

Le dernier week-end d’octobre offrait aux amateurs de conventions l’embarras du choix : la Japan Expo Centre à Orléan, le Paris Comics Expo et, dans un contexte plus niché, le Xenite Con – l’auteur de ces lignes a fait de son mieux pour jongler entre les deux dernières. Mission périlleuse ! Mais on peut dire sans trop se tromper que le Paris Comics Expo a su tirer efficacement son épingle du jeu.

Au programme de cette première édition : de très nombreux auteurs de comics et acteurs de séries et de cinéma conviés par l’organisation du festival, une Artist Alley très très riche, et de nombreux guest invités par les éditeurs français eux-mêmes, qui ont su décelé le potentiel de cette toute jeune convention. Mention spéciale à Urban Comics qui, absent du dernier Comic Con, s’est offert ici un stand très remarqué qui n’a pas désempli du week-end. Dans les allées, certains murmuraient que Delcourt et Panini regrettaient de ne pas avoir mis plus de billes pour cette première édition…

Viktor Kalvachev, Guillem March, Terry Dodson, Crisse… que du beau monde en dédicace !

 

Outre les dédicaces, des Master Class et des conférences se déroulaient dans un espace dédié du salon. Mais malgré une mise en place plutôt intéressante, toutes les représentations n’ont pas forcément attiré beaucoup de monde… était-ce ce que voulaient les visiteurs ? Dommage tout de même puisque c’était notamment l’occasion de découvrir John Higgins, le coloriste de la série Watchmen, autour d’une présentation de son travail. Dimanche, une conférence sur les vrais super héros a attiré beaucoup de monde.

John Higgins en pleine Master Class

 

Si les talents invités étaient particulièrement mis en avant, la convention disposait également d’une très vaste sélection de stands de boutiques. Editeurs, magasins parisiens et de province… il y avait le choix. Beaucoup, beaucoup de choix. Paradoxalement, peut-être un peu trop : cette première édition du Paris Comics Expo proposait assez peu de stands amateurs ou associatifs, lui donnant une apparence plutôt commerciale. Il s’agit là de l’un des seuls défauts constatés dans cette convention, qui a su frapper très fort pour sa première édition.

Dur de faire son choix !

 

Que retenir de cette première édition du Paris Comics Expo ? Des invités prestigieux, un staff au poil, une excellente ambiance et beaucoup de choix. La convention frappe fort pour son arrivée dans un univers déjà bien peuplé, mais il y a peu de doute quant au fait qu’elle va faire trembler de plus grands qu’elle… et c’est sans doute pour le mieux. On peut notamment se demander comment le Comic Con va réagir face à ce nouveau concurrent monté par de véritables passionnés, qui savent parfaitement ce qu’ils font. Nous, c’est sûr, on sera de la seconde édition !

Pour aller plus loin : notre interview de Guillem March, dessinateur de Catwoman !

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[Interview] Guillem March, de Catwoman à Talon !

Dessinateur, entre autres, de Gotham City Sirens et Catwoman chez DC Comics, l’Espagnol Guillem March était l’un des invités de la première édition du Paris Comics Expo, qui s’est tenu dans la capitale française les 27 et 28 octobre derniers. L’occasion pour nous de rencontrer ce sympathique et talentueux artiste qui vient de prendre les rênes de Talon, une nouvelle série qui vient de débuter chez DC. Interview.

Bonjour Guillem ! Vous avez travaillé sur Gotham City Sirens et sur le relaunch de Catwoman. C’était difficile de créer une nouvelle Catwoman pour les New 52 ?

Ca l’était, mais en même temps, ça ne l’était pas. Ils m’ont demandé de faire plusieurs dessins pour le nouveau costume de Catwoman. J’ai donc fait plusieurs designs, des variations du classique costume en cuir noir.
Au final, on m’a dit “Hmmm, non. Restons sur le costume classique, mais avec des bottes au lieu des talons hauts”. C’est le seul changement qu’ils m’ont laissé faire.
Je pense que le design marche bien, je veux dire, c’est bien Catwoman. Quand je pense à Catwoman, j’ai la version de Tim Burton, avec Michelle Pfeiffer, dans un costume en cuir noir. Ça marche pour moi.

J’ai personnellement beaucoup aimé les premiers numéros de Catwoman New 52. Elle est toujours aussi sexy, mais également vulnérable, elle est différente, psychologiquement, dans le relaunch, et je trouve que vos dessins l’expriment assez bien.

Merci. C’est également pour ça que je travaille avec de bons scénaristes, parce que si le scénariste écrit du drame, ou de l’humour, j’essaie de dessiner correctement ces expressions, pour que le script soit bien dessiné.
Mais je pense que le mérite revient plus au scénariste qu’à moi.
Par exemple, quand le script est violent, et que Catwoman prend une batte pour tabasser un type, j’essaie de ne pas dessiner une nana sexy qui taperait là comme ça, “pam pam”(il prend une pose maniérée et fait comme s’il tapait du bout des doigts avec sa batte, ndlr), mais je dessine Catwoman qui y va franchement. C’est tout ce que j’essaie de faire.

Comment s’est passé la transition pour vous entre Catwoman et Talon, le spin-off de l’arc La Cour des Hiboux initié cette année par Scott Snyder dans le Batmanverse ?

Et bien mon éditeur m’a dit qu’il allait y avoir une nouvelle série, qui commencerait au numéro 0, dont le scénariste serait Scott Snyder. Et je me suis dit “woua”, car Scott Snyder est un très bon scénariste. J’étais très excité. Du coup, ils m’ont fait passer de Catwoman à Talon.
Peut-être aussi… J’aime bien dessiner les personnages féminins, mais j’en ai déjà tellement dessinés qu’il était peut-être temps de changer. J’aime aussi dessiner des scènes de combat et des personnages masculins. Donc c’était l’occasion de montrer aux gens que je peux dessiner autre chose des filles.

C’était justement ma question suivante. C’est intéressant de voir vos dessins sur une histoire où le héros est un homme.

Oui. Mais si on me laisse faire, je peux faire bien plus que juste des personnages féminins. Je suis assez content de pouvoir le montrer.

Calvin Rose – c’est le vrai nom de Talon – est un tout nouveau personnage dans l’univers DC. Comment avez vous travaillé son apparence ?

j’ai fait quelques dessins. Il devait ressembler aux autres Talons, mais pas si noir, et sans couvrir tout le visage, car Calvin n’est pas un vilain. Il est un peu entre les deux, mais au final, ce n’est pas un méchant.
Donc j’ai fait plusieurs concepts, et au final, on a choisi celui qui est en couverture. Je voulais qu’il soit encore plus différent, mais ils voulaient garder le masque, et les cheveux qui sortent au-dessus, donc, c’est ce que j’ai fait.

Talon est très proche de Catwoman, en ce sens que c’est un personnage ambigu, ni méchant, ni gentil.

Oui. C’est pas comme Superman, qui est 100 % gentil, et c’est donc super, car les émotions passent de haut en bas, du coup, je peux dessiner plus d’expressions, j’aime ça. Et puis aussi, dans la vie réelle, les gens ne sont pas tout bons ou tout méchants. Même les “mauvaises personnes” ne proclament pas être un vilain. Vous voyez ? Le Joker dans Batman dit souvent “hahaha, je suis méchant”. Non. Dans la vraie vie, les gens mauvais ne pensent pas qu’ils sont méchants. Donc j’aime bien être entre les deux, entre gentil et méchant.

Vous pouvez nous parler un peu de votre artbook, Muses a gogo ?

Ce livre n’existe toujours pas, j’espère qu’il existera bientôt. C’est un projet en crowfunding, via un site internet appelé Verkami, l’équivalent de Kickstarter aux U.S.A.
Quand je ne travaille pas, je fais des esquisses, parce que j’aime bien crayonner, et, pas toujours, mais souvent, ce sont des femmes, parce que j’aime les dessiner. Et je me suis dit que je pouvais rassembler tous ces dessins. Ce ne sont pas des illustrations, comme Cover Girls, mon autre artbook, ce sont plutôt des croquis/ébauches/crayonnés, ce sera donc un peu plus brut, et je que ce sera fini d’ici quatre ou cinq mois, car je dois encore faire quelques croquis spéciaux pour certains des donateurs.
Je voulais que ce soit bien fait, avec une couverture dure, avec quelques petits détails particuliers. C’est mon petit projet en dehors de DC.

C’est un projet plus personnel donc.

Ce n’est pas comme si c’était un comics que j’aurais réalisé. Ce sont juste des dessins, uniquement des femmes. Il n’y a pas d’histoire, ce n’est pas un projet sur ma vie.

Mais il n’y pas de personnages de DC.

Non, parce que je voulais respecter les copyrights.

Vous avez utilisé une plateforme de crowfunding pour impliquer vos lecteurs dans le projet, ou parce que c’était le seul moyen pour vous de publier l’artbook ?

J’aurais pu réaliser le livre avec mes propres deniers, puis essayer de le vendre. Mais en utilisant le système de crowfunding, vous avez les fonds avant de réaliser le livre, et ça aide, parce vous savez que ne perdez pas d’argent durant le processus.
Alors là, je ne vais pas gagner d’argent, parce que je vais réaliser un tirage limité en autoédition, mais je ne vais pas en perdre non plus.
Mais au final, je serais content que le livre soit publié.
Et puis, si j’avais financé le projet moi-même, il aurait fallu que rassemble l’argent, que je fasse les dessins, et j’aurais pu me dire : “non, je le ferai demain”. Là, je suis poussé par les donateurs, je dois le faire, et je dois le faire vite.

Vous aimez la pression ?

Oui. Enfin non, je n’aime pas la pression, mais un peu de pression, ça aide.

Les gens qui n’ont pas participé au financement du livre pourront quand même se le procurer ? Ou seuls les donateurs pourront ?

Oh, j’aurais des exemplaires en plus, pour les vendre, je pense, à des conventions, ou en ligne. Il ne sera pas distribué par les distributeurs de comics.

Et pour finir, avez-vous d’autres projets que Talon pour cette année ?

Pour cette année, non, je suis sur Talon, jusqu’à… Je ne sais pas quand. Mais sinon, je travaille sur un livre, pour Dupuis, mais c’est un projet à long terme, donc, dès que j’ai le temps pendant mon travail sur DC, je travaille sur ce projet. Je ne sais pas quand il sera publié, car c’est vraiment un projet à moyen ou à long terme. Et c’est tout ce que je fais en ce moment.

C’est déjà pas mal !

Oui. Mais j’aime bien avoir plusieurs projets en cours en même temps.

Merci Guillem !

Merci à Guillem March pour son temps et aux organisateurs du Paris Comics Expo. Catwoman est édité en France chez Urban Comics.

Interview réalisée par Audrey et traduite par Aurigabi.

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[Reportage] Xenite Con : Joxer et Callisto à la rencontre des fans français

Le week-end du 27 octobre, les fans français de la série Xena se sont bousculés au théâtre le Passage vers les Etoiles, à Paris, pour venir à la rencontre de deux des comédiens de la série. Hudson Leick (Callisto) et Ted Raimi (Joxer) avaient fait le déplacement pour rencontrer leurs admirateurs dans un cadre intimiste, très privilégié.

« Par les fans, pour les fans » : les organisateurs de la Xenite Con donnaient le ton avec cette accroche qui laissait peu de doute quant aux motivations de cette convention. L’équipe, composée de membres du forum Xena Immortal, travaillait sur le projet depuis 2 ans. Un pari risqué aux finances tendues mais, au final, le jeu en valait clairement la chandelle, à la vue des mines réjouies des fans ayant fait le déplacement.

Ce sont donc deux des acteurs de la série qui ont fait le déplacement à Paris: d’un côté, Ted Raimi, frère de Sam Raimi – qui produisait Xena en son temps – l’interprète de Joxer le Magnifique. De l’autre, Hudson Leick, qui restera pour beaucoup la terrible Callisto. Durant un week-end, les deux comédiens américains se sont prêté au jeu des questions-réponses, des autographes et des séances photos, pour le plaisir des fans, ravis.

Premier a se lancer dans l’arène, Ted Raimi a été magistral : celui qui n’était pas apparu en convention depuis un moment a fait un passage remarqué en acceptant d’interpréter la chanson Joxer The Mighty, chose qu’il refusait de faire depuis un petit moment. Pour ce faire, il a demandé aux personnes du public qui connaissaient le morceau de monter sur scène.

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Il a ensuite répondu aux questions du public durant des sessions de questions-réponses quotidiennes.

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Vous pouvez retrouver notre interview de Ted Raimi ici !

Samedi après-midi, ce fut au tour d’Hudson Leick de réaliser sa première session de QR. L’actrice, qui revenait d’un voyage spirituel en Inde, avait les cheveux courts puisqu’elle s’était ni plus ni moins rasé le crâne quelques semaines plus tôt. Pas de quoi étonner les fans cependant, puisque son personnage, Callisto, affiche également cette coupe dans Xena. Reconvertie, entre autres, dans le yoga – elle donne des cours – Hudson Leick est très zen et a répondu en douceur aux questions des fans. Non sans faire la pitre de temps à autre !

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Vous pouvez retrouver notre interview d’Hudson Leick ici !

Si elle a mis à l’honneur ses deux invités américains, la Xenite Con ne s’est pas résumée aux QR, aux séances d’autographes et de photos. Une soirée Halloween a également eu lieu le samedi soir, notamment avec la présence de la comédienne Claire Guyot, notamment voix française de Buffy, qui a donné de la voix. Emmanuel Karsen, la voix française de Joxer, était également de la partie le dimanche, tandis que la matinale Hudson Leick a donné un cours de yoga le matin.

Le public avait beaucoup de questions !

 

En bref, une convention aux petits oignons pour un public parfois venu de loin, puisque quelques fans allemands avaient notamment fait le trajet… et ils ont sans doute bien fait d’en profiter, car il n’est pas certain qu’une seconde édition ait lieu : si les organisateurs ont en tête d’organiser une nouvelle convention dans les années à venir, ça ne sera peut-être pas autour de la série Xena. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page Facebook de l’association Xivents !

Merci aux organisateurs de la Xenite Con pour leur invitation !

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[Interview] Hudson Leick : « Lors des premières conventions, les gens avaient peur de moi »

Tout comme Ted Raimi, Hudson Leick était invitée de la Xenite Con, la première convention française dédiée à la série Xena. L’actrice, qui incarnait l’impitoyable Callisto dans le show, a accepté de répondre à quelques unes de nos questions.

Tout d’abord, est-ce la première fois que vous venez en France pour une convention Xena ?

Oui oui, c’est la première fois. Mais je suis en France depuis trois semaines, j’en profite pour faire un peu de tourisme !

La série a pris fin il y a dix ans, même un peu plus, mais elle a toujours pas mal de fan, elle appartient même à la pop-culture maintenant. Vous vous attendiez à un tel succès pour la série ?

Non… C’est une bonne question. En fait, la première fois que j’ai été à une convention Xena, j’ai déjà raconté cette histoire plein de fois, mais je vais la redire encore, la première fois qu’on a fait une convention à Los Angeles, je me souviens que j’étais terrifiée à l’idée de monter sur scène, parce que, je me disais que les gens qui viennent voir une série, ils ne viennent pas pour les acteurs qu’on voit de temps en temps, ils viennent pour voir les stars. Je ne pouvais m’empêcher de penser qu’ils ne sauraient pas qui j’étais, qu’ils ne voudraient pas me voir, qu’ils venaient pour Lucy (Lawless, interprète de Xéna, ndlt) ou Renée (O’Connor, interprète de Gabrielle, ndlt).
Quand je suis montée sur scène, ils criaient tous très fort, et je me suis présentée “Bonjour, je m’appelle Hudson Leick et je joue Callisto dans Xéna : Princesse Guerrière”, je n’osais pas les regarder, et je ne me suis pas rendue compte de suite qu’ils savaient exactement qui j’étais, et qu’ils étaient tous très contents. Je n’avais aucune idée de la grande popularité de la série.
Et je n’avais évidemment aucune façon de savoir que la série aurait un tel succès, et un tel impact sur la société. Mais c’est merveilleux.

Vous avez trouvé intéressant de jouer dans une série où ce sont les femmes qui ont le pouvoir ? Il n’y a presqu’aucun personnage masculin dans Xéna.

Il y a deux hommes : Joxer et Arès. Mais oui, la série parle surtout du pouvoir et de la force des femmes. J’ai adoré. A-do-ré.
Je pense que nous sommes déséquilibrés dans notre société, depuis longtemps. Je ne sais pas comment corriger ce déséquilibre, je ne pense que pas que les femmes doivent ressembler plus aux hommes, ça ne nous ferait pas honneur, mais je pense qu’il faut trouver un équilibre entre féminin et masculin. Ça doit s’équilibrer chez moi, chez les gens, et surtout dans notre culture. Donc une série comme Xéna, ça donne un sentiment de pouvoir.

J’ai su que vous aviez été surprise par la popularité de votre personnage.

Oui, parce qu’elle était tellement diabolique… Qui peut aimer un personnage qui va essayer de tuer les personnages principaux ? Qui tue les gens au hasard, pleine de haine et de colère ?
D’ailleurs, lors des premières conventions, les gens pleuraient et tremblaient devant moi. Ça arrive encore quelques fois, mais maintenant, je ne le prends plus personnellement. Quand vous êtes une actrice et que vous avez fini de tourner, votre travail est fait, vous ne pensez pas à la suite. Du coup, quand vous voyez les réactions des gens, combien ils sont touchés, c’est… puissant. Je n’étais pas préparée aux sentiments des gens envers mon personnage.

Donc votre personnage est très populaire… C’est difficile d’échapper à un tel personnage ?

Oui et non.
D’abord il faut savoir que ce rôle est arrivé à un moment où ma vie était douloureuse, c’était donc un excellent défouloir, et c’était facile, ça ne m’a demandé aucun effort de jouer ce personnage, et j’étais libre d’en faire autant que je voulais, on me laissait être aussi torturée et mauvaise que je voulais, ce que j’avais beaucoup apprécié.
Mais d’un autre côté, quand vous jouer un personnage pendant si longtemps, vous commencez à vous identifier à lui, et je ne pense pas que ce soit très sain, comme on peut le voir à plus grande échelle avec Heath Ledger.

Pour finir : aujourd’hui, vous enseignez le yoga ?

Oui, entre autres choses.

Vous avez des projets en cours dont vous pouvez nous parler, au cinéma, ou à la télé ?

Non, je n’ai rien… En fait, mon agent n’arrête pas de me demander “quand est-ce que tu reviens ?”, mais je n’ai pas le coeur de lui dire “je crois que je n’ai plus envie de faire ça”.
Donc j’auditionne pour du doublage, mais en ce qui concerne les séries télé ou les films… Ce n’est plus mon truc. Ce n’est pas où j’en suis, en ce moment de ma vie. Ça ne m’épanouit pas, ça ne me rend pas vivante.
J’aime le jeu, pas pour moi, j’aime les histoires, c’est tellement important, j’ai beaucoup de respect pour ça et pour de très bons acteurs. Mais moi quand je joue, ça me détruit un peu, en ce moment. Donc pour l’instant, ça ne m’intéresse plus.

Merci à Hudson Leick et aux organisateurs du Xenite Con ! Interview réalisée par Audrey et traduite par Aurigabi.

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Mass Effect : une journée internationale le 7 novembre, et un trailer pour Mass Effect Trilogy

C’est officiel : le 7 novembre prochain sera la Journée N7, un évènement communautaire international dédié à Mass Effect. A cette occasion, le Web et les fans seront à la fête – GentleGeek ne manquera pas ça ! – avec de nombreuses surprises et évènements en ligne. En attendant, Bioware et Electronics Art viennent de publier le trailer de Mass Effect Trilogy, le pack qui contiendra les trois jeux.

Au mois de novembre, attendez-vous à beaucoup entendre parler de Mass Effect… et peut-être même d’autres projets de Bioware, qui sait. C’est en effet ce mois-ci que la franchise à la fin critiquée fête ses 5 ans. Eh oui, déjà 5 ans que les fans de la première heure connaissent Shepard, déjà 5 ans que ces derniers ont commencé à criser sur la jouabilité du mako – spéciale dédicace à Aurigabi ! – sont tombés amoureux de Garrus et de Liara, et j’en passe… le N7 Day sera l’occasion de participer à des évènements multijoueurs dans Mass Effect 3, ou encore à des concours en ligne, et de découvrir du contenu inédit sur le blog communautaire français. Et bien plus encore…

En attendant le 7 novembre et son lot d’infos et de manifestations – au moins virtuelles ! – voici la bande annonce du pack Mass Effect Trilogy, annoncé par Bioware et EA le mois dernier.

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Rappelons que ce pack contiendra Mass Effect 1, 2 et 3, ainsi que certains DLC – mais pas tous ! – dans une boîte collector. Une édition qui sera disponible le le 8 novembre sur PC et Xbox 360, et le 7 décembre sur PS3.  Fin de transmission… pour le moment !

Aria a du mal à cacher sa joie…

Via le Blog Bioware France

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[Interview] Ted Raimi : « Joxer est un peu beauf »

A Paris fin octobre à l’occasion de la convention Xenite Con, Ted Raimi, qui interprétait le fringant benêt Joxer dans la série Xena la Guerrière, a accepté de répondre à quelques-uns de nos questions. L’occasion de faire un petit voyage dans le temps, et de se pencher sur les projets de cet acteur, qui s’est tourné depuis plusieurs années vers la réalisation.

Bonjour, et merci pour cette interview… C’est la première fois que vous venez à Paris pour une convention ?

Non, je suis déjà venu ici pour une convention mais… je suis venu un jour et demi, je suis allé directement de l’aéroport à la convention, le lendemain, j’ai juste eu le temps de boire un café au lait et de monter à la Tour Eiffel avant de repartir, c’était affreux.
C’était il y a sept ou huit ans, et c’était différent de cette convention ci. Celle-ci est bien.

Donc là vous avez le temps de visiter Paris et la France ?

Oui. Là, je suis surtout allé dans le 11ème arrondissement, que j’ai trouvé très joli, et les gens sont très accueillants, c’est vraiment sympa.
Je pense que les Français pensent que les Américains sont grossiers, et vice versa, mais en réalité, aucun des deux ne l’est. C’est juste qu’il y a un décalage entre les deux, qui peut créer un malaise, perçu comme grossier. Mais j’ai vraiment trouvé tout le monde accueillant et sympa.

Xena est maintenant fini depuis une dizaine d’années, mais il y a toujours beaucoup de fans. Vous vous attendiez à un tel succès ?

Non. Il n’y a aucun moyen de savoir quel sera l’accueil. J’ai fait pas mal de séries télé dans ma carrière. Certains ont du succès au départ, et puis tombent dans l’oubli, certains sont des bombes, et leur succès dure, d’autres encore n’ont aucun succès au départ, et pas plus après, etc.

Avec Xena, ont a été très chanceux, parce que la série a eu beaucoup de succès, qui continue à avoir des fans. C’est très gratifiant, même si je ne joue plus tellement maintenant, je me consacre presque exclusivement à l’écriture et à la réalisation, c’est toujours sympa de rencontrer des fans.

Pensez-vous que Xena a été “révolutionnaire”, dans les années 90 ?

Oui. C’était l’une des premières séries à avoir des personnages qui sont habituellement très sérieux, en leur donnant des dialogues très familiers. Normalement aux U.S.A, les personnages romains ou grecs sont très sérieux, comme on pourrait en voir dans une mauvaise interprétation de Shakespeare.

Le fait qu’on les fasse plus bavards, plus normaux, avec des problèmes normaux, pas uniquement des gros trucs sérieux. Parfois, ils ont des problèmes triviaux, comme quelque chose coincé dans les dents, ou des lacets défaits, et je pense que les gens ont trouvé ça attachant. Et si on ajoute ça à l’aspect “fantasy” de la série, je pense qu’on a une bonne recette pour rencontrer le succès. Tout ça, c’était l’idée de Robert Tappert, et nous étions tous très contents de la faire exister.

Xena est une série basée sur la “mythologie”, pensez-vous qu’en même temps, c’est une critique de la société américaine ?

Oui. C’était une critique de la société américaine, mais pour moi, juste sur certaines idées politiques des conservateurs, et ces critiques deviennent caduques quand les politiciens en question s’en vont.
Après, ce qu’il reste, c’est une histoire et des personnages auxquels vous pouvez vous identifier. C’est pour ça que la série a un succès qui dure.

Prenez une série américaine qui est un grand classique, comme L’île aux naufragés (Gilligan’s Island). C’était une série ancrée dans son époque, un peu folle et ridicule, mais créée parce que, au début des années 60, c’était une époque d’expansion pour les Etats-Unis. La série reposait sur le principe suivant : si vous prenez sept américains moyens : un type sans histoire, une nana du Midwest, une personne d’Hollywood, un marin costaud, un riche et un scientifique, et que vous les mettez n’importe où dans le monde, ils vont survivre.

L’idée est complètement caduque aujourd’hui, mais la série fonctionne toujours, parce que les relations entre ces personnages sont toujours drôles. Et je pense que Xena fonctionne sur le même principe, même si la critique n’a plus lieu d’être, l’histoire est toujours pertinente, et les personnages toujours drôles à regarder.

Que représente Joxer pour vous ?

je ne sais pas s’il représente quoi que ce soit. Tous les bons personnages comiques sont basés sur une opposition : Joxer est le pire guerrier du monde, et il est persuadé d’être le meilleur. Ça donne des milliers de dérives possibles, c’est un très bon point de départ pour écrire. C’est un peu comme la personne la plus grosse du monde qui se penserait la plus mince, ou la femme la plus laide qui se penserait la plus belle. C’est très classique, mais c’est très drôle. Il me semble que c’est R.J. Stewart qui a eu cette idée, c’est un bon écrivain.

Joxer est un allié de Xena, mais c’est aussi un boulet : Xena et Gabrielle doivent souvent voler à son secours, inversant les rôles traditionnels. C’était quelque chose de voulu, cette inversion ?

Je ne sais pas si c’était vraiment voulu, quelque chose de féministe, ou si on a juste trouvé ça drôle. C’est différent : ce sont toujours les hommes qui volent au secours des femmes, là, les femmes me sauvent. Je pense que c’était juste pour l’aspect comique, et je ne pense pas qu’on ait voulu exprimer quoi que ce soit.
Mais vous pouvez l’interpréter dans ce sens je présume, d’ailleurs beaucoup l’ont fait. C’est bien aussi.

Donc Joxer n’est pas la demoiselle en détresse ?

Non *rires*. Je pense que ce qui est drôle avec Joxer, c’est que non seulement c’était un très mauvais guerrier, mais en plus, il était tout à fait normal, voire beauf : il aime la bière, le sport, les danseuses dévêtues, il n’a vraiment rien de spécial. Mais il a un grand coeur, et je pense que pas mal d’hommes qui regardaient cette série pouvaient s’identifier à lui pour cette raison.
Il n’était pas très intelligent, mais il n’était pas stupide non plus. Vraiment le gars moyen.

Parlons un peu des costumes : le vôtre était-il confortable ? Ca prenait du temps de l’enfiler ?

Oh non, c’était pas si long, par contre, il fallait qu’on m’aide à m’habiller, parce que certaines pièces étaient compliquées à mettre, comme les gantelets.
Je me souviens que le costume était bien, mais je détestais le casque, je détestais le porter. Je ne le détestais pas parce qu’il était inconfortable, mais il était inconfortable, mais en tant que comédien : quand vous mettez le casque une fois, c’est drôle, mais si vous le gardez sur la tête, c’est plus drôle du tout. C’est comme la tarte à la crème, c’est drôle, mais si vous gardez la tarte sur le visage toute la journée, c’est nettement moins drôle. C’est drôle juste au moment où vous la prenez dans la tête.
Mais à part ça, c’était un costume farfelu et drôle, avec des pièces récupérées, un peu comme si Joxer avait fabriqué ce truc dans sa cave.

Donc vous n’êtes pas parti avec le casque à la fin de la série ?

Si. J’ai le costume chez moi, l’épée, les bottes, le casque, tout.

Vous le remettez parfois ? Pour Halloween par exemple ?

Non, non. Mais je le regarde, de temps en temps.

Vous participez au remake d’Evil Dead produit par votre frère Sam ?

Non, pas du tout.

Vous avez un avis sur ce remake ?

Bien sûr que j’ai une opinion. Je pense qu’il sera bien. Je pense qu’assez de temps s’est écoulé, 30 ans à peu près, pour qu’un remake soit fait.

Il y a beaucoup de remakes en ce moment, les amateurs des films originaux estiment souvent que ce n’est pas nécessaire.

Oui. Oui, c’est vrai, mais on peut aussi dire qu’au final, il n’y a pas vraiment beaucoup de nouvelles idées. Evil Dead était plus ou moins un remake de La nuit des morts-vivants, qui était un remake de The last man on Earth, lui-même basé sur le livre de Matheeson, I am a Legend. Et on peut continuer longtemps comme ça.

Je pense que faire des remakes n’est pas une mauvaise idée. Il y a moins de films à gros budgets basés sur de nouvelles idées, et c’est normal. Car dans les écoles de commerce, on ne vous apprend pas forcément à innover, mais à faire ce qui a déjà rapporté par le passé, et à le faire encore. D’où les remakes.

Et pour finir, avez-vous des projets dont vous pouvez nous parler ?

Je ne suis pas autorisé à en parler, mais j’ai écrit et je vais diriger un film d’horreur. Le tournage va commencer dans à peu près deux mois, mais je ne peux pas en dire plus. Mais c’est un projet sur lequel je travaille depuis presque un an maintenant, donc je suis très excité que ça prenne forme.

Un mot de la fin pour vos fans ?

Continuez de regarder Xena, car… Pourquoi pas ?

Merci à Ted Raimi et aux organisateurs du Xenite Con ! Interview réalisée par Audrey et traduite par Aurigabi.

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[Rencontre] Rian Johnson, réalisateur de Looper : « je t’aime Joseph Gordon-Levitt ! » (attention spoilers)

A l’occasion de la sortie de Looper dans les salles françaises, GentleGeek a participé, en présence d’autres blogueurs, à une projection presse suivie d’une interview de Rian Johnson, le réalisateur du film. Retour sur un entretien passionnant qui nous permet d’en apprendre plus sur le film. ATTENTION, SPOILERS !

(suite…)

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Disney rachète Lucasfilm et prépare Star Wars : Episode VII pour 2015 !

« Ils ont violé Indiana Jones« , disaient les sales mômes de South Park face à l’immense déception du 4e volet des aventures de l’archéologue le plus célèbre du monde. Ils peuvent craindre le pire : des milliers d’habitants d’une galaxie lointaine, très lointaine, risquent de subir le même sort. The Walt Disney Company vient d’annoncer le rachat de Lucasfilm pour 4 milliards de dollars. Le rachat inclut le studio ILM, fameux studio créateur d’effets spéciaux de la saga Star Wars (et bien d’autres). Et ce n’est pas tout : Disney annonce d’ores et déjà la sortie d’un nouvel épisode de Star Wars pour 2015, première partie d’une éventuelle trilogie qui proposera un épisode tous les 2 ou 3 ans (!). Autant dire que le filon Star Wars risque d’être exploité au maximum. En espérant que ce soit dans le bon sens… Une vidéo explique ce rachat. Le patron de Disney, Bob Iger, se retient à peine de se frotter les mains :

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Alors, bonne nouvelle ou pas ? La suite de Star Wars est censée être déjà plus ou moins actée au travers toutes les réalisations de l’univers étendu. Reste à savoir si Disney suivra cette voie ou décidera de lancer autre chose. En tout cas, ceux qui n’apprécient pas le côté enfantin de la seconde trilogie (enfin, surtout pour l’épisode I et Jar Jar) doivent craindre le pire.

« Chers fans, j’ai besoin de fric pour ma retraite, enjoy ! »

On attend votre avis sur cette annonce !

Via Premiere & The Walt Disney Company

 

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